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floramon
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5,0
Publiée le 13 décembre 2018
film exceptionnelle , on voit la bavure qu'on subit ces hommes , le film est extrêmement bien expliqué on comprend bien toutes les conséquences et on arrive à se mettre à la place des protagonistes, film impérativement fort !
S'il y avait un film à faire sur ce sujet, c'était certainement exactement comme cela qu'il fallait le faire. Xavier Beauvois réalise, avec "Des Hommes et des Dieux", un film porteur d'un splendide message de paix. Le film présente la vie des moines cisterciens de Tibhirine, de 1993 à 1996, année où ils seront pris en otage par des terroristes islamistes. Le film reste très pudique, ne montrant que très peu la prise d'otage en elle-même ainsi que l'exécution des moines, il préfère, à juste titre, se concentrer sur la vie harmonieuse des moines avec la population musulmane locale. Le groupe de moines est très bien porté à l'écran, évidemment grâce à Lambert Wilson et Michael Lonsdale, mais aussi tout le reste du casting, absolument excellent. Tous les acteurs sont vraiment très bons. Le film traîne parfois un peu avec quelques longueurs, il aurait peut-être mérité à être un peu raccourci. On appréciera en tout cas le message très fort de "Des Hommes et des Dieux", où les véritables héros sont les hommes consacrant leur vie à Dieu et à leur prochain. Un film à voir.
Un film très respectueux de la réalité des faits. Il montre la vie des moines et leurs rapports avec les algériens, l'histoire se passe en 1996. Le film s'articule autour du choix de rester face à la situation périlleuse et cela est bien fait en respectant la foi qui pouvait les animer. En cela Lambert Wilson et Michael Lonsdale sont dans le rôle. Pour Lonsdale sa biographie de catholique engagé est parlante. Il y a une belle vision de la vie monastique dans le film, c'était tout de même attendu vu l'histoire racontée mais c'est aussi bien réalisé et montré sans compromis. Jésus n'est pas oublié et s'il y a une part d'humanisme face à l'islam qui ressort dans le titre aussi, elle était existante et importante dans l'histoire réelle.
Rare de voir un film dégager une telle puissance émotionnelle. Le jeu d’Olivier Rabourdin est particulièrement intense. Impressionnant quand on l’a vu dans d’autres rôles très différents, comme dans la série de Guyane. Mettre la spiritualité et surtout le choix d’une vie au centre d’un film servi par de puissants acteurs délivre un chef d’œuvre appuyé sur une réalité tragique.
C'est un peu plus qu'une critique du terrorisme, un peu plus aussi que la protection nécessaire d'un village par des hommes d'église : "Des hommes et des dieux" met en scène des moines ambigus, partagés entre leur foi et leur instinct de survie. Xavier Beauvois n'excelle pas à filmer les prières ou la banalité du quotidien mais trouve l’inspiration lors des moments de confrontation; lorsque sa caméra devient mobile et s'attarde sur des visages opaques et sur des paroles contradictoires, le film trouve une intensité prenante et touche du doigt un problème passionnant : si ces moines affirment que rien ne les contraint à fuir, ils acceptent de fait une forme de suicide. Ce que la célèbre scène du dernier repas montre d'ailleurs très bien, c'est moins la comparaison de ces moines aux apôtres du Christ que ce que sous-entend la musique de Tchaikovsky, "Le lac des cygnes", à savoir le passage de la bonté au mal, une acceptation des ténèbres transgressive si l'on considère ce que représente le suicide dans la religion chrétienne. Film d'un calme trompeur tant ces moines ont en eux une fureur des plus inquiétantes, " Des hommes et des dieux" est remarquable dans sa capacité à maintenir l’ambiguïté autour de ses personnages tout en menant un cheminement très clair.
Ce film est simple : il relate le terrible drame des moines de Tibhérine qui furent capturés spoiler: et exécutés en Algérie dans les années 90 , officiellement par le GIA mais encore aujourd'hui, personne n'en a la certitude. J'avoue être stupéfait d'être capable de regarder ce film avec beaucoup de "plaisir" tellement le réalisateur a su tirer force des personnages si humains et si attachants. Nous nous retrouvons bouleversés devant ce terrible drame. Ces moines sont extraordinaires !! Bref : un film sur des hommes devenu non pas des Dieux mais des légendes.
C'est un bel hommage au courage et à la dévotion de ces moines martyrs des islamistes algériens. Ils ont été assassinés en 1996 et ce n'est pas si loin !! Très belle interprétation.
Difficile de juger un réel événement dramatique, la voie de ces moines est impénétrable pour comprendre leurs sacrifices la mort dans l’âme, malgré les avertissements des intervenants Algériens et leurs bons arguments pertinents et émouvants, la multitude de choix de partir était encore possible, ils choisissent de rester sans moyens de se défendre pour faire face à l’extrémisme religieux armé qui pris finalement le dessus sur leurs nobles causes. En tentant en vain de les raisonner par la réconciliation des deux croyances, islam et christianisme, un idéal humaniste qui se termine en expérience tragique. La contemplation dans la lenteur ne me pose pas de problème et j’aime la poésie mais il n’y en a pas chez ces sacrifiés volontaires qui n’étaient que des hommes pas des dieux, je n’ai pas versé de larmes.
Des hommes et des dieux et un film assez intéressant. Difficile de ne pas être ébloui par le courage de ces hommes dont le film reprend l'histoire. Et forcé d'admettre que si ce n'était pas une histoire, j'aurais trouvé le discours bien mièvre et mords-moi-le-nœud (faisant un peu la promotion du catholicisme au passage), le fait que ça se soit réellement passé donne de la force à ce film. D'ailleurs la rencontre entre leur perception de la situation et celle de la police est très intéressante. En revanche, le rythme du film est tout de même assez lent et je me suis un peu ennuyé par moment. Lambert Wilson et Michael Lionsdale sont remarquables, tout en justesse. Les personnages sont extrêmement touchants, leur sort est d'autant plus atroce. Sympathique à regarder.
Xavier Beauvois, réalisateur de films puissants tels que « N’oublie pas que tu vas mourir » ou « Le petit lieutenant », immerge sa caméra en Algérie et nous fait vivre le quotidien des moines trappistes de Tiibhirine, retrouvés mystérieusement assassinés en 1996. Sans polémique ni prosélytisme, il nous offre une œuvre lumineuse et profondément humaine, logiquement récompensée par le Grand Prix du Festival de Cannes 2010, et portée par l’interprétation tout en retenue de Lambert Wilson et tout en finesse de Michael Lonsdale, dans l’un de ses plus grands rôles, assurément. Malgré quelques longueurs et un rythme volontairement lent, quelques scènes lyriques sont fortes en émotion et riches de symbolisme.
Bof, pas très efficace, un grand prix démérité, même si l’œuvre n’est pas debile. Un casting pas très flamboyant non plus. Je le déconseille aux moins de 10 ans. 2/5
Un film incroyablement mou malgré son sujet plutôt prometteur. Il est traité d’une manière plate et monotone, où il ne se passe pas grand-chose d’intéressant si ce n’est des banales scènes de vie quotidienne dans un monastère. Au final, c’est vide sur le fond avec absolument aucune réflexion sur la religion où le terrorisme (bien qu’il y avait la place). Xavier Beauvois manque cruellement d’audace et réalise un film sans aucune réflexion qui n’a aucun intérêt, mis à part montrer la vie de moines avant la mort dont ils avaient conscience. Mais en étant vide sur le fond, il est également faible sur la forme avec des plans incroyablement long, des scènes sans intérêts ou des transitions abruptes, seules la musique et l’interprétation de Lambert Wilson le sauve partiellement. Car Des hommes et des dieux, c’est finalement un film sans intérêt et d’un ennui profond.
Un film tout en non-dits et silences, avec un jeu d'acteurs excellents, mais qui à force de nous montrer des chants religieux et des prières, finit par être un peu lassant. le sujet est pourtant intéressant, et malgré le fait que j'ai un peu de mal avec une telle dévotion, leur sacrifice est exemplaire.
Il aurait été bien plus judicieux de montrer ce qu' a été cette guerre civile, les enjeux politiques, l' impact sur la population algérienne, etc... On aurait eu un film intelligent dans ce cas-là. Le réalisateur nous sert une indigestion de messes, de silences, de chants, de dialogues tout à fait ennuyeux, de cérémonies religieuses parfaitement barbantes; on sait dès le départ ce que sera le dénouement mais on n' a rien appris entre temps. Que dire si ce n' est que ces braves moines étaient un peu illuminés pour affronter sans défense un danger mortel? Le réalisateur en fait des martyrs sur lequel le spectateur s' apitoie généreusement, mais à quoi peut servir ce martyr???? Contre ce terrorisme, seule les armes ont pu vaincre; pas les bonnes paroles. Dans ce sens, ce film est très conservateur; il fait l' apologie de l' impuissance et de la résignation. Il séduira les croyants qui ne se posent pas de questions politiques: faisons confiance au Seigneur ......... en attendant que viennent les saigneurs!
En revenant sur le tragique épisode de l'assassinat des moines de Tibhirine, Xavier Beauvois livre un film très lent sans être toutefois totalement plat. Un film qui s'attarde davantage sur le quotidien et la vie simple de ces catholiques et sur leurs relations avec les villages des alentours que sur une énième histoire de prise d'otages. Après une première demi-heure assez ennuyeuse, une seconde partie plus intéressante avec un questionnement sur la foi, la peur. Une belle oeuvre portée par un casting charismatique, Lambert Wilson et Michael Lonsdale en tête. Quelques séquences superbes, une franche réussite.