C'est mon avis personnel. Malgré l'intérêt que j'y trouvais pour Signoret. Le sujet est totalement inintéressant. Politique et journalisme. Un mélange plutôt indigeste avec une mise en scène soignée tout de même. Une déception donc.
Des numéros d'acteur bien dirigés par un metteur en scène de théatre mais pas de cinéma et qui a du goût pour les comportements un peu ou beaucoup hystérisés. Puis une pénible et fastidieuse histoire.
Ressortie en salle de plusieurs opus de Patrice Chéreau dont " Judith Therpauve" (1978) porté par l'interprétation de Simone Signoret.
La filmographie de ce metteur en scène renommé surtout dans le théâtre, m'a toujours, à deux exceptions près ( " la reine Margot" et " Gabrielle" ), laissé sur ma faim.
Avec " Judith Therpauve" mon cœur balance. Alors oui, il y a une distribution formidable, des acteurs toujours très très justes, un ton, mais le scénario qui avance par ellipses, manque vraiment de fluidité.
Histoire d'une femme au crépuscule de sa vie qui, dans un geste symbolique ( le passé douloureux de la seconde guerre mondiale, de la résistance, la mémoire de son mari disparu dans l'holocauste) reprend l'oeuvre de son époux, un quotidien de l'Est de la France.
La fin est d'une tristesse infinie, désespérance et stoïcienne. Mais il y a Simone Signoret et devant une caméra, elle casse la baraque !
LA PRESSE QUI RÉSISTE A la Libération, les graines de journaux semées pendant l’Occupation se libéraient aussi, suscitant la floraison de nombreuses publications. Le fleuron en fut « Combat ». Judith Therpauve raconte l’histoire d’un de ces grands quotidiens issus de la Résistance, La Libre Répubique, se débattant dans les soucis financiers après le décès de son fondateur. Ses anciens co-détenteurs de parts demandent à sa veuve Judith Therpauve, interprétée avec force par Simone Signoret, de reprendre le flambeau en mémoire de son héros de mari, grand résistant. Aidée d’un nouveau et fougueux rédacteur en chef (Philippe Léotard), elle accepte de relancer son journal. Pourquoi ? Pour retrouver de l’enthousiasme, reconnaît-elle. Une débauche d’énergie survient. Elle dépasse les querelles internes mais se fracasse contre un hebdo gratuit lancé par son concurrent. L’histoire se répète aujourd’hui avec les coups de butoir de la révolution numérique qui conduit à de nouvelles concentrations de médias. Flash back, Judith Therpauve nous fait découvir aussi les coulisses de la presse écrite dans les années 1944-1950 : ses lignes de rotatives, ses ouvriers imprimeurs syndiqués... et toutes ses petites mains. Et ce n’est pas le moindre de ses mérites. De l’autre côté de l’Atlantique, une grande figure féminine reprit ainsi les rênes d’un grand quotidien au décès de son époux : Katherine Graham, rédactrice en chef du Washington Post qui révéla l’affaire du Watergate conduisant à la démission du président Nixon en 1974.