Cette suite de "L'Auberge Espagnole" est en fait un prétexte pour nous faire suivre les déboires d'un jeune trentenaire qui peine à trouver l'âme sœur. On retrouve en effet Xavier, qui vit comme il peut de sa plume quelques années après ses études à Barcelone, tandis que les femmes lui font tourner la tête. "Les Poupées Russes" bénéficie de la mise en scène dynamique et inventive de Cédric Klapisch, qui joue avec des clichés, égratigne ça et là (les production télévisuelles en prennent pour leur grade !), et met en valeur quelques personnages de "L'Auberge Espagnole". En revanche, il est assez difficile de s'attacher au personnage de Romain Duris, plutôt antipathique : égoïste, menteur, et se lamentant dans sa rechercher d'amour alors que des femmes magnifiques lui tombent dans les bras. Certes, l'amour est le thème principal du film, don l'un des messages est que la perfection n'est qu'une illusion, mais tout de même ! Heureusement, on sourit, voire rit régulièrement, grâce à l'énergie des comédiens (Audrey Tautou, Kelly Reilly, et Cécile de France sont sublimes) et à des traits d'humour bien placés.
Une sympathique suite à la belle surprise L’Auberge Espagnole. Terminée cette mignonne impression de nostalgie, on passe avec Les Poupées Russes aux histoires d’adultes, toujours d’amour, toujours d’amitié, mais c’est plus sérieux dans l’ensemble. Cédric Klapisch brasse pas mal d’émotions avec cette suite et fait montre une nouvelle fois d’une très belle maîtrise à la mise en scène, cette dernière étant toujours aussi originale. C’est simplement que malgré la belle galerie de personnages, on trouve le temps un peu plus long ici et on y croit peut être un peu moins. Pour autant le moment demeure agréable et l’on s’identifie pas mal aux personnages comme d’habitude avec le réalisateur, et puis le casting reste efficace, d’autant plus qu’il est très bien dirigé. J’ai préféré la premier opus à cette suite mais ça reste une pellicule plutôt agréable, me reste à découvrir l’ultime volet Casse Tête Chinois.
une 2ème opus qui reprend les mêmes ingrédients avec le plaisir non dissimulé de retrouver cette bande, désormais jeunes trentenaires, avec tous les questionnements associés. facile de s'identifier à ces personnages : le dynamisme et l'énergie qui s'en dégagent sont toujours aussi communicatifs! une référence générationnelle.
Quel bonheur de retrouver Xavier faire le bilan de la trentaine dans ce second opus de la célèbre trilogie de Klapisch ! Du film chorale (« L’auberge espagnole ») ; on se recentre sur Xavier et ses errances sentimentales ; de la comédie, on passe à la comédie romantique ; mais avec toujours le même talent d’écriture et de mise en scène de Klapisch. Ce conteur talentueux avec un humour exquis, des dialogues et/ou monologues savoureux, un montage puzzle est toujours très bon quand il parle de ce qui le touche : la place de l’individu dans la société et la recherche de l’amour. Mélancolique, bien entendu, ce conte de fées moderne est truffé d’émotions universelles et fédératrices, un film qui fait du bien. Au centre de ce film générationnel le couple Kelly Reilly / Romain Duris transcende tout le film. La scène sur le quai de la gare au cours de laquelle Kelly offre une bouleversante déclaration d’amour à Romain suffit à faire ce film un grand film ; 20 ans après l’avoir vu au cinéma en le visionnant en famille, je l’attendais impatiemment pour ressentir les mêmes émotions qu’à l’époque. D'une hypersensibilité à fleur de peau, Kelly Reilly donne à cette scène des "Poupées russes" toute sa grâce le tout sur la superbe chanson "Mysteries" de Beth Gibbons! Klapisch la filme admirablement (Wendy marche le long du quai pendant que le train part, le plan dure en tout et pour tout 30 secondes mais ce sont des secondes qui vous arrachent les larmes), la belle actrice britannique dût malheureusement laisser le César du meilleur second rôle féminin à Cécile de France! Et c’est quoi qu’il en soit toute la BO qui est exceptionnelle. Seul bémol, le film pâti d’une longueur excessive, de nombreuses scènes auraient gagné à être plus resserrées pour être encore plus touchantes ou plus drôles. Léger, fragmenté, ludique et dynamique ; voilà un film qui fait surtout du bien. TOUT-UN-CINEMA.BLOGSPOT.COM
Deux ans après “L’Auberge espagnole”, Klapisch commence un peu à s’essouffler. Bien plus que le précédent, ce tome 2 a pas mal vieilli 12 ans après. Trop de fatras, de bouts d’histoires, de personnages à peine ébauchés. Il reste la fantaisie, la tonicité, les dialogues mais l’on commence à s’ennuyer et à attendre quelque chose de moins nunuche.
Quel plaisir de retrouver Xavier (Romain Duris), trentenaire, toujours aussi perdu dans sa vie. On suit ses nouvelles péripéties, ses histoires d'amour compliquées, ses retrouvailles avec ses anciens amis de Barcelone. La jolie Wendy (Kelly Reilly), encore plus charmante fait aussi son grand retour. Klapish nous offre une suite fraîche et légère.
Chronique du quotidien d'un célibataire trentenaire dans les années 2000. Là où l'auberge espagnole nous laissait savourer les différentes personnalités des colocataires multiculturels avec humour, sa présente suite se concentre exclusivement sur le personnage de Romain Duris, ses aventures intimes, son parcours professionnel... Sa bouille, rappelant irrémédiablement le grand Bebel dans ses jeunes années, sa gouaille et son talent d'acteur parviennent à maintenir l'attention du spectateur, contraint à suivre ici des aventures hélas peu intéressantes.
Cette suite à l’auberge espagnole permet de retrouver avec plaisir les mêmes personnages, seulement l’alchimie ne prend pas de la même manière, le film est plus poussive, que ce soit dans sa mise en scène où dans son histoire, centré sur les tribulations amoureuse du personnage principal, qui peine parfois à convaincre. Reste toujours l’excellente distribution.
J'ai revisionné ce film récemment et il m’a fait le même effet que lors de sa sortie. On retrouve l’univers initié par L’Auberge espagnole, mais avec une approche plus mature, plus lucide. Romain Duris incarne un Xavier un peu perdu, toujours en quête d’équilibre entre sa vie professionnelle et amoureuse. Ce qui fonctionne bien, c’est la justesse des personnages secondaires, chacun avec ses contradictions, et l’énergie qui circule dans les dialogues. Le film évite la simple comédie romantique en proposant un regard sincère sur la complexité des relations à trente ans. Visuellement, certaines transitions sont un peu datées aujourd’hui, mais elles conservent un charme particulier qui colle bien à l’époque. On peut trouver le rythme parfois inégal, mais l’émotion l’emporte largement. C’est à la fois drôle, touchant et réaliste, avec cette capacité à parler à une génération entière.
Très beaux dialogues, très belle histoire, très belles interprétations, très belles séquences, très beau scénario, tout m'a plu dans ce classique (plus ou moins) franco, anglo, russe de Klapisch. C'était vraiment à voir au moins une fois. Le parcours amoureux de Romain Duris ne réserve pas de surprises, de grosses émotions ou de sensations fortes mais captive les spectateurs par la diversité de ses histoires passionantes. Je le déconseille aux moins de 10 ans. 4/5
Sincérement, un énorme bol d'air frais dans ma vie. Toute personne situé entre les 18 et les 30 ans doivent voir ce film. "Les Poupées Russes" est une ligne de conduite vers "qu'est-ce que l'amour ?" et "qu'est-ce qu'aimer ?". On s'identifie parfaitement à Xavier grâce au jeu naturaliste et parfaitement crédible de Romain Duris. Le film m'a réconcilié avec l'acteur. Jusque là je le trouvé un peu hautain mais son intérprétation dans "Les Poupées Russes" m'a convaincu de la grandeur de l'acteur. D'ailleurs tout les acteurs sont géniaux dans le film ( surtout Duris, Tautou et Cécile de France ). On a vraiment à faire à une playade de futur grands acteurs. Je n'avais pas beaucoup aimé "L'Auberge espagnole" que j'avais trouvé trop psycho-branché, mais ces "Poupées Russes" m'ont énormément plus. En partie grâce à l'ésthétique visuelle et narrative ( les images et les relations qui s'emboitent comme des poupées russes ) mais aussi grâce au cheminement sur la réponse de l'amour. C'est la quête de Xavier vers l'amour véritable qui donne au film tout son charme et son attirance. L'utilisation de la musique est parfaite. Russe, anglaise, classique, etc... tout les genres de musiques y passent, donnant au film un côté hétéroclite. Car ce film en plus de traiter de l'amour continue de traiter la mutliplicité des nations, là où en était resté "L'Auberge...". En conclusion, le film est à voir grâce à la préstation de Romain Duris, à la patte bien spécifique de Klapisch qui fait là un de ses meilleurs films et grâce aussi au prémisse de la réponse sur "qu'est-ce qu'aimer ?". Un bien beau film sur l'amour jeune.
Au début, on retrouve avec plaisir Xavier avec son aspiration à devenir écrivain.Sauf que pour gagner sa vie, il fait le nègre ou écrit des scénarios de téléfilm romantique. En parallèle, il enchaîne les conquêtes féminines. Au fur et à mesure que le film avance, cela devient un peu exaspérant de voir ce trentenaire qui continue à butiner sans vraiment se soucier des femmes avec qui il partage un moment d'intimité. J'ai préféré le premier opus, l'auberge espagnole, plus léger et varié. .
5 ans plus tard, nous retrouvons une bonne partie de la bande de l'Auberge Espagnole qui doit se retrouver pour assister au mariage de l'un des leurs. Romain Duris joue toujours à la perfection mais dans un âge plus avancé et dans le monde du travail avec la recherche d'amour qu'il ne trouve pas. Pas mal de moments sont touchants et parfois drôles. On pourra admirer la Russie qui possède un patrimoine magnifique. Bref : une suite plutôt réussie.
Xavier Rousseau entre dans la trentaine et par la même occasion dans un océan de grisaille amoureux. C'est bien ce qui le chagrine. Tout le monde ou presque autour de lui trouve l'amour et la récompense du bonheur à deux, lui patauge dans un célibat culpabilisateur. Après s'être affranchit du parcours étudiant que ses parents lui avait prédit, il essaie ici d'en faire tout autant avec les conventions sociales liées au couple. Le mariage et la paternité comme source de bonheur, il voit cela comme spectateur de la vie qu'il n'a pas, pas pour l'instant en tout cas. Cédric Klapisch continue sa lutte contre le conventionnel, et dépeint un désarroi et des moments de vie d'un trentenaire lambda avec brio. Sa mise en scène déconstruite permet de structurer le récit de façon ludique. Il casse l'idéalisme et promeut la complexité. Wendy était pourtant dans le coup depuis le premier regard échangé dans la collocation barcelonaise, mais le temps a du passer et les aventures éphémères aussi, pour que l'histoire prenne enfin vie.