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Un visiteur
5,0
Publiée le 29 septembre 2006
Superbe film! Tommy Lee Jones nous a concocté un film surprenant réaliste et bouleversant. Une magnifique plongée dans le sud du Texas et le Mexique à travers de somptueux paysages. De nombreux thèmes sont explorés (amitié, vie texane, rédemption...) et servis par une brochette d'excellents acteurs
La seule étoile de ce film, c'est pour la galerie de portrait gratiné que nous montre ce film.
Ma grande deception vient du fait que j'adore Tommy Lee Jones, et j'étais pret à beaucoup d'indulgence pour son premier film. Et il faut bien le dire ce film est inachevé, la cause sans doute à un scénario baclé.(prix du scénario à Cannes, ceci explique celà).
Coup dessai pour Tommy Lee Jones qui du coup réalise un coup de maitre. Le visage buriné du cinéma américain na jamais été aussi tendre, déterminé, colérique et passionné. Trois enterrements est un premier film bouleversant et dune sobriété exemplaire. Le néo-réalisateur trouve le parfait équilibre entre action, réflexion et émotion, le tout empreint dune grande humanité et de lyrisme. Le scénario (récompensé à Cannes) de Guillermo Arriaga prend des détours inattendus, sattarde sur les points de vue différents de ses protagonistes et est magnifiquement mis en scène par Tommy Lee Jones. Le film prend son temps d'installer les personnages dans leur quotidien, dans leur banalité. Les séquences mises en perspectives les unes les autres nécessitent la participation du spectateur qui doit alors reconstituer le puzzle de la mort du personnage Melquiades Estrada. Lacteur-réalisateur filme chez lui, au bord du Rio Grande, sa région natale. Les paysages sauvages sont magnifiques et on se demandera toujours sil sagit de la sauvagerie des paysages qui influe sur les personnages ou linverse. Il y a beaucoup de Tommy Lee Jones dans le personnage de Pete, un homme fidèle en amitié, intransigeant, bourru et ayant le sens de lhumour. Barry Pepper (vu chez Spielberg et Darabont) est sublime et explose enfin dans ce role très complexe et finalement attachant. Jones, qui se considère à moitié mexicain (et marié à une mexicaine), réhabilite ce peuple immigré en effaçant quasiment la frontière caractérisée par le Rio Grande (Ou Rio Bravo). Jones s'attarde sur la bétise américaine, les Etats-Unis ayant en effet besoin de travailleurs et les mexicains ayant besoin de travailler. Cependant le travail leur est refusé et les mexicains exclus du territoire. Un appel à la respectabilité, un regard lucide sur l'immigration mexicaine. Tommy Lee Jones rend enfin hommage à ses illustres ainés (Hawks, Ford et meme Clint Eastwood que l'on ressent fortement). Chef d'oeuvre ? Chef d'oeuvre !
Il est assez difficile de décrire ce premier film de l'acteur Tommy Lee Jones. Disons simplement qu'il est hors du temps et des modes, imposant un rythme plutôt lent et contemplatif. Le cinéaste prend le temps d'observer ses personnages et c'est ce qui lui permet d'échapper à la caricature et au cliché. Il parvient à dresser en quelques plans des portraits de gens paumés, tout à fait émouvants. Si la première heure est parfois inégale, à cause notamment de sa narration faussement complexe, la deuxième (le road-movie) touche à l'épure. On suit les personnages au milieu de paysages magnifiques, dans une quête morale comme seuls les américains sont capables d'en réaliser. Mais ici, pas de prechi-precha. Les êtres ne sont ni blancs, ni noirs, mais tristement humains. On se retrouve ici sur les terres du cinéma d'autres acteurs / réalisateurs. La réflexion sur l'absurdité de la violence nous évoque immédiatement le cinéma de Clint Eastwood, tandis que l'attention du cinéaste pour les êtres et pour la nature nous emmene du côté de chez Robert Redford (sans compter bien sûr les ombres monstrueuses de Ford ou de Hawks). Les interprêtes sont tous formidables et la réalisation, inégale, est d'un classicisme qui en effraiera plus d'un. Ceux qui s'en fichent goûteront avec un plaisir non dissimulé ce film qui aurait vraiment mérité la Palme, lui.
Admirables prestations de Tommy Lee Jones -ce n'est pas une surprise- mais aussi de Barry Pepper, ces deux acteurs nous livrant une seconde partie de film éblouissante.
J'ai eu du mal au début vous voyez pas trop ou veut en venir Tommy lee Jones. Mais on se laisse peu a peu captiver par la beauté du film, non seulement des paysages mais aussi de ce périple "vangeresque" (comme preuve d'amitié).
L'année cinématographique 2005 m'avait un peu laissé sur ma faim, peu de films renversants (à part My summer of love, Mysterious skin, Be with me) et Tommy Lee Jones est arrivé. Certains films ne s'expliquent pas, nous touchent sans que l'on sache vraiment pourquoi, nous donnent envie de rester assis après le générique de fin, nous poussent à continuer l'expérience, nous impriment des images, des paroles merveilleuses dans notre mémoire... Trois enterrements fait partie de ses films mythiques.
La frontière mexicaine, un cadavre, et les soupçons qui se portent sur un garde-frontière. Il n'en faut pas plus pour que Pete, vacher (ou cowboy comme on dit là bas...) cherche le responsable de la mort de son nouvel ami. Ce très médiatisé premier film de Tommy Lee Jones a reçu un accueil remarquable à Cannes et parmi l'ensemble de la critique. On se demande pourtant pourquoi. Certes, la narration à rebours est suffisamment efficace pour tenir le spectateur en haleine (même si dès lors qu'elle disparait l'ennui pointe vite son nez), certes, l'amérique profonde et Texane est magnifiquement filmée. Certes, les acteurs sont brillants. Et pourtant... Aucun personnage de véritablement attachant (Tommy Lee Jones dans un rôle de pathétique illuminé n'inspire pas la moindre émotion ni sympathie), des situations qui sonnent parfois faux (l'amitié entre le vacher texan et le clandestin mexicain, digne d'un mauvais soap, la pseudo-rédemption, flingue sur la tempe, d'un homme qui n'a rien d'un assassin) et surtout un ennui abyssal qui vient noyer le tout dès lors que le voyage "rédempteur" débute. On se demande dans quelle mesure l'acteur-réalisateur a voulu exprimer une nostalgie ambigue envers ce rassemblement de bouseux et cowboys herta sur fond de carte postale jaunie. Une antique perception de la virilité ?
TRES BON ET BEAU FILM ! Je l'attendais avec impatience depuis bien avant le Festival de Cannes et là je suis enfin ravie de l'avoir vue car il en vaut bien la peine ! Tout d'abord,Tommy Lee Jones est excellent et émouvant dans le rôle de Pete Perkins. J'ai eu la chance de voir Tommy Lee Jones & Guillermo Arriaga à une conférence pour Trois Enterrements et je peux vous assurer que c'est un très grand homme . Pour sa 2eme réalisation, c'est plus que réussi. Ensuite, Barry Pepper , ah Barry Pepper ! Sa prestation crève l'écran. Il incarne à merveille ce garde frontieres mauvais . Il aurait tout autant mérité la palme de l'interpretation masculine à Cannes ( mais c'est Tommy qui l'a empoché,non sans regrets). Un oscar du meilleur second rôle si ce n'est premier lui serait à 200% mérité.
Un très très bon film .Une musique magnifique.Tommy & Barry SPLENDIDES. Et sans oublier le scénario de Guillermo Arriaga (que vous pourrez voir dans le film aussi)
SUBLIME !! ALLEZ LE VOIR VOUS NE REGRETTEREZ PAS !!
Un de mes préférés à Cannes 2005. Un western moderne (les 4x4 sont là, mais il y a toujours des chevaux !), magnifique, sur la rédemption, la parole donnée, l'accueil dû aux étrangers. Pour ce premier film en tant que réalisateur, Tommy Lee Jones a eu la chance d'avoir Chris Menges comme directeur de la photo et de travailler sur un scénario de Guillermo Arriaga à qui on doit déjà les scenarii d'"Amours chiennes" et de "21 grammes". Autant dire un des tout meilleurs scénaristes du moment. Résultat à Cannes : le prix du meilleur scénario, plus le prix du meilleur acteur pour Tommy Lee Jones qui joue également le rôle principal. Les amateurs de bonne musique américaine se réjouiront de retrouver dans un rôle de shérif, totalement méconnaissable, le chanteur de "country californienne" Dwight Yoakam ainsi que le batteur du Band, Levon Helm, dans un rôle extrêmement touchant d'un vieillard aveugle qui vit seul dans le désert, son fils ne vient plus le voir, et il demande qu'on le tue car, très croyant et victime d'un cancer, il ne veut pas se suicider. Quant à la BO du film, c'est du pur délice !
Magique. Bouleversant. Tommy Lee Jones et Barry Pepper sont tout simplement parfaits et ont un jeu qui laisse pantois. Le message et la portée universelle du film, qui ne se révèlent entièrement qu'à la fin, dans un dénouemant en apothéose après un long crescendo au pas majestueux, sont sublimes. Mais il s'agit aussi d'une oscultation sociologique de l'amérique contemporaine, crue, au vitriolle et pleine d'humanité.
Tommy Lee Jones a beau donner à la fin de son film une impulsion dramatique, musicale, esthétique significative, celle-ci n'empêche pas le souvenir d'une première partie laborieuse, laide et techniquement imparfaite de perdurer. Les acteurs sont surprenants, les dialogues décevants...
Voilà un film inclassable qui nappartient pas à un genre défini :ce nest ni un western, ni un road movie mais plutôt un voyage initiatique de personnages qui sinterrogent sur leur vie .En dépit du montage déroutant de la première partie, difficile à suivre ,on est subjugué par la force de cette histoire, les paysages sont sublimes et latmosphère qui se dégage des scènes dans la cafétéria reflète bien lennui et la difficulté de vivre . Certes, les gros plans sur le cadavre sont pesants et auraient pu être évités et les personnages féminins nont pas de rôles très étoffés mais linterprétation de Barry Pepper est irréprochable et vaut à elle seule le déplacement.
Quel réconfort ces deux heures de désert mexicain par un jour de neige :-) Plus sérieusement, ce parcours initiatique à la sauce western est un excellent film. La narration est extrêmement adroite avec des flash-backs qui ne posent jamais de problèmes de compréhension et apportent des changements de rythme très habiles. La mise en scène joue la perfection sur les deux plans : celui des grands paysages désolés, de la solitude de l'être humain et celui de l'intimité, la fraternité et l'humanité. Tous les personnages sont intéressants ce qui est également quelque chose de rare. Sans oublier un humour au second voire troisième degré bien présent, ce qui ne gâche rien.