Le Labyrinthe de Pan
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1 779 critiques spectateurs

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Melvin RICHER
Melvin RICHER

31 abonnés 173 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 mai 2026
C’est vraiment gentil, l’histoire est originale avec une atmosphère particulière, mais je trouve trop facile la dramaturgie inexistante et pas assez poussé j’aurais aimé que ça dure encore plus longtemps mais bon on va pas se plaindre comme premier film restaurés du festival de Cannes 2026
Roxane Selsis
Roxane Selsis

13 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 14 avril 2026
Je l’ai vu à 11 ans et ce film ne m’a pas terrifié. L’histoire est touchante mais assez perturbante et on se demande à la fin si c’est la réalité ou un rêve, une illusion. J’aimerais bien savoir l’avis de Del Toro.
Mrclemix
Mrclemix

1 abonné 26 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 mars 2026
Un réel chef d'oeuvre qui traite spoiler: de l'imaginaire comme une fuite de la violence dans l'enfance
. Que ce soit l'histoire, les visuels, les costumes/maquillages, les acteurs, ce film m'a toujours bouleversé. Un vrai conte de fée pour adulte avec toute sa magie et son horreur. Certe, certains effets spéciaux ont vieillis, mais on pardonne.
LapinoFurioso
LapinoFurioso

3 abonnés 271 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 décembre 2025
Me voilà reparti pour ma rétrospective Del Toro avec le labyrinthe de Pan. Voilà bien longtemps que je n'avais pas revu ce classique. Je pense que j'avais dû le découvrir sans doute vers mes 18 ans.

Je ne me souvenais pas d'un univers aussi sombre dans le réel de cette jeune Ofelia, entremêlé par le récit fantastique avec le faune.

Après l'échine du diable prenant déjà cadre avec la guerre civile espagnole, dépeignant toute la noirceur que l'âme humaine peut revêtir dans de pareilles circonstances, on fait face là aussi à un antagoniste haïssable au possible en la personne du capitaine Vidal et également à une jeune fille faisant face comme elle peut à toute l'atrocité de la guerre, de la cruauté et de la barbarie des hommes. À la manière de l'échine du diable, la jeune Ofelia peut quand même se reposer sur une figure d'adulte bienveillante avec la douce Mercedes.

Je retrouve là vraiment tout ce que j'apprécie dans le cinéma de Del Toro et de tout ce que j'ai revisionné de lui, ça me paraît vraiment être le film le plus abouti et le plus poignant jusqu'à présent. J'étais vraiment scotché au récit de la jeune Ofelia tout du long avec ce ressort fantastique qui l'entoure et toute la narration dans le réel avec la résistance est également très prenante. On se prend alors d'affection pour Ofelia ainsi que pour la résistante Mercedes qui veille sur elle comme une seconde mère.

Contrairement aux autres films que j'ai vu précédemment je trouve que celui-là a bien vieilli au niveau des effets spéciaux pour les créatures et se regarde toujours autant avec plaisir.
Frederic Gagné
Frederic Gagné

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 novembre 2025
Quel film incroyable, mon préféré de Del Toro et un classique incontournable du cinéma fantastique. À voir absolument au moins 1 fois dans sa vie.
Shining80
Shining80

9 abonnés 28 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 novembre 2025
Magnifique film de Guillermo del Toro qu'il surnomme "le conte de fée pour adulte". C'est effectivement encore un conte noir que le réalisateur nous dépeint dans cette oeuvre sous fond de guerre civile espagnole (le mélange des deux thèmes est juste prodigieux). Ce qui m'a toujours fasciné dans le cinéma du mexicain c'est qu'il s'est nourri, inspiré en partie du genre purement épouvante (avec Lofcraft par exemple) alors qu'il n'a jamais réalisé de vrai film horrifique à proprement parler. L'horreur dans lequel il s'est immergé, au contraire, il l'incorpore par moment dans ces contes fantastiques, et c'est bien ce qu'il fait ici. Le film nous envoûte autant qu'il nous fait trembler, et c'est justement ce combo de genre qui donne au film son cachet. À voir absolument
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 1 novembre 2025
Le réalisateur Guillermo del Toro a pris une autre envergure avec ce conte au sein duquel il impose véritablement sa griffe particulière avec son esthétique baroque au service d’un récit alliant merveilleux et cruauté dépeignant ainsi une Espagne tiraillée tombée sous l’emprise du dictateur Franco. Au-delà de l’allégorie, le cinéaste signe surtout une fable désenchantée ou le fantastique côtoie le funeste. Brillant dans sa mise en scène tout autant que dans son interprétation, l’emploi de chef-d’œuvre n’est pas galvaudé pour ce « Le Labyrinthe de Pan » aussi éprouvant qu’émouvant avec son final inoubliable.
Aulanius
Aulanius

227 abonnés 1 784 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 7 septembre 2025
Je l'avais vu à sa sortie il y a presque 20 ans en 2006 mais je ne m'en rappelais plus et le moins que l'on puisse dire, c'est que c'est assez décevant. En fait, on dirait un film plus vieux que son époque. L'univers est intéressant mais visuellement, il y a des choses sorties dix ans avait qui étaient mieux faites et c'est assez incompréhensible avec les moyens qu'ils ont. Après la jeune actrice et Sergi Lopez rattrapent un peu le casting de manière générale. Ce qui est supprenant par contre c'est que ce n'est pas destiné qu'aux enfants car il y a des moments très durs. La fin est (un peu) réussie car je ne m'attendais pas à ça. Après, dans son ensemble, ça reste correct mais au dessous de ce que j'attendais donc moyen. À vous de juger. 11/20.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 778 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 septembre 2025
Qui est le film ?
Le Labyrinthe de Pan occupe une place charnière dans la carrière de Guillermo del Toro. Après Cronos et L’Échine du diable, il s’inscrit dans une exploration continue des rapports entre enfance, imaginaire et violence historique. Mais ici, Del Toro atteint une maturité : le conte n’est plus simple échappatoire, il devient instrument de lecture du réel. L’action se situe en 1944, dans l’Espagne franquiste, quelques années après la guerre civile. En surface, le film raconte l’histoire d’Ofelia, une fillette qui rencontre un faune et se voit confier trois épreuves pour redevenir princesse d’un royaume souterrain. Derrière cette promesse merveilleuse, le film juxtapose une autre intrigue, la brutalité quotidienne du capitaine Vidal, figure autoritaire obsédée par l’ordre et la lignée. Dès ses premières scènes, le film annonce une tension : rêve et réalité s’enchevêtrent, se reflètent, se corrompent mutuellement.

Que cherche-t-il à dire ?
Del Toro ne met pas en scène une échappée vers le merveilleux. Il interroge plutôt la possibilité d’innocence dans un monde où l’obéissance est exigée à tout prix. La tension centrale du film repose sur la dialectique obéir / désobéir : à l’autorité du père, du régime, du conte lui-même. Le film nous demande : qu’est-ce qu’une conduite juste, quand tout autour pousse à se soumettre ? Le conte devient alors une fable politique. Ofelia n’est pas simplement initiée à un imaginaire, elle est placée devant des dilemmes éthiques où le refus de se conformer, même au prix de la mort, est présenté comme la seule voie digne.

Par quels moyens ?
L’Espagne franquiste n’est pas un simple arrière-plan. Le capitaine Vidal, incarnation glaciale de l’ordre franquiste, reflète le Pale Man, monstre immobile et vorace qui dévore les enfants. Les créatures féeriques ne sont pas des échappatoires, elles sont des reflets grossis de la monstruosité réelle. Cette logique de miroir ancre chaque vision d’Ofelia dans une continuité avec le monde brutal qui l’entoure. Placer le conte dans ce cadre, c’est affirmer que l’imaginaire ne flotte pas au-dessus de l’histoire, mais qu’il en révèle les structures.

Del Toro reprend les codes du conte (le guide, les épreuves, le livre) mais il en modifie la finalité. La réussite n’est pas de « suivre les règles », mais de refuser la cruauté que ces règles pourraient légitimer. La grappe de raisin dérobée au Pale Man n’est pas une faute puérile, mais la mise en scène de la tentation et du prix de la désobéissance.

Ni protecteur pur ni manipulateur absolu, le Faune est l’incarnation de la tentation d’obéir. Sa voix grave, son langage solennel, son insistance sur les rites rappellent que toute autorité, même « magique », exige parfois un prix moral inacceptable. À travers lui, Del Toro rappelle que l’autorité, même sous les traits du merveilleux, peut être suspecte. Ce n’est pas parce qu’elle vient du mythe qu’elle mérite d’être suivie.

Ofelia ne cherche pas à s’affirmer comme élue, mais comme sœur, fille, alliée. Sa grandeur tient dans le refus de sacrifier l’innocence de son frère, son propre geste d’enfant. Elle invente une morale contre la loi, et c’est ce geste qui fait d’elle une héroïne. Sa mort, tragique, est aussi un sacrifice volontaire : en refusant d’obéir, elle préserve une dignité humaine que l’ordre franquiste comme le rite magique voulaient lui ôter.

Le banquet interdit du Pale Man condense l’imaginaire du film. La table débordante, l’interdit de toucher, la punition immédiate. Tout évoque une société qui met la richesse sous les yeux mais interdit son accès, et qui punit les enfants de leur désir. Le monstre aux yeux dans les mains, incapable de voir autrement que pour saisir, incarne une voracité sans regard moral.

Les exécutions, les tortures, les visages éclatés : Del Toro filme une brutalité frontale, mais toujours inscrite dans une logique. Ce n’est jamais de l’horreur pour elle-même, mais un rappel constant que le vrai monstre n’a pas d’yeux dans les paumes, mais une montre dans la poche.

La grammaire visuelle oppose deux mondes : verts et bleus humides pour l’imaginaire, bruns et ocres métalliques pour la réalité militaire. Mais l’opposition n’est pas manichéenne : l’imaginaire est aussi lieu de menace, la réalité aussi lieu de solidarité.

La chambre souterraine où Ofelia est couronnée demeure équivoque : délivrance mythique ou illusion consolatrice ? Del Toro refuse de trancher. Ce flottement est le cœur du film : l’imaginaire sauve, mais il ne garantit pas la victoire.

Où me situer ?
Je me découvre profondément admiratif de la rigueur avec laquelle Del Toro abolit la frontière entre imaginaire et politique. Là où tant de récits de fantasy se replient dans une bulle close, suspendue au-dessus du réel, Le Labyrinthe de Pan refuse toute échappée commode. La fable s’enracine dans la terre lourde de l’Histoire, la magie ne survit que dans les interstices que la violence militaire n’a pas encore colonisés. Ce qui bouleverse, c’est que l’imaginaire n’adoucit pas le monde, il le révèle avec plus de cruauté encore : les monstres ne sont pas tapis dans les grottes, ils portent des uniformes et commandent des armées. En liant de manière indissociable conte et barbarie, Del Toro ne fait pas de la magie un refuge mais une arme critique, une manière de dire que la beauté et l’horreur appartiennent au même tissu. C’est là, pour moi, la grandeur du film : il ne nous invite pas à rêver loin, mais à regarder plus profondément.

Quelle lecture en tirer ?
Le Labyrinthe de Pan nous laisse avec une vérité ambivalente : il n’y a pas de royaume où se réfugier, il n’y a que des gestes de désobéissance, minuscules et essentiels, qui permettent de préserver une part d’humanité. Ofelia meurt, mais elle meurt en refusant la logique sacrificielle du pouvoir. Le film ne promet pas la victoire politique, mais il dessine une éthique possible : ne pas obéir quand obéir signifie devenir monstre. Del Toro nous invite à accueillir le conte comme une mise à l’épreuve de notre propre regard : sommes-nous capables, nous aussi, de reconnaître le monstre quand il porte un uniforme impeccable plutôt qu’une peau flasque ?
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 230 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 août 2025
En 1944, la petite Ofelia rejoint dans les montagnes espagnoles son beau-père, un ignoble officier franquiste chassant les Républicains. C'est le début d'une aventure extraordinaire pour Ofelia, incarnant une sorte d'Alice, non pas au Pays des Merveilles mais dans un univers magique peuplé de créatures inquiétantes.
Le film de Guillermo Del Toro, en associant le fascisme espagnol et le conte maléfique, produit un cadre insolite. Néanmoins, ce film très sombre, qui ne s'adresse donc pas précisément aux enfants malgré sa familiarité avec le sujet de Lewis Carroll, propose deux intrigues qui, dans un registre et dans l'autre, m'ont paru assez faibles et communes.
Si Sergi Lopez, martial et psychotique, campe avec force un fasciste féroce, emblème du franquisme détesté, il se heurte à un scénario illustrant de façon étriquée la guerre civile espagnole. Sur laquelle se portait principalement mon intérêt.
Parallèlement, Ofelia fait une héroïne geignarde dont l'aventure initiatique, si surnaturelle qu'elle soit, m'a laissé plutôt insensible. Les choix de mise en scène ne sont pas étrangers à l'indifférence qui s'installe. Les lents mouvements de caméra privent le récit de rythme tout en soulignant des effets mélodramatiques parfois complaisants, souvent larmoyants.
"Le Labyrinthe de Pan" est assurément un film ambitieux mais, parce qu'un peu figé, manquant d'intensité. Ses personnages, hormis l'officier Vidal, ne sont pas très intéressants.
eric vagner
eric vagner

3 abonnés 30 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 août 2025
Je m'amuse à chaque fois à disséquer les critiques négatives. Et comme bien souvent je m'aperçois qu'elles proviennent de personnes qui n'ont rien compris au film. Tellement plus facile de le descendre avec une argumentation fallacieuse qui ne fait que montrer leur niveau exécrable, plutôt que d'admettre qu'on n'a pas aimé parce qu'on n'y a rien compris.
J31frites
J31frites

15 abonnés 285 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 juin 2025
Réalisé par Guillermo del Toro, “Le labyrinthe de pan” se compose de deux ambiances : l’Espagne franquiste et le fantastique labyrinthe du faune qui représente une alternative merveilleuse, issue de l’imaginaire d’un enfant qui ne peut accepter cette réalité si dure. Concept assez classique à force mais qui peut toujours fonctionner. Le faune est visuellement réussi, le reste fait plus dans l’étrange et le creepy, mais bon c’est un style. La photo est atrocement sombre, c’était pas nécessaire à ce point-là. Les effets spéciaux lors des scènes de violence, et y’en a beaucoup, sont assez laids.
La musique est composée d’une berceuse qui évoque en premier lieu une atmosphère horrifique
Sergi López incarne brillamment un méchant des plus sadiques.
Sûrement le film espagnol le plus connu, un peu décevant, ça reste très brouillon (le sens du film n’est pas évident), creepy et chiant.
Bazouiye
Bazouiye

2 abonnés 173 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 6 mai 2025
Le Labyrinthe de Pan n’est pas qu’un conte sombre : c’est une porte entrouverte sur une mémoire collective marquée par la peur, le silence et la violence. L’Espagne de Franco, que le film dépeint avec une dureté implacable, n’est pas une fiction pour tout le monde. Pour ma famille, c’était la réalité, dans une Espagne encore saignée par la guerre, baignée de censure et de répression.

Le film, à travers les yeux d’Ofelia, rappelle ce que signifie être enfant dans un pays où la cruauté des adultes ne laisse pas de place à l’innocence. Comme mon père, elle se retrouve confrontée à un monde qui ne lui fait aucun cadeau. L’imaginaire devient alors un refuge. Le monstre n’est pas seulement fantastique : il est réel, en uniforme, avec des bottes qui écrasent la terre et du sang sur les mains

L’exil de beaucoup ne les a pas conduits vers la paix. Exploités par ceux qui auraient dû les protéger, ils ont découvert que la fuite ne met pas fin à la violence. Et pourtant, comme Ofelia, ils ont résisté à leur manière, en vivant, en transmettant, en aimant malgré tout.

C’est peut-être là le véritable pouvoir de ce conte : non pas nous distraire, mais nous aider à raconter ce que l’histoire officielle oublie. Le Labyrinthe de Pan n’est pas seulement un film. C’est un souvenir pour ceux qui n’ont jamais eu le droit de raconter le leur.
LDF
LDF

4 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 2 février 2025
Bien guez
Les personnages sont nuls, pourquoi y’a la guerre en même temps ? Y’a 30min d’histoire fantastique en tout
Ophelia est insupportable
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 19 décembre 2024
En 1944, en pleine guerre civile espagnole, Ofelia, une jeune fille, découvre un mystérieux labyrinthe. Elle rencontre un faune qui lui révèle qu’elle est la réincarnation d’une princesse d’un royaume souterrain. Pour retrouver sa place, Ofelia devra accomplir trois épreuves, mais la guerre et la brutalité de son entourage menacent de perturber sa quête.

Note : ★★★★★ - (5/5) - Excellent

Guillermo del Toro signe ici un chef-d’œuvre mêlant conte de fées et réalisme historique. Le Labyrinthe de Pan navigue entre l’imaginaire et la dure réalité, où la violence de la guerre se mêle à la beauté inquiétante des créatures fantastiques. Le film s’illustre par une direction artistique époustouflante, des décors magnifiques et des effets spéciaux maîtrisés. La performance des acteurs, notamment Ivana Baquero, est poignante, et la bande-son de Javier Navarrete sublime l’expérience visuelle.

Point fort : La fusion parfaite entre la réalité crue et l’imaginaire, qui rend le film profondément émouvant et visuellement inoubliable.
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