Nobody knows
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138 critiques spectateurs

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Ykarpathakis157

6 221 abonnés 18 103 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 2 mars 2021
Mon principal problème avec ce film est qu'il semble inutile. Pourquoi voudrait-on voir un groupe d'enfants souffrir pendant deux heures parce que cela résume à peu près tout le film. Contrairement à d'autres films tristes ce film ne contient pas de valeurs à apprendre ou au moins des scènes agréables. La prévisibilité de l'histoire va également à l'encontre de la lenteur du rythme. Si vous relâchez quatre enfants dans un petit appartement pendant la majeure partie de l'année alors que votre réserve d'argent est épuisée le résultat est pratiquement inévitable. Je comprends que ce film fasse un commentaire sur le fait déprimant que l'impersonnalité des grandes villes peut permettre à ce genre de situation de passer inaperçue ou d'être ignorée pendant si longtemps. Mais certaines scènes étirent la croyance. Il est certain que lorsque la propriétaire est entrée et a vu ce qui se passait elle aurait pris des mesures. L'une des raisons pour lesquelles Akira n'est pas allé voir la police ou les services sociaux était qu'il craignait que la famille ne soit dispersée mais je n'ai pas senti une grande proximité entre les enfants (chacun avait un père différent). La partition musicale semblait inappropriée invoquant un humour ironique quand la mélancolie était de mise...
Preko
Preko

3 abonnés 81 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 février 2021
J’ai été moins touché que je le pensais. Peut-etre parce que Kore Eda recherche la grâce dans l’horreur, la vie et l’innocence dans la mort et la cruauté. A ceux qui s’arrêtent au « choc » sachez que l’histoire vraie originelle est beaucoup plus atroce.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 4 mars 2020
Ce film de deux heures un quart est un tout petit peu longuet, mais sans doute faut-il tout ce temps pour bien rendre compte de la lente dégradation des conditions de vie de ces enfants, et pour que le spectateur soit happé par ce triste "spectacle". Mais c'est un peu long, parce que, même s'il serait vain de demander une action plus dynamique dans un drame, il me semble malgré tout que plus de tensions entre personnages auraient été bienvenues et, s'il y a bien ce genre de problématique dans le film, elles sont insuffisamment exploitées.
Acidus

880 abonnés 3 970 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 janvier 2019
J'aime beaucoup le cinéma de Kore-Eda et notamment sa manière de raconter avec talent et bienfaisance de magnifiques histoires familiales ; pas toujours gaies certes mais il y a toujours de la beauté dans ses drames. Comme souvent dans ses longs métrages, les enfants tiennent un rôle de premier plan et cette situation s'impose dans « Nobody Knows » puisque que quatre enfants se voient abandonner par leur mère. Malgré cela, on les voient agir en toute innocence, vaquer à leur tâches quotidiennes dans l'indifférence quasi-générale. Le rythme du film est lent mais ne crée jamais de longueurs. Kore-Eda traite ce sujet avec délicatesse, intelligence et nous offre un beau moment de cinéma. Bravo.
Pascal
Pascal

266 abonnés 2 504 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 9 janvier 2019
C'est interminable, peu de dialogues, peu d'idée. Une torpeur et un ennui se dégagent de ce film Il y a tant de choses négatives à dire de ce film qui n'est pas convaincant. On évite les passions tristes, je n'en dirai pas plus. Il y a toutefois beaucoup d' amateurs de ce film. Kore -eda est selon moi l'auteur d'un seul grand film : "Tel père, tel fils"

Ce réalisateur est à mon sens largement surestimé (on le compare à Ozu !). C'est vraiment pas gentil pour Ozu.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 29 juillet 2018
Très joli film à atmosphère, porté par un sens du cadre et de la lumière assez exceptionnel. Le scénario, inspiré d’un fait divers, est plutôt mince, mais repose sur une mécanique implacable de la répétition et de la dégradation. Dommage que cet art du récit soit plombé par une durée excessive (2h20) qui noie parfois les qualités du film. Je retiens surtout cette très belle et glaçante image d’enfants qui apparaissent et disparaissent dans les valises que traînent derrière eux les adultes. Pas tout à fait le cinéma que je préfère, mais dans le genre, une belle réussite.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 17 mai 2018
Une base de scénario parfaite , une Penelope Cruz au top , une atmosphère , un univers à part et pourtant cela s étiole et s'enlise sans réel rebondissement pour en finir avec une fin décevante digne d' un Teen Movie . Quel ennui ! Quel dommage !
Newstrum
Newstrum

56 abonnés 261 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 mai 2018
L'oeuvre maîtresse de Kore-eda où son thème de prédilection (les fautes de parents défaillants retombant sur les enfants) trouve son expression la plus achevée. Il filme avec une extrême délicatesse cette histoire de quatre enfants abandonnés par leurs parents. Les jeunes interprètes sont prodigieux. Voir ma critique complète sur mon blog : newstrum.wordpress.com
peter W.
peter W.

57 abonnés 1 137 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 27 mars 2018
La réalisation efficace nous met en immersion dans ce fait divers. Au début on est pris dans le mouvement des éléments qui se mettent en place mais par la suite les perspectives du film se réduisent à l'image de la vie des enfants et cela devient finalement assez ennuyeux. Le coté esthétisant de la réalisation qui masque le coté sordide de l'histoire reste peut être discutable.
Benjamin A

818 abonnés 1 930 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 février 2018
Il m'a été bien difficile de rester insensible à cette oeuvre signée Hirokazu Kore-Eda, surprenante par sa non-dramatisation d’événements pourtant terribles, mais aussi par une certaine froideur qui ne vise jamais une personne en particulier.

Le cinéaste japonais s'intéresse ici au sort d'une mère et de ses quatre enfants, devant cacher trois d'entre eux pour se permettre de vivre dans un appartement, et ces derniers vont devoir faire avec des absences de plus en plus présentes de la mère. Comme il le fait dès que j'ai eu l'occasion de voir une de ses œuvres, il s'intéresse à la famille et ici, il va axer Nobody Knows sur l'absence, que ce soit de la mère, de liberté ou de repère pour des enfants qui vont se retrouver seuls dans un monde d'adulte qui semble prôner l'indifférence à leur égard.

Il va capter cette vie en appartement et caché dans les moindres détails sachant, comme Ozu en son temps, s'attacher à de simples moments de vie pour en tirer tout le bonheur ou malheur sans aucun excès ou lourdeur, mais avec une finesse rare, que ce soit dans l'écriture ou la mise en scène. C'est un sentiment d'inquiétude qui domine l'oeuvre, la peur de la vie humaine qui se déroule hors de l'appartement et on ressent une certaine angoisse sourde, alors que Kore-Eda va faire preuve d'une grande froideur et habileté pour montrer les aléas désastreux d'un quotidien de ces enfants, qui va devenir similaire à celui d'animaux, où le plus faible ne pourra plus survivre dans le troupeau. Il n'est là pour juger, ni pour pointer la mère du doigt, mais plus sur l'humain dans sa globalité.

Il n'hésite pas à se mettre à un point de vue d'enfance, offrant à l'oeuvre une certaine naïveté sachant être touchante, lui permettant de mieux dresser un tableau d'une enfance brisée. On finit par vivre avec eux, se sentir proche d'eux et adopter leur point de vue. Il démontre aussi une vraie science dans le montage, où tout s'enchaîne avec fluidité, dont quelques séquences fortes ressortiront de ces silences angoissants, comme celle des cadeaux de Noël. Les jeunes comédiens sont remarquables, rappelant par moment un peu ceux des Gosses de Tokyo d'Ozu.

En mettant en scène Nobody Knows, Hirokazu Kore-Eda dépeint la fragilité de l'enfance et la façon dont on elle peut se briser, avec une caméra à la hauteur de ceux-ci, pour mieux nous immerger dans cette famille marquée par l'absence.
Cyril J.
Cyril J.

34 abonnés 625 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 janvier 2017
Une mère a priori instable et volage s’installe avec ses quatre enfants âgés de 5 à 12 ans, chacun de père différent, dans un petit appartement, en prenant soin de les cacher pour l’obtenir, et surtout pour ne pas qu’ils soient séparés par les services sociaux. La gestion de la maison, de la fratrie et du budget est confié au garçon ainé, le seul lettré, durant ses absences quasi continues, d’abord nocturnes, puis durant des jours, des mois, avant qu’elle ne donne carrément plus signe de vie.
Livrés à eux-mêmes, les gamins sauront subsister des années malgré la dégradation de leurs conditions. Analphabètes, progressivement dépouillés de nourriture et d’argent, puis de soins, d’eau et d’électricité, isolés par leur silence social subordonné à la honte, le secret et la peur d’être séparés, se noyant un peu plus chaque jour dans la famine, l’insalubrité et bien sûr l’inévitable drame, ils ne devront l’éveil de leur cœur qu’à leur complicité, à de naïfs rêves d’avenirs chimériques, et à l’espoir de moins en moins réaliste du retour de leur mère.
Malgré des longueurs, lourdeurs et non-dits qui n’en finissent pas, ce poignant, pathétique et glaçant film japonais, tiré d’un fait réel, raconte la lente dérive de quatre enfants vers l’inexorable précarité et la clochardisation.
vinetodelveccio
vinetodelveccio

89 abonnés 802 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 mai 2015
Un film déchirant, d'une délicatesse inouïe et d'une violence émotionnelle incroyable. KoreEda n'est jamais aussi bon que lorsqu'il se met à hauteur d'enfant. Ici, il met en scène une fratrie adorable abandonnée par une mère qui est peut-être la plus irresponsable de la famille. Pendant près d'une année nous suivons donc la vie de débrouille, de doutes, de solitude, d'ennui ou de moments espiègles de ces frères et sœurs dignes et profondément gentils. Des petites tranches de vie se succèdent et chaque personnage s'affirme alors, avec sa propre personnalité et sa propre manière de gérer l'absence de la mère. Tous sont époustouflants de vérité et au-delà d'une mise en scène élégante et d'une photo à couper le souffle, c'est bien l'interprétation qui transperce le cœur. Chaque sourire est un petit éclat de vie dans cet océan tragique, et les enfants savent rester des enfants en s'offrant des moments précieux de petites joies au milieu de leur misère grandissante. Le cinéaste ne tombe jamais dans le pathos et se contente d'un filmage délicat fourmillant de petits détails qui nous font ressentir une situation de plus en plus dramatique. C'est beau et cela dit plein de chose sur une société japonaise trop individualiste dont l'espoir repose sur l'innocence de ses enfants. Sublime !!!
Chris Art
Chris Art

86 abonnés 398 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 janvier 2015
(...) Rarement le désespoir et l’espérance ne se sont confondus dans une telle justesse. Où l’élégante innocence, mère de tous les maux d’une fratrie abandonnée, les jette dans le puits sans fond qu’est l’ignorance et la misère (...) Bouleversant de sincérité et d’intimité ce triste conte moderne, malheureusement inspiré de faits réels, disperse de vrais moments de grâce (...)
g0urAngA
g0urAngA

113 abonnés 1 735 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 décembre 2014
Nobody Knows n'est pas mauvais, loin de là, mais il ne marque pas non plus, vraiment pas.

Le film n'apporte rien au genre malgré l'interprétation courageuse et il faut bien l'avouer, de Yagira Yuuya qui ne vole pas non plus la vedette aux autres enfants, eux aussi, criants de naturel.

Malgré toutes ses qualités, le film est sensiblement long, parfois monotone, souvent ennuyeux. La faute à la mise en scène. Tout y est extrêmement démonstratif, que cela soit au niveau de l'histoire ou de la réalisation. Il semble évident que le parti pris a été celui du réalisme, ce qui est dommage, le cinéma nippon nous ayant habitués à plus de poésie tout en restant dans un sujet réaliste ...
Raw Moon Show
Raw Moon Show

154 abonnés 857 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 novembre 2014
Le pitch comme l'entrée en matière sont captivants. Les critiques ont également fort bien bien préparé le terrain... Je me dis que je vais prendre une vraie grosse claque cinématographique quand je rentre dans le cinéma. Le problème, et de taille, c'est que passées.les 10 premières minutes, les enfants sont livrés à eux-mêmes et le spectateur, comme le scénario avec... D'où virent cette idée que pour traduire l'oisiveté, le laisser-aller d'enfants livrés à eux-mêmes il faille les filmer avec la même absence de conviction... D'où mon incompréhension devant l'avalanche de louanges. L'absence de tout point de vue, rend Nobody Knows informe prévisible et surtout indigeste.
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