on continue de suivre la petite équipe de l'auberge espagnole qui doutent, essayent, réussissent ou non enfin qui vivent dans un monde que nous connaissons. PLV : comme d'habitude bande sonore adéquate
Film qu' il faut prendre le temps d'apprécier car durant le visionnage on peut être mitigé par rapport aux longueurs. Avec un peu de recul, il faut saluer la réalisation et surtout la construction lente mais maîtrisée de ce long-métrage qui creuse et questionne la question de l'amour et la tentation, l'engagement et la frivolité. En bref, c'est un film sur le désir et sa place dans une société normée.
Suite toujours aussi agréable, même style de réalisation que dans le premier volet. Les personnages sont encore plus développés, l'intrigue est plus axé sur les amours diverses et variés du personnage joué par Duris (de ce côté là on pense a certains films de Fellini ou Allen). Plusieurs scènes qui sont très inspirées.
Je n'ai pas peur de le dire : Cédric Klapisch est un auteur ! Certes il n'a pas le talent d'un Truffaut, Xavier n'est pas Antoine Doinel et "Les poupées russes" aurait du mal à se mesurer au génial "Baisers volés"... Cela n'est pas une raison pour accepter la volée de bois vert qu'il subit systématiquement dans quasiment toute la presse à chaque sortie de film ! "Les poupées russes" est en effet une excellente comédie, comme l'étaient "Chacun cherche son chat", "L'auberge espagnole" ou "Peut-être", ou comme "Ni pour, ni contre" était un excellent polar...
Les obsessions de Klapisch sont toujours les mêmes : un personnage face à des choix, à son incapacité à faire ces choix ou à faire LE bon choix et les conséquences de ces errances sur sa vie... De film en film, le réalisateur creuse le sillon de cette obsession avec une persévérance qui, pour moi, force le respect ! Alors on me dira encore que Klapisch aligne les clichés... Et alors ? Ces clichés sont si justes ! Admettons donc que nos vies sont régies par tant de clichés, ne serait-il pas temps de les assumer et d'admettre qu'au fond, ces clichés, nous y sommes attachés... Alors, oui, le cinéma de Klapisch est léger et parfois un peu racoleur dans sa volonté d'être "djeun's"... Non, ce n'est pas un "grand" cinéaste... Oui, son cinéma est un cinéma populaire, mais non, je suis désolé, il n'est jamais ni crétin, ni populiste et n'a - en tous cas - jamais pété plus haut que son cul ! Merci, Cédric Klapisch, de m'avoir fait passer ces deux heures délicieuses en compagnie de vos personnages tellement attachants, j'espère d'ailleurs les retrouver dans quelques années et voir ce qu'ils sont devenus... Merci, Romain Duris d'être cet acteur/danseur toujours si surprenant et merci, Cécile De France, d'être si hilarante dans ce rôle de super-lesbienne qui, décidément, vous va comme un gant...Et La Tautou en super-chieuse, etc... Et tous les autres comédiens, formidables pour le plaisir que vous m'avez donné !
Un des meilleurs films français de l'année 2005... Cédric Klapisch, comme d'habitude, dirige ses acteurs avec une spontanéité palpable (Les réactions des personnages sont toutes ultra réalistes) qui donne une puissance incroyable au film. Romain Duris, Audrey Tautou, Cécile De France, Kelly Reilly, Kévin Bishop, Zinedine Soualem, Irène Montala, Gary Love, Aïssa Maïga,... sont convaincants de naturel et les délires visuels du film sont vraiment excellents (Images mosaïquées, images accélérées, décors qui se transforment, personnages doublés voir triplés,...). Mais le film ne repose pas que sur des acteurs parfaits mais aussi sur un scénario très bien écrit et prenant de bout en bout grâce à des personnages charismatiques à souhait et à des scènes souvent empruntes de notre propre existence (Les histoires d'amour,...). Putain, j'ai vraiment l'impression d'être aussi paumé que Xavier actuellement...
"Les Poupées russes" est la suite de "L'Auberge Espagnole", aussi réalisé par Cédric Klapisch. Elle présente Xavier, cinq ans après les évènements du premier opus. Xavier est toujours incarné par Romain Duris, complètement inexpressif, cette fois-ci, ce n'est certainement pas avec lui qu'on va passer un bon moment, n'y avec personne d'autre dans ce film, d'ailleurs. Il rend visite à toutes les femmes déjà vu dans le précédent film et toutes ont plus ou moins perdu leur caractère propre qui les rendait agréables. La pire est sans doute Cécile de France, à la limite de l'insupportable. L'ambiance très jeune et décontractée est toujours là mais sans le moindre humour, donc c'est long, ennuyeux et peu digeste. Le tout est raconté avec une mélancolie et une nostalgie peu harmonieuse. Décidément, "Les Poupées russes" est vraiment un film à oublier. Le spectateur navigue entre l’ennui et le dégoût, cette suite est vraiment très mauvaise.
Je m'apprétais à goûter cette suite à "l'auberge espagnole". Raté ! C'est long, beaucoup trop long, c'est chichiteux, c'est plein d'afféteries, et, au bout du compte, c'est vide ! Pour ne rien arranger, la musique d'accompagnement est, la plupart du temps, insupportable. En fait, elle est à l'image du film, chichiteuse, pleine d'afféteries et vide. Sauf quand intervient Beth Gibbons, miraculeuse dans un tel environnement. Et puis, Saint-Petersbourg, c'est beau ! Mais ça ne sauve pas un film !
Franchement il y a des jours où les réalisateurs devraient eviter les suites à même de rabaisser un précédent pourtant très bon. Et bien M. Klapish, lui, a parfaitement réussi. C'est dommage car la bande d'acteurs est toujours aussi sympathique, Kelly Reilly est vraiment jolie, mais alors derrière quel grand vide. Le personnage joué par Romain Duris est à claquer, baffer et cogner, ses états d'âme sont niais, et le montage est exaspérant. Et quand je pense que la porte a été laissée grande ouverte pour un 3 (Mais comment vais-je finir mon livre dixit Xavier, la suite dans deux ans quand M. Klapish aura fini de faire semblant de ne pas être intéressé par un troisième volet). Navrant!
Encore une fois quand un film fonctionne on en fait une suite. et comme souvent ce n'était pas la peine. Le film est bon mais il manque la fraicheur du 1er.
Romain Duris est ici entourée d'actrices toutes plus intéressantes les unes que les autres dans leurs rôles respectifs, typiquement français. Une suite dans le ton de son prédécesseur, l'Auberge Espagnole.
Un peu moins énergique et référentiel que le premier (le charme des collocations n'est plus), l'on retrouve néanmoins avec un plaisir non dissimulé cette bande d'amis à la convivialité communicative.