Absolument génial ! 10 on Ten est un merveilleux documentaire, une formidable réflexion sur le cinéma qui captive de bout en bout. Abbas Kiarostami reprend le dispositif de son précédent film ( Ten ): une voiture, un conducteur, point. Le strict minimum ( du moins pour ce qui est de la forme ). Un contenu passionnant autour de dix leçons de cinéma, toutes plus intéressantes les unes que les autres. Kiarostami évite tous les pièges: documentaire dogmatique, mise en scène appuyée, ou encore prise du spectateur en otage ( dixit le réalisateur ). Il ne triche à aucun moment et en aucune façon. Chaque chose dans un film doit être justifiée selon lui: par exemple, la musique - art de l'indicible selon Kiarostami - n'a pas toujours sa place dans un film dans la mesure où elle peut manipuler le spectateur...Le réalisateur iranien reprend à deux reprises cette belle phrase de Nietzsche: " Tout ce qui est profond demande un voile ". Et c'est à l'image de son documentaire, épuré au maximum et d'une intelligence sans égale. Kiarostami explique dans ce reportage unique sa manière de travailler: acteurs non professionnels, décors naturels et mise en scène minimaliste. Miraculeux, 10 on Ten va certainement changer votre perception du cinéma. En tout cas, il a changé la mienne...
Deux après "Ten " (2002), le maître du cinéma iranien Abbas Kiarostami, revient dans ce documentaire où il apparaît seul à l'écran dans le format de Ten ( il conduit une voiture en exposant sa pratique du cinéma en 10 chapitres ).
L'amateur de la filmographie de Kiarostami ne manqueront pas cet opus particulièrement instructif.
Se définissant comme un autodidacte ( il est passé à la mise en scène sans avoir étudié le cinéma), on comprend dans ce portrait la réflexion qui a accompagné Kiarostami tout au long de son oeuvre. Rechercher la vérité, essayer du moins de s'en approcher. C'est sans doute le but du travail artistique que s'est fixé le cinéaste.
Parmi les références exprimées par Kiarostami on retrouve Nietzsche dans " par delà le bien et le mal " ( tout ce qui est profond aime le masque ) , Blaise Pascal, Cesare Zavatini, Ingmar Bergman et " scènes de la vie conjugale".
Finalement la puissance du cinéma de Kiarostami n'est pas le fruit du hasard. Son origine et son inspiration se trouvent dans la recherche de ce qui se cache dans l'espace le plus profond de l'âme humaine.
Une daube monumentale! Rempli de plans longs et ridicules, d'acteurs bidons, de clichés: les méchants sont des latinos, les parents (beaucoup) trop sévères envers leur gamin... Passer votre chemin.
Une daube monumentale! Rempli de plans longs et ridicules, d'acteurs bidons, de clichés: les méchants sont des latinos, les parents (beaucoup) trop sévères envers leur gamin... Passer votre chemin.