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Un visiteur
2,5
Publiée le 29 septembre 2006
Jarhead est un film de guerre bien problématique. Sam Mendes y multiplie les références directes aux classiques du genre(Full Metal Jacket, The Deer Hunter, Apocalypse Now), le rapprochement entre spectateur et GI est alors flagrant : tous deux ont grandi bercé par ces images emblématiques. Notre vision de la guerre est désormais conditionnée par ses films emblématiques. Mendes place alors spectateur et GI dans une situation d'attente des plus dérangeante. Tous deux attendent, avec autant de crainte que d'excitation, un combat qui n'arrive pas. Malgré la montée en puissance, jamais la soif de violence du spectateur et du GI ne sera assouvi. Se pose alors le problème des soldats, véritables crétins armés (tels qu'on peut les voir à la TV) qu'on transforme en machine de guerre, attisant leur haine à outrance sans que celle-ci ne trouve d'exutoire. Ce problème q'applique logiquement au spectateur (voyeur) qui, lorsqu'il va voir un film de guerre, attend avant tout LA scène de combat, celle qui lui remuera les tripes. En filmant cette guerre sans combat, Mendes en dénonce évidemment l'absurdité. Reste que le film a les défauts de ses qualités : il peut vite tourner à vide, à l'image des cerveaux de ses GI "jarhead".
Deçu! Je m'attendais à largement mieux. Le film reste long et assez ennuyeux, manque de rythme et vraiment pas de moment extrêmement marquant. Pourtant j'aime beaucoup l'acteur Jake Gyllenhaal mais là j'ai vraiment trouvé le film vide, fade. Il avait tout pour cartonner avec un début vraiment sympa mais le film s'essoufle à la deuxième partie de film. Dommage!
Le film qui m'a fait découvrir ce magnifique acteur qu'est Jake Gyllenhaal. Et également ce réalisateur de renom en la personne de Sam Mendes. Une grande découverte à l'aube de mes 16 ans qui m'aura donné goût au cinéma de qualité.
Reprenant quelques éléments de Full metal jacket, ce film nous fend le coeur et nous tient en haleine. Il ne donne pas du tout envie d'aller à l'armée. Jake Gillenhall et Jamie foxx sont tout simplement géniaux.
Film pas mal, un peu too much viva America mais quelques moments sympa. Par contre 2 h pour pas grand chose quand même. On s'attend a un peu d'action mais assez mou dans l'ensemble.
A CHIER!!!! Non, sérieusement, ya pas un seul moment où on entre dans le film, on rigole un peu au début, ça ressemble un peu peut-etre a full metal jacket (le début) mais en plus fade, les personnages sont des sales cons, le genre de gros beaufs décérébrés qu'on peut retrouver dans le publique du bigdeal. A aucun moment on ne les plaind, si l'un d'eux vient à mourir cela laisse le spéctateur froid, ou au mieux on se dit qu'il la bien mérité (cette sale bidasse). On a l'impression que le film est là pour justifier l'intervention (la vraie) de l'armée quinze ans plus tôt.Pire encore, le film donne une image "cool" de la guerre ("toi aussi rejoins nous on s'éclate trop à l'armée!") J'ai énormément aimé "american beauty", c'est une des raisons qui m'a poussé à aller voir le film, et bien non, ce film est tres mauvais. pour etre vraiment juste, il y a peut-etre quelque passages interessants, ou du moins bien filmé (cf patrouille dans le désert) mais en aucun cas cela ne fait oublier l'énervement procuré par ces petits merdeux qui ne se sentent plus pisser dès qu'ils ont un fligue entre les mains.
Dans ce long-métrage le réalisateur Sam Mendès évoque la première guerre de Golfe par le prisme d’un jeune engagé dont les illusions volent rapidement en éclats face à une guerre qui n’en est pas une pour ces soldats prisonniers de l’ennui du désert du Golfe. Percutant dans sa mise en scène à la photographie sublime et ciselé dans son écriture des personnages « Jarhead – La fin de l’innocence » brosse le portrait désabusé d’un groupe hétéroclite de marines. Porté par une solide distribution avec en tête d’affiche l’excellent Jake Gyllenhaal.
De la formation des Marines à leur attente d'un ennemi fantôme. Entraînement dans le désert à 45 degrés, frustration, amitiés, pétage de plomb et retour au pays. On voit beaucoup de choses et l'on en ressent tout autant. Pas sûr que cette réalité soit une bonne publicité pour le corps des Marines. On nage souvent dans l'absurdité, surtout quand on voit le nombre de troupes américaines sur le terrain à trouver de quoi s'occuper.
Avec Jarhead - La Fin De L'innocence, Sam Mendes réalise l'adaptation des mémoires d'un ancien marine, mais ne fait qu'effleurer son sujet dans ce film de guerre atypique. L'histoire débute en 1990 et nous fait suivre le parcours d'un militaire déployé avec son bataillon dans le désert, alors que la guerre du Golfe vient d'éclater. Ce scénario est prenant à vivre pendant ses près de deux heures, même s'il ne tient pas toutes ses promesses. Deux parties se distingues, la première heure nous fait suivre leur entrainement, puis la seconde, plus en mouvement, bascule dans le conflit. Ce qui retient immédiatement l'attention, c'est le ton du récit, plutôt décontracté, qui dénote avec l'ambiance du contexte. Cela a pour conséquence d'avoir du mal à faire prendre conscience de la gravité de la situation, vu que c'est plus drôle, qu'émouvant. On assiste à des scènes entre esprit de camaraderie et quelques accrochages, mais cette intrigue censée être dramatique manque cruellement d'émotion, de tension et même de folie psychologique. Car oui, le thème principal consiste à faire ressentir l'attente et les traumatismes liés à la guerre, mais ce n'est pas montrer de façon assez profonde. Cela est notamment du au fait qu'on voit très peu les horreurs et la violence des combats. C'est d'autant plus regrettable, car les personnages sont appréciables et interprétés par un casting de qualité. On retiendra surtout les visages de Jake Gyllenhaal et Peter Sasgaard en marines, ainsi que celui de Jamie Foxx incarnant un sergent-chef sadique. Les autres comédiens sont également à la hauteur mais leurs rôles sont moins mis en avant. Tous ces hommes entretiennent des échanges viriles, soutenus par des répliques drôlement vulgaires et inspirées. Sur la forme, la réalisation de Sam Mendes est assez classique et évolue dans un décor désertique n'ayant pas grand-chose à offrir. Cependant, on a tout de même droit à quelques jolis plans, même s'ils sont condensés sur une courte durée. Ce visuel est accompagné par une b.o. plutôt rock, mais dont les compositions n'aident pas à transmettre de l'émotion. Reste tout de même une belle fin, même si elle manque d'impact, à cause de cette narration trop légère et d'une résolution vite expédiée. En conclusion, Jarhead - La Fin De L'innocence est un bon film, mais pas forcément celui attendu.
Après une brève scène d’introduction rappelant celle de Full Metal Jacket, un film culte dont il a repris la finalité, Sam Mendes nous dresse le parcours du marine Tony Swofford dont l’énergie vient de son réalisme puisqu’il s’agit de la retranscription d’une autobiographie, créant un film aux antipodes des images surfaites véhiculées par la propagande américaine. Ainsi les états d’âme de ses soldats participants à l’opération « Bouclier du désert » au fin fond du désert saoudien, où les conditions de vie sont insupportables et où la motivation doit rester au qui-vive malgré l’absence d’adversaire à combattre, sont parfaitement reproduits et interprétés avec une justesse confondante par une pléiade d’acteurs talentueux qui, pour appuyer cette volonté de réalisme, a suivi un entrainement militaire et a dû tourner dans des conditions difficiles. Filmé du point de vue de ce jeune engagé bénévole, le scénario essaye de mettre l’accent sur les fluctuations de sa psychologie et celle de ses partenaires alors que l’attente d’un éventuel affrontement devient de plus en plus pesante. Bien qu’il s’agisse d’un des plus beaux films traitant de la (première) guerre du Golfe, Jarhead est donc moins un film de guerre à proprement parler qu’un regard porté sur les relations humaines face à l’isolement, à la peur et à l’endoctrinement qui articulent l’exercice militaire.
Jarhead - la fin de l'innocence : Un voila, c’était le dernier des Sam Mendes que je devais voir et c’est un excellent film de guerre, qui montre une notre facette de la guerre et c’est ça le point centrale du film. Car c’est vrai, beaucoup de film de guerre ce ressemble, son tourné pareil ou veulent absolument en mettre plein la vue avec l’action, alors que la, il y en a pas vraiment et c’est ça qui frustre les personnages et qui peuvent frustrer certains spectateur, mais pour moi, c’est le grand intérêt du film. Puisque pour la petite histoire, c’est un groupe de marins qui se prépare pour aller en guerre et une fois sur le terrain, il attende, il attende et il attende encore les premiers tire, le premier sang mais c’est long car ils sont loin du champ de bataille, ils protèges juste une zone pour l’instant.. Vont t’ils avoir leur guerre ? Donc voila, scénario basé sur les personnages, leurs situations difficiles et donc, c’est un film assez psychologue et physique pour les personnages. Et puis, l’ambiance de guerre est crédible, le film possède pas mal de moment fort et de note d’humour noir bien placé. Et puis, que dire du très bon casting, ils sont tous dans leurs rôles. Et pour finir, la réalisation de Sam Mendes est immersive, elle suit le mouvement, elle s’adapte à son environnement et parfois nous offre des très beaux plans. Il y a juste l’intro qui fait un peu trop Full Métal Jacket, jolie clin œil mais c’est un peut pousser. Sinon, un film de guerre convaincant et percutant.
Beaucoup de malice dans cette mise en scène de Sam Mendes, qui démonte le patriotisme à tout crin et la glorification de la force armée dans un exercice de style brillant, confrontant une escouade de Marines à ses ennemis intérieurs (puisque celui désigné n'est pas là). Les frustrations et les colères sont très bien rendues (impeccables Jake Gyllenhaal et Jamie Foxx, entre autres), le rythme y est et, si ce n'est quelques péripéties un peu trop convenues et prévisibles, le scénario tient la route en développant habilement la psychologie des personnages. Dénonciation de l'absurdité et de l'abrutissement de la soldatesque plus que de la guerre proprement dite et de ses justifications politiques, Jarhead trace son sillon singulier avec un bel à-propos.
Remarquable film sur la guerre… et non de guerre. Il y a une différence notable qui a apparemment échappé à tous ceux qui attendaient ici des coups de feu et du sang. Sam Mendes signe là une troisième œuvre très estimable après le remarquable - et remarqué - American Beauty et le décevant Les Sentiers de la perdition. Dans le rôle principal, celui d’un Marine égaré dans un univers en folie, Jack Gyllenhaal est tout du long d’une justesse appréciable. En dehors du début, volontairement tape-à-l’œil dans le style Full Metal Jacket pour égarer le spectateur naïf, le reste du film est d’une sobriété d’école, sans pathos ni procédé. Le propos est éternel et produit toujours la même perplexité anxieuse : l’ennemi ne vient pas… que faire alors, dans un désert vide quand on ne s’est préparé qu’au combat ? Comment justifier une position de combattant sans adversaire ? La question (la même que celle du Désert des Tartares) n’aura pas de réponse, même et surtout pas après le retour des « héros » chez eux dans une espèce de Vietnam à l’envers où l’on s’aperçoit que, vu de la maison, la seule chose qui compte, c’est le résultat… La fin est terrible et terriblement réaliste.