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Un visiteur
5,0
Publiée le 1 mai 2007
un film incroyable .Certes ce qui m'a attiré au départ c'est le procédé technique mais j'ai vite remarqué que ce n'etait pas le seul interet du film. l'histoire est paranoiaque a souhait bien bien en relation avec ce qu'ecrivait k.dick la meem dose d'humour noir en prime. les acteurs sont trés bon .Meme keanu reeves qui en policier completement parano qui perd peu a peu son identité joue mieux que jamais meme si il n'egale pas robert downey jr absolument parfait dans ce film
Sur le principe, pourquoi pas ? Une adaptation filmée de Philip K. Dick relookée en animation, ça avait de quoi séduire. Las, le rendu visuel est vraiment pas terrible, et en plus, on s'emmerde. Si on a souvent vu l'auteur sur-boosté à l'adrénaline sur grand écran (ce qui s'apprécie diversement), on a ici droit à un script incroyablement bavard, brouillon, répétitif et inintéressant. En gros, Keanu Reeves est un flic (tellement undercover que même son supérieur direct ne sait pas qui il est) infiltré dans une bande de junkies minables et s'aperçoit qu'on lui demande d'enquêter sur lui-même. Le souci, c'est qu'on n'assiste qu'à une simple succesion de discussions pas vraiment follichonnes : Reeves palabre avec son supérieur, tout deux étant revêtus de combinaisons modifiant en permanence leur aspect physique (effet fort laid et dont l'intérêt pratique m'échappe encore, soit dit en passant), les camarades drogués se font leurs délires paranos (censés être comiques, et c'est plutôt raté)... Le seul aspect remarquable du film, c'est le tour de force technique consistant à arriver, en retravaillant toutes les images, à conserver intactes les excécrables performances de Robert Downey, Jr et de Woody Harrelson qui s'auto-caricaturent et cabotinent à mort. Bref, A scanner darkly est une expérience plutôt désagréable en l'état, mais peut-être les producteurs ont-ils oublié de préciser qu'il fallait voir le film sous psychotropes pour rendre les visuels acceptables et chargé à l'herbe-qui-rend-nigaud pour espérer rire des tergiversations loufoques de la petite bande de camés.
L'aspect visuel très intriguant de ce film doit être la raison principale de son visionnage, et je dois dire que l'on n'est pas decu. L'originalité ne manque pas et on se surprend tout au long du film à regarder les images qui défilent et non à suivre de près le scénario. Ce dernier subissant des hauts et des bas, on est quelque fois perdu mais on s'y retrouve toujours (ou presque)... les critiques qui dénoncent une histoire incompréhensible n'ont pas du boire de l'eau avant de l'étudier ... Niveau acteurs( puisqu'il s'agit de véritables acteurs si si !! ) on soulignera un keanu Reeves un peu mou mais un Robert Downey givré et parfait. En clair un film manquant un peu de punch mais son style "animation" ne peut que plaire aux chercheurs de nouveautés ...
[avril 2008] J'attendais beaucoup de ce film et j'ai été un peu déçu... Mon gros reproche résidera au niveau du "motion picture" (la technique numérique utilisée dans le film, qui donne un effet "Bande Dessinée"...). Je ne regrette pas son utilisation qui apporte indéniablement au niveau de l'ambiance et des visages, mais plutôt son excès : les images "bougent" énormément, attention au mal de tête ! En dehors de l'aspect graphique cette adaptation du roman de Philip K DICK est quand même plutôt réussie. Les acteurs sont excellents, c'est assez fidèle au roman original (ce qui implique de perdre pas mal de spectateurs en route) et la fin est très réussie.
Bien décidé à expoiter à fond le filon Philip K. Dick, Hollywood adapte un autres des romans du célèbre écrivain paranoïaque, avec derrière la caméra son nouveau chouchou Richard Linklater, et devant ses "acteurs de blindages" qui vont de Keannu Reeves (qui décidement ne se remettra jamais de "Matrix") à Robert Downey Jr en passant par Woody Harrelson et Winona Ryder... Mais attention, "A scanner darkly" n'est pas une adaptation de roman banale: ici, toutes les images ont été décalquées numériquement et dans les moindres détails, ce qui donne au film un ton angoissant où on voit le monde d'un oeil sous ecstasy entre réalité et dessin animé. Le problème c'est: est-ce que cet effet peut tenir pendant 100 minutes à l'écran? Malheureusement non, on commence à être overdosé au bout d'environ une heure. Peut être un effet voulu, vu que l'histoire parle de drogue... Le film en lui même est regardable, mais aurait pu être beaucoup mieux sans la lourde mise en scène de Linklater et les jeux d'acteurs qui deviennent tous gavant au bout d'un moment (exception faite de Rory Cochrane qui campe à merveille un toxico paranoïaque): un essais étiré et commercialisé, à voir par curiosité.
Malgré quelques longueurs et un parti prit visuel pas toujours justifié,a scanner darkly est une fable moderne sur les implications gouvernementales dans les menaces societales,celles que l'on nous assene tous les jours et qui ne sont pourtant que la vitrine hypocrite des interets economiques qui nous dirigent.
Très spécial. La forme (image retravaillée façon "cartoon") est amusante et original en début de film mais lassante et pénible à la longue. Les lignes et surfaces sont adoucies ; ça rend le film un peu fade et efface un peu la performance des acteurs et le travail du réalisateur. On note aussi un léger manque d'intensité. Cependant, ce travail remet en exergue le fond : l'histoire de K. Dick retransparait complètement à l'écran. Et rien que pour ça, le film mérite 3 étoiles.
Concept intéressent, scénario rocambolesque qui tiens la route face à la date de narration... Il ne faut surtout pas rater une minute sinon, on s'y perd. bref, bon sans plus.
Lorsque Richard Linklater avait été annoncé comme le réalisateur du roman de Philip K. Dick intitulé Substance de Mort, il y eu comme un mouvement de panique parmi les fans de l'auteur de Science-fiction, qui ne voulait en aucun cas voir l'auteur de Rock Academy à la tête de cette adaptation. Bien que Rock Academy ne soit pas foncièrement mauvais, il est vrai qu'il reste un divertissement pour ado avant tout, donc pas aussi difficile à mettre en oeuvre que le roman de Dick, lui même réputé "inadaptable". Cette peur n'avait visiblement pas lieu d'être. Il suffit de voir le film pour s'en rendre compte. D'après la plupart personnes ayant lu Substance de Mort, le film est assez fidèle au livre. On découvre dans le long-métrage de Linklater une nouvelle forme d'esthétisme sous forme de cartoon, dérangeante mais pas désagréable, qui à sa manière nous plonge dans un futur trouble et totalement contrôlé par le gouvernement. Les plus grandes peur de Dick sont traitées avec humour, tout en provoquant des frissons tellement celles-ci terrifient: La Substance M qui tue à petit feu, la police prête à tout pour mener à bien sa mission et une liberté d'expression quasi nulle. La seule chose que l'on regrette, c'est ce sabrage du roman, essentiel pour des raisons de durée, mais le film ne fait qu'une heure et demi. Trente minutes de plus auraient été nécessaire pour éclaircir quelques points peu clairs, notamment du côté de la paranoïa et de la schizophrénie du héros. En résumé, A Scanner Darkly définit parfaitement les thèmes chères à Dick, avec un graphisme accrocheur, mais reste incomplet, bien qu'assez fidèle au livre.
Lecteur assidu de Philip K. Dick, j'ai beaucoup hésité avant d'aller voir ce film. En effet, comment adapter à l'écran l'univers de Dick ? Là où tous les autres (même Spielberg) s'étaient lamentablement plantés, seul Ridley Scott avait réussi, avec Blade Runner, un chef d'oeuvre, mais au prix d'une très grande prise de distance avec l'oeuvre originale. Avec Substance Mort, Richard Linklater a d'emblée mis la barre encore plus haut. Alors oui, en effet, ceux qui ne sont pas habitués à l'univers Dickien seront rebutés par la pauvreté apparente du scenario et l'hermétisme du propos, mais comment aurait-il pu en être autrement ? Ne jettons pas la pierre à Linklater : il a réussi une partie de l'infaisable, rendre finalement visualisable à l'écran la perception brouillée de Fred / Bod Arctor. A ce titre, le procédé de "post-animation" utilisé dans le film est une réussite. Malheureusement, cette animation n'est d'aucun secours pour donner de l'intensité à un Keanu Reeves plus fade que jamais qui plombe complètement le film, alors que même "gommés", Winona Ryder est toujours aussi fascinante, et Robert Downey Jr épatant dans le cabotinage. Je ne suis pas sûr que ce film apportera de nouveau lecteurs à l'oeuvre immense de Dick, et c'est bien dommage. Même si le réalisateur a fait un bon boulot, il aurait été préférable qu'il choisisse un autre sujet.
Un véritable ovni du cinéma. A scanner darkly nous embarque dans un voyage unique. Visuellement attrayant, le film est construit comme un jeu vidéo. L'interprétation de ce casting prometteur est à la hauteur des attentes des spectateurs. Robert Downey Jr. est comme à l’accoutumée excellent. La folie, dus à la prise de substance psychédélique interdite dans un monde où "Big Brother is watching us", est très bien rendue et fait penser par certains plans et quelques situations au film Bug. Néanmoins, le scénario est extrêmement confus et de nombreuses lenteurs viennent perturber le bon déroulement de l'intrigue. On s'ennuie ferme pendant près de 25 min. Dommage car l'idée de départ était prometteuse. Un film à voir par curiosité et pour son expérience visuelle.
Les films vomitifs, en général, traitent soit d'ultra violence, soit de drogue. Noé s'est occupé de parfaire le premier cas de figure, et c'est Linklater, qui après des mois de post-prod, nous offre le chef d'oeuvre ultime de la seconde catégorie, avec des porte-étendards de choix, j'ai nommé Keanu et Robert, l'un accro aux petites pilules bleues, l'autre bin... c'est Iron Man quoi...
Si l'on pense au livre de K.Dick, cette adaptation est forcément décevante. Linklaker ne parvient pas du tout à retranscrire l'univers psychotique du roman. A aucun moment (à l'exception d'une scène d'hallucination rapide comme l'éclair) on ne comprend ou visualise les effets de la substance M. Le climat de paranoïa qui englobe toute la ville et ses habitants n'est pas du tout palpable. La retranscription de la déchéance physique et psychique de Bob Arctor est complètement ratée, celui-ci basculant dans la maladie d'un seul coup, pour les besoins du scénario, afin d'introduire la dernière partie du film, trop rapide et bâclée. Le film n'ouvre par ailleurs aucune voie de réflexion comme le fait K.Dick dans chacun de ses écrits. Si l'on oublie maintenant le roman original, ce film reste un bon divertissement, bien au-dessus de la qualité des productions actuelles. L'utilisation du rotoscoping, dans l'ensemble réussie, peut parfois fatiguer les yeux qui ne savent pas très bien où se placer dans l'écran et aspirent à plus de netteté. Le jeu des acteurs est irréprochable, rappelant enfin sur quelques rares scènes l'ambiance du livre (les vitesses de vélo, la panne de voiture, le silencieux de Barris). Au final, une adaptation ratée, mais qui reste quand même la meilleure adaptation de l'univers de K.Dick après le Blade Runner de Ridley Scott.
Malgré quelques longueurs et un parti prit visuel pas toujours justifié,a scanner darkly est une fable moderne sur les implications gouvernementales dans les menaces dites terroristes (appellation bien confortable pour décrédibiliser tout mouvement subversif au pouvoir) ,celles que l'on nous assène tous les jours et qui ne sont pourtant que la vitrine hypocrite des intérêts économiques qui nous dirigent.
Un film formellement étonnant, à mi chemin entre le film et l'animation, qui demande un petit temps d'adaptation. Si le procédé s'avère de temps à autres plus ou moins joli, il demeure le plus souvent réussi et s'adapte très bien au sujet et à l'univers d'anticipation du film. Le scénario est brillant, respectueux de l'auteur original Philip K. Dick et captivant jusqu'à la toute fin... Une belle réussite...