Ce film d'animation français, présenté cette année à la Quinzaine des Réalisateurs de Cannes, est du même auteur que Kirikou. C'est très beau, le message sur la tolérance est très beau, mais j'ai trouvé ça mortellement ennuyeux.
D'une belle beauté. Même si les graphismes ne sont pas toujours excellent, le scénario est parfait et mélange culture, origine, éducation, mythe, légende, séparation... enfin tout sorte de fait sont abordé et le film est émouvant mais il y a aussi du suspense. Bon bref, à voir.
Dès les cinq premières minutes,on nous parle déjà de tolérance et d'amitié(avec une lourdeur pas possible soit dit en passant).Soit.Après,et meme avant,on se rend compte que le graphisme est d'une mocheté effroyable(grosses tetes sur corps carrés),formes venues du triangulisme particulièrement ratées.Les dialogues sont niais et sirupeux(et vas y que je te tartine ça de message de paix et d'amour),les mouvements de caméra sont immondes,et pleins d'incohérences surviennent(à quoi bon mettre une voix off pour décrire la pensée des protagonistes et faire comrpendre que le racisme c'est mal,l'amitié c'est bien,alors que le quart du film est parler en arabe non sous-titré?).De plus,et on ne sera pas pourquoi,le film se concentre sur Azur,Asmar n'apparaissant qu'environ 15 minutes dans le film,alors qu'il me semblait avoir affaire à une histoire d'amitié,d'égalité donc de partage de l'histoire dans le film.On voit Azur grandir beaucoup trop vite,sans comprendre réellement les enjeux de sa conviction(ceci dit,on le voit grandir lui au moins),le scénario se calque sur nombre de films d'animation pour enfants.En parlant d'enfants,pas impossible qu'ils s'y retrouvent dedans,évidemment,mais quant à l'efficacité pédagogique de la chose,j'ai encore des doutes.Alors oui,les décors sont très riches,mais le résultat est tout de meme plus que médiocre.Alors les critiques snobinardes aimeront toujours,évidemment,puisque en pleine période de crise avec les jeunes de la cité(comparaison il y a puisqu'on parle ici de tolérance),le film prend de la valeur.Finalement,c'est peut-etre moi le snobinard,puisque je suis apparemment le seul à attribuer cette sale note...quant à la salle qui a applaudi à mes cotés à la fin de la projection,je me suis senti bien seul à ne pas défendre cette horreur...donc ne vous étonnez pas si vous ne voyez pas cette critique publiée.
Un film formidable qui (cest le cas de le dire) porte haut les couleurs du cinéma danimation. Parce que sur le plan des couleurs, justement, cest rien de dire que cest un bonheur sans mélange: du Fra Angelico cinématographique !! De bout en bout, on est sidéré par la beauté de chaque plan, par le chatoiement de ces coloris crus qui saccordent admirablement et se répondent dans un tournoiement incessant. Et puis quel sens de la composition picturale! Une imagerie un peu naïve inspirée des enluminures dun grimoire médiéval, une animation toute en finesse et sans esbroufe, une mise en scène simple mais dune belle efficacité, de limagination à revendre, dexcellents choix musicaux... Michel Ocelot est un grand monsieur! Lhistoire est un conte de fées classique qui plaira aux enfants sans ennuyer les grands. Son message de tolérance est admirablement servi par un parti pris audacieux : se passer de sous-titres pour toutes les (nombreuses) répliques en arabe. Dépaysement garanti... et plaisir supplémentaire! Un grand bravo pour cette admirable réussite.
Ce qui impressionne avant tout dans ce film est sa très très grande beauté, l'extrême élégance de son animation, mais aussi sa magnifique histoire, conte de fée moderne dans lequel on retrouve, fidèle en cela à l'esprit de Michel Ocelot, ses préoccupations humanistes : une certaine naïveté toujours mêlée de malice réjouissante (dont la princesse Chamsous Sabah est la personnification très réussie :joviale, finaude, maligne et délurée). Par rapport aux histoires de KIRIKOU, celle-ci est beaucoup plus complexe (ne serait-ce que ce pari incroyable : parvenir à faire réciter un tiers des dialogues en arabe non sous-titré, tout en conservant à l'histoire toute sa clarté !), et même si les premières scènes sont un peu faibles (l'enfance des héros se réduisant vite à l'affrontement un peu lassant des deux garnements), elles permettent d'autant mieux apprécier les merveilles qui viennent ensuite. Car cette histoire est aussi un magistral travail graphique, original et délicat, qui renvoie constamment aux cultures graphiques orientales : traitant les costumes en aplats de couleurs (se référant au style des miniatures persanes), et les décors en «millefleurs» (qui rappelle alors aussi l'esthétique des tapisseries médiévales et des illustrateurs russes comme Ivan Bilibine ou Erté). Un spectacle enchanteur et intelligent, hautement conseillé à tous... de 3 à 93 ans.
En 1998, Michel Ocelot bousculait le monde (trop tranquille) de lanimation française avec Kirikou et la sorcière. Cest en 2005 quil récidive de plus belle avec un second opus : Kirikou et les bêtes sauvages. Toujours aussi splendide, lumineux, flamboyant et magique. Un an plus tard, il nous fait rêver une troisième fois avec Azur et Asmar. Changement de registre, cette fois-ci, puisquil est question de deux enfants, lun blond aux yeux bleus, fils de châtelain, lautre brun aux yeux noir, fils de la nourrice. Deux enfants que tout oppose : lun est occidental, lautre est oriental. Vous laurez donc compris, Azur et Asmar est là pour faire passer un message, celui de la tolérance et des différences culturelles. Dès les toutes premières minutes du film, on tombe sous le charme de ce « poème visuel », son univers oriental, parsemé dépices, de couleurs et damour. Une merveille de lanimation, nous prouvant une fois de plus que fasse aux grosses industries américaines (Pixar, DreamWorks), lanimation française a de beaux jours devant elle ! !
Les spécialistes le disent enfin : les adultes nont plus à rougir daimer les films danimation. Cela tombe bien, je navais pas dalibi ! Les images dune beauté fulgurante, alliant l'art du XVème siècle européen (Très Riches Heures du Duc de Berry ou personnages des peintres flamands aux décors gothiques) aux reproductions des palais du Maghreb médiéval avec leurs zelliges, marquetterie de faïence émaillée, nous entraînent avec émerveillement sur les traces des deux frères de lait Azur et Asmar et de leur nourrice sarrasine Jenane, dessinés en aplats (Michel Ocelot y tenait). Un miracle accompli entièrement dans un petit studio parisien. Les plus graves problèmes du réalisateur pour sortir son film dans certains pays furent labsence (volontaire) de sous-titres des dialogues en arabe et la vision fugitive du sein nu de la nourrice ! Le régal visuel permanent sert de messager à un conte idéaliste et pur, aux éléments traditionnels : les fées, les épreuves, lamour. Il faudra braver des préjugés personnifiés par le truculent et non moins antipathique Crapoux auquel Patrick Timsit prête fabuleusement sa voix. Ce qui a frappé les enfants, nous dit le réal, cest « la solidarité dans les épreuves et les bagarres quand tout va bien ». Cest ce qui nous séduit : le message tout simple de tolérance, sans compromis, servi par un conte à lancienne, bien élaboré et qui est bien à même dêtre accueilli par les enfants. Il est essentiel de garder lespoir quand cest lintolérance qui semble dominer, et de rappeler quil nen a pas toujours été ainsi : la coexistence de la mosquée, de léglise et de la synagogue en Orient est évoquée, puis lon voit une église byzantine en ruines avec une icône du Christ tombée à terre. Le réal ne cherche pas à éluder cette question religieuse. Lesthétisme de ces images est universel et rapproche les hommes sans abolir les différences. Quon ne prétende plus jamais que le film d'animation est un art mineur!
Chef-d'oeuvre du cinéma d'animation. Un graphisme élégant, un message humaniste, des personnages attachants. Michel Ocelot est bien notre nouveau Paul Grimault.
Présentez deux jouets à un enfant: le premier est en plastique et plus "fun", le second est en bois, plus esthétique: l'enfant choisira systématiquement le jouet en plastique. Le jouet en plastique, c'est le film d'animation de base, type Shrek! Le jouet en bois, plus ouvragé, c'est le film d'animation "façon Ocelot", type Azur et Asmar! Ce film est un cran au dessus de tous les autres! C'est d'abord une beauté visuelle, jamais égalée! Des couleurs féériques! Chaque image est une oeuvre d'art, un ravissement pour les yeux! Il n'y a pas une seule faute de goût! Un film d'animation "réllement intelligent", ce qui n'enlève rien à l'humour. Merci Monsieur Ocelot de m'avoir fait écarquiller les yeux pendant 1h30!