Il y a du style dans ce conte fantastique ! L'histoire est plutôt intéressante et surtout bien réalisée. Guillermo Del Toro nous fait voyager dans un univers prenant, aussi bien terrifiant que magique. Même si l'on n'est pas friand du délire fantastique, "Le labyrinthe de Pan" se démarque fortement par son originalité, et propose au final quelque chose de moins enfantin que ce à quoi on s'attendait.
Guillermo Del Toro nous fait voyager dans un monde sombre, lugubre et mystérieux... Peuplé de créatures fantastiques et démoniaques. C'est sans doute, un des meilleures films du réalisateur mexicain. Pour commencer, le choix du casting est excellent. Les personnages sont très profonds et très marquants, leur psychologie et brillamment exploré. Le fait de donner des rôles importants aux femmes fait de ce film un long-métrage aussi réaliste que fantastique, le personnage de Mercedes reste pour moi très marquant. Guillermo Del Toro nous sort de son imagination ( désormais sans limites ) une créature aussi fascinante que charismatique, le Faune. Une des meilleures créatures fantastiques du cinéma. Côté scénario, on ne sera pas déçu. Pour tous ceux qui aimes les films fantastiques et horrifiques, ce film est votre perle rare ! Comme dans tous les films du réalisateur, ce film ce base sur plusieurs contes fantastique. Mais ce qui est le plus intéressant, c'est le contexte historique et le lieu des événements, c'est durant le règne de Franco en Espagne. Bref, le film est très bien ficelé, il est carrément impossible de s'ennuyer tellement le rythme est intense et rapide. Le tout est brillamment mis en scène, les couleurs et l'ombre jouent un rôle important dans l'ambiance. En parlant, d'ambiance... C'est absolument magnifique. La bande-originale est juste excellente, ça correspond parfaitement au film, il n'y a rien à dire. Au final, " Le Labyrinthe de Pan " est un chef-d'oeuvre absolu, à ne surtout pas rater !
Je ne l'ai jamais regardé en pensant avoir affaire avec un conte de fée lourd. Et puis, en traînant un peu à la recherche d'un film poignant, je me laisse tenté. J'ai rapidement compris que je faisais fausse route sur la violence des premières scènes. Super expérience, un film avec un réel sens, un but, narrant une vraie histoire d'une manière originale et brute. . Un conte de fée qui n'en est finalement pas un. À voir, tout simplement !
Le labyrinthe de Pan est un film assez étrange et ambigu, le message du film n'est pas vraiment clair et joue un peu trop dans le symbolique. Ce monde qu'a créé Guillermo Del Toro est très beau et très bien fait mais ce n'est pas ça qui est le plus marquant. L'histoire est bien menée du début à la fin, les personnages sont bons, la musique est bonne aussi. Le film est vraiment intéressant mais sans plus.
Sublime! Franchement ce film a longtemps été mon préferer. La magie est trés bien foutue même si elle manque à pas mal d'endroit,quand elle est la,c'est juste super! Bon,ophelia est un peu conne certe,mais son personnage est attachant et les roles son bien atribuée.Bravo!Des oscars bien mérité.
Film pas mal, les monstres sont bien faits (cauchemardesques même), la musique belle et les acteurs corrects. Il est peut-être un peu long par moment quand même et l'histoire est spéciale mais ça reste un film plutôt pas mal. 3/5
Là où son formidable Espinazo Del Diablo empruntait le cinéma de fantômes, Guillermo Del Toro talonne avec El Laberinto Del Fauno les sentiers du conte de fée pour l'ultime exorcisme des démons de l'Espagne. Prodigieuse croisée des chemins entre l'histoire et l'Histoire, où la mélopée subjective d'une enfant côtoie la sordide violence du franquisme, le film dégage une magie surpuissante et ambigüe, macabre et mélancolique, cure d'un réalisme cru où les affres de la guerre offrent une brutalité viscérale, torture immodérée des corps en contraste des mille merveilles de l'esprit. Dans ce duel de tons, Del Toro maintient à la perfection l'équilibre entre le palpable et la chimère dans une direction artistique personnelle et magistrale, évasion interprétative qui s'écoule progressivement dans les courants de la parentalité, autre lutte pour la préservation de l'innocence et des héritages au-delà du temps et des dimensions. Dans un déluge d'émotions cruelles, El Laberinto Del Fauno se révèle comme un fort manifeste de l'imaginaire, valve de la puissance et de la mémoire, le rempart pur et salvateur contre un monde repoussant, l'arme finale entre éclat et ténèbres qui nous touche en plein cœur.
Sixième film du cinéaste mexicain Guillermo del Toro, "Le Labyrinthe de Pan", film fantastique aux accents historiques, connut un immense succès à sa sortie que ce soit commercial ou critique. Sorte de parabole de conte de fées dans laquelle le réalisateur exploite les thèmes similaires à celui de "L'échine du diable", l'intrigue propose un univers fantastique d'une beauté visuelle indéniable, et c'est là sa principale qualité. En Espagne, en 1944, soit cinq ans après la victoire de Franco, Carmen s'installe avec sa fille Ofélia chez son nouvel époux, le très autoritaire Vidal, capitaine de l’armée franquiste. Alors que la jeune fille se fait difficilement à sa nouvelle vie, elle découvre près de la grande maison familiale un mystérieux labyrinthe gardé par une créature étrange et démoniaque... Après s'être attelé à la réalisation de pop-corn movies tels que "Blade" et "Hellboy", Guillermo del Toro franchit un cap avec un film atypique oscillant entre plusieurs genres et où la mayonnaise ne prend pas vraiment. D'un point de vue visuel, le long-métrage ne souffre d'aucune contestation : les mouvements de caméras sont fluides et la magie du fantastique opère rapidement avec le faune, le crapaud bien dégueulasse et les innombrables créatures qui peuplent cette aventure. Le film a donc la capacité à toujours rester dans l'ambiguïté mais hélas, le film n'est pas exempt de défaut. Le cinéaste abuse d'effets visuels tape-à-l'oeil et ne prend pas réellement position quant à l'intrigue qui manque de maîtrise. Au lieu d'insister sur la charge politique, Del Toro aurait davantage dû miser sur l'univers fantastique, trop délaissé, et qui était pourtant prometteur. L'histoire qui nous est contée manque un peu de folie et penche trop vers le manichéisme bien que le méchant soit très réussi, campé par le talentueux Sergi Lopez. Ainsi, "Le Labyrinthe de Pan" est un film totalement ambigu, qui malgré d'indéniables qualités visuelles peine à convaincre. Les fans de Guillermo del Toro y trouveront certainement leur bonheur.
Une fable horrifique extraordinaire que Guillermo Del Toro maitrise de manière excellente. On est fasciné, ému et terrifié par un univers ultra originale et une histoire à la symbolique très forte qui rappelle les plus grands romans fantastiques sur la destruction de l'innocence par la guerre.
Beau film qui nous entraîne dans son univers original. Les acteurs jouent bien et rendent les personnages attachant. Le scénario est bien réalisé car même quand c'est fini on n'a pas de réel réponse. L'idée de mélanger la guerre avec du fantastique est très bien trouvé. De plus le film tient en alène il n'y a pas de moment d'ennui qui se fait ressentir. Et pour finir ce monde fantastique dans lequel on arrive ne nous fait pas forcément rêver spoiler: même si à la fin on se rend compte qu'il est finalement bien mais parvient à nous conquière d'une certaines manière. Je conseil ce film.
Le réalisateur mexicain, Guillermo del Toro, a migré aux États-Unis et s'est spécialisé dans les films d'horreur et fantastiques. Pour "Le labyrinthe de Pan", il a été nommé sept fois aux Oscars 2007 et en a remporté trois : la meilleure photographie, la meilleure direction artistique et le meilleur maquillage. Outre les nombreuses nominations et récompenses internationales, le film est accueilli très favorablement par la presse et triomphe auprès du public au niveau international. La jeune Ivana Barquero qui interprète Ofelia a été sélectionnée parmi une centaine de candidates; Del Toro ayant été subjugué par son talent. Sur un fond d'histoire franquiste aux aspects parfois cruels, Del Toro développe un conte surréaliste et mystique qui envoûte le spectateur. La musique composée par Javier Navarrete qui accompagne le scénario est enchanteresse. Attention, certaines scènes sont particulièrement sordides, il convient de réserver ce film à un public averti, donc adulte. Sergi López incarne le capitaine Vidal avec un réalisme saisissant. Le personnage possède tous les défauts du sinistre individu : froid, distant, autoritaire et qui plus est, sadique. Il est l'opposé de sa femme Carmen, aimante et maternelle; interprétée par Ariadna Gil. Quant à l'acteur Doug Jones, il est exceptionnel dans le rôle du faune. Enfin, on ne saurait oublier Maribel Verdú dans le rôle délicat de Mercedes. Ce chef-d'œuvre fantastique n'est pas à mettre entre toutes les mains.
Quel chef d'oeuvre ce film, très inattendu, une vision de conte de fée très adulte et unique en son genre, par dessus une histoire de fascisme abominable, des monstres et des hommes effrayants, attachants, surprenants. Une histoire haletante, du gore en gros plan, c'est a se demander si l'interdire aux moins de 12 ans suffit ! On ne comprend même pas comment des spécialistes ont pu ne pas aimer ce film ... ah si attendez, il s'agit des Inrocks, et Ouest France.... ne cherchez plus.
"Le Labyrinthe de Pan" est l'une des meilleures oeuvres fantastique de cette décénnie. Véritable déclaration d'amour au genre par le génie qu'est Guillermo del Toro, réalisateur de "Mimic", "Hellboy" et du récent "Crimson Peak". Il a d'ailleurs remporté trois Oscars amplement mérités.
Ce film espagnol est donc le plus abouti de son auteur, tant le scénario se révèle être intimiste au fur et à mesure du déroulement de l'histoire. Le choc de deux univers ; la confrontation entre l'imaginaire et la réalité, entre le monde adulte, froid et impitoyable et celui de l'enfant ; voilà ce qu'est ce chef d'oeuvre du Cinéma. D'un grand lyrisme et spiritualisme, cette oeuvre d'Art brutale et violente nous présente des personnages d'une grande qualité d'écriture ; mêlant les sentiments aux actes des protagonistes, provoquant ainsi le monde qu'Ofélia se construit. Jeune fille rêveuse, qui souffre de son beau-père Vidal (franquiste féroce et sans pitié) et du monde dans lequel elle vit, Ofélia se créer un univers en parallèle au sien, se confontant ainsi à la réalité de manière subtile et efficace. Si les aspects scénaristiques oniriques et fantasmagoriques sont d'une subtilité percutante et explore encore les thématiques propres à son auteur (comme la renaissance d'Ofélia dans son monde féérique pour l'immortalité et que l'on retrouve dans "Crimson Peak"et même ses productions tel "L'Orphelinat"), le film n'en reste pas moins plus accessible par divers degrès de lecture juxtaposés. Cependant pour éviter les répétitions et transformer ma critique en vraie analyse phylosophique (comme la plupart des gens l'ont fait) je ne vais point m'y attarder et laisser votre imagination ô cher lecteur travailler lors de votre visionnage.
Guillermo del Toro est donc pour son génie créatif qu'il exploite brillamment tout le long de sa carrière l'un des mes réalisateurs actuels favoris. Sa mise en scène toujours émouvante et ammenant des séquences dramatiques avec finesse, et une prouesse ; tout comme le visuel. Tout d'abord les maquillages et effets spéciaux : ceux-ci sont magnifiques et réalistes ; que cela soit pour les blessures sanguinolentes ou les créatures telles le Faune ou bien l'Homme Pâle. Ensuite vient les décors qui sont merveilleux donnant une ambiance étouffante et poignante à ce long-métrage, en plus d'une bonne tension par les enjeux dramatiques mis en scène. Puis vient enfin la photographie et la réalisation, qui subliminent ces décors et maquillages. Les plans sont très symboliques et recherchés, et les mouvements de caméra très bien orchestrées et fluides. Et la bande sonore qui accompagne le tout est très belle accentuant la dramatisation de certaines scènes. Cette douce berceuse qui reste en tête et qui offre un contraste à la dureté du monde en est la preuve. Le va-et-vient incessant entre cette parallèle (l'Homme Pâle se voudrait être par exemple la métaphorisation de Vidal, aveugle dans ses actes cruels et barbares ; et prisonnier de son environnement) se montre d'autant plus immmersif par le jeu des acteurs.
Ivana Baquero interpète parfaitement son rôle de jeune enfante il n'y a rien à dire sur sa prestation. Sergi Lopez incarne quant à lui le capitaine sans scrupules. Je dis bien incarne car sa performance est tout bonnement grandiose et donne de l'intensité au personnage par cette prestation terrifiante. Maribel Verdu est Mercedes, servante et protectrice d'Ofélia. Elle aussi est très convaincante. Puis pour en finir vient Doug Jones, acteur fétiche de Guillermo, qui interprète le Faune et l'Homme Pâle exceptionellement comme à chaque fois.
Œuvre d'un grand lyrisme nous transportant dans une échappatoire fantastique, "Le Labyrinthe de Pan" est un film fantasme de son auteur par son sujet (en plus de situer l'histoire dans une Espagne sous Franco), un pur Chef d'Œuvre qui est à voir.
Del toro mélange conte pour enfant et sujets sensibles historiques dans une osmose parfaite. Chaques choses semble a sa place, et chaques oscillement entre réel et fantastique est au service de la beauté et de l'émotion, plus que jamais omniprésente.