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Trevor Reznic
5 critiques
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5,0
Publiée le 8 octobre 2019
Bouleversant, poignant, émouvant et surtout un chef d'œuvre d'humanisme et une profonde réflexion sur le respect. Tommy Lee Jones est un maître devant et derrière la caméra comme monsieur Eastwood, ça vous prend aux tripes, ça vous retourne le cœur et vous fait suer des yeux. Beau et magique, un film qui fait du bien.
Un film de Tommy Lee Jones qui est comme un message aux abus et à la mentalité étroite et arriérée d'une société incapable de gérer les problèmes sociaux et migratoires, ça se passe dans les régions du fin fond des Etats-Unis mais on pourrait retrouver cela dans n'importe quel pays... On est pris dans ce suspense hors du commun, à la poursuite d'un idéal moral qui s'avérera relever davantage du rêve idéalisé que de la réalité mais au terme duquel chacun se trouvera grandi, l'effet final sera très fort et porteur d'espoir... Mais on frémit aussi en voyant les lacunes du système américain et de ses représentants locaux, car Tommy Lee Jones livre avec ce film une histoire comme une réponse, ou plutôt une réaction humaine, à la hauteur de la violence sociale de la société américaine. C'est brillant, captivant et humanisant.
Excellent film. Intense et palpitant. Rien ne se passe pendant un bon moment le temps d'installer les personnages et l'univers et puis tout devient magistral. Bravo au festival de cannes de lui avoir donné la palme. Le scénariste implaccable Guillermo Arriaga a fait Babel, 21 grammes ou encore Amour chiennes, La réalisation est aussi parfaite. A voir
Comme Warren Oates se trimballait la tête d'Alfredo Garcia dans Apportez-moi la tête d'Alfredo Garcia de Sam Peckinpah, Tommy Lee Jones fait pareil avec un cadavre dans Trois Enterrements. Premier film qu'il réalise produit par Besson. On s'attarde souvent sur les films d'action qu'il produit pour en souligner la vacuité. Il faut rendre à César ce qui appartient à César. Il peut aussi produire des films beaucoup plus risqués commercialement parlant. Les motivations de Pete sont beaucoup plus nobles que celle de Bennie. Par amitié pour un Mexicain, il acceptera d'entamer un long voyage initiatique pour enterrer sa dépouille. Le sens de l'honneur, l'amitié, la rédemption, la folie peut-être, autant de valeurs humanistes qui collent bien à l'image que j'avais de Tommy Lee Jones sous ses airs bourrus. Il filme magnifiquement que ce soit un coucher de soleil, une vaste prairie même si son film peut paraître lent par moment, il faut lui donner une chance. Un vrai-faux western optimiste dans sa quête, pessimiste dans ses personnages secondaires tous frustrés sexuellement, professionnellement.
Une des plus grandes déceptions ses derniers temps pour ma part. Un début qui part vraiment pas mal dans une Amérique reculée, ça avait l'air très séduisant. Hélas, on tombe vite dans le cliché, le non-suspense, l'ennui, etc. Là ou je suis tombé de très haut, c'est pour Barry Pepper. Moi qui adorait cet acteur ... et ben ... c'est la tristesse incarnée ici. En fait, ce qui me surprend, c'est le nombre d'avis positifs et les notes aussi élevées, c'est incompréhensibles. Et puis, c'est chiant ce côté "pauvre migrants" contre les "américains patriotes" et les "bons américains" qui veulent faire leur propre enquête, c'est trop facile je trouve. Et puis, on va se mentir, c'est long, beaucoup trop long. Ca manque clairement de bande originale et dénouement très moyen. Hormis, l'atmosphère et certains passage, c'est un beau gâchis. 7/20.
Un excellent drame. Tommy Lee Jones incarne un contremaître texan .Melissa Leo interprète sa maîtresse Rachel. January Jones tient le rôle de la femme du meurtrier. Barry Pepper joue le tueur repenti.
Le voyage de l'agonie. Western sous la réalisation de Tommy Lee Jones, il joue également le personnage principal. Voici les balles, le scénario écrit par le mexicain Guillermo Arriaga est un très gros atout. Après, dans la BA on nous annonce que le tout est "savant", de mon coté je pousserai pas le terme autant. Le réel intérêt commence pas avant une bonne quarantaine de minutes. C'est-à dire dès que Tommy trouve le meurtrier de son meilleur ami. De là, l'agonie prend tout son sens. Et enfin, n’offensons pas Dieu. Ne pas ce suicider et ne tuer personne. C'est la plus belle attestation par la parole de toute cette histoire. Pour la fin je souligne que Trois enterrements à pu se faire avec l'aide immense de Luc Besson, sans lui, pas de film.
Tommy Lee Jones et Guillermo Arriaga nous transportent dans un magnifique et puissant voyage identitaire. Pour un premier long métrage au cinéma, on peut dire que l’acteur-réalisateur frappe fort et juste. Sa mis en scène est d’une maturité surprenante, il maitrise le genre et son sujet de la première à la dernière minute. On ressent son souffle personnel sur cette histoire et sa région, les plans larges de la nature sauvage ou encore le fait d’appuyer comme il faut sur les personnages et leurs différences sociales. Tommy Lee Jones connait sur le bout des doigts cet espace et les gens qui l’occupent. Le montage suit intelligemment la narration non linéaire du scénariste.
Justement, parlons maintenant du scénario qui est d’une subtile profondeur, que ce soit dans l’histoire en elle-même ou dans au niveau des personnages. Sur fond de frontière mexico-américaine, Guillermo Arriaga traite bien évidemment de l’immigration, l’intégration, les différentes classes et ce avec humanisme et poésie. Chaque personnage tient un rôle important dans la démarche du réalisateur, les femmes par exemple, Tommy Lee Jones nous les montre seules, tristes et blasée par leurs vies sans réel relief. L’amitié et l’honneur sont également des grands axes de l’histoire.
Au niveau de la bande son, Malco Beltrami s’inspire de la musique traditionnelle mexicaine et la fait fusionner avec un son propre au western, qui nous rappelle un peu Ennio Morricone. On a aussi des morceaux country de Merle Haggard, Roger Miller ou encore Bobby Flores. Une bande originale plus que convenable.
N'hésitez pas venir découvrir la critique complète et détaillée sur notre blog =)
Pour un prix du meilleur scénario, voilà un scénario bien peu probable. Trimbaler un cadavre de quelques jours sous un soleil de plomb et dans le désert sans que l'odeur attire les charognards, tient de l'exploit. Bon c'est du cinéma mais quand même. Quoi qu'il en soit si on ne s'ennuie, on ne se passionne pas. Film sincèrement peu intéressant.
J'ai bien failli lâcher la rampe car le film met très longtemps à démarrer. En plus, avec d'incessants aller-retour entre passé et présent toutes les cinq minutes, il est au début bien compliqué d'emboîter les morceaux. Le scénario s'avère sans réelle surprise, comme on dit on sent le truc venir à des kilomètres. Heureusement dans sa deuxième partie certes plus linéaire, le film devient plus prenant et plus efficace. Les acteurs sont plutôt bons (surtout Barry Pepper), la réalisation est très conventionnelle et on assiste à une succession de saynètes plus ou moins attendues. En bref, c'eût pu être mieux mais c'est déjà pas si mal.
Un des mes films cultes, trois enterrements de Tommy Lee Jones je peux le regarder mille fois et aimer toujours autant, un film que ne vieillit pas, avec une histoire touchant, riche en émotions. J'adore !
Le corps de Melquiades Estrada, paysan mexicain, est retrouvé en plein désert, où il a été rapidement enterré après son assassinat. Par qui ?
Pete Perkins, contremaître de la région et meilleur ami de Melquiades, va mener lui-même l'enquête que les autorités locales refusent d'assumer. Seul garant, dans cette étrange région du Texas, d'une réelle humanité, il va découvrir le meurtrier, lui faire déterrer le corps et offrir à son ami le plus beau voyage de sa vie, vers une sépulture honorable dans son Eldorado natal, le Mexique.
Il va aussi offrir à son assassin une magnifique leçon sur la vie des hommes, le sens des valeurs, le respect de la vie.
Tommy Lee Jones signe un western moderne très impressionnant. Un héros mutique, un Barry Pepper exceptionnel, des paysages à couper le souffle et un scénario au couteau forment un chef d'oeuvre sur la thématique de la vengeance. Tommy Lee Jones a son Impitoyable.
Avec "Trois enterrements", Tommy Lee Jones signe surement son meilleur film en tant que réalisateur. L'histoire pourrait paraître relativement simple à première vue, mais se trouvera bel et bien un réel intérêt, avec toute sa profondeur qui en découle. Le duo Lee Jones/Pepper fonctionne à merveille, cette balade marquera définitivement les esprits. Tommy Lee Jones honore son amitié fidèle, et tente de rendre justice lui-même dans ce voyage où la culpabilité se doit d'apprendre le respect.
Avec sa première réalisation pour le cinéma, Tommy Lee Jones signait un film complexe, âpre et très personnel, qui à l'image de son personnage principal contourne vite une façade rigoriste pour dévoiler une grande part d'humanité. Un vieux cow-boy texan cherche à punir l'assassin de son meilleur ami clandestin, en emportant le tireur et sa cible à jamais inanimée dans un voyage mystique vers le visage natal du mexicain, pour lui donner une sépulture décente et réparer ce qui doit l'être. Dans la mise en place de cette chevauchée, Jones surprend en laissant la main à Guillermo Arriaga, connu pour avoir scénarisé avec un brio légèrement tape-à-l’œil le triptyque Amours Chiennes/21 Grammes/Babel d'Alejandro González Iñárritu. Trois enterrements reprend ainsi, pendant son premier acte, une structure en puzzle étonnante si on recherche un western, pertinente si on laisse sa chance au film de viser plus large. Car si outre ses manipulations trop visibles pour ne pas le rendre artificiel, le mode narratif d'Arriaga est si découpé qu'il rend difficile une prise d'ampleur du scénario, il possède quand même des avantages qui prennent ici tout leur sens. Pour une ouverture, je trouve en effet extrêmement efficace la capacité de ces séquences entremêlées à poser sans arrêt des questions par le flou qu'elle maintiennent et à ébaucher beaucoup des pistes de réflexion qui seront creusées par la suite. On commence alors à se confronter au propos social de Jones et son appel convaincu à plus d'empathie dans le rapport à l'immigration des états et des populations du sud des U.S.A. Dommage que dans le récit du meurtre viennent s'immiscer des notes manichéennes qui certes seront nuancées, mais témoignent d'un besoin de grossir le trait un peu agressif. Heureusement, la mise en scène, rigoureuse comme il faut, ne suit pas la tendance. Puis s'amorce un vrai basculement narratif quand le personnage de Jones retrouve le meurtrier et que leur chemin mystique commence, amorçant une sévère baisse de rythme. Car Jones se déleste d'un peu de pragmatisme pour faire virer le récit vers une confrontation aux accents subliminaux entre les deux hommes, avec eux-mêmes et aussi tous les enjeux du voyage. On perd donc un peu en efficacité immédiate sans pour autant gagner en impact, car j'ai trouvé que Jones sous-développe certains axes et peine à filmer les deux hommes de façon assez écrasante. Ce récit rétrospectif de loyauté et de rédemption se déroule donc sans trop lasser, mais peut laisser perplexe. Sans vraiment le racheter, la conclusion manifeste dignement toute son ambiguïté, de telle façon que je peux regretter certains choix de Tommy Lee Jones mais pas lui refuser le droit de s'y livrer. A la limite du western, du drame social et du chemin de croix spirituel, Trois enterrements témoigne d'une personnalité atypique malheureusement pas toujours à même de se communiquer. Indécis, j'attend vraiment The Homesman pour continuer de me faire un avis sur la carrière de metteur en scène du respectable Tommy Lee Jones.