Avec Azur et Asmar, Michel Ocelot délocalise son unité de lieu et nous invite en terrain connu : un rythme imposé, une déclamation des personnages posée et articulée ; le dispositif convoque assurément son sublime Kirikou.
Au-delà de l’aspect « succession d’épreuves » à accomplir pour espérer triompher, le réalisateur trouve un nouveau terrain fertile, propice au jeu et à la critique, dans l’affrontement de deux frères d’enfance partageant tout sauf le sang.
Fervent défenseur de la communion dans la différence et de la découverte dans le partage, Ocelot ne peut se résoudre qu’à peindre de sublimes fresques, tout en motifs et en miroirs pour ce qui est de la forme, mais aussi à déboulonner certaines préconceptions liées aux contes et récits chevaleresques pour ce qui est du fond.
Une fois l’œil accommodé à une animation dont le style était alors en pleine transition, c’est avec bonheur que l’on se laisse embarquer par cette nouvelle proposition, à part comme toujours.
spoiler: Je pourrais regarder ce film encore et encore, je ne m'en lasserai JAMAIS. C'est une pure merveille, un chef d'oeuvre du début à la fin. Azur et Asmar sont tous 2 de très bons personnages, entourés de parallèles, de symbolismes, Crapou est drôle à en tomber par terre, chacune de ses interventions sont hilarantes, l'originalité, l'unicité du caractère de la princesse créé un effet comique, tout en faisant ressentir un sentiment de respect envers elle pour le spectateur, tant sa maturité, sa perspicacité est significative. Les thèmes abordés sur le racisme, la xénophobie, cet oeil unique et pourtant réaliste sur une culture si loin de notre culture européenne : la nourriture, les habits, les modes de vie, la musique, que Crapou aime tant critiquer sont présentés d'une manière tellement glorifiante, tout en respectant cette authenticité, c'est tout simplement brillant.
Ce qui fait le charme de 'Azur et Asmar', c'est bien sûr aussi son ambiance, sa cinématographie, son animation mixée entre des personnages 3D (trop beau Asmar btw), et des décors d'une richesse colorée inégalée, et bien évidemment sa bande musicale d'une magnificence rare. Un régal auditif, qui nous plongent dans l'immersion la plus totale de ce monde maghrébin, et qui nous procure des frissons de bonheur quant à l'écoute de titres comme "la berceuse" ou "les choeurs des Djinns".
C'est une expérience cinématographique si puissante, si sublime. 'Azur et Asmar' est un film qui nous fait nous remettre en question sur notre place dans ce monde, nous fait prendre conscience de la beauté de toutes les cultures du monde, c'est un film qui nous procure une véritable jouissance en terme de visuel et de son. On rit, on est ému, on est ébahi, on a peur, on est heureux, et on souhaite de tout notre coeur danser avec les personnages dans le palais de la fée des Djinns, accompagné par une musique inoubliable : c'est ça 'Azur et Asmar'.
Sublime dessin animé de Michel Ocelot, qui nous transporte dans le monde médiéval français et nord-africain à travers les aventures de deux personnages ayant partagé leur enfance et leur mère, Azur et Asmar. Les deux sont en quête d'amour, de gloire et de fraternité. Mes enfants ne sont jamais lassés de cette histoire. La musique de Gabriel Yared est à la hauteur. Tous les détails visuels sont soignés, les couleurs, les dialogues. C'est un chef-d’œuvre.
Trés belle oeuvre de Michel Ocelot. Une film qui nous fait voyager. De magnifiques couleurs et dessin. Film de mon enfance regarder au moins un bonne quinzaine de fois si ce n'est pas plus !
“Azur et Asmar”, l’héritage de l’anti-déterminisme
Michel Ocelot est évidemment un grand réalisateur qui transmet d’excellentes valeurs via ses films d’animation. “Azur et Asmar” est loin d’être une exception et est un très bon classique dans l’histoire de l’animation française.
Effectivement, même si aujourd’hui le grand public pourrait affirmer que l’image manque de texture ou de profondeur, la réalisation reste intemporelle et marquée par une très belle photographie et de couleurs magnifiques. Sans compter que chaque teinte a une signification extrêmement importante et que les musiques sont vraiment marquantes.
Bref, l'image et le son se marient parfaitement. La mise en animation, bien que légèrement vieillissante, est très pertinente.
En ce qui concerne le scénario. Évidemment que l’ensemble est cliché et rempli de stéréotype ; cependant, la narration est très prenante et le récit est suffisamment intéressant et pertinent. Les protagonistes sont vraiment des archétypes ; par conséquent, l’effet de surprise n’est pas au rendez-vous.
Par ailleurs, la moralité est extrêmement touchante et permet la transmission de valeurs primordiales. Par exemple, le film expose le racisme ou la volonté de réussir malgré nos origines.
Ce film est un grand film à conseiller car il ne peut que marquer les esprits.
Au XVe s, à partir de 2 frères de lait, Azur, aux yeux bleus, fils de seigneur, et Asmar, aux yeux bruns, fils de Jenane, nourrice d’Azur, qui décident, adultes d’aller délivrer la fée des Djinns au-delà de la mer (Méditerranée), Michel Ocelot, encore une fois, nous enchante, sans mièvrerie, en créant un univers coloré (tel un livre d’enluminures), merveilleux, poétique et une ode à l’intelligence du cœur, agrémenté par la musique de Gabriel Yared (57 ans), de culture méditerranéenne.
Ce film est à voir au moins une fois. On est plongé dans l'histoire, les personnages sont attachants, même Crapou et les musiques sont juste parfaites. Nan là c'est du haut vol d'animation !
Un film exceptionnel digne du talent incontesté de Michel Ocelot. Cette histoire me donne des frissons à chaque fois. Remplie de valeur d'amour et de tolérance. (PS: Un grand bravo à Gabriel Yared pour cette qui n'a rien à envier à Disney)
Magnifique film de notre enfance où l'on retrouve légèrement la complexité du mélange de deux cultures, mais où l'amour et la fraternité triomphe ! Un plaisir de revoir ce film d'animation au style bien défini de Michel Ocelot.