Un film difficilement classable. Disons qu'il s'agit d'un mélodrame trash, aux accents burlesques, vaguement autobiographique. On ne suivra peut-être pas Guy Maddin dans tous les tours et détours de cette histoire abracadabrante, où il est question de mains coupées et de musée de cire, mais la façon que le réalisateur canadien a de triturer son image et de travailler son montage est intéressante et saisissante. L'auteur réalise le grand écart entre vrai-faux hommage au cinéma muet et avant-garde expérimentale. Noir et blanc gros grains, éclairages insolites, fulgurances de mise en scène et jeux de sons illustrent des visions fantasmatiques ou cauchemardesques, ponctuées d'un humour absurde. Si l'on s'amuse au début de ce délire foutraque, on finit cependant par s'en lasser, malheureusement.
Guy Maddin nous convie à un voyage dans sa tête et le moins que l'on puisse dire c'est qu'il est tourmenté.Il nous délivre ses fantasmes, l'amour la mort la différence dans un délire visuel bluffant.Mêlant film noir fantastique érotique sans oublier la touche d'humour qui lui est familiere.On ne peut qu'être surpris par ce cinema hors norme qui change largement des films formatés.Certains spectateurs trouverons peut être le voyage un peu difficile mais il faut se laisser porter par la vague que ce créateur cinématographique nous envoie.
Voilà une bouffée d'oxygène au sein d'un "cinéma" formaté. Ici, chaque plan est un cri d'amour au cinéma. Ce film, muet mais intelligemment sonore, est tout entier tourné vers l'avenir. Et c'est trop rare...