Last Days
Note moyenne
2,6
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282 critiques spectateurs

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anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
The Nirvana was a Hole!

Il y a deux semaine que j'ai vu ce film, et encore j'y pense presque tous les jours.
Si un film à gros budget nous occupe grandement sur le coup, celui-ci, beaucoup plus poétique, marque vraiment et occupe la pensée par la suite.

Je ne suis pas vraiment habitué à ce genre de concept, mais on comprend qu'il vaut beaucoup plus que les constantes reprises et autres films que l'on oublie deux vues plus tard.

Ses longs silences représentent bien le sentiment de vide total probablement ressentit par son âme les derniers jours durant.

J'avais tout de même peur en allant voir ce Van Sant, puisque je me considère être de loin le plus grand fan de Cobain, sinon son sosie.

Mais le jeu du blond était irréprochable, tant par sa ressemblage que ses gestes.
Le bout homosexuel m'a parcontre dérangé, car j'ai beau être ouvert d'esprit, cela me choque toujours d'en visionner une scène.
Par contre il est bien que la consommation de substances était suggérée seulement, comme aurait dût l'être cette autre scène dont je vous parlais.

Mais maintenant, je visionnerais bien un bon spectacle violent de Nirvana!
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 29 septembre 2006
film sans intéret, tout plat, plan fixe d'environ une minute sur des arbres...il ne se passe rien...heu...d'accord...
déconseille
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 29 septembre 2006
Première salve: Une sombre m****. Un foutage de gueule d’1h30. On a l’impression très désagréable que l’on se fout de la gueule du spectateur. Tout d’abord, ce film est totalement dépourvu de scénario. On a le sentiment que le réalisateur n’a tellement rien à raconter qu’il passe son temps à faire du remplissage pour atteindre tant bien que mal la barre des 1h30. Et pour cela, il a recours à tout les moyens tordus : gros plan de deux bonnes minutes, sans aucun mouvement, sur… un buisson. Séquences repassées plusieurs fois. Certaines scènes, tournées selon les angles de vue de différents personnages, font qu’on est obligé de se taper des séquences deux fois au lieu d’une, et toute les scènes sont tellement nulles à ch*** que quand on s’aperçoit qu’on va devoir se taper l’une d’elle une seconde fois, on se rapproche dangereusement… de la crise de nerf. Ce procédé de « flash-back », présentant la perception que différents personnages ont d’une scène donnée selon leur angle de vue propre était une intention louable, mais on finit par se demander si le réalisateur n’a pas fait ça, encore une fois, pour remplir son film. Il avait sans doute si peu de scènes à tourner, si peu de matière, si peu de syllabes sur son scénario qu’il a du se dire que tourner les scènes plusieurs fois, en plus de lui donner enfin quelque chose à faire, lui permettrait de paraître vachement original et talentueux. Le seul problème c’est que c’est ennuyeux à mourir, et que ce procédé de mise en scène aurait été intéressant uniquement… s’il s’était passé QUELQUE CHOSE dans son film. Enfin bref on est obligé de se taper des scènes creuses deux fois et on se demande ce qu’on a bien pu faire à ce réalisateur pour qu’il nous déteste au point de nous faire subir un film aussi nul à ch***. Au passage, le gros plan de trois heures sur la tête du mec en train de chanter est proprement exaspérant (si au moins la musique était bien… mais non !).
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 29 septembre 2006
"comment filmer l'ennui sans ennuyer son public?" Cet extrait d'une critique parue dans le Nouvel Obs' résume parfaitement l'équation insoluble à laquelle Van Sant s'est frotté. Si l'intention est louable et courageuse de la part du réalisateur, le résultat se révèle particulièrement pénible pour le spectateur qui doit soutenir des plans fixes d'une minute sur un buisson. Ce que certains qualifient de virtuosité et de merveilleux effets de style tient plutôt du foutage de gueule. Aucun cinéaste débutant n'aurait pu faire distribuer une telle bobine. Seulement voilà, Monsieur Van Sant est la coqueluche du cinéma d'art et d'essais, donc tout ce qu'il fait est beau. Le montage se riant de la chronologie, l'absence de véritables dialogues, l'inesthétisme des images sont censés traduire l'isolement et le désenchantement de cette rock star paumée. Ils ne font que nous arracher bâillements et rires nerveux tant ce film est vide. Quant à son positionnement bancal (non c'est pas Cobain mais il lui ressemble quand même vachement) destiné à attirer les foules tout en repoussant les foudres des Nirvaniens, il parachève l'enfermement du film dans ses contradictions.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Pour moi, le meilleur film de Gus Van Sant. Encore plus profond et encore plus beau visuellement qu'Elephant, "Last Days" nous dresse le portrait d'une star déchue, vivant ses derniers jours entouré de ses "amis" dans une vieille bâtisse isolée du monde. Le réalisateur reprend certains des procédés utilisés dans "Elephant" notamment celui d'une situation vu par les différents protagonistes de la scène, avec retours en arrières, etc... Le spectateur sait donc à chaque instant où se trouvait chaque personnage et ce qu'il faisait. Loin du voyeurisme que l'on pourrait imaginer avec cette description, Gus Van Sant fait au contraire preuve d'une pudeur et d'une sobriété exemplaire. Plus qu'un témoignage sur les derniers jours d'une personne, "Last Days" est avant tout une oeuvre d'art à part entière où chaque scène est sublimement travaillée, où aucun détail n'est laissé au hasard. "Last Days" captive. Par sa mise en scène, sans aucun doute mais aussi par le jeu de ses acteurs. Michael Pitt, qui incarne Blake, réussit l'exploit de faire passer tout un panel d'émotions sans parler (ou très peu), et en montrant le moins possible son visage. Les rôles secondaires sont eux aussi excellents mais sans aucun doute beaucoup moins travaillés que le personnage principal.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 29 septembre 2006
Une magnifique réfléxion sur l'Art et la civilisation contemporaine, stérile au point de ne plus pouvoir en produire. Si les Romains avaient maîtrisé la lanterne magique, nul doute que c'est le genre de films qu'on aurait pu voir dans une salle du Colisée vers 476... Pendant 100 interminables minutes, Gus Van Sant ne filme rien. Rien sur la forme. Rien sur le fond. Créateur d'un style osé (le vide pseudo naturaliste chargé de faire réfléchir en "poétisant" la tragédie de l'existence), il est désormais en mesure de recycler à l'infini un procédé déjà usé jusqu'à la semelle. Avec cette géniale caution: ne pas aimer ce qu'il fait, c'est le signe indubitable qu'on est un bourrin fan de Bruce Willis. A ceci, une réponse: il ne suffit pas de filmer un post ado paumé pendant 1h30 pour faire un film contemplatif digne de ce nom. Pauvre époque. Et pauvre Kurt, qui à mon sens méritait mieux que cette caricature autiste dont on finit par ne plus attendre qu'une seule chose: le geste salutaire qui nous permettra d'en sortir !!!
Carne
Carne

107 abonnés 1 116 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 septembre 2006
Dans la lignée de Elephant, Last Days demeure tout de même moins accessible à cause de la lenteur de son rythme et de l'expérimentation de la mise en scène.
Cela dit, Gus Van Sant est un auteur à part entière et la beauté visuelle du film laisse pantois.
A vous de voir...
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 29 septembre 2006
La mécanique "Elephant" semble s'user, et semle-t-il, elle n'était pas faite pour un tel sujet.
Pendant la séance, l'ennui est plus que profond : il ne se passe absolument rien, il n'y a aucun interet... oui, comprenons ceux qui ont envie de partir...
Sans pousser trop loin dans l'interprétation, ne pourrait-on pas penser que ce que nous ressentons est exactement ce que ressent le personnage principal : de l'ennui, de la lassitude, qu'il a envie de partir.
Certes, ce n'est pas ça qui rendra le film meilleur sur la surface. Mais les images reviennent dans nos esprits entêtantes, encore et toujours...
thewall
thewall

15 abonnés 740 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 29 septembre 2006
De l'art de se faire chier en 90 minutes. Pourtant amateur de cinéma radical et parfois extrêmement chiant, je suis resté à la porte de ce "last days" qui, il est vrai, ne me tentait guère. N'étant pas le moins du monde fan de Kurt Cobain et n'étant même pas touché par sa fin suicidaire, je restais curieux de voir ce que Gus van Sant allait en tirer. Et finalement, j'ai vu beaucoup de cheveux sales, beaucoup de nuques et beaucoup de verdure pour....rien. N'ayant visiblement rien à dire, le cinéaste a choisit d'épurer au maximum son film. La tentative est louable, mais on n'est pas obligé d'apprécier et l'on est en droit de trouver cela parfaitement vain et poseur. Suivre les déambulations d'un personnage qui marmonne quelques syllabes durant 1 heure et trente minutes, c'est pas vraiment passionnant, d'autant qu'on cherche en vain un sentiment de désespoir qui pourrait expliquer le suicide. Michael Pitt reste planqué derrière ses cheveux pendant tout le film et nous livre une prestation de camé de plus. Rien de bien sensationnel. Même la furie Asia Argento est sous-employée. Finalement, le cinéma de Gus van Sant n'a jamais autant ressemblé à celui de Sharunas Bartas, et ce n'est pas un compliment dans ma bouche.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 29 septembre 2006
Une lenteur, certe, mais une magnifique lenteur. Une chute, le basculement du personnage Blake. Une réalisation toujours aussi grandiose de Gus Van Sant, chez qui on retrouve le même style, de la poésie dans les plans. Pas de surprise sur ce film qui ne réjouira pas les amoureux du cinéma divertessant, mais encore du grand Van Sant pour ceux qui aime son cinéma.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 29 septembre 2006
Je ne sais toujours pas si j'ai aime ce film ou non, c'est bizarre. Oui c'est le terme: "bizarre", comme dans un univers parallele ou l'on n'arrive pas à se raccrocher a la realité. Mais intéressant.
anonyme
Un visiteur
0,5
Publiée le 29 septembre 2006
Ce film est une référence de ce qui se fait de plus mauvais. Pas de scenar, pas de musiques, pas de dialogues, pas d'histoires, pas de conclusion et bien il est logique qu'il n'y ai pas de spectateurs.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 29 septembre 2006
Un film fade sans aucune intrigue qui fatigue plus qu'autre chose au final...On en sort frustré.
On se demande rapidemment si Gus Van Sant ne s'est pas encore une fois pris pour un génie de la caméra en oubliant qu'il devait tourner un film!
20 personnes sont parties de la salle durant le film ce qui est du "jamais vu" jusqu'ici...
Kurt Cobain a été déshonoré et c'est dommage car ce film aurait pû être beaucoup mieux approfondi puisque l'idée de base est vraiment intéressante.
Mon étoile revient à la chanson du film qu'on a entendu pendant 2min30...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
"Vers le vrai, vers la vie". Ainsi vont les choses chez la dernière merveille obstinément rock de Gus Van Sant. C'est donc en beauté (lacérée) et en fraîcheur (éthérée), que la trilogie des chroniques d'humains vivant leurs dernières heures dans un monde qui ne répond plus de rien, ni d'eux, avant leur entrée définitive dans une mort chronométrée, se termine. Gus guide son troisième choix sur un fait nettement plus médiatique... Ou presque. Les derniers jours de Kurt Cobain, visage du groupe Nirvana, procréateur du mouvement grunge et rock star vénéré, inspirent ceux de Blake, le "Kurt Cobain" de Gus Van Sant. L'inconscient créé de ce personnage charismatique et barré dans son univers fauché et suicidaire, est inondé par l'interprétation de Michael Pitt qui déverse corps (ce qu'il en reste) et âme (dans toute sa spiritualité). La mort qui approche, bourdonne dans l'intérieur profond de Blake, celui-ci déambule dans la forêt, marmonne ce qui lui vient à l'esprit, écoute les portes claquées de son dédale psychique et l'eau coulée dans laquelle il patauge. Son art sensoriel veut être nourrit, il décide, loin de ses "amis", loin de la pression médiatique de sa carrière, loin des cures de désintox et des serments de ses proches, de goûter les dernières sensations d'une nature sauvage. La présence de la mort est pesante, les paroles des chansons, sombres et crues, y font songer. Quand l'instant crucial sonne les douze coups, nous prenons quelque chose en pleine figure, le regard de Blake, qui prend soudainement une prise de conscience importante, l'image fixe, perdure et l'irrévocabilité du geste fatidique prend acte. Si les armes d'"Elephant" nous avaient percé le coeur, "Last days" est la gratte que Pitt explose contre la sono (notre émotivité) à la fin du concert.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Ce film est assez perturbant. Très expérimental, il formerait la 3ème partie d'un cycle sur l'adolescence (constituée de Gerry, Elephant et Last Days.) On peut trouver à redire sur l'ambition de Gus Van Sant : ce film se veut artistique, le réalisateur l'a voulu comme tel, ce n'est en aucun cas l'interprétation qu'en feraient les spectateurs qui donnerait à ce film sa valeur artistique. On peut penser que le réalisateur à fait ce film avant tout pour lui même ... genre de délire monomaniaque. Néanmoins c'est une expérience en dehors du cinéma, le film monte, oscille, descend comme une drogue. Le nombre de plans fixes est important, les jeux de la caméra sont très limités, c'est un regard que l'on suit, celui du témoin extérieur qui ne comprend pas tout. Blake (Michael Pitt) est l'incarnation du malaise grunge, du malaise social aussi. Dans un mutisme hallucinant, on suit ses pas et finalement le film en devient hypnotique. La photo est splendide et les personnages, même si "peu présents" dans le film au final, ont un charisme énorme. Et la musique, comme elle est vue, son côté " psychédélique hors temps " est à mon goût, distillée si finement qu'elle sublime le film. Notez aussi la prise de son particulière : un micro semble être collé, la plupart du temps, à la bouche de Michael Pitt et on entend par dessus des sons fantômes. Sons du monde, sons de nature, sons de vie ... ou alors délires ambiants.
Je ne peux en fait réellement recommander ce film celui ci étant ou excellent ou "trop" selon la vision que pourrait avoir tout spectateur moyen du cinéma en général. Aimant complètement les films "barrés" et quasi anti cinématographiques, j'ai reçu une très bonne claque grâce à cette oeuvre. Délire à faire : voir Gerry, Elephant et Last Days d'affilé ... peut être une somme ne formant qu'un seul "film" expérimental ?
Rajoutons aussi que placé dans ce film avec finesse, le morceau de Velvet Underground se transforme en véritable monument ... psychédélique !
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