Jarhead - la fin de l'innocence
Note moyenne
3,6
15371 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

555 critiques spectateurs

5
122 critiques
4
234 critiques
3
88 critiques
2
61 critiques
1
29 critiques
0
21 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Codger
Codger

46 abonnés 1 111 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 novembre 2007
On s'ennuit pas mais on est pas captivé pour autant...
Kameleon74
Kameleon74

22 abonnés 320 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 novembre 2010
Un bon film en pleine periode de la guerre du golf avec une pointe d'humour et d'émotions, un peu lent au milieu du film ou il manque cruellement d'action sinon sa va dans l'ensemble....
Estonius

4 743 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 4 décembre 2023
J'attends du cinéma qu'il m'apporte quelque chose, de la passion, du sentiment, de l'intérêt, du plaisir. Ce film ne m'a apporté que de l'ennui… Remarquez comment pouvait-il en être autrement puisqu'on nous filme des soldats qui s'ennuient, et encore s'ils ne faisaient que s'ennuyer mais ils font pire, ils agissent comme des loubards en uniforme (certaines scènes sont carrément débiles) et finissent par nous indifférer, d'autant que l'acteur principal Jake Gyllenhaal est aussi charismatique qu'un aspirateur balais.
anonyme
Un visiteur
1,0
Publiée le 20 octobre 2009
Le concept de filmer de l'intérieur ce que vit un bataillon de Marines, en mettant l’accent sur l’aspect psychologique de la guerre plutot que sur son coté boucherie est une idée intéressante. Mais n’est pas Stanley Kubrick qui veut. Avec des scènes et des répliques largement empruntées à "Full Metal Jacket", "Jarhead" ne montre rien, ne suscite rien et surtout n’invente rien qui puisse le démarquer d’un autre film du genre. Bon concept, mauvaise réalisation.
Chevtchenko2
Chevtchenko2

49 abonnés 1 379 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 avril 2023
Critique sur le conflit du Golfe parfaitement réussie pour Sam Mendes. Son « Jarhead » est efficace et arrive à nous montrer l’ennui sans être jamais ennuyeux. Un bon film de guerre.
Dawasta
Dawasta

78 abonnés 635 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 avril 2013
Quand le touche-à-tout Mendes s’attaque au film de guerre ça donne un film très immersif avec plus de psychologie que d'action dans lequel des Marines frustrés s'ennuient à mourir en pleine guerre du Golfe. Dans la lignée de "Full Metal Jacket", "Apocalypse Now" et "Voyage au bout de l'enfer" auxquels il fait quelques clins d’œils. (Bien)
Candice L
Candice L

56 abonnés 834 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 septembre 2013
Un excellent film sur la guerre et les séquelles qu'elle laisse sur les hommes qui y ont participé. Une très belle histoire, émouvante et bien retranscrite. Les acteurs sont vraiment bons, on ne s'ennuie pas une minute, bref un bon film de guerre!
Cadreum
Cadreum

62 abonnés 807 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 novembre 2025
Qui est le film ?
Après la banlieue américaine et la mafia des années trente, Mendes plonge dans la guerre du Golfe pour ausculter un autre territoire du désenchantement : celui du soldat sans bataille, du combattant frustré par l’absence de combat. Adapté du livre autobiographique d’Anthony Swofford, Jarhead ne raconte pas la guerre comme un spectacle d’héroïsme, mais comme une expérience de l’attente, de la désillusion et de la dépossession.

Que cherche-t-il à dire ?
Jarhead est un film de guerre mais c’est surtout un film sur l’attente, sur l’ennui, et sur la manière dont la guerre moderne se présente moins comme une succession de combats héroïques que comme une économie de spectacle, d’ennui et de désir frustré. Ce que Mendes cherche à montrer, ce n’est pas le conflit en acte, mais son contrecoup. Il interroge la masculinité militaire, non dans son triomphe, mais dans son vacillement : que reste-t-il d’un homme quand il n’a pas eu l’occasion de tuer ? Jarhead ne veut pas dénoncer la guerre par le choc des images, il veut en montrer le néant où le désir d’action devient pathologie.

Par quels moyens ?
L’ennui est moteur dramatique. Mendes et son scénariste investissent l’intervalle (les heures de chaleur, les siestes sur blindés, les veillées à attendre un ordre) et le rendent signifiant. Mendes construit son film sur la répétition et le vide. Il filme les soldats dans des espaces clos, sans horizon ou à l'inverse des horizons qui ouvrent sur rien. Chaque plan s’attarde sur des gestes mécaniques, des conversations sans enjeu, des fêtes absurdes. L’impossibilité d’agir révèle la fragilité d’une identité bâtie sur la promesse de l’action. Le film fait ressentir cette inertie pour comprendre ce que la guerre moderne fait à ceux qui l’attendent.

La guerre n’est plus vécue, elle est vue. Les soldats regardent Apocalypse Now, écoutent CNN, fantasment des images de feu qu’ils ne verront jamais. Mendes montre cette boucle : la télévision annonce l’événement que les militaires attendent et rend la réalité potentielle infidèle à l’attente fabriquée. La grande ironie du film est que, quand l’occasion d’agir arrive, elle est souvent décevante, anticlimatique. La guerre promise par les médias est une promesse non tenue. La caméra s’aligne parfois sur les écrans, comme si elle devenait elle-même instrument de contamination : le spectateur regarde des soldats qui regardent des images de guerre, et comprend que le spectacle a remplacé l’expérience.

Jarhead observe la construction masculine comme performance. Les entraînements, le jargon, les gestes de camaraderie, la compétition pour la virilité, tout tient lieu de rite. Mais Mendes trouble ces rituels : ils apparaissent souvent vides, pastiches de virilité qui masquent des peurs et des vulnérabilités. Le film montre que la masculinité militaire est une mise en scène fragile, entretenue par la répétition d’épreuves qui, une fois accomplies en dehors du feu, perdent leur raison d’être. Le corps militaire n’est plus un corps fort, mais un corps épuisé par le rôle qu’il doit jouer.

La voix d’Anthony Swofford, portée par Jake Gyllenhaal, est le contrechamp du spectacle. Elle ne décrit pas, elle interprète. Elle est à la fois lucide et perdue, ironique et blessée. Cette voix crée un espace intérieur où la pensée tente de donner forme à l’absurde. Elle fait du film un récit mental, non une fresque militaire. Cette voix permet au film d’alterner distance critique et immersion sensorielle : on entend la pensée qui tente de nommer l’ennui, la frustration et la honte.

La photographie inscrit le film dans une esthétique sèche, dépouillée et hyper-lumineuse. Le désert est camp de probatoire. Les cadres de Roger Deakins (ou la direction photographique proche de son goût pour l’épure) exploitent la lumière crue, les aplats de sable et les horizons plats pour figurer à la fois l’évidence et la vacuité. Le vaste paysage rend petits les corps et met en évidence leur inutilité dans l’immense panorama géopolitique. Cette distance visuelle renforce la thèse du film : la guerre contemporaine produit un sentiment d’insignifiance. La bande-son joue de contrastes. Les musiques soulignent souvent l’ironie : thèmes nostalgiques ou mélancoliques qui tranchent avec la platitude des scènes. Le travail sur le son rend sensible la chaleur, la mécanique des véhicules, les conversations à mi-voix. Mendes recherche la consistance texturelle.

Chez Mendes, le désir de guerre et le désir sexuel se répondent. Les soldats fantasment leurs petites amies, les soupçonnent d’infidélité, se vantent de virilité comme on exhiberait une arme. Le film joue sur cette métaphore : tirer ou jouir, même tension, même attente, même frustration. Quand le tir n’a pas lieu, la virilité se défait, l’identité chancelle.

Les camaraderies, les jeux verbaux, les petites cruautés fraternelles donnent au film une chaleur humaine irrégulière. Mendes rend sensibles les micro-relations : le mentor, le copain, le sergent. Ces figures compensent l’absurdité institutionnelle et montrent que, malgré l’aliénation, l’humanité persiste, parfois par l’humour, parfois par la solidarité silencieuse.

Où me situer ?
Je regarde Jarhead comme un film paradoxalement vibrant dans son apathie. Ce que j’admire, c’est la radicalité de son geste : filmer la guerre sans guerre, raconter le désordre par le silence. Mendes parvient à transformer le vide en expérience sensorielle, sans jamais trahir ses personnages. Mais ce qui me trouble, c’est que cette froideur formelle finit parfois par ressembler à celle du système qu’il critique. Le film contemple les soldats comme des insectes pris dans une mécanique plus vaste, ce qui en fait la force, mais aussi la limite. Mendes ne cherche pas à sauver ses hommes, il les observe se dissoudre.

Quelle lecture en tirer ?
Jarhead est un film sur la désillusion du corps et la faillite du mythe. La guerre du Golfe y devient le miroir d’une époque où la réalité a été absorbée par sa propre représentation. Le soldat n’est plus héros ni victime, il est spectateur. Mendes signe une œuvre politique sans slogans, une tragédie de l’inaction où la guerre se confond avec l’attente de la guerre. De cette immobilité naît une émotion singulière, faite de honte et de mélancolie. Le film nous laisse avec cette idée : il existe une souffrance qui ne laisse pas de cicatrice visible : celle d’avoir voulu agir dans un monde où tout se joue déjà sur un écran.
LeLobo
LeLobo

54 abonnés 429 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 mars 2014
Le film m'a surpris et je l'ai trouvé immersif. spoiler: Des hommes à la guerre, comme si cette guerre n'avait pas lieu
. Ce n'est pas un film d'action. La scène finale, excellente avec une allure de gag.
Xyrons

772 abonnés 3 360 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 février 2012
Un film plutôt réussi. J’ai beaucoup apprécié l’histoire qui a été soignée et travaillée. La mise en scène de Sam Mendes est impeccable et l’ambiance créée est très juste. On est plongé dans cet univers dérangeant et le film réussit son effet. J’ajouterais que les acteurs comme Jake Gyllenhaal, Scott MacDonald, Peter Sarsgaard ou encore Jamie Foxx sont juste dans leurs rôles.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 27 février 2011
Comme les personnages sont bizarres dès le début on ne voit pas vraiment de progression dans le film. On a l'impression de voir tout le temps la même chose, ça devient lourd au bout d'un moment.
On préféra l'original à la copie Full métal jacket.
GéDéon
GéDéon

139 abonnés 728 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 juin 2023
Le troisième long-métrage de Sam Mendes, sorti en 2005, aborde les horreurs de la guerre. Non pas celles directement issues des tueries et autres combats, mais surtout les effets dévastateurs sur le mental des soldats qui la mènent. A l’instar d’un « Full metal jacket », le récit évoque la formation puis le déploiement sur le terrain de jeunes Marines dans le contexte historique de la guerre du Golfe. Entre déracinement, angoisse, ennui, chaude camaraderie et dépression, le quotidien de ces militaires (Jake Gyllenhaal en tête) est parfaitement décrypté. Avec un dénouement qui porte un regard glaçant sur le retour à la maison de ces héros sacrifiés, ce film constitue une critique efficace contre l’absurdité de la guerre. Bref, peu d’action mais beaucoup de psychologie.
brianpatrick
brianpatrick

118 abonnés 1 870 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 26 octobre 2009
Mal mal, même bien très bien la fin de l'innocence comme ils disent le pied pas un coup feu tan pis très bon acteurs
Enkko-7
Enkko-7

54 abonnés 695 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 juin 2009
Un film de guerre désertique très réaliste et très beau visuellement. Prévisible mais engagé. A voir.
thewall
thewall

15 abonnés 740 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 29 septembre 2006
Que penser de ce "Jarhead", à part qu'il ne nous apprend pas grand chose de neuf sur les marines ou sur la guerre moderne. Partant d'un schéma très classique, pour ne pas dire éculé, le scénario suit pas à pas le parcours d'un jeune connard décérébré qui s'engage dans le corps des marines. De son entrainement (avec références à Kubrick et son "Full metal jacket") jusqu'au désert, on partage tous les moments de doutes et de joies de ces jeunes bien déçus de n'avoir pas à en découdre avec l'ennemi. Là où on pouvait s'attendre à de l'ironie, de l'humour ou une vision acerbe de cette guerre, Sam Mendes nous livre un film aseptisé comme la guerre propre qu'il montre. On ne se passionne pas vraiment pour ce qui se passe à l'écran et l'ensemble paraît bien long, d'autant que le cinéaste semble n'avoir strictement rien à dire. Bizarrement très neutre, il se refuse à adopter un point de vue et préfère créer de la belle image. Et sur ce plan, les amateurs d'esthétisme ne seront pas déçus car toutes les séquences nocturnes dans les puits de pétrole sont fabuleuses. On aurait aimé que le fond soit aussi puissant que la forme.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse