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Jipis
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3,5
Publiée le 15 janvier 2012
Impressionnante image que cette caricature de l’Ouest câblée de la tête aux pieds, toute de noire vêtue étrangement semblable à l’un des sept magnifiques se libérant soudainement de tout contrôle par une procédure passant du pas déterminé à l’allure forcenée dans une traque ou la proie convoitée n’à pratiquement aucune chance d’en réchapper.
Des machines supposées sans âmes passent subitement du néant à la perception. L’état corvéable n’est plus accepté, la détermination meurtrière remplace une soumission programmée. La robotisation docile laisse sa place à une électronique interne soudainement indépendante en révolte contre ses concepteurs.
La créature préalablement soumise aux directives d’un programme s’autodétermine en révélant sans sommations une puissance implacable.
Ce que l’homme a conçu se retourne contre lui.
« Mondwest » représente avant tout la frustration de ne pouvoir assouvir une domination dans un monde réel contraignant.
Certains refoulés comblent ce manque dans les attraits d’un parc d’attraction thématique ou des éléments virtuels détonateurs de conflits sont planifiés pour tomber sans résister.
Un monde faux mais sécurisant temporairement des revanchards en manque de prosternés.
Des que les rôles s’inversent, l’homme ne vaut plus rien. Il court comme un lapin. Une robotique désalliénée transforme des circuits dociles en prédateur impitoyable imposant un regard scintillant.
Une endurance perpétuelle et une peur inconnue traquant un pourchassé baigné de sueurs et d'incertitudes devant une architecture lassée de subir.
Les robots de Mondwest par l’intermédiaire d’une révolte soudaine testent l’extrémité inverse d’une soumission. La découverte d’une autonomie ne déclenche qu’une envie de tuer occasionnée par un rapport de forces devenu intolérable.
J'ai pour ma part été conquis par ce film d'anticipation qui mélange western, science-fiction et chasse à l'homme. L'histoire prend place dans un immense parc d'attractions dans lequel différentes époques ont été reconstituées et sont peuplées par des robots en guise d'acteurs. Les touristes les plus fortunés vont passer des vacances dans cet endroit qui leur permet de vivre des aventures aussi vraies que nature et donner libre cours à leurs fantasmes, tout cela sous la surveillance des gérants du parc qui opèrent depuis un centre de contrôle et définissent le comportement des robots. Tout se passe pour le mieux, jusqu'au jour où certains robots ne répondent plus correctement et commencent à attaquer les visiteurs... "Mondwest" m'a un peu rappelé "The Truman Show" ainsi que "Dark City", justement pour le côté factice de ce monde programmé. Certes, le film n'est pas parfait et il y a une ou deux scènes dont l'utilité peut être discutable et qui ont tendance à trop s'étirer ( je pense notamment à la bagarre générale dans le saloon ), cependant même s'il a un peu vieilli, ce film reste très divertissant. J'ai beaucoup aimé la dernière partie où la tension monte clairement d'un cran et où l'on voit ce robot tueur dernier modèle poursuivre inlassablement sa proie. Et finalement, on ne sait pas avec exactitude ce qui a provoqué le dysfonctionnement des machines et les a toutes poussées à s'en prendre aux humains, ce qui les rend encore plus mystérieuses et inquiétantes. Je ne dis pas que "Mondwest" est un film qui procure de grosses sueurs froides, mais il sait quand même se montrer prenant et fait planer un sentiment d'insécurité. Par rapport à notre société contemporaine qui est de plus en plus automatisée et où l'informatique s'étend dans toujours plus de domaines, j'estime que ce film n'est pas si éloigné de la réalité vers laquelle nous nous dirigeons. Cependant, ne vous méprenez pas: on reste dans le divertissement pur jus avec ce film qui laisse au spectateur le soin d'une éventuelle réflexion.
Alors que ‘Westworld’ produite par HBO est, si pas l’une des plus brillantes, en tout cas l’une des plus ambitieuses séries des dix dernières années, j’ai eu envie de revenir sur le film dont tout avait démarré, un Western science-fictionnel qui n’avait certes rien d’un chef d’oeuvre mais qui avait marqué pas mal de gens, notamment grâce à la prestation, magnétique quoique très silencieuse, de Yul Brynner dans le rôle de ‘l’homme en noir’ mais aussi par le côté avant-gardiste et ludique de son concept. Mécontent de constater que ses écrits étaient systématiquement altérés à chaque adaptation à l’écran, Michael Crichton décida dès le début des années 70 qu’il est temps pour lui de gérer le processus de A à Z et ‘Mondwest’ fut son galop d’essai. Contrairement à la série, ce ‘Mondwest’ fondateur n’ouvre pas de perspectives vertigineuses sur l’humanisation progressive de l’I.A. en contrepartie de la déshumanisation d’un genre humain qui voit dans le parc à thème l’occasion de s’abandonner à toutes ses pulsions destructrices : au début des années 70, la simple révolte des machines contre l’homme était déjà une perspective suffisamment traumatisante en soi ! Néanmoins, toutes les bases sur lesquelles Jonathan Nolan et Lisa Joy allaient travailler 40 ans plus tard sont déjà présentes. Dès cette époque, le parc était présenté comme un défouloir pour les privilégiés et les nantis qui pouvaient s’y affranchir des règles de la société et s’y adonner au meurtre et au sexe en toute impunité. A une époque où l’informatique ne faisait pas partie du quotidien occidental, il semblait difficile de faire avaler un concept tel que l’Intelligence Artificielle au grand-public et la rebellion des machines est présentée dans le film comme le résultat d’un dysfonctionnement et pas comme une prise de conscience par les androïdes de leurs spécificités et du traitement qu’ils subissent de la part de leurs maîtres et concepteurs. Cependant, peut-être parce qu’il restait malgré tout soumis à un droit de regard de la part des producteurs et des financiers, peut-être parce que ses personnages humains sont moins cyniques et moralement corrompus que ceux du 21ème siècle, l’écrivain-réalisateur ne pousse même pas cette idée dans ses derniers retranchements : arrivé à un certain point du film, il préfère mettre la réflexion en sourdine et transforme la dernière demi-heure en un western poussif où le seul enjeu pour le héros est de sortir vivant d’un parc transformé en zone de guerre. Voilà qui est regrettable, vu d’aujourd’hui, mais pour les spectateurs des années 70, le spectacle devait sans doute être assuré tandis que l’idée a suffisamment marqué les esprits pour que la possibilité d’un remake - ou plutôt d’un remake aux moyens et aux ambitions pharaoniques - devienne une réalité. Pour ne pas faire mentir sa réputation de pionnier et de maître du techno-thriller, Crichton s’est également payé le luxe de faire apparaître les premières images de synthèse primitives jamais vues dans un film (pour reproduire la vision pixellisée des robots-hôtes) et évoque la possibilité de machines qui “tomberaient malades� et se contamineraient les unes les autres, 13 ans avant qu’on parle pour la première fois les virus informatiques !
J'ai bien aimé ce film, malgrés son âge déja avancé, les acteurs sont bien. C'est un mélange de western et de Science fiction, ce serait pas mal si ils refaisaient exactement le même film sans rien toucher au scénario mais avec les moyens technologiques d'aujourd'hui car je trouve l'idée du film pas mal du tout.
"Mondwest" reste incontestablement un classique de la Science-Fiction des années 70. En l'an 1983, "Delos", un parc d'attractions, permet aux visiteurs de se retrouver à l'époque de leur choix (Romaine, médiévale ou encore conquête de l'Ouest) au milieu de robots… presque humains. Jusqu'au jour ou une défaillance du système rend les androïdes hors de contrôle. Ecrit et réalisé par "Michael Crichton" (Célèbre romancier spécialisé dans l'anticipation à qui l'on doit notamment "Jurassic Park" ou bien encore "Prisonniers du Temps"), le métrage reste parfaitement d'actualité malgré son ancienneté. "Yul Brynner" dans la peau d'un robot meurtrier implacable est impeccable de froideur inexpressive. Entre "Thriller", "Science-Fiction" et "Western", "Mondwest" reste un spectacle de très grande classe servit par de bons acteurs et une histoire originale encrée dans un futur proche pas si surréaliste que ça au final !
« Mondwest » fait partie de ces films que j’ai vu quand j’étais jeune et qui m’ont marqué. Les revoir trente ou quarante après m’oblige, néanmoins, à penser que certains ont plutôt mal vieilli. J’avoue que j’aurais aimé être dans la tête de Michael Crichton pour me délecter de son imagination débridée. Romancier très intéressant, on ne peut pas dire que c’est un génie de la réalisation. Dommage, car le thème de « l’Intelligence Artificielle » est totalement ignoré dans ce film qui manque de souffle et d’ambition. On a l’impression que le réalisateur s’amuse à regarder ses acteurs qui, hormis Yul Brynner, ne brillent pas par leur présence. Je pense que la force du film réside ce personnage de cow-boy-robot-tueur, impassible, vide d’émotion et fixé vers son objectif. Le choix de Yul Brynner est génial. Pour creuser le sujet, il faut voir les deux premières saisons de la série TV « Westworld » qui développe avec brio les thèmes à peine effleurés par Michael Crichton : la soumission des machines à l’homme (violence gratuite, négation des droits, asservissement sexuel…). Chez Crichton, c’est visiblement un « virus » (mais on n’en sait pas plus) qui corrompt les robots, pas la prise de conscience de leur propre existence.
Retrouvez mon amour du Far West dans le roman WHITE FINGERS : LA PISTE SYSKIYOU - Eds VERONE - TOME 1.
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18 103 critiques
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5,0
Publiée le 5 juillet 2020
Michael Crichton a écrit et dirigé ce précurseur de Jurassic Park qui tout en montrant une partie de son âge est toujours efficace et a indéniablement eu une influence sur bien d'autres films. L'histoire concerne un complexe de vacances unique et coûteux appelé Délos dans lequel les clients peuvent choisir parmi l'un des trois mondes : le monde romain, le monde médiéval ou le monde occidental. Les clients peuvent s'adonner à leur fantasmes de conquête (violents ou sexuels) parmi une multitude de robots ultra-réalistes qui sont programmés pour promouvoir l'expérience tout en ne permettant pas aux participants de se blesser. Benjamin joue le rôle d'un nouveau venu avec son copain Brolin pour sa deuxième visite. Brolin montre à Benjamin les cordes de Western World (comment tirer sur les méchants, séduire les filles de la salle de danse). L'histoire commencent à décoller quand les hommes notent que les choses ne fonctionnent pas aussi bien que prévu. Les contrôleurs du parc sont incapables d'empêcher les robots de blesser ou même de tuer les invités.La performance la plus frappante est celle de Yul Brynner. Il n'a presque rien à dire mais il n'a pas besoin de parler. Son regard d'acier et sa démarche mécanique finissent par être implacable et terrifiante. Le clou du film est sa poursuite ininterrompue avec Peter Martin. Je crois que l'on ne pourrait jamais faire mieux que Yul Brynner en cow-boy-robot...
chef d'oeuvre de sf je viens de le découvrir sur la chaine sci-fi avec un magnifique role pour yul brynner et un acteur sympathique richard benjamin la fin est extra
Belle parabole infiniment prémonitoire d'un monde -d'autre part - déja dépassé par sa technique et puis doté de ce robot mélancolique que rien ne semble arrêter ; et enfin avec 2 superbes beaufs en prime. ( The Fines But Deafs.com + Stupid People of The Sunday. )
Une oeuvre de science-fiction originale des années 70 ! Ecrit et réalisé par Michael Crichton, "Mondwest" a été une source d'inspiration pour James Cameron pour Terminator ou Ridley Scott pour Blade Runner . La mise en scène est au début classique, mais devient assez innovante à la dernière partie du film avec des plans séquences qui nous montre la vision de l'androïde-tueur interprété par un excellent Yul Brynner . Le tout a certes vieilli, mais cela reste au final un très bon long métrage avant gardiste . A voir pour les passionnés du genre .
Réalisé par Michael Crichton, le même qui a inventé Jurassic Park, ce film a un défaut : Il est trop court ; il fait à peine une heure et demie, la première heure étant consacrée à la découverte de Mondwest. L’idée de base, à savoir un parc d’attraction rempli de robots permettant aux voyageurs de réaliser tous leurs fantasmes (sans aucune conséquence, puisque cela se fait sur des robots) est intéressante. Cela permet de voir ce que ferait une personne sans avoir peur des conséquences de ses actes. Il ne faut pas oublier non plus que le film est de 1973 et l’action se passe en 1983 ; certains aspects de cette vision du futur peuvent sembler un peu kitsch. On peut aussi regretter un manque d’informations : Toutes les manœuvres exécutées par les divers techniciens sont dénommées par des suites de chiffres, comme pour éviter des explications claires, tout comme le problème qui dérègle les robots : Il est inidentifiable et c’est frustrant pour le spectateur d’être laissé sans information. Sinon, c’est visiblement un film qui a inspiré Terminator ; Yul Brynner est très bon en robot chasseur au cours d’une poursuite haletante et tendue, et il y a un bon travail effectué sur l’ambiance. Un film qui a un bon concept, mais qui ne l’exploite pas pleinement à cause de sa courte durée.
L'idée de départ est original,les acteurs des références dans le milieu et le réalisateur est connu pour ses livres; Malheureusement le film commence à dater!!! Si il a pu créer l'enthousiaste à sa sortie,aujourd'hui diffcile de résister au manque de rythme et aux effets spéciaux surranés.Si l'idée des "trois mondes" est bien trouvée,elle n'est pas assez exploité à mon avis.On aurait aimé un peu plus de profondeur et que le film ne se limite pas aux clichés de l'Ouest américain. Comme tout bon western,on retrouve les saloons et les bagarres qui vont avec,les duels,le désert,les cowgirls et le whisky bon marché.Seulement tout cela on le connaissait déja et notre intéret s'éveille seulement quand l'androïde joué par Y.Brynner prend vie.Alors là,la poursuite devient haletante et cela est en grande partie du au charisme et au regard bleu acier de la star du far-west. Donc petite déception au final pour un film d'anticipation qui mériterait peut être une ré-adaptation(ou pas?)!!!