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inspecteur morvandieu
94 abonnés
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4,0
Publiée le 25 mars 2026
Un couple de jeunes américains BCBG passe ses vacances sur un littoral exotique. Ils sont mignons, ils sont communs, et le long préambule de présentation serait tout à fait anodin s'il n'invoquait pas le calme avant la tempête. Le film est l'histoire d'un cours de plongée sous-marine qui tourne mal. Une simple erreur de comptage et Susan et Daniel sont oubliés en plein océan, portés par leur combinaison de plongée et dérivant au fil du courant. Le film "commence " ici, tout de suite angoissant. La posture des deux plongeurs est saisissante, avec rien autour que les flots, et la perspective dramatique nous étreint avant même que la peur ne gagne les deux protagonistes. Le réalisateur Chris Kentis peut toujours suggérer un sauvetage hypothétique et envisager et conclure par un happy-end libérateur, la situation est critique, épouvantablement réaliste où, à la menace de n'être pas retrouvé s'ajoute pour le couple celle, effroyable, des requins qu'on voit incessamment louvoyer entre Susan et Daniel. Réalisateur inspiré, Kentis maitrise parfaitement le crescendo d'angoisse et de peur qui saisit tout autant les personnages que le spectateur. Il est d'autant plus efficace que le danger et le comportement des naufragés sont constamment crédibles (ce qui quand même rarement le cas dans les films d'épouvante). Disons-le, au risque d'altérer le suspense d'une diffusion future spoiler: : il n'y aura pas de happy-end. Et le dénouement, alors que le réalisateur fait miroiter une issue heureuse, est tout à la fois logique et bouleversant comme rarement. Pathétique même, tant Daniel et Susan ont su tout au long nous attacher par leur amour poignant, leur solidarité, et nous faire redouter leur séparation. Cet exercice de style terrifiant dans la solitude de l'océan à perte de vue est bien supérieur, dans l'esprit et à l'image, à la production courante du cinéma d'angoisse.
Chris Kentis nous livre ici un film OFNI, très surprenant et novateur dans le sens qu'il nous livre plusieurs types de grammaire cinématographique en un temps très limité (le gros plan style super 8 ou téléréalité, le documentaire et le thriller pour terminer, le tout mâtiné d'un humour noir féroce avec une dose ironique de film touristique). Le film met un temps certain pour démarrer, le spectateur est au début un peu perdu. Quel intérêt dans ce jeune couple partant en vacances ? Une qualité d'image hors des canons d'Hollywood mais ensuite un climat de tension s'instaure progressivment pour finir par une conclusion tragique qui va aussi à l'encontre des happy end américains. il faut saluer les belles prises de vues à hauteur de personnages. Le réalisateur ne prend pas le mauvais chemin qu'aurait été d'utliser la caméra subjective. Il faut ne pas raconter la fin à tout le monde et attendre jusqu'à la fin du générique qui renforce l'humour noir. Le metteur en scène renvoie tout le monde dos à dos, les touristes, organisateurs de plongée et les requins qui ne valent pas mieux que les humains.
Chris Kentis a tiré les lecons de "jaws" et d'"alien", moins on voit les bestioles plus l'angoisse monte. Film très réaliste, on voit assez peu les requins ce qui n'empêche pas "open water" d'etre beaucoup plus tendus que nombre de ses rivaux. Final étonnant mais un peu décevant pour ma part. En tous cas loin d'une fin prévisible... à conseiller aux amateurs
film flippant mais qui n'est pas destiné à faire peur. Les amateurs de chair fraiche , de cris d'horreur et de monstre sanguinaire en sont pour leur frais. Ici tout est ultra réaliste avec une fin pas du tout hollywoodienne et une évolution des comportements très bien maitrisée. C'est froid, clinique comme la chronique d'une mort inéluctable et épouvantablement crédible. C'est bien ce qui fait froid dans le dos. Le format court du film est parfait car on ne peut s'entendre dire "qu'on en finisse". Seul bémol, la musique inappropriée et le marketing de ce film qui se trompe de cible et qui a forcément déçu les amateurs cités plus haut. Il faut avoir vécu un peu pour se rendre compte du vrai visage de la peur.
Les films sur la plongée ne sont pas légions, pourquoi ne pas dériver facilement vers la bonne vieille peur du requin ? La crédibilité du film s'effondre lorsque le seul enjeux consiste à se défendre contre des requins qui dans une situation réelle n'attaque jamais des plongeurs. Rien de mieux pour légitimer un peu plus le massacre des requins. Bref: nul
Tres bon film, le réalisateur arrive a faire monter la pression avec pas grand chose et ça c'est fort, on est scotché du début a la fin, ceux qui n'aiment, pas je pense aime piranha 3D ou les films pour ados je pense. Le réalisateur jour plutôt sur ce qu'on voit pas et ça c'est supplie tous le monde ne peux pas saisir. Film a voir d'urgence.
C'est une histoire terriblement simple, mais Chris Kentis, dont c'est le deuxième long métrage, réussit un film authentiquement glaçant. Des requins, il y en a. A vous passer définitivement l'envie de tremper un orteil dans l'océan. Le film de Kentis, contrairement à celui de Spielberg, ne procure pas de grands et réjouissants frissons. Pas de gueule béante pour rire, pas d'effet grand huit. Open Water nous plonge dans des eaux plus troubles, et ses héros expérimentent toutes les étapes de l'angoisse : en vrac, l'incrédulité quelqu'un finira bien par venir les chercher... ? , l'affolement, l'instinct de survie, diverses phobies... Kentis et sa femme, Laura Lau, chef opérateur, filment au ras de l'horizon, produisant un terrible effet de réalité, mais aussi d'enfermement. D'abord les méduses, puis le froid, la soif, la nausée... Le couple dérive, somnole, s'engueule, s'affole, et finit, avec nous, par se demander si cette mésaventure aura une fin. Alors vient la terreur, et, avec le crépuscule, les requins, silhouettes fugaces, frôleuses, insistantes... Plus rien, dans ces ténèbres verticales, n'est balisé, familier. On pourrait être en haute montagne ou tout autre lieu « sauvage » : là, les choses ne se laissent plus que superficiellement apprivoiser par l'oeil et le langage humains. Ce n'est plus la mer elle-même qui effraie, ni les requins, c'est la présence d'un « innommable », infiniment étranger et dangereux. Mais ce thriller aux confins de l'angoisse est aussi un formidable huis clos psychologique, interprété par deux inconnus talentueux, Blanchard Ryan et Daniel Travis. Une belle séance d'apnée.
Le récit romancé du parcours d’un des plus célèbres serial killer des Etats-Unis, John Wayne Gacy exécuté en 1993. Pas grand chose à en dire si ce n’est que l’acteur principal est convaincant dans ce rôle d’homosexuel refoulé qui tue à tout va et enterre les jeunes garçons qui partagent ses jeux érotiques, dans le vide sanitaire situé juste en dessous de la maison où il vit avec femme et enfants. A la vue du film on se demande comment il a pu tenir aussi longtemps sans se faire prendre. Il est vrai que depuis le célèbre « Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon » on sait qu’il n’est pas facile pour un coupable de se faire prendre quand il jouit d’une réputation qui le place comme on dit « au-dessus de tout souçon ».
OVNI dans le paysage cinématographique mondial, Open Water est très efficace pour peu que l'on soit sensible à la tension présente durant les 45 dernières minutes (soit les 3/4 du film, celui durant 1h16). A partir d'un fait divers inquiétant, Chris Kentis nous livre une sorte de fusion entre Blair Witch et Les Dents de la Mer qui découragera plus d'un à faire trempette dans l'océan avant un bon bout de temps. On salue surtout la prouesse de la réalisation, à la fois ambitieuse et masochiste, mais qui représente le véritable enjeu du film (aucun effet spécial, les requins sont réels).
Un film qui raconte une journée pendant laquelle ils auraient mieux fait de rester couchés ! D'un autre côté, on aurait pas eu cette histoire filmée de manière très réaliste et qui du coup fait d'autant plus froid dans le dos. Très efficace, terrifiant et démoralisant. à voir au moins une fois.
Evidemment, il y aura toujours des spectateurs pour regretter l'hyper action, le gore, le visuel à outrance... Mais le réalisateur, très efficace, a clairement pris le parti de filmer façon documentaire. C'est "l'anti-Dents de la mer". Du coup, le début du film peut laisser penser à un navet mais la suite prouve qu'on est sur un film minimaliste, réaliste (dialogue simple, voir neuneu mais réaliste) et pas dans les effets de style. Certes, il y a quelques incohérences, car je pense que les protagonistes auraient dû paniquer bien plus tôt. Mais, l'horreur est avant tout psychologique et suggérée. Le réalisateur prend son temps pour instaurer une atmosphère tendue qui peut, au bout du compte, être très effrayante. La musique est faite pour renforcer cette tension permanente. On ne voit presque rien et tout n'est qu'imagination. Beaucoup de plans sont filmés au ras de l'eau et on devine ce qu'il y a sous la ligne de flottaison. On le redoute même quand on ne voit rien. Alors faut il avoir de l'imagination ? Faut il être dans l'ambiance ? Faut il aimer les films pas trop tape à l'œil ? Oui, il ne plaira pas à tout le monde pour ces raisons, mais les bons connaisseurs de survivor adoreront forcément ce film. De plus, je trouve que la fin est vraiment très belle, tout en subtilité qui change des standards Hollywoodiens.
Le film "Open water" nous tient en haleine dès qu'on voit un couple de plongeurs, abandonnés en pleine mer au milieu des requins, des méduses... Terrifiant! Stressant! J'ai eu l'impression d'etre à la place des plongeurs. Les plongeurs se battent pendant des heures pour survivre.. Ils seront confrontés à la fatigue. Ce film" open water" est inspiré d'une histoire vraie, il nous fait découvrir la vraie nature des requins: Ce ne sont pas des mangeurs d'hommes comme on voit dans le film " Les dents de la mer"! On dirait un film documentaire! Très réaliste! Le suspense concernant le sort des plongeurs, est bien maintenu.. Pas mal, ce film!
Réaliste et sans fioriture, Open Water est une histoire qui donne froid dans le dos quand on apprend que le film est tiré d'une histoire vraie, même si finalement, tout n'est que fiction puisqu'on ne saura jamais vraiment ce qu'il s'est passé. Pas mal de théorie circule sur le net et donne encore plus de mystère à cette histoire. Une exil planifié du couple pour pouvoir échapper au fisc, un suicide délibéré ou tout simplement comme raconté dans le film, une erreur fatale de l'équipage ?
Kris Kentis a évité les principaux écueils - c'est le cas de le dire - qui grèvent inévitablement ce genre d'histoires. Il a tenté et réussi de coller au plus près de la réalité, avec quelques erreurs, mais n'en demandons pas trop. Point d'esbroufe ici, point de deus ex machina. C'est simple et juste. L'angoisse est là. Le suspense va croissant et ça se termine comme ça devait se terminer. Bravo.