Le Démon de la chair
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anonyme
Un visiteur
1,5
Publiée le 5 octobre 2012
Quel ennui, une intrigue vieillote et le reste aussi (interprétation et mise en scène, ...). Histoire mainte fois vue même si le personnage principal est assez moderne (à la base). Peu de rebondissements (tout est prévisible), photographie catastrophique.
AMCHI

6 942 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 2 février 2010
Bien que le scénario de Le Démon de la chair soit bien écrit et la présence de la magnifique Hedy Lamarr semblent à priori des points positifs ce film m'a malgré tout déçu à cause de sa mise en scène manquant de la noirceur nécessaire à une telle histoire. Surtout la dernière demi-heure qui est plus proche de la romance que du thriller.
benoitparis
benoitparis

142 abonnés 1 277 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 avril 2011
Même si Ulmer a tout le talent pour faire du grand cinéma avec un budget de misère, « The strange woman » souffre tout de même de son manque de moyens. Hedy Lamarr irradie le film, par sa beauté phénoménale, et aussi par son jeu, tout en dissimulation et fausse candeur : elle mime superbement l‘hypocrisie. Elle est tellement extraordinaire en femme manipulatrice et sans scrupule, que son personnage, et le film avec lui perd de sa crédibilité quand elle est prise par le remord, la culpabilité, le repentir. La tension proprement sexuelle de la première partie se transforme en un espèce de mélodrame puritain. Douglas Sirk a participé au film (en n’étant pas crédité), on peut croire que le début est dans le style d’Ulmer et la fin dans celui de Sirk. Mais le film y perd en cohérence.
Plume231

4 405 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 juillet 2010
Un petit film noir qui doit beaucoup à la beauté et au talent de son actrice principale, la magnifique Hedy Lamarr, qui y joue ce qui est certainement un de ses plus grands rôles, ainsi qu'à George Sanders brillant comme à son habitude. La réalisation d'Edgar G. Ulmer (avec l'aide non crédité de Monsieur Douglas Sirk), en dépit de quelques maladresses, est très élaboré et est dans l'ensemble réussie. Personnellement, j'aurais bien voulu une fin immorale à ce film mais bon c'est dans les gênes américains de vouloir être moral à tout prix. Tant pis, le film grâce à son duo d'acteurs vaut quand même le détour.
QuelquesFilms.fr

352 abonnés 1 756 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 juin 2013
L'affiche américaine est étrangement surréaliste, tandis que le titre français, lui, annonce la couleur d'un film entièrement centré sur un personnage de femme fatale, dans toute sa (noire) splendeur. Perverse, calculatrice, vénéneuse, tyrannique... Cette garce magnifique est campée par Hedy Lamarr, actrice d'origine autrichienne (comme Edgar G. Ulmer), peu connue mais tout à fait à l'aise dans son rôle. Son physique et son jeu la situent entre Vivien Leigh et Jean Simmons. Côté intrigue, on oscille entre film noir et mélodrame en costumes, un peu échevelé. La mise en scène est maîtrisée et le récit tarabiscoté tient en haleine jusqu'au bout.
On dit que Douglas Sirk aurait été appelé pour suppléer Ulmer à la réalisation, sans être crédité. À noter, enfin, que c'est François Truffaut qui a tiré ce film rare de l'oubli, bien des années après sa sortie en France.
VERTIGO
VERTIGO

7 abonnés 412 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 6 août 2025
Ce qui est intéressant dans ce film c'est que pour la très belle Hedy Lamarr ce n'est pas du tout un rôle de composition. Elle joue Hedy Lamarr, la femme fatale, jamais assouvie de ses besoins sexuels et d'aventures, car elle connait parfaitement ses capacités de séduction avec les hommes et certainement avec les femmes. Elle est aussi assoiffée de pouvoir et de capacités à apprendre et découvrir de nouveaux domaines (Hedy Lamarr fera une grande invention dans le domaine des télécommunications encore utilisée aujourd'hui dans les réseaux mobiles).Edgar Georg Ulmer devait très bien connaître la personnalité d'Hedy Lamarr étant originaire de l'ancien empire Austro-Hongrois en Tchécoslovaquie et ayant vécu à Vienne comme Hedy Lamarr. Il a fait le film qui la personnifiait. Je pense qu'Hedy Lamarr le savait et avait envie de vivre cette nouvelle expérience presque psychanalytique de jouer son propre personnage. Georges Sanders ne devait pas être dupe de cette situation cocasse mais devait au contraire être attiré par cette situation étant un habitué des films noirs y compris avec le grand Alfred Hitchcock. Je pense qu'Hitchcock aurait adoré réaliser ce film avec Hedy Lamarr qui n'était pourtant pas blonde....
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 14 août 2009
Entièrement d'accord avec PLUME231 mais je monte à 3 étoiles pour la modernité de ce film et son audace dans les dialogues et la comédie des relations humaines. Surprenant pour l'époque. Un excellent scénario qui demeure en permanence dans une ambiguïté délicieuse et redoutablement efficace.
Pascal
Pascal

253 abonnés 2 390 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 mai 2026
Edgar Ulmer, réalisateur d'origine autrichienne qui finit par s'installer définitivement aux Usa, à la réputation d'être un cinéaste maudit.

Certaines de ses œuvres vont asseoir son prestige auprès des cinéphiles, établissant la légende d'un grand metteur en scène confiné dans des séries B.

Parmi ses réalisations majeures " le démon de la chair " (1946 ), n' est pas une des moindres.

Portrait d'une femme machiavélique, " the strange woman " d'après son titre original, donne à voir un des films les plus exceptionnels sur la perversion.

Mais par delà son scénario absolument exceptionnel dans la description des méandres nauséabonds de l'âme du personnage principal, il y a un casting de tout premier ordre.

Hedy Lamarr cache l'intériorité cette âme noire derrière le masque de sa beauté légendaire et George Sanders ( il est à l'écran uniquement dans la seconde partie ) est à la hauteur de ses meilleures prestations.

Les dix dernières minutes font peut-être perdre un peu de l'intensité produite par la maîtrise de ce qui a précédé, mais on est véritablement en présence d'un film d'une puissance exceptionnelle.

Patrick Brion le programmera d'ailleurs dans son cinéma de minuit en 2009, lui rendant ainsi un hommage au combien mérité.
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