Un récit assurément passé à côté lors de sa sortie, un récit faisant directement suite au classique dont le titre est échos à ce film et enfin,
qui m’aurait dit que ce récit pu être si convainquant et percutant avec enfin un jeu sincère, une romance enfin discrète mais suffisamment lisible sans être inondable, un scénario futile qui tel le futur grand « Gladiator » laissera sa scène clé révéler l’identité secrète du principal intéresser. Un jeu donc sincère ou Steve Reeves laisse enfin ses muscles machos pour plus de percussion, laisse enfin sa larmoyante caractéristique romanesque de côté et s’y donne à fond, dans les combats, dans les échanges politico-militaire et sociaux, son relationnel avec ses camarades et parviens à donner naissance à un personnage qui est passionnant à suivre. Ombretta Colli joue donc cette jeune esclave soucieuse de ses compères, aimante et laissant son « âme » au sauveur du peuple, un jeu captivant non écrasant dans la romance mais bien plus intéressant dans le relationnel « basique », plus concrets et moins ennuyeux tous simplement. Ivo Garrani incarne avec un quasi « brio » un César réellement militaire, réellement empereur sachant instaurer le respect et son autorité. Des scènes personnelles simplement géniales avec chacun de ses camarades. Côté Romain également, Claudio Gora sert parfaitement son rôle autoritaire et politique, Crassus ou le tyran des peuples voulant les affaiblir, les anéantir pour l’éternelle gloire de l’Empire et ainsi, s’accaparer les bonnes humeurs de son supérieur. Visuellement, rare sont les récits romains à s’être autant dérouler en milieu désertique, nous sommes en Egypte mais sans égyptiens ou reine à la clé mais uniquement des esclaves limite Judéens voyant presque en ce fils prodigue le Messi, bref. Désertique et parfaitement exploiter, les intérieurs ont une fois de plus parfaitement été créer et offre d’amples scènes concrètes. Niveau action, enfin des combats non « simulés », encore un peu la dramaturgie théâtrale habituelle mais se faisant vite oubliée. Les scènes les plus massives restent percutantes par des figurants enfin maîtrisés et des chorégraphies parfaitement orchestrées. Enfin, la scène finale est magique dans son ampleur mais d’un illogisme total, pourquoi parle-t-on de crucifixion lorsque les principaux intéressés sont juste attachés à des croix ? de quoi meurt-ils finalement ? De faim et soif avec un soupçon de chaleur solaire ? Je cherche assurément pas la scène morbide à la Jésus et heureusement mais comme toute exécution, respectons en le processus. Passons çà et je conclurais sur ce magnifique plan terrestre de César rejoignant sa légion et d’une seule déclaration, là fait avancée en pas synchroniser, un plan simple mais tellement rare après toutes ces œuvres découvertes avec leur si gros lot de défauts majeurs
. Récit astucieux et original, un cast sincèrement percutant, un ensemble visuel canon, arriverais-je vers la période concrète des péplums ? Verrais-je bien.