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Julien Vasquez
44 abonnés
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4,0
Publiée le 8 septembre 2010
Une histoire intéressante raconté d'une belle manière par Cédric Klapisch et bien aidé par la performance de Romain Duris. La bande originale est également très bien choisie. S'il y avait une critique à faire, ce serait les quelques longueurs ici et là dans le film.
Pour commencer il faut clarifier la situation : le film s'ouvre sur Xavier et le groupe d'amis que nous avions rencontré des années auparavant pendant leurs études en Espagne. Si comme moi vous pensiez que nous aurions droit à une histoire les faisant intervenir régulièrement, sachez que la majorité d'entre eux n'apparaîtra en réalité que lors des dernières minutes du film... Ma déception vient de là : Klapisch ouvre son film avec ces visages que l'on retrouvait avec plaisir, avant de nous faire comprendre que le film se concentrera sur un large éventail de nouveaux personnages et que seuls quatre de ces vieilles connaissances seront mises en avant par le scénario. Mais une fois cette mauvaise surprise digérée, il faut reconnaître que Klapisch réussit plutôt bien l'exercice du deuxième épisode (on le sait ce genre d'épisode est toujours soit brillant soit affligeant, qui a dit Les Visiteurs 2 ?). Sans être aussi passionnante que celle de L'Auberge Espagnole, l'histoire des Poupées Russes nous permet de retrouver Xavier, dont le cerveau est toujours un vrai bordel. Et cette fois-ci, l'amour sera davantage au centre de l'intrigue que par le passé. En effet exit les aventures furtives avec Judith Godrèche, cette fois-ci l'angoisse de ne pas trouver la femme idéale est au centre des pensées de Xavier. C'est par conséquent avec un réel plaisir que l'on retrouve Romain Duris plongé au milieu d'histoires sans lendemain, de plans foireux, d'ex caractérielles et petites anglaises superficielles. Moi qui ne suit pas franchement friand d'histoires d'amour, je dois dire que celle-ci m'a bien plu, le style de Klapisch y étant pour beaucoup : flashbacks, mélange des cultures (beaucoup de séquences en langues étrangères) situations loufoques (spoiler: la poursuite à poils dans Paris by Night ) mais jamais irréalistes, voix off prépondérante et situations métaphoriques (Celia qui marche au ralenti dans la rue parfaite, la chute est à se tordre). Dommage que les situations manquent parfois de piment, au point de donner au film un rythme moins prenant que précédemment. Mais ce qui fait la force de cette saga a toujours été le naturel des acteurs et leur complicité. Et si on ne se marre pas autant que dans L'Auberge Espagnole, on retrouve avec plaisir Audrey Tautou (qui au passage flanque un scud inoubliable à Duris), la craquante Kelly Reilly, le déjanté Kevin Bishop et surtout Cécile de France dont le personnage est toujours aussi savoureux. A noter parmi les nouveaux la présence de la regrettée Lucy Gordon, parfaite en gosse de riche superficielle. Quel dommage, cette actrice avait un potentiel fou. Les Poupées Russes sera certes l'épisode le moins réussi de la série en raison d'un rythme moins entraînant que les autres, et avec cette fausse promesse de retrouver le groupe, mais il reste malgré tout une excellente comédie romantique.
Légèrement en dessous de l'Auberge espagnole... j'ai tout de même passé un excellent moment à regarder ce film. Très interessant de suivre l'évolution des personnages qui ont vieilli -muri.. un peu comme nous !
Encore un bon Klapisch, très sympa et représentatif du réalisateur : on y retrouve la vision désanchantée de l'amour, l'humour plein d'auto-dérision et le réalisme de classe. Avec en prime des touches fantaisie comme le Romain Duris joueur de pipeau, qui m'a fait beaucoup rire. Et ici on est loin de Ma part du gateau et ses gros clichés ! Espérons que Klapisch en revienne à des films comme celui-ci, des films qui font plaisir à regarder. Avec un beau casting en plus !
Cédric Klapisch désirait un film plus "profond" et moins "brouillon" , c'est en effet le résultat escompté.. L'ambiance est donc beaucoup plus sérieuse que l'Auberge Espagnole, de ce fait, l'humour manque. le coté frivole et attachant du premier volet a disparu meme si c'est toujours un plaisir de retrouver ces acteurs, quoique pas assez vus je trouve. Dommage que l'Italien passe encore pour le c*n de service, j'ai trouvé ca un peu lourd. L'insertion de la lointaine langue russe gache également mon plaisir de déchiffrer les langues étrangères. Contrairement au premier film, je ne me suis pas du tout identifiée à Xavier, ce qui me fait baisser la note. Cécile Defrance toujours aussi majestueuse. Ceci dit, bon moment, une suite logique à voir donc .
On prend les mêmes et on recommence, même si l'histoire est ici, et c'est normal, beaucoup plus centrée sur Xavier, Isabelle, Martine & Wendy. 5 ans ont passé depuis leurs aventures espagnoles... leurs vies ont évolué... et leurs problèmes avec... sauf Xavier, qui semble ne pas vouloir grandir. On évolue vraiment avec les vies des personnages.
Toujours aussi drôle, ce deuxième volet fonctionne donc à merveille, et nous transporte cette fois-ci entre Paris, Londres et St Petersbourg. Les dialogues sont toujours aussi savoureux. Bien tourné, rythmé, frais, émouvant & drôle à la fois... bref un vrai régal!
La méthode Klapisch marche toujours aussi bien tant pour l'écriture que pour la réalisation. Audrey Tautou (Martine) & Cécile De France (Isabelle) sont au top de leur forme et parfaites dans leurs rôles respectifs. Tout simplement délirantes! Quant à la métamorphose de Kelly Reilly (Wendy)... waouww... on en reste sans voix!
Une vraie & très bonne suite donc! Un vrai travail abouti, et pas simplement un projet commercial baclé, ce qui est assez rare pour être souligné!! Il semblerait que le troisième volet du triptyque soit déjà à l'étude et que les acteurs soient d'accord, quel bonheur... le plus dur sera d'attendre!
A conseiller d'urgence aux retardataires! Le top étant de revoir l'Auberge Espagnole juste avant pour se remettre dans l'ambiance...
Autant L'Auberge Espagnole m'a séduit par son côté voyage interculturel réaliste, autant là j'avoue ne pas voir l'intérêt de ce film. Je tiens seulement à préciser que je l'ai regardé en tant que deuxième volet d'une mini-saga. Pourquoi n'ai-je alors retrouvé aucun des éléments qui m'avait plu dans L'Auberge Espagnole en regardant immédiatement après Les Poupées Russes ?
Je ne demande pas de créer un clone du premier opus -"Nobody likes copycats", comme dirait ce cher B.Kelso-, mais quand même. Parmi les personnages exploitables du premier volet, seule cette brave Wendy nous tient dans l'intrigue et donne envie de continuer à s'intéresser aux personnages, entre Romain Duris qui force trop évidemment son rôle, Audrey Tautou qui parvient difficilement à s'extirper du gouffre où elle avait plongé dans l'Auberge Espagnole, et nos autres amis européens qui ne sont tout simplement pas là. Ce bon William, qu'on a appris à mépriser lors du premier opus, se marie, c'est dommage que ce soit le seul personnage sans véritable potentiel. Balancez nous du Lars, voire du Tobias, mais entre Isabelle et William j'avoue que j'ai pas tellement retrouvé ceux que j'attendais.
Au niveau de l'histoire, je la trouve uniquement -dans le sens où je ne vois pas d'autre mot qui convient- inutile. Et brouillone. Ok, ça fait deux mots. On nous parle du mariage au début du film, puis on ouvre une "petite" parenthèse autobiographique d'une heure et demie pour retomber, on ne sait comment, sur le mariage. Des maladresses notamment au niveau du montage donc, un son plus qu'imprécis, la forme n'est pas là pour rattraper le fond. Dommage, généralement ça marche.
Une suite de l'Auberge Espagnole plus centré sur le thème de l'amour, où toute les scènes du film se rejoignent, Cédric Klpaisch semble avoir un grand contrôle et une analyse profonde sur le temp et les changements que celui-ci opére sur nos vie. Il transmet alors sa vision à Xavier, le personnage princpal, qui voit la vie proffessionnel lui sourir mais l'avenir sentimentale se jouait éperdument de lui, il en viendra même a douté de son existence. Ainsi à 30 ans, Xavier qui collectionne les défauts et les imperfections est victime de tous les cruels discfonctionnement d'un système en désorde, tout comme sa vie. Sans cesse otage du quotidien, esclave de son travail et de ses patrons, il se rendra compte que le bonheur ainsi que l'amour, se cache tout près et que le mieux et l'ennemi du bien. Un second opus qui garde le même esprit tourné vers l'ironie et l'auto-dérision mais souvent très réaliste , la même fraicheur dans la réalistation en allant chercher plus loin encore que son prédécesseur, en s'encrant dans un nouvel univers, puisque l'histoire se passe six ans après "L'Auberge Espagnole". Klapisch ne délaisse pas pour autant les personnages qui gagne de la profondeur au fil des minutes et que l'on est heureux de retrouvé, toujours aussi rayonnant et attachant. Une oeuvre riche et intelligente, qui met en valeur le talent et l'énergie de ses jeunes acteurs, Romain Duris en tête.
Les Poupées Russes est une suite très réussie, plus ambitieuse et complexe que L'Auberge Espagnole. L'écriture de Klapish est toujours aussi sensible, récise et imaginative et l'on retrouve avec plaisir des personnages qui ont évolué de façon logique (notamment le personnage un peu ingrat de l'ex, Martine, très bien interprétée par Audrey Tautou, loin de ses rôles mignons et sympathiques) et sa réalisation délicate et sensorielle épouse à merveille la quête de maturité de Xavier. Une grande réussite donc, qui livre des réflexions profondes, alterne scènes sensibles(Kelly Reilly à la gare de Saint-Pétersbourg) et comiques(Cécile de France chez le grand-père a ma préference) et surtout contient un casting très, très bon.
La suite est moins réussie que le premier. La réalisation reprend les effets de L'auberge espagnole, mais en l'accentuant : cela alourdit le propos et le rend plus confus. C'est surtout vrai au début quand les images s'entrechoquent dans un kaléidoscope qui rend le film déplaisant à regarder. On a alors du mal à s'intéresser aux personnages, et aux histoires navrantes qui leur arrivent. Trop de scènes inutiles, d'historiettes et de portraits tout juste esquissés dans la première partie du film en font un patchwork superficiel dont l'immoralité rivalise avec l'égotisme du personnage joué par Romain Duris. Franchement, on a du mal à partager la conception très "prise de tête" de l'amour qui tourmente notre jeune trentenaire : pas très adulte tout ça. Le scénario semble hésiter pour finir par trouver son rythme dans la seconde partie : l'entrée en scène de Kelly Reilly et la partie russe. Romain Duris , Kelly Reilly(sublime et mimi comme tout ) et Cecile de France (génial son numéro en robe à fleur et sac à main)sont d'excellents acteurs qui donnent à ce film tout son attrait . Dommage que l'histoire ne soit pas tout à fait à la hauteur de ces acteurs.
Moi je l'ai bien aimée cette petite comédie romantique française. Klapish ne révolutionne rien mais c'est un bon artisan. Interprétation plus que solide, tous les acteurs sont très bons (petite mention spéciale pour Audrey Tautou en mégaforme). Du rythme, des sourires et pas de vulgarité : 100 coudées au-dessus de 99% des comédies américaines sorties ces trente dernières années.