Avis : Land of the dead (le territoire des morts) - Page 5
Land of the dead (le territoire des morts)
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Un visiteur
2,5
Publiée le 21 août 2012
Le moins que l'on puisse dire, c'est que ce retour à Romeroland ne restera pas dans les anales. De bonnes idées mais rien de bien terrible. Le bonhomme nous avait habitué à mieux.
George A. Romero, autrefois maître incontesté de l'horreur, s'est fait oublier dans les années 90, ne parvenant qu'à faire un misérable comeback avec le raté Bruiser en 2000. Son fameux projet Diamond Dead ayant échoué et le succès du remake de son cultissime Zombie ayant fait son effet, il décide de revenir sur le devant de la scène et de se réapproprier son statut en intégrant les années 2000, véritable début de décennie synonyme de revival pour les films de zombies. Retrouvant ses premiers amours, Romero choque son monde en mettant en scène le quatrième volet de sa trilogie des morts-vivants. Et si l'idée est aussi surprenante que méprisée par les fans, force est d'admettre que le scénario de ce quatrième opus s'avère très réussi, l'idée de faire à nouveau évoluer les zombies étant une excellente trouvaille. Ainsi, le fait de créer un leader suivi de près par une horde de fidèles accentue leur évolution, les rendant également plus dangereux car moins stupides. Romero retrouve son savoir-faire et, avec un budget plus conséquent, nous livre une mise en scène explosive et riche en hémoglobine et bonnes innovations avec notamment un arrachage de piercing au nombril, une main tranchée tenant une grenade dégoupillée ou encore la séparation d'un bras déchiqueté en deux ! Hélas, beaucoup d'idées ne sont pas assez exploitées comme ces zombies utilisés pour des loisirs estivaux ou encore la romance naissance entre Slack (Asia Argento) et Riley (le monolithique Simon Baker). Plus de gore, plus de fun et plus d'émotions sont donc au rendez-vous. Au final, malgré un temps d'adaptation nécessaire (l'intrigue se situe dans un futur proche), une interprétation pas toujours au top (si ce n'est pour l'immense Dennis Hopper et le toujours aussi génial John Leguizamo) et quelques autres défauts mineurs, ce nouveau volet entre bel et bien dans la défunte trilogie, quoi qu'on en dise.
Quand les zombies deviennent plus humains que nous les Hommes, c'est Land Of The Dead, par le maître George Romero. Tous ces films sont des paraboles des problèmes de la vie (politique surtout) et celui ci n'en rechappe pas ! Bien sûr, c'est moins dans la dentelle, tout comme le Président actuel des USA (pour cause de péremption de critique je vais rappeler qu'à l'heure actuelle, c'est toujours George W bush qui occupe le poste). L'histoire poursuit en toute logique des zombies de plus en plus humains, de plus en plus intelligent, et des Hommes donc, réduient en esclavage pour les plus chanceux, devenuent des chiens prêts à tuer pour dominer, pour les pires ! Et au milieu de tous ce vacarme, 2 types qui essayent de s'en sortir, travail pour l'ennemi pour gagner un peu d'argent, et peut être trouver leurs paradis ! Au passage, rencontre avec la fille d'un autre maître de l'horreur (Asia Argento sublime comme à l'accoutumée), et Cholo, un méxicain bien burné (très bon personnage, le meilleur sûrement après le chef des zombies!).
Derrière ce film d'horreur extrèmement bien réalisé, se cache une véritable fable, avec tous les personnages qu'il faut. Tous les protagonistes sont présents : Georges Bush, Ben Laden, Tony Blair (qui est un type bien), le Tiers-Monde et la partie pauvre de la population occidentale. Dans ce film, on se surprend parfois à se mettre du côté des zombies, en espérant qu'ils les massacreront tous, ces satanés vivants complètement imbus de leur personne. Malheureusement le réalisme veut que ce soient les plus faibles qui subissent le plus les attaques des revenants. Un film intéressant, divertissant, très bien réalisé et assez politisé.
Land Of The Dead est un film mineur dans la filmo de Romero mais dispose du savoir-faire du réalisateur. Le prolongement du Jour Des Morts-Vivants se fait bien sentir avec le thème de l'intelligence développé. Un bon film. 3,5/5
On pouvait craindre que Romero soit un peu rouillé au vu de ses dernières livraisons, plutôt médiocres. Et bien détrompez-vous ! Le film est brutalement gore, politiquement engagé comme au bon vieux temps de plus, « Land of the dead » est truffé de trouvailles de mise en scène purement jouissives. Romero nous livre au final une parabole, un peu lourde certes, sur la lutte des classes et sur le tissu social de lAmérique contemporaine. Cest en tout cas à ce jour, le plus Carpenterien des films de Romero.
Romero 20 ans après n'a rien perdu de son talent et il le démontre avec Land of the dead, quatrième volet de sa saga sur les morts-vivants. Peut-être moins "mordant" que lors de ses précédents films, Romero signe tout de même une bien belle oeuvre, un film bien gore, moins réussi que le cultisime ZOMBIE, mais pour son grand retour à la réalisation, je ne suis pas déçu, les amateurs du genre apprécieront.
Pas mal du tout, ce Romero qui nous livre un petit film de zombies pour prouver qu'il reste un des maîtres incontestés du genre. Il se permet une entorse aux règles du genre, en imaginant des zombies intelligents, capables de s'organiser en grouper afin de prendre d'assaut une ville. N'en déplaise aux puristes les plus ultras. Il montre ainsi que le genre n'est pas figé, et est maléable à volonté, adoubant en quelque sorte les productions précédentes qui s'étaient déjà engagés dans cette voie ("L'Armée des morts" et ses zombies qui courent). Pour le reste, éventration et moments de tension terribles, critique sociale explicite, dans un monde apocalyptique où les différences entre riches et pauvres demeurent, pas de doute on est bien dans un film de George A. Romero.
Un véritable film de Zombies comme seul Georges A.Romero sait les faire, avec une histoire simple mais intelligente, qui aborde le sujet des "clans" dans un monde post-apocalyptique , et qui fait réfléchir un peu sur la nature humaine et les réaction que l'ont peux avoir des que nous sommes en danger... Le scenario est simple mais pas faible, la mise en scène est exceptionnelle, les mort-vivants son franchement extra, c'est violent, c'est sanglant... c'est que du bonheur ! Il est franchement dommage que les personnages manquent a ce point de charisme, et particulièrement "Cholo", joué par John Leguizamo qui bat des records dans le domaine de la non-crédibilité. Heureusement que Dennis Hooper est la...
Rien de moins que le meilleur Romero à ce jour. En fait, un non-humain est-il pire qu'un humain ? Comment définir l'humanité ? La micro-société que Denis Hooper a créé n'est rien de moins qu'une féodalité avec un seigneur à sa tête, des vassaux, des soldats et des combats "humains-zombies"... A voir !
C'est un très bon film de zombie. Personnages un peu stéréotypés, c'est pas les meilleurs acteurs du monde, le maquillage de 2 des zombies sont raté, et le cris du zombie en chef aussi. Mais voyons les points positifs : gore a souhait, jouissif, et on entend pas de peureuse hurler pour un oui ou pour un non. En plus, Romero fait une "utilisation" particulière des zombies assez innovante et sympathique. Pour une fois ils ont un vrai rôle.
Après 20 ans d'attente voilà enfin le quatrième opus de la saga. Point de déception, ce Territoire des Morts se révélant supérieur au Jour des Morts Vivants, qui reste malgré son bon niveau général le maillon faible de la saga. On a plaisir à voir un Roméro en pleine possession de ses moyens après quelques films à la réalisation faiblarde (Bruiser et Deux Yeux Maléfiques par ex). Il retrouve ici une mise en scène qui lui est propre, sans grands effets, attentif à l'humain (et aux zombies, c'est la nouveauté), à l'imagerie forte, tout juste s'est-il mis au goût du jour en donnant plus de rythme qu'à l'accoutumé, seul sacrifice accordé à une société consumériste où tout doit aller vite et être accrocheur. Q'on ne s'y trompe pas : dans toute sa saga Romero n'a jamais cherché le suspense sur le long terme, ni l'action. Son cinéma a toujours été politique et social avant tout, le gore étant le métronome qui donne des accélérations sanguines à ces films. Il est ici plus vulgarisé que jamais comme pour mieux nous faire ressentir un quotidien marqué par le sang et la mort. C'est ainsi qu'il nous fait entrer dans la vie de ses personnages et nous implique dans un récit aussi virulent que les précédants. PLus que jamais avec Land of the Dead Romero nous paraît proche de Carpenter, tant dans son discours que son amour de la série B à l'ancienne, faite avec amour. Malgré quelques lourdeurs et effets spéciaux approximatifs Ce Territoire des Morts est une heureuse alternative aux films estivaux consensuels, et un retour aux sources du film de zombi absolument jouissif.