Si comme moi, vous avez vu tous les Pixar, voici la place de « Cars » dans l'échelle de notation « Pixar by me » : au niveau de l'animation, c'est vraiment le top des Pixar mais, et c'est là l'essentiel quand on parle de films, c'est beaucoup moins bien au niveau de l'histoire ou de l'humour que "Monster Inc." ou "Toy Story 2" tout en étant mieux que "le Monde de Némo" et à peu près du même niveau que "Les Indestructibles". Pour rentrer dans le détail, la base de l'histoire est (trop) fortement inspirée de celle de « Doc Hollywood » (1991) avec Michael J. Fox dont le synopsis est incroyablement proche et classique : à la suite d'une sortie de route, le héros se retrouve coincé pour quelques temps dans une petite ville de campagne. Car, dans « Cars », l'histoire des courses de voitures n'est en fait qu'un prétexte à une histoire plus globale et très/trop calibrée façon hollywood. Cette orientation « tout-public », voire « enfants », de « Cars » nuit à l'intérêt éprouvé par l'adulte que je suis. En effet, l'histoire classique fait qu'on y adhère obligatoirement sans qu'elle ne nous surprenne, d'où ma note. Dans le domaine des films d'animation, hors manga, mes références des histoires de dessins animés orientées adultes restent « FourmiZ » (Antz, 1998) et « Final Fantasy, les créatures de l'esprit » (2001). Hormis l'histoire, le plus gros problème de "Cars", c'est une baisse de rythme du film en plein milieu de celui-ci : le début est accrocheur, la fin est géniale mais au milieu, il y a un coup de mou. Pour finir sur une bonne note, ce qui est vraiment incroyable dans ce film comme dans tous les précédents Pixar, c'est le souci constant apporté aux détails. ici, aussi bien au niveau du look des véhicules que pour la voix de la voiture Ferrari, en v.o. interprétée par Michael Schumacher, on s'émerveille à tout observer et découvrir.