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    À l'ouest des rails
    note moyenne
    4,0
    26 notes dont 3 critiques
    répartition des 3 critiques par note
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    3 critiques spectateurs

    Christoblog
    Christoblog

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    4,0
    Publiée le 2 février 2011
    A l'ouest des rails fait partie de ces films dont beaucoup de cinéphiles ont entendu parler, mais que très peu ont vu. Il faut dire que l'idée de se coltiner un documentaire chinois de plus de 9 heures (oui, vous avez bien lu) sur la fermeture d'un complexe sidérurgique géant (vous lisez toujours bien) Tie Xi, peut en refroidir plus d'un. Commençons par la première partie, Rouille. La première comparaison qui m'est venue à l'esprit, c'est Alien. Passée une fascinante introduction sous forme d'un long travelling avant, monté sur un train s'enfonçant dans l'usine enneigée, le film impose tout de suite un point de vue quasi onirique sur ces lieux gigantesques (plus d'un million d'ouvriers ont travaillé dans ce complexe), dans lesquels les hommes paraissent des fourmis. Au milieu du métal en fusion, ils semblent démunis et en danger. Lorsqu'on les voit dans l'intimité de la salle de repos, ou dans les bains, on songe à des explorateurs se réchauffant dans le cocon de leur vaisseau spatial. Le film - contre toute attente - n'est pas ennuyeux. Il alterne trois types de séquences, ce qui ne laisse jamais la monotonie s'installer : - les vues magistrales des lieux industriels, véritables poèmes visuels - les scènes de groupes, captivantes et profondément dépaysantes (karaoké entre collègues après le travail, séjour à l'hôpital pour traiter les maladies dues au plomb, jour de paye, jeux d'échecs chinois, discussions sur l'avenir de l'usine, essais de vêtements) - les interventions de personnes seules face à la caméra, qui sont autant d'historiettes émouvantes et parfois bouleversantes Wang Bing sait faire ressentir le temps qui passe (les évènements se déroulent sur plusieurs années) et de nombreux évènements marquants scandent le récit (un ouvrier est licencié, un autre meurt accidentellement dans une mare, du métal en fusion se répand accidentellement sur le sol..). On s'attache progressivement à ces Chinois qui paraissent toujours stoïques face à l'absurdité ubuesque de certaine situation. Le film parvient ainsi à tenir en haleine (une gageure !), tout en présentant un objet qui ne ressemble à aucun autre et qui laissera à coup sûr son empreinte dans l'histoire du cinéma. D'autres critiques sur Christoblog : http://chris666.blogs.allocine.fr/
    Arthur Debussy
    Arthur Debussy

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    4,0
    Publiée le 19 mai 2012
    Formidable aventure humaine, «A l'Ouest des Rails» est une expérience marquante pour le spectateur, aussi bien par sa durée que par la richesse de ce qu'elle filme. Rien que pour sa longueur, paradoxalement nécessaire pour rendre compte de la vitesse à laquelle la Chine évolue, l'on ne peut oublier un tel film. 9 heures! 9 heures consacrées à la vie d'ouvriers chinois au chômage et dans une misère noire, vie qu'on partage d'une certaine manière, grâce à Wang Bing et sa volonté de témoigner d'une réalité qui peu à peu s'évanouit, d'une humanité meurtrie mais pas pour autant réduite à néant. Parlons justement de Wang Bing : rien que sa démarche force l'admiration. Aller passer 2 ans environ au sein d'une population d'une pauvreté incroyable, vivre leur vie, parler d'eux, filmer les individualités, et ce toujours avec une honnêteté, une curiosité, une humilité rares... Bravo! A l'image de ce travelling incessant, à l'avant de ces trains roulant sans arrêt sur des rails sans fin, la caméra de Wang Bing va vers l'inconnu et ne s'arrête jamais. Il enregistre les moments les plus banals comme les plus émouvants, mettant sur un pied d'égalité chaque instant, qu'il s'agisse des plus tragiques ou des plus drôles. Wang Bing filme La Vie, et plus particulièrement une vie, celle des habitants d'un vieux quartier industriel de Shenyang, promis à la disparition. Pas de discours politique martelé, pas de point de vue partial ou biaisé, pas de commentaires (ou si peu) : Wang Bing s'efface devant son monumental sujet, bien que l'on puisse tout de même reconnaître ça et là la beauté de ses plans, cette façon qu'il a de sublimer une réalité peu avenante. Alors certes «A l'Ouest des Rails» n'est pas un long métrage vraiment révolutionnaire, mais il montre tant de courage et de disponibilité, de la part des personnes filmées comme du cinéaste, qu'il mérite la plus grande des reconnaissances. Un peu long mais ô combien nécessaire, un magnifique documentaire à voir sans hésiter! [3/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
    Spektr
    Spektr

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    5,0
    Publiée le 16 mai 2008
    Avant de poster ce commentaire, une seule question me trottait dans l'esprit: comment vais-je parler de "A l'ouest des rails" sans tomber inéluctablement dans une accumulation de superlatifs ? un sacré dilemme en effet, car l'œuvre qui nous est présentée ici, ce véritable voyage en Chine, que Wang Bing a tourné est un témoignage extraordinaire, auquel on ne peut que en remercier infiniment le réalisateur, car le travail fourni est tout simplement monumental, 9h de film, plus d'une année passée avec les ouvriers chinois, comprendre leur condition de vie, etc... Le documentaire est divisé en 3 parties, Rouille, Vestiges et Rails. Rouille traite de la condition de travail des ouvriers restants, dans ce complexe industriel au bord de la faillite et où chaque ouvrier ne reçoit pas forcément son salaire tout les mois, en plus d'être dérisoire. Cette partie nous fait terriblement bien prendre conscience du calvaire d'un tel métier, travailler dans la fumée toxique dégagé par certains matériaux, dans une chaleur insoutenable, un travail physique et répétitif, insupportable. Les plans de Bing sont tout simplement fabuleux. Vestiges filme le quartier des employés, quartier pauvre évidemment, beaucoup vivent dans la misère la plus totale mais font tout pour s'en sortir, un effort terrible et éternel, juste pour pouvoir survivre. Le complexe industriel faisant faillite, du jour au lendemain tout le monde se voit expulsé de chez eux, sans mot dire les gens doivent quitter ces lieus où plusieurs vivent depuis leur naissance. Certains resteront même au-delà des menaces des promoteurs, ils y resteront sans électricité ni chauffage jusqu'au moment fatidique. Poignant. Rails nous parle cette fois, de l'énorme réseau ferroviaire appartenant au complexe, soit 20 km de rails, dans lesquelles les trains semblent se conduire sans destination finale, où les cheminots sont les personnes dont on nous parle, ou plutôt que Wang Bing filme, et une fois de plus on est percuté de
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