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Un visiteur
1,0
Publiée le 12 novembre 2006
Adaptation littéraire retraçant lascension politique et vertigineuse dun « plouc » de Louisiane ainsi quil se qualifie. Le sujet vaut le détour, malheureusement, Sean Penn en fait un peu trop ainsi que le réalisateur qui surligne cette ascension (scènes de meeting redondantes pour être sûr que le spectateur couillon ait bien suivi) pour ensuite écourter la chute et là justement, manque de clarté. Au final, le film manque denvergure, laction politique nest analysée que sous un angle (ou candidat) unique, les personnages auraient mérité dêtre plus travaillés bref, peut mieux faire. En option.
Au-delà du combat politique dun homme, Les fous du roi sintéresse aux états dâmes dune poignée de personnages, obsédés par un passé idéalisé, qui se croisent et interagissent les uns sur les autres. Ainsi, ce joli film nous livre une réflexion sur le destin, sur la quête du bonheur et dune justice quelle soit individuelle ou collective- et nous entraîne dans les méandres de la politique où lhumain perd le contrôle. Il nous parle de cette inévitable corruption de lâme qui découle de toute accession au pouvoir. En prenant tout le temps nécessaire pour rendre la complexité des thèmes abordés, ce film inattendu et humain contient une grande force émotionnelle et beaucoup dintensité. Les fous du roi est, dans son ensemble, sobre, très bien interprété (Jude Law, parfait ; Kate Winslet lumineuse pourquoi est-elle si rare sur nos écrans ?) et aussi, très noir, voir désespéré. Ce serait dommage de passer à côté.
Les fous du roi, cest lhistoire de Willie Stark, élu gouverneur de la Nouvelle Orléans. Cest un film qui parle de politique sans en cacher les mauvais côtés Steven Zailian illustre son propos en nous racontant la vie de cet homme, issu dune classe sociale modeste, qui un beau jour dénonce les responsables de la mauvaise construction dune école. Il se retrouve alors un sérieux concurrent pour les deux autres postulants au titre de gouverneur. Naturellement, Willie est élu par les siens avec une écrasante majorité, et promet à ces «culs-terreux» la construction de routes, etc. Ce qui bien évidemment ne plaît pas à tout le monde, à commencer par les sénateurs qui tenteront de le destituer. Lidéaliste Stark, qui critiquait les politiciens malhonnête, devient alors malgré lui victime de la politique, sombrant dans la corruption et prêt à tous les coups bas pour sen sortir. Les Fous du roi, cest un film sur la manipulation et sur larrivisme : quest-on prêt à faire pour garder sa place ? Comment faire que les puissants pouvant vous destituer se taisent ? Au final, le film, sans jamais être une violente critique de la politique, dresse une image peu reluisante de celle-ci. Pour servir son propos, Steven Zailian sest entouré dun bon scénariste (la construction du film est intéressante, les flash-back sont judicieux et la voix off très bien utilisée), dun bon chef opérateur, et surtout de bons acteurs. Si on croit en ce film, cest dabord parce queux y croient. Sean Penn est excellent en gouverneur de Nouvelle Orléans, et les scènes de propagande sont très réalistes. Face à lui, Jude Law, au jeu plus intériorisé (car le personnage est plus réservé et réfléchi), convainc tout autant. Enfin, Anthony Hopkins, en juge à la retraite, impose le respect. On regrettera alors que le film soit un peu mou et trop lent. Ce nest pas quon sennuie, mais Zailian aurait tout de même pu faire un effort supplémentaire pour rendre son film passionnant et captivant.
Le propos sait se faire séduisant par plus dun aspect : il faut reconnaître que le parcours que Steven Zeillian cherche à nous brosser de ce politicien populiste parvient capter lattention et maintient lintérêt pendant longtemps. Pourtant, le verre est à moitié plein. On ressort de là avec limpression que le film sest arrêté en cours de route, quil nest pas allé jusquau bout, et quau final le propos est un peu creux. Le personnage de Willie Stark se révèle au final cousu de fils blancs, traité superficiellement, le tout avec un académisme assez grossier qui ne vient pas arranger laffaire. Sajoute à cela une interprétation de Sean Penn « gros sabots », ce qui nous donne une raison supplémentaire dêtre déçu par ces "fous du roi" même si, rappelons le quand même, le spectacle nen reste pas moins plutôt correct.
"les fous du roi", tragédie contemporaine qui s'applique a disséquer les prémioces de la politique "spectacle" à l'américaine n'est pas d'un intérête transcendant.Cependant, on se prend vite au jeu par la qualité du scénario et des dialogues qui nous sont proposés ici.On oubliera pas non plus la formidable distribution (jude Law et Sean penn en tête), mais on reste quand même sur notre faim au bout d'une demie heure de film (il en reste 2 dérrière).Et nos craintes du débuts réapparaissent obstensiblement et nous plombe le tout comme un mauvais fondant au chocolat.Le résultat ets intéréssant mais pas captivant et surtout d'une lenteur pachydermique pour un film aussi long.D'ailleurs si Zaillan s'en sort dans le scénario et les dialogues, il se loupe immanquablement dans une mise en scène lourde et sans nuance.Ses qualités de réalisateur sont du domaine du néant.On est en droit d'avoir un peu d'innovation, un peu de punch pour s'accrocher à un sujet rebutant au départ!Ca partatit d'une bonne idée, mais bon nombre de navet partent aussi d'une bonne idée...
Ce film est un chef duvre à tous niveaux. Commençons par lidée de base, brosser le portrait (si proche de lactualité) de la politique des années 50 aux USA est ambitieux. Celle de lascension dun « bouseux » au rang de gouverneur peut paraître déjà vue et usée. Il nen est rien tant Sean Penn emporte ladhésion par son jeu dacteur époustouflant (un ton au dessus de tout le monde) et par ses discours qui sont sans nul doute les moments clés du film. Le scénario évite tous les pièges notamment au niveau de lhistoire entre Jude Law et Kate Winslet qui ne tombe jamais dans la niaiserie et le sentimentalisme. Le traitement du sujet est parfait, sans être trop manichéen avec un Stark qui apprend la politique, manipulateur manipulé, prédateur et victime à la fois tout en ajoutant quelques pointes dhumour bienvenues .Tous les acteurs sont donc brillants sans aucune exception (même si je le redis Sean Penn est extraordinaire). Certains regretteront que la première partie du long métrage soit plus centrée sur Penn et la seconde plus sur Law mais cela permet selon moi au film de ne pas sessouffler trop vite et de garder son rythme et lattention du spectateur pendant 2h15. Enfin la bande son est simple mais magnifie le tout et parachève limmersion complète du spectateur qui ne peut quêtre conquis par un réel chef duvre envoûtant et incontournable,le film de lannée selon moi
Il suffisait pourtant de voir « lorphéon » Sean Penn, Jude Law, Mark Ruffalo et James Gandolfini pour se dire que le chef dorchestre Steve Zaillian (scénariste des plus grands) ne pouvait faire quune bonne symphonie surtout quand on sait, en plus, que la partition est tirée d'un roman de Robert Penn Warren, prix Pulitzer 1946. Mais je me suis aperçu rapidement que « cest pas si simple de faire un grand film ». Je mattendais à mieux, Sean Penn seul au générique aurait peut-être été suffisant et donner la juste mesure dambition à ce film.
Un remake d'un bon film tourné au début des années 50, et d'après une pièce de la même époque:on se demande pourquoi S. Zaillian a voulu le refaire. Pour la couleur , peut-être? En fait, je préfère nettement l'original. Là, Sean Penn semble jouer sous acide, Jude Law sous narcotique, et Kate Winslet est totalement inexistante. Le film est terriblement bavard et répétitif, et personne ne semble s'intéresser aux avatars de cet homme politique d'abord manipulé , et qui devient lui-même manipulateur... et pire que les autres. Quel soulagement de voir Mark Ruffalo (sous-employé ici, quel dommage!) le faire taire définitivement!. Comme quoi ce n'est pas toujours avec les bonnes pièces que l'on fait de bons films!
Quel confusion. Le roman homonyme est un grand livre dont tous les élégants rouages imposent leur clarté. Le film hélas ne fait que les survoler. Malgré un casting prestigieux, on reste à la porte et l'on s'ennuie ferme. Aucune grâce, tout passe en force et nous oblige à faire de même. Un naufrage.
Avant de voir ce film, j'ai d'abord lu vos critiques et je me suis préparé à toutes éventualités! Surprise! J'ai beaucoup adoré le film, le sujet qui sans le croire est d'actualité et indémodable. Les acteurs sont formidables, j'ai un petit penchant pour A. Hopkins qui comme toujours joue à la perfection son rôle. La musique est très bien adaptée au film, merci J. Horner et enfin, j'ai trouvé les discours de W. Stark (S. Penn) très poignants et très bien dits, chapeau! Seul petit regret, c'est que S. Penn en dehors du personnage qu'il joue, a tendance à être un peu trop "excité" (bras agités dans tous les sens) lors de ses interventions même si je comprends bien que l'idée est d'être un "plouc". Je vous le conseille franchement, et surtout je ne comprends pas pourquoi il n'a pas eu une meilleure distribution dans les salles de ciné à Paris...
Un film assez décevant. le casting prestigieux ne peut combler les failles d'une mise en scène moyenne et d'une fin un peu grosse. Les rebondissements finaux ne sont pas très crédibles. tout comme Kate Winslet dont le personnage ne sert à rien. Mais la prestation de Sean penn est impressionnante.