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benoitparis
143 abonnés
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3,5
Publiée le 4 septembre 2011
Une adaptation d’un des romans les plus poignants de l’auteur d’anticipation Ph. K. Dick. « Substance mort » est un grand témoignage romancé sur la psychose induite par la toxicomanie. C’est un constat lucide, in fine, sur les ravages de la drogue sur toute une génération. Le film respecte l’esprit du roman, surtout dans son aspect paranoïaque, policier, ce qui lest e plus prémonitoire dans la fiction de K. Dick. Si on ne peut guère faire de reproche au scénario, on peut être beaucoup plus dubitatif sur son aspect visuel. J’ai personnellement vu deux films utilisant la technique du dessin animé sur support filmé : « Sin city » et « A scanner darkly » et dans les deux cas c’est décevant. La magie propre à la photo et au dessin est cassée, sans que quelque chose d’aussi fort vienne s’y substituer, même si, dans l’esprit des réalisateurs, il doit s’agir de restituer une vision hallucinatoire.
Le pari était osé : adapter l'inadaptable, le roman le plus personnel de Philip K.Dick (cf l'émouvante citation en fin de film). Et Richard Linklater s'en sort plutôt bien. Sa bonne idée réside dans le traitement de l'image : chaque plan est redessinée à la palette graphique, ajoutant ainsi à l'étrangeté de l'histoire. Le léger manque de rythme est compensé par l'atmosphère hallucinée et le scénario très dérangé. Une bonne surprise.
Les films vomitifs, en général, traitent soit d'ultra violence, soit de drogue. Noé s'est occupé de parfaire le premier cas de figure, et c'est Linklater, qui après des mois de post-prod, nous offre le chef d'oeuvre ultime de la seconde catégorie, avec des porte-étendards de choix, j'ai nommé Keanu et Robert, l'un accro aux petites pilules bleues, l'autre bin... c'est Iron Man quoi...
bon film. très/trop complexe pour comprendre toutes les subtilités. il faut le voir plusieurs fois pour en tirer toute l'essence de cet univers psychologique, mélange de délires et de réalité. le coté graphique et une excellente expérience même si il fatigue un peu a la longue.
Un Keanu Reaves et un Robert Downey Jr. très très bons, la paranoïa comme jamais dans un style panoramique innovant d'une prouesse artistique dont on ne lâche pas un morceau. Une véritable réussite visuelle que ce scanner darkly!...
Mieux vaut le lire, étant donné qu'il s'agit de l'adaptation peu inspirée d'un roman autobiographique d'un des auteurs de science-fiction les plus important du 20ème siècle. L'esthétique soi-disant novatrice n'est guère intéressante vu la pauvreté de la mise en scène et ne parvient pas à donner le change, au contraire on a plutôt l'impression de regarder une galerie de 'numéro d'art' animé (vous savez ces grilles de coloriage numérotées qu'il fallait remplir de leurs couleurs respectives pour obtenir une croûte enfantine). Un cinéaste inventif comme Terry Gilliam en aurait fait une bombe. Le jeu des acteurs est plus ou moins dans le ton du bouquin, mais reste tout de même superficiel car il ne relève pas vraiment la gageure du registre tragi-comique, je ne parle même pas de ce pauvre ken: il y a dû avoir confusion au casting, au lieu de lire "Bob Arctor" il on lu "Bad Actor", je ne vois que cette solution.
Adaptation fidèle d'un roman bien barré de K.Dick (mais ne le sont-ils pas tous plus ou moins?). L'image en procédé rotoscopique est en adéquation avec la schizo-paranoîa des personnages due à une nouvelle drogue de synthèse.Une bonne prise de tête en perspective et des répliques parfois amusantes (ils sont tellement largués!). Richard Linklater est un réal interessant, qui change souvent de registre.
Un thriller futuriste paranoïaque sublimé par un style graphique littéralement hallucinant. Le scénario est volontairement alambiqué, afin que le spectateur partage ce sentiment d'incertitude et d'inquiétude que ressent cet espion infiltré sombrant dans la drogue et la schizophrénie. À la fois oeuvre de science-fiction et drame social, "A Scanner Darkly" est avant-tout une curiosité artistique qui fascine.
Le type d'animation appelé rotoscopie utilisé tout au long donne un petit cachet d'originalité au film mais au final cela le dessert beaucoup plus que cela ne le sert. L'expressivité des comédiens est totalement inexistante à cause de ce procédé et le réalisateur-scénariste a dû composer pour faire comprendre les sentiments des personnages avec un aspect trop fortement bavard et pesant. C'est dommage car on passe à côté de personnages qui auraient pu être forts. De plus, la distribution manque considérablement de charisme si on excepte peut-être Winoma Ryder. Tout cela est bien dommage car il y avait l'air d'avoir sous tout cela une réflexion anticipatrice forte et intelligente sur la toxicomanie. Sans l'avoir lu je pense que le roman de Philip K. Dick doit être absolument remarquable et mérite d'être réadapté car il y a de quoi faire un grand film voir même un chef d'oeuvre.
Difficile de noter un tel film. Le plus original est sans aucun doute les graphismes, parfois très jolis et parfois trop agressifs, même si c'est assez agréable de balader son regard sur les différents personnages et éléments informatisés pour l'occasion. Mais le scénario (adapté d'un livre) est tout de même assez costaud et il vaut mieux ne pas trop s'attarder sur l'image si on veut comprendre quelque chose (surtout en VO)! Après, le jeu des acteurs est très bon, Downey Jr en tête. Bref, un bon film, mais exigeant à regarder.
Une adaptation surprenante et réussie du roman Substance Mort de Philip K. Dick. La plus grande trouvaille de ce film est d'avoir redessiné couleurs et contours par dessus les images réelles, rendant une étrange impression d'irréalité bienvenue. On appréciera également les jeux incohérents et torturés de Keanu Reeves et Robert Downey Jr., dont les dialogues égarés et paranoïaques donnent toute sa saveur à la noirceur désespérée de l'histoire. Un regret cependant : La lenteur du tempo autorise de brefs bâillements. Une plus grande implication du spectateur aurait pu être orchestrée par des choix de mise en scène plus explicites, faisant par exemple clairement ressortir la schizophrénie du personnage principal. Pour autant, ne boudons pas notre plaisir !