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Un visiteur
2,5
Publiée le 20 juillet 2007
Avec Kirikou, Michel Ocelot est en quelque sorte devenu la « star » du cinéma d’animation français. D’un côté, il est vrai que ces films témoignent d’un vrai travail d’auteur, baignant dans un monde coloré et cosmopolite qui lui est bien personnel, loin des autres fadasses œuvres de commande dont on nous abreuve bien malgré nous. D’un autre côté, ce monde peut aussi laisser de marbre, Ocelot faisant avant tout des tableaux illustrant un discours cyclique et insistant, peut-être parfois trop. Son dernier film reprend tous ces défauts et ces qualités, formellement superbe, mais étrangement froid, effet secondaire d’une technique en 3D peu inspirée émotionnellement parlant. L’histoire est belle, mais accumulant des moments d’ennui, notamment un final particulièrement laborieux. Il en résulte un spectacle de marionnettes dénué de vie, de sentiments, d’émotion, mais tout de même fascinant. Des contradictions qui donnent une personnalité propre à Azur et Asmar, si typique de l’œuvre de son auteur, mais lui interdisent par là-même l’accès au statut de monument de l’animation française. Passable…
Un très joli conte, dans la lignée de " Kirikou ". Ce dessin animé est très esthétique, l'histoire est relativement originale et véhicule de bonnes valeurs morales sur les différences de culture, d'éducation, de langue, de religion etc. " Azur et Asmar " est destiné aussi bien aux petits qu'aux grands, en tout cas j'ai vraiment apprécié ce moment de magie et de poésie.
Les deux frères. Comme Hayao Miyazaki, Michel Ocelot est plus qu'un simple créateur de films d'animation, c'est un orfèvre. A l'instar des primitifs flamands, de son pinceau naissent des personnages filiformes évoluant dans un paysage obscur où les châteaux règnent en maître ( on pense par moments au "Roi et l'oiseau"). Dans la seconde moitié du récit, on est propulsé dans le monde féerique et polychrome des "Mille et une nuits". Ce conte philosophique est l'histoire d'une amitié perturbée. Azur, le fils d'un riche châtelain, est élevé par une nourrice avec son fils basané Asmar. Très vite, son père va les séparer. A l'aube de l'âge adulte, Azur va tout mettre en oeuvre pour retrouver son ami d'enfance dans son pays d'origine. Soit la rencontre de deux cultures ancestrales. Après l'Afrique noire de "Kirikou et la sorcière", Michel Ocelot nous fait découvrir les mille et une merveilles du Maghreb. Une grande leçon de tolérance contre toute discrimination.
c'est un chef d'oeuvre ! IL EST PARFAIT. Scenario Original, Dessin fin et précis, Couleurs Magnifiques, Musique agréable. Il vehicule de belles valeures, Pour les très petits (2ans 1/4), les petits (4ans) et pour tous les adultes. Aucune critique a formuler
Azur et Asmar, j'en ai tellement entendu parler... J'ai lu tellement de critiques entousiastes... Mes petits frêres et soeurs m'en on tellement parlé que j'avais l'impression de connaître ce film avant de l'avoir vu. Et j'étais persuadé qu'il était génial. Mais en regardant le film, j'ai eu un choc: certes l'animation est réussie. Et il ya également deux ou trois bonnes surprises. Mais il manque à ce film l'essentiel: du souffle. Il dure 100 minutes. Pour un dessin animé, c'est long, alors quand on regarde sur le boîtier du dvd la durée, on se dit qu'il ne manquera pas d'aventures. Alors pourquoi est-ce qu'Azur et sa traversée de l'océan ne dure que trente secondes bien comptées?$ Mais pour se rattraper de ce coup-ci, Michel Ocelot sait si prendre pour rallonger un film: faire des retrouvailles avec la nourrice qui durent 10 minutes, décrire longuement un repas et faire une petite visite chez le sage du village pour qu'il nous raconte l'histoire de la fée des Djins une énième fois. Ca, pas de problèmes. Puis, pour un film qui prône la tolérance, n'est-ce pas éxagéré de blesser à mort Asmar, de ne suivre que l'aventure d'Azur pendant les 3 premiers quarts d'heure et qu'Asmar se retrouve marié à la COUSINE de la fée des Djins? Reste la princesse de trois ans et son palais, la seule chose qui arrive à nous surprendre réellement.
un régal, dans la lignée de Kirikou mais avec encore plus de fraîcheur, un petit peu moralisateur mais pas plus que le discret, très haut en couleurs au propre comme au figuré
Les dix premières minutes m'ont laissées perplexes, mais passé ce délai je n'ai pu empêcher l'enchantement d'opérer. Car c'est bien de magie dont il s'agit. Même si le graphisme ne correspond pas aux canons imposés par les films d'animation américains, l'esthétique, et même la beauté, sont bien présentes. En effet, à défaut de pouvoir utiliser des effets spéciaux dernier cri, l'accent a été mis sur la minutie et le soucis du détail. Les mozaïques qui constituent une part importante des décors sont absolument sublimes. A noter également un travail remarquable sur les sons. Le récit et les dialogues ont la simplicité inhérente aux contes, sans que le message soit simpliste ou adressé uniquement aux enfants, car il passe plus par les sentiments que par les mots (les dialogues en arabe ne sont d'ailleurs pas sous-titrés, sans que cela soit une gêne). Petits comme grands savent donc en apprécier la profondeur. C'est l'un des meilleurs films d'animation que j'ai vu, tout en finesse et en subtilité. Ne ratez absolument pas ce petit bijou, et tant que vous y êtes, faites en profiter toute la famille !
Ocelot approche graphiquement l'histoire avec son perfectionnisme habituel, travaux historiques et architecturaux assez développés (très belle scène sur l'église byzantine).Le film tombe dans une époque qui croit avoir besoin de trop de moral pour remettre les choses en ordre, hors on voit avec un minimum de recul que le discours moralisateur est purement enfantin. Succès au sort d'une pédagogie manquée.
Magnifique film. Pour ma part, il n'y a pas beaucoup de film où j'ai vu le Merveilleux. Dans ce film, oui le Merveilleux est bien là ; tout comme dans Dumbo l'éléphant volant, des studios Disney. Même idée généreuse et d'amour : accepter l'autre et ses différences. Bravo. L'animation est belle et colle bien aux caractères des personnages ; les décors d'inspiration de miniatures persanes ne peuvent être que beaux. L'émotion est présente dans le jeux des personnages, dans les paroles des chansons et dans la musique. C'est un film à conserver dans sa vidéothèque. Michel Ocelot se rapproche maintenant de Paul Grimault.