Le roman était loin d’être un chef-d’œuvre, le film de Taylor Hackford en est une adaptation assez libre qui assume davantage le fantastique mais en dilue le discours sur le culte de la réussite. Mais ça cabotine à outrance et le duel entre le jeune avocat prometteur Keanu Reeves et le diabolique Al Pacino ne tient pas ses promesses.
Un classique à voir et revoir. Meilleures prestations de Keanu Reeves, d’Al Pacino, et de Charlize Theron réunies dans un même film. C’est que le réal est un grand…
Kevin Lomax, jeune avocat brillant en quête d’une grande carrière, voit sa vie changer lorsque John Milton, patron d’un immense cabinet new-yorkais, lui propose de travailler à ses côtés. Débute alors une complicité féroce entre les deux hommes saupoudrée de manipulation et d’ambiguïté. C’est derrière ce scénario simple que se cache un bijou cinématographique fascinant et sans prétention qui nous emporte dans son histoire atypique de la première à la dernière seconde sans une longueur ni un décrochage. L’interprétation de Keanu Reeves en jeune homme perdu et vaniteux est excellente, tandis que celle d’Al Pacino en manipulateur sorti des enfers aux rires tonitruants, semble lui procurer un certain plaisir de comédien qui se ressent à travers l’écran. Rajoutons à cela une histoire très bien ficelée remplie de twists et révélations, des personnages travaillés et intéressants, une instabilité omniprésente qui encercle les héros - et notamment la femme de Lomax, dont la chute progressive est merveilleusement incarnée par Charlize Theron - et on obtient cette œuvre diabolique. La dualité entre drame juridique - toujours si plaisant sur grand écran - et registre fantastique - où la réalité et la folie s’entremêlent - est très réussie. D’autant plus qu’on nous livre une réflexion humaine autour de la justice, du rôle d’avocat, et de l’aberration qui émane parfois de cette règle aussi simple qu’essentielle : « tout individu a droit d’être défendu ». On pourrait par moment reprocher au film son manque de finesse, ses choix un peu kitchs et ses effets parfois ridicules ou too much qui créent une drôle de rupture avec le reste du propos plutôt sérieux, mais la tension malsaine qui règne, l’intelligence des dialogues, la variété et la richesse des musiques et les séquences captivantes, parviennent vite à mettre de côté ces quelques défauts.
L’associé du diable est un beau film que je recommande à tout le monde de regarder. Une atmosphère envoûtante, une intrigue intéressante et des acteurs brillants, ce film a tout. Probablement l'un des meilleurs rôles d'Al Pacino au cinéma. Dans ce film, vous pouvez trouver la confirmation que cet acteur brillant peut magistralement plonger dans le personnage et le transmettre de manière fiable sur les écrans de sorte que tout spectateur croit en ce qui se passe
Mince,...je me le revois ce soir et j'ai l'impression de le voir pour la 1ère fois tellement celà faisait longtemps que je ne l'avais vu. Il me semble que je ne l'avais que moyennement apprécié à l'époque et au final QUEL FILM... Énorme. Comme quoi les goûts sur tout évoluent avec le temps. 4/5
l'un de mes meilleurs film; reaves et paccino sont tellement incroyable. un jeu d acteur donnant des scenes cultes. un scenario travaille comme je les aimes. bravo. a voir et a revoir
L'Associé du Diable est tout simplement génial. Nous suivons une véritable descente aux enfers mené par une mise en scène exceptionnelle. Rajoutez a ça un récit très bien écrit avec des thématiques intéressantes, offrant des sous lectures et soulevant des problématiques sur la vie citadine. Le film passe par tous les péchés capitaux de façon subtile et intelligente. Al Pacino est le goat qu'il pense être et une nouvelle fois brille dans son rôle. Keanu Reeves l'est tout autant. J'ai adoré !
Un très bon film plutôt immoral mais qu’importe. Les acteurs sont excellents, le scénario un peu tiré par les cheveux mais cela ne nuit en rien au déroulé du film!
Quand Satan te propose un CDI, accepte... ou cours.
Bienvenue dans L’Associé du Diable, un monde où les avocats ne sont pas des requins mais carrément des démons. Littéralement. Kevin Lomax, jeune avocat à l’égo aussi gonflé qu’un ballon de foot américain en finale, se fait repérer par un Al Pacino en mode Seigneur des Ténèbres corporate. Résultat ? Une plongée dans le New York des années 90, où les bureaux brillent autant que les crocs acérés des avocats.
Al Pacino joue Milton, un boss qui ne te demande pas de rendre des comptes à la fin du mois mais de vendre ton âme à chaque dossier. Sa prestation ? C’est comme si Tony Montana avait pris des cours de philosophie avec Nietzsche, le tout en se payant une retraite spirituelle en enfer. Charismatique, flippant, et jouissif, Pacino est ici un Lucifer 5 étoiles.
Keanu Reeves campe Kevin, un prodige du barreau, mais aussi un idiot de l’éthique. C’est Neo avant la pilule rouge, un type persuadé que tout est sous contrôle, jusqu’à ce qu’il découvre que son contrat inclut une clause “damnation éternelle”. Reeves navigue entre ambition et désillusion comme un type coincé entre une Ferrari et un semi-remorque.
Dans ce trip sous amphétamines, Charlize Theron est l’âme sacrifiée sur l’autel des ambitions de son mari. Sublime et tragique, elle incarne à elle seule la lente descente aux enfers, avec une intensité qui te fait regretter tous les “on verra plus tard” dans ton couple. Elle passe de trophée glamour à témoin d’horreurs, et ça te retourne plus que les loopings d’un grand huit.
Le film est une critique féroce du monde du travail, version “tu veux un job ? Va le chercher en enfer.” Mentir, trahir, écraser, tout ça avec un sourire Colgate devant le juge. La satire est si acide qu’elle ferait rouiller une canalisation en titane. Et pourtant, L’Associé du Diable reste un thriller captivant, porté par une esthétique oppressante et une bande-son qui te donne des sueurs.
L’Associé du Diable, c’est une masterclass d’ambiance gothico-corporate avec des performances de dingue et un message : fais gaffe à ce que tu souhaites, surtout si ton boss s’appelle Milton. Un classique du thriller fantastique, où la justice n’a rien à voir avec la morale, et où le diable est un maître d’échecs qui te mate en deux coups.
Plus de critiques sur https://www.instagram.com/oni_s_reviews/?hl=fr
Dans le même genre que Rose Mary baby. Bonne métaphore voire même réaliste au final... c'est pour ça qu'il me fait penser au film cité plus haut, tout le gratin de ceux qui ont la main mise sur ce monde pourri.
Le film est globalement très réussi : L'idée de mêler thriller judiciaire et film fantastique est plaisante d'autant que les acteurs sont bons et l'intrigue s'avère complexe.
Hélas il faut près d'une heure pour que l'intrigue se lance véritablement.
Mais qu'importe : L'associé du diable est une réussite.
Un film de la décennie 90 qui m'était passé loin des yeux et que je ne suis pas déçu d'avoir vu. Le scénario est très bien ficelé et peu commun, les performances des acteurs sont impeccables. Reeves toujours très bon en marionnette qui combat sa nature personnifiée par Al Pach dans les veines de son ton "winner" à la "Enfer du Dimanche". Même lorsqu'il part "en vrille" stylistiquement sur le dénouement c'est bien dosé en terme de temps et cela ne fait pas perdre la force générale du propos. Vraiment intéressant.
Si la fin peut se discuter avec la révélation de la mère de Kevin Lomax, l’ensemble demeure assez captivant. Une métaphore sur l’ambition pour laquelle on ne s’imposerait aucune limite pour gagner. Jusqu’où peut-on aller pour assouvir sa soif d’ambition ? Un film à l’attention de tous les arrivistes, les dénués de scrupules et autres grosses têtes aux dents qui rayent le parquet. Par contre, j’ai bien aimé la toute fin : Kevin Lomax ne retiendra aucune leçon tant que son égo sera démesuré… Et Satan n’a pas fini de s’en amuser tant que l’homme sera vaniteux…
Le film oscille entre le fantastique et le thriller sans jamais faire son choix et souffre de quelques longueurs (surtout le dénouement que l’on voit arriver avec ses gros sabots). Malgré tout, sans être captivant, cet « Associé du diable » arrive à entretenir une certaine tension durant plus de deux heures. Pas suffisant pour rendre le film plus intéressant que la moyenne.