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Je l'ai vu il y a plusieurs années mais je suis tomber dessus sur canal aujourd'hui et du coup je me mater la fin du film , l'histoire est connu et a déjà été usé jusqu'à la corde mais toujours aussi bon , et j'avais oublié à quel point la photographie était splendide .
Critique sur le conflit du Golfe parfaitement réussie pour Sam Mendes. Son « Jarhead » est efficace et arrive à nous montrer l’ennui sans être jamais ennuyeux. Un bon film de guerre.
Film de guerre original, tourné à hauteur de trouffions qui voudraient en découdre mais qui passent surtout leur temps à attendre. Un peu « Le déserrt des Tartares ». Pari diffcile de filmer l’ennui sans être ennuyeux… Sam Mendes y parvient (pas toujours) grâce à des bidasses attachants bien que souvent bas de plafond (mais nous ne sommes pas à la Sorbonne), soudés malgré eux par la pétoche, sinon la vraie peur, et une grande solitude dans la promiscuité permanente. On peut penser que l’absurdité de la mécaniquie miltaire est authentique – je n’en ai pas l’expérience – et la frustration devant un ennemi invisible est réaliste. Et encore ces jeunes pourront se consoler de n’être pas partis comme leurs cadets 10 ans plus tard pour des motifs inavouables et des mensonges éhontés ! Malgré des longueurs et des ratés, le film reste, pour son interprétation, sa mise en scène réussie, son montage tendu… et ses dialogues délicats, un honnête film de guerre, dans une tonalité originale.
Ce film de guerre sans guerre est une réussite aussi bien dans sa réalisation que la réflexion qui est celle de Mendes. C'est bien interprété, rien à redire.
Un film de guerre qui s'attache surtout à décrire le quotidien d'une division de soldats, dans une situation d'absurde attente prolongée. Une évocation rude et qui ne fait pas toujours dans la subtilité, le monde de l'armée n'en n'est pas l'exemple... aussi, avec un regard extérieur, la thématique ne passionne pas!
Une guerre contre un ennemi invisible, l'ennui, l'attente. La peur. L'entreprise est risquée. Mendes est doué et le film intrigant. Un tireur qui ne tire pas. Des soldats désabusés. Des images spectaculaires. Mais c'est trop long et l'ennui n'est parfois pas loin. Une belle entreprise peut-être pas tout à fait aboutie malgré ses mérites.
Avec Jarhead - La Fin De L'innocence, Sam Mendes réalise l'adaptation des mémoires d'un ancien marine, mais ne fait qu'effleurer son sujet dans ce film de guerre atypique. L'histoire débute en 1990 et nous fait suivre le parcours d'un militaire déployé avec son bataillon dans le désert, alors que la guerre du Golfe vient d'éclater. Ce scénario est prenant à vivre pendant ses près de deux heures, même s'il ne tient pas toutes ses promesses. Deux parties se distingues, la première heure nous fait suivre leur entrainement, puis la seconde, plus en mouvement, bascule dans le conflit. Ce qui retient immédiatement l'attention, c'est le ton du récit, plutôt décontracté, qui dénote avec l'ambiance du contexte. Cela a pour conséquence d'avoir du mal à faire prendre conscience de la gravité de la situation, vu que c'est plus drôle, qu'émouvant. On assiste à des scènes entre esprit de camaraderie et quelques accrochages, mais cette intrigue censée être dramatique manque cruellement d'émotion, de tension et même de folie psychologique. Car oui, le thème principal consiste à faire ressentir l'attente et les traumatismes liés à la guerre, mais ce n'est pas montrer de façon assez profonde. Cela est notamment du au fait qu'on voit très peu les horreurs et la violence des combats. C'est d'autant plus regrettable, car les personnages sont appréciables et interprétés par un casting de qualité. On retiendra surtout les visages de Jake Gyllenhaal et Peter Sasgaard en marines, ainsi que celui de Jamie Foxx incarnant un sergent-chef sadique. Les autres comédiens sont également à la hauteur mais leurs rôles sont moins mis en avant. Tous ces hommes entretiennent des échanges viriles, soutenus par des répliques drôlement vulgaires et inspirées. Sur la forme, la réalisation de Sam Mendes est assez classique et évolue dans un décor désertique n'ayant pas grand-chose à offrir. Cependant, on a tout de même droit à quelques jolis plans, même s'ils sont condensés sur une courte durée. Ce visuel est accompagné par une b.o. plutôt rock, mais dont les compositions n'aident pas à transmettre de l'émotion. Reste tout de même une belle fin, même si elle manque d'impact, à cause de cette narration trop légère et d'une résolution vite expédiée. En conclusion, Jarhead - La Fin De L'innocence est un bon film, mais pas forcément celui attendu.
Réaliste. Une autre façon de voir la guerre dans les pays du petrol. On peut s'identifier au personnage vu comment s'est tourné et scénarisé..
C’est pas parce que c’est un film sur des mecs qui s’ennuient qu’on doit s’ennuyer devant.
Et c’est le gros point noir du film. La fin est bien trop longue.
Mais quelle mise en scène ! Y’a 1000 idées par plan, c’est écrit, filmé et monté avec cohérence. Il y a une dissonance entre ce qu’on voit et ce qu’on entend. C’est drôle. Ça dessert un propos. Ça se renouvelle sans cesse. C’est surprenant. C’est prenant. C’est marquant : tout a vocation à être culte.
Sam Mendes a tout compris à la mise en scène. Sauf s’arrêter à temps.
Et c’est le gros point noir du film. La fin est bien trop longue.
Mais quelle mise en scène ! Y’a 1000 idées par plan, c’est écrit, filmé et monté avec cohérence. Il y a une dissonance entre ce qu’on voit et ce qu’on entend. C’est drôle. Ça dessert un propos. Ça se renouvelle sans cesse. C’est surprenant. C’est prenant. C’est marquant : tout a vocation à être culte.
Sam Mendes a tout compris à la mise en scène. Sauf s’arrêter à temps.
Franchement ce film est excellent ! On ne s’ennuie pas du début à la fin, et les personnages sont tellement attachants tous autant qu’ils sont ! On admire le courage des soldats américains pour les sacrifices qu’ils fonts! Ce film est vraiment poignant , après si vous vous attendez vraiment à un film de guerre vous n’allez pas être servi car ici on nous montre l’envers du décors de l’armée , les stages d’entraînement la difficulté à s’adapter et surtout les liens qu’ils se crée entre eux !
Beau, visuel, bande son au top. Il ne prend pas la tournure que je pouvais en attendre, et ce qui l’a rendu interessant et prenant. Je vous le conseille!
Film sans aucune finesse, lourd, caricatural à outrance. Sam Mendes re-filme des scènes de marines vues et revues. Dommage que la forme soit aussi lourde, car le sujet était intéressant.
Jarhead: la fin de l’innocence est un film de Sam Mendes sur la guerre.
Alors que l'on pouvait s'attendre à un énième film de guerre avec plein d'explosions partout, plein de morts, plein de combats, etc, ici Sam Mendes prend un contresens phénoménal et parle plutôt des ravages psychologiques de la guerre. Pour cela, il prend un thème rarement exploité au cinéma: la Guerre du Golfe. En fait, il y a très peu de scènes de combat et les rares sont celles d'un bombardement irakien, d'un bombardement d'avions américains sur leurs propres troupes et enfin un nouveau passage d'avions de chasse américains sur un aéroport irakien. Pour ceux qui s'attendaient à ne voir que cela, c'est raté. Et c’est là tout l’intérêt du film nous montrer comment la guerre affecte les hommes, comment elle les ronge, ces hommes qui sont loin de chez eux, de leur famille, de leur femme. Ils sont restés 6 mois en Irak, sur ces 6 mois ils n’ont eu aucune confrontation, ils n’avaient presque rien pour passer le temps.
Ensuite, Sam Mendes ne peut s'empêcher de faire honneur à deux grands films de guerre : Full Metal Jacket de Stanley Kubrick puisque la scène d’ouverture calque celle du dortoir ainsi que les scènes dans le camp d'entraînement qui nous font penser à l'oeuvre de Kubrick. Et enfin l'autre grand film est Apocalypse now de Coppola, où la référence est nettement plus nette puisqu'une infime partie est montrée. Point commun entre ces deux oeuvres: le thème est la guerre du Vietnam, la dernière grande batailles des États-Unis depuis la Guerre du Golfe.
Il est donc logique de voir Sam Mendes faire une sorte de comparaison entre les deux guerres.
La phrase philosophique de Swofford,
“Toutes les guerres sont différentes. Toutes les guerres sont pareilles. Une histoire, un homme tire au fusil pendant des années et il part à la guerre. Et après, il rentre chez lui, et il se rend compte que quoi qu’il fasse d’autre dans sa vie… construire une maison, aimer une femme, changer les couches de son fils, il restera toujours un Jarhead. Et tous les autres Jarhead qui tuent et qui meurent, eux, seront toujours moi. On est encore dans le désert.„
prend tout son sens lorsque le vétéran du Vietnam monte dans le bus des marines qui reviennent de l'Irak et qu'au fond, on sent bien les différences entre les deux guerres. Chaque soldat vit des expériences traumatisantes mais ce n'est jamais la même que celle d'un soldat d'une autre époque.
Sam Mendes s'attarde surtout sur l'attente que vit un soldat avant de partir au combat. L'ennui profond qu'il vit le pousse à penser à d'autres choses. On y voit également les femmes qui trompent au fur et à mesure leurs maris. D'un point de vue psychologique tout cela est très éprouvant pour le soldat. Petit clin d'oeil également à la manipulation des médias par les hauts gradés. Il faut évidemment montrer que le soldat américain se porte très bien malgré le fait qu'il est très loin de chez lui.
Enfin, on constate que la réalisation de Sam Mendes est parfaite et est en plus servi par une photographie irréprochable surtout dans le désert mais également lorsque les puits de pétrole brûlent. Le film ne pourrait pas être aussi majestueux sans le casting, un Jake Gyllenhaal qui épate encore et toujours, un Jamie Foxx impeccable, sans oublier les seconds rôles qui ne dénotent pas.
A noter aussi la BO avec l'excellente composition de Thomas Newman avec également des morceaux de groupes connus comme The Doors, Nirvana, T-Rex ou encore Tom Waits.
En gros, un très très grand film de la part de Sam Mendes, dans la succession d’un Full Metal Jacket et d’un Apocalypse Now.
Alors que l'on pouvait s'attendre à un énième film de guerre avec plein d'explosions partout, plein de morts, plein de combats, etc, ici Sam Mendes prend un contresens phénoménal et parle plutôt des ravages psychologiques de la guerre. Pour cela, il prend un thème rarement exploité au cinéma: la Guerre du Golfe. En fait, il y a très peu de scènes de combat et les rares sont celles d'un bombardement irakien, d'un bombardement d'avions américains sur leurs propres troupes et enfin un nouveau passage d'avions de chasse américains sur un aéroport irakien. Pour ceux qui s'attendaient à ne voir que cela, c'est raté. Et c’est là tout l’intérêt du film nous montrer comment la guerre affecte les hommes, comment elle les ronge, ces hommes qui sont loin de chez eux, de leur famille, de leur femme. Ils sont restés 6 mois en Irak, sur ces 6 mois ils n’ont eu aucune confrontation, ils n’avaient presque rien pour passer le temps.
Ensuite, Sam Mendes ne peut s'empêcher de faire honneur à deux grands films de guerre : Full Metal Jacket de Stanley Kubrick puisque la scène d’ouverture calque celle du dortoir ainsi que les scènes dans le camp d'entraînement qui nous font penser à l'oeuvre de Kubrick. Et enfin l'autre grand film est Apocalypse now de Coppola, où la référence est nettement plus nette puisqu'une infime partie est montrée. Point commun entre ces deux oeuvres: le thème est la guerre du Vietnam, la dernière grande batailles des États-Unis depuis la Guerre du Golfe.
Il est donc logique de voir Sam Mendes faire une sorte de comparaison entre les deux guerres.
La phrase philosophique de Swofford,
“Toutes les guerres sont différentes. Toutes les guerres sont pareilles. Une histoire, un homme tire au fusil pendant des années et il part à la guerre. Et après, il rentre chez lui, et il se rend compte que quoi qu’il fasse d’autre dans sa vie… construire une maison, aimer une femme, changer les couches de son fils, il restera toujours un Jarhead. Et tous les autres Jarhead qui tuent et qui meurent, eux, seront toujours moi. On est encore dans le désert.„
prend tout son sens lorsque le vétéran du Vietnam monte dans le bus des marines qui reviennent de l'Irak et qu'au fond, on sent bien les différences entre les deux guerres. Chaque soldat vit des expériences traumatisantes mais ce n'est jamais la même que celle d'un soldat d'une autre époque.
Sam Mendes s'attarde surtout sur l'attente que vit un soldat avant de partir au combat. L'ennui profond qu'il vit le pousse à penser à d'autres choses. On y voit également les femmes qui trompent au fur et à mesure leurs maris. D'un point de vue psychologique tout cela est très éprouvant pour le soldat. Petit clin d'oeil également à la manipulation des médias par les hauts gradés. Il faut évidemment montrer que le soldat américain se porte très bien malgré le fait qu'il est très loin de chez lui.
Enfin, on constate que la réalisation de Sam Mendes est parfaite et est en plus servi par une photographie irréprochable surtout dans le désert mais également lorsque les puits de pétrole brûlent. Le film ne pourrait pas être aussi majestueux sans le casting, un Jake Gyllenhaal qui épate encore et toujours, un Jamie Foxx impeccable, sans oublier les seconds rôles qui ne dénotent pas.
A noter aussi la BO avec l'excellente composition de Thomas Newman avec également des morceaux de groupes connus comme The Doors, Nirvana, T-Rex ou encore Tom Waits.
En gros, un très très grand film de la part de Sam Mendes, dans la succession d’un Full Metal Jacket et d’un Apocalypse Now.
Un vide sidéral. C'est le ressenti à l'issue de ce film et c'est ce que l'auteur du livre et le film s'appliquent à relater et c'est très réussi. Cette guerre du Golf a mobilisé des milliers de très jeunes hommes à peine formés pour le métier de soldats.
On reste sans cesse en dehors de l'histoire qui nous est racontée. Impossible de s'identifier car il faut l'avoir vécu pour cela. On contemple donc à distance leur vie dans ce désert : jeux débiles pouvant s'accompagner d'une certaine cruauté, attente, lassitude, horreur lorsqu'ils sont confrontés aux effets de la guerre sur des civils mais aussi solidarité.
La guerre éclair qui s'est déroulée dans les airs est incompréhensible pour ces Marines au sol. Le film nous fait toucher du doigt toute l'aberration de l'opération "Tempête du désert".
L'interprétation est brillante, les images et la musique sont magnifiques.
On reste sans cesse en dehors de l'histoire qui nous est racontée. Impossible de s'identifier car il faut l'avoir vécu pour cela. On contemple donc à distance leur vie dans ce désert : jeux débiles pouvant s'accompagner d'une certaine cruauté, attente, lassitude, horreur lorsqu'ils sont confrontés aux effets de la guerre sur des civils mais aussi solidarité.
La guerre éclair qui s'est déroulée dans les airs est incompréhensible pour ces Marines au sol. Le film nous fait toucher du doigt toute l'aberration de l'opération "Tempête du désert".
L'interprétation est brillante, les images et la musique sont magnifiques.
Jarhead, troisième long métrage de Sam Mendes à bien des qualités à faire valoir. Premièrement, un partis pris plus qu'assumé sur les conditions et la psychologie de ces types repliés dans un décor qui n'a rien à voir avec des attentes dites " communes ". Tous ses soldats butés à l'adrénaline et à la testostérone sont ici coincé dans ce qui s'apparente à un long cauchemar, celui-ci a belle et bien un nom, l'ennui ! En ce qui me concerne je ne peux pas dire que j'ai vécu ce film de manière transcendante mais à l'inverse je trouve qu'il y'a vraiment quelque chose d'honorable dans la démarche de son réalisateur.
Dans un second temps, la tentative d'hommage si je n'ose dire à la culture cinématographique du genre n'a pas vraiment su trouvé son point d'encrage selon moi. Il y'a une trop grande référence faite à la référence même, la scène introductive est à elle seule nettement suffisante, d'ailleurs question subtilité on repassera. D'autres " passages " dans ce type sont vraiment pesant et obscurcisse son rendu. C'est bien lorsque l'on s'échappe des attentes que Jarhead trouve de la matière. Toute la séquence du puit de pétrole a par exemple bien plus à raconté que certains fétiches sur l'armé dont tout le film nous tarabuste.
Niveau jeu d'acteurs tout ce petit monde se donne la main. Sans éclats significatifs, avec rigueur et précisions la mayonnaise prend à la longue. Voilà.
Dans un second temps, la tentative d'hommage si je n'ose dire à la culture cinématographique du genre n'a pas vraiment su trouvé son point d'encrage selon moi. Il y'a une trop grande référence faite à la référence même, la scène introductive est à elle seule nettement suffisante, d'ailleurs question subtilité on repassera. D'autres " passages " dans ce type sont vraiment pesant et obscurcisse son rendu. C'est bien lorsque l'on s'échappe des attentes que Jarhead trouve de la matière. Toute la séquence du puit de pétrole a par exemple bien plus à raconté que certains fétiches sur l'armé dont tout le film nous tarabuste.
Niveau jeu d'acteurs tout ce petit monde se donne la main. Sans éclats significatifs, avec rigueur et précisions la mayonnaise prend à la longue. Voilà.
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