Derniers Avis : Jarhead - la fin de l'innocence - Page 5
Jarhead - la fin de l'innocence
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L?c!s_H00d
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4,5
Publiée le 7 octobre 2015
Sam Mendes m'intrigue de plus en plus. Après avoir vu son quasi chef d'œuvre qu'est "Skyfall", je voulais absolument découvrir de "Jarhead". Notamment grâce à la présence de Jake Gyllenhaal ("Prisoners") ainsi que celle de Jamie Foxx ("Django Unchained"). C'est donc avec une très grande attention que je viens de regarder ce long-métrage sur la guerre du Golf.
Que vaut-il donc ? Eh bien c'est sûr qu'il vaut le visionnage. Que ce soir par sa mise en scène, sa réalisation ou ses acteurs, "Jarhead : La Fin de L'Innocence" est une œuvre cinglante et intense qui brille d'ingéniosité. Le réalisateur Sam Mendes nous offre un film dénonçant l'absurdité de la guerre et ses motivations incomprises par les soldats. Si le sujet est abordé dans de nombreuses œuvres, cette thématique se démarque ici par l'humour noir et ironique qui nous est présenté, en plus d'une succession de références telles à "Apocalypse Now" et "Full Metal Jacket". Prenant et implacable, "Jarhead" est ici tiré d'une histoire vraie. Ce récit autobiographique du marine Tony Swofford, qui regrette pendant cette épopée de s'être engagé, est véritablement poignant et sublimement retranscrit à l'écran. Principalement car la guerre n'est pas mise en valeur par le metteur en scène mais plutôt les conflits et psychologies des personnages. Des personnages immatures et masturbateurs qui attendent que leur combat commence enfin. Chacun veut enfin tirer son coup, comme l'armée leur a appris. Tout ces personnages seront quoi qu'il fassent piégés dans le désert et resteront un Jarhead, c'est l'aspect traumatique des conséquences de cette tuerie dans le Golf. Anti-spectaculaire mais moraliste et percutant, ce long-métrage est un tour de force pour son metteur en scène. Chaque homme au combat diffère dans sa façon de réagir à la guerre ; se masturbe et plaisante tout le long du déroulement. Sans longueurs scénaristiques et sans lenteurs, l'histoire est passionnante à suivre. Le rythme est effréné, magistralement aidé par une bande originale de Thomas Newman vivace et énergique. En parfait accord avec le visuel et les plans de caméra, cette musique très bien orchestrée accentue l'ambiance étouffante et parfois extravagante, mais réaliste. La réalisation est sublime, et prouve encore une fois que le réalisateur est un génie. Les plans-séquences sont nombreux et parfaitement composés ; les gros plans, inserts et contre-plongées très significatives sur les émotions, bref visuellement c'est magnifique. En plus d'avoir une photographie aux couleurs majoritairement très dures (grises et jaunes), "Jarhead" multiplie les scènes d'anthologie dans le désert. Je pense notamment à la scène lorsque des jets de pétroles aspergent nos chers héros. Impressionnantes par les performances d'acteurs, certaines séquences nous laissent sans voix. Jake Gyllenhaal est encore une fois grandiose. Sa prestation est fascinante dans son rôle touchant et empathique. Ses émotions sur son visages sont remarquables comme toujours, à l'instar aussi de Jamie Foxx. Celui-ci incarne un Sergent tantôt tyrannique tantôt sympathique, mais il reste formidable.
Toutes ces qualités et sa trame scénaristique dénonçant la propagande américaine de l'armée, forment donc au final un très bon film de guerre puissant, entrainant et efficace ainsi que brillamment mis en scène.
De la formation des Marines à leur attente d'un ennemi fantôme. Entraînement dans le désert à 45 degrés, frustration, amitiés, pétage de plomb et retour au pays. On voit beaucoup de choses et l'on en ressent tout autant. Pas sûr que cette réalité soit une bonne publicité pour le corps des Marines. On nage souvent dans l'absurdité, surtout quand on voit le nombre de troupes américaines sur le terrain à trouver de quoi s'occuper.
Sam Mendes a pris pour habitude de nous offrir du cinéma de qualité, et ce n'est pas avec ce "Jarhead - la fin de l'innocence" qu'il va nous prouver le contraire. Emmené par l'excellent Jake Gyllenhaal, le quotidien au sein de cette base militaire se laissera facilement apprécier tout en égayant notre soif de découverte. L'attente se fait longue pour ces Marines, dans ce long-métrage où les liens humains viennent à se tisser sous des heures d'entraînement et de détente, laissant ainsi la fraternité et la réalité du terrain opérer. Une approche différente du genre qui trouvera pourtant autant d'entrain que dans les habituelles fusillades au cœur du combat.
A l image de Full Métal Jacket, Jarhead s intéresse à la guerre mais du point de vue du soldat. On cherche à savoir l'influence qu à l armée et la guerre en général sur les individus. Conscient de l influence du film de Kubrick Sam Mendes reprend même la scène d introduction de ce dernier qui met dans le bain tout de suite. Pour l armée l individu ne doit plus exister, ou plutôt il doit être formaté, moulé pour devenir une machine à tuer sans conscience. Mais dans cette guerre du golf, la machine à tuer ne sert à rien et du coup elle s ennuie, tourne en rond et commence à faire des conneries. Le film touche aussi du doigt le difficile retour au pays, entre les souvenirs du front, des copines qui n ont pas attendus et un pays qui n a pas grand chose à leur proposer. Certe Jarhead n atteint pas les sommets du film de Kubrick mais il est un excellent film de guerre, sans la guerre, mais avec des passages très puissants comme l incendie des puits de pétrole ou le moment où le personnage de Jake Gyllenhaal pète un plomb sous la tente.
Putain, je viens juste de remarquer qu'il y avait eu une suite, consternant. Bref. Jarehead est un film révolutionnaire. Peu sont les films dénonçant la guerre en Irak durant le mandat de Bush. Mendes savait que Jarehead était un film essentiel à délivrer afin de témoigner de la mort lente et douloureuse d'une jeunesse perdue dans une guerre qui n'est pas la sienne et qui paie pour les erreurs passées. Plein de bonnes volontés Mendes se sert de l'humour pour désigner le vide absolu et l'attente interminable qu'endurent ces Jarhead. En terme de message Jarhead est un exemple et demeure pour moi une réflexion basée sur l'envoi superflu de jeunes troupes, en pointant le total aveuglement vis à vis de ce pourquoi ces jeunes loups se battent. C'est en multipliant les références au films sur le Vietnam que Mendes dénonçe en lui même cette guerre. Swofford et ses potes n'ont aucune idée de ce qu'était le Vietnam. Ils n'ont que les version de Kubrick, de Cimino ou de Coppola. ce n'est pas un hasard si Gyllenhaal s'éclame " C'est la musique du Vietnam " quand un hélico passe au dessus d'eux, comme pour se convaincre qu'ils sont bien au cœur d'un conflit, un vrai. Après en ce qui concerne le film en lui même, les musiques peuvent paraître inappropriée mais moi au contraire je trouve qu'elles collent parfaitement. De plus c'est notamment grâce à une BO que l'on rend un film mémorable. Qui plus est un film de guerre. Sinon, le bijou de Mendes, c'est quand les troupes sortent des champs de puits de pétrole, noirci par la pluie de pétrole justement. Les soldats semblent avoir endurer une épreuve purificatrice. quand ils sortent, ils se semblent plus êtres les mêmes. Bref, la mise en scène de la pluie de pétrole était l'oeuvre d'un génie, avec les flammes colorant les corps huileux des combattants. Gyllenhaal et Foxx sont géniaux ensembles.
Certains peuvent aimer, pas moi. Un film sur la guerre avec une caméra qui lui tourne souvent le dos. On ne la voit pas. On reste sur les personnages, leurs états-d'âmes, leurs parcours. C'est un peu lent, introspectif, et surtout, ca pioche trop aux autres films.
Sam Mendes aime donner des coups de pieds au derrière de l'Amérique bien pensante, là il s'attaque à ce que l'Amérique chérie le plus, ces marines en disséquant une bande de jeunes loups en mal de vivre prêt à tout pour tuer. Mais la guerre du Golfe fut une guerre invisible, sans ennemi et déstabilisante, Mendes l'a bien compris et bien adapté.
Parce que les plus grandes guerres sont celles que l'on doit mener contre soi-même... Super film, super bande-son, supers acteurs (dont le sublime & charismatique Jamie Foxx? !) ...
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2,0
Publiée le 7 août 2014
Après le troublant "American Beauty", Sam Mendes est revenu en 2005 avec Jarhead un film adapté du livre d'un ancien "Marine" qui raconte son expérience pendant la première guerre du golfe. Sam Mendes prend le choix risqué mais apparemment payant pour le grand public de faire un film de guerre sans jamais la montrer, s’intéressant plus particulièrement à ces soldats qui sont hyper entraînés mais dont les compétences ne servent pas puisqu'ils restent encore et encore en attente. Un film qui met vraiment l'accent sur la psychologie avec aussi beaucoup d'humour mais qui reste pour moi bien loin des autres films références du genre comme "Full Metal Jacket". Le film se repose sur un bon casting et des acteurs qui livrent une solide prestation. Un film est à la fois bien écrit et bien réalisé, il y a une belle photographie surtout vers la fin mais malgré toutes ces qualités évidentes je n'ai absolument pas accroché au film et je me suis même ennuyé.
Le film m'a surpris et je l'ai trouvé immersif. spoiler: Des hommes à la guerre, comme si cette guerre n'avait pas lieu . Ce n'est pas un film d'action. La scène finale, excellente avec une allure de gag.
Excellent film non pas de guerre mais plutôt sur l'envers du décor de la guerre du golfe traité de façon objective sans nous gaver avec l'habituel patriotisme ou héroïsme des soldats américain. C'est réaliste, c'est drôle et parfois émouvant, les personnages sont bien interprétés et la BO est d'enfer!
Film pas mal, un peu too much viva America mais quelques moments sympa. Par contre 2 h pour pas grand chose quand même. On s'attend a un peu d'action mais assez mou dans l'ensemble.