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Un visiteur
4,0
Publiée le 9 octobre 2006
Un beau film. Benigni nous raconte la dure vie des poètes à aimer les femmes, dans un monde tant en guerre. Touchant et émouvant, Benigni redéclare, comme à chacun de ses films, l'amour qu'il berce pour sa femme.
Un très joli conte, comme Begnini aime à en raconter, pas meilleur que La vie est belle, c'est sûr, mais dans la même lignée. Une jolie histoire d'amour. Enfin bon, j'ai plus eu l'impression d'assister à un one man show de Begnini qu'à un film. Cependant on se laisse charmer. A voir :)
Epuisant, jai redécouvert un Roberto Benigni épuisant ! Trop de gestuel, trop de dialogues inutiles, il est à la limite du maniaco-dépressif en phase extrême. Certes, il est poète, rêveur et dans son monde à lui mais de manière excessive. Quelques passages auraient dû être traités avec plus de soins, moins de bla-bla mais de lémotion ! Le scénario manque de profondeur aux dépens de séquence romantique lassantes. En outre, il traite la guerre en Irak avec légèreté occultant lhorreur quelle représente. Cependant on y trouve de lhumour : la situation de lItalien arrêté par des Américains caricaturés est assez atypique ! Autre chose qui ma déçue, la bande originale, similaire à celle de La vie est belle, un quasi copier coller remixé. Bref cest un genre nouveau, une nouvelle facette de Roberto BENIGNI qui, malgré tout, ne ma pas convaincue
Pas mal. Bon, c'est un peu tiré par les cheveux et j'ai eu des moments de doute : comprenais-je bien ce que j'étais en train de voir ... Mais de belles scènes émouvante.
On sent trop une envie de fantaisie pour la fantaisie. Trop didactique dans son propos. Et le contexte de la toute-récente actualité n'est plus dès lors qu'un prétexte. Begnini joue encore le même personnage. Guido au 21ème siècle, en somme. Sauf que dans La Vie est Belle, c'était plus subtil et peut-être joué plus en finesse. Les numéros de clown n'étaient pas gratuits, ils servaient à la cohérence du film. Et il n'y en avait pas que pour lui, Roberto Begnini. Là, son omniprésence gesticulante à l'image finit par le rendre agaçant et, malheureusement, pourrit les rares moments d'émotion qu'on serait en droit d'attendre du film. Quant au regard sur la guerre, il reste très superficiel, et plutôt didactique : seuls les dialogues, plutôt bavards, ont fonction de commentaire. Jamais l'image ne parle d'elle-même et pour cause, le réalisateur se sent obligé de faire méditer ses personnages sur la condition humaine plutôt que de faire vivre pleinement sa philosophie à l'écran. Demeure l'ambition de faire un film sur l'amour. Mais peut-être faut-il admettre que la vie est belle ET continue sans forcément ressasser les mêmes idées. En tout cas, le titre est très beau =) et il y a quelques très bonnes trouvailles visuelles et de jolis numéros d'acteurs. La musique du compositeur est, comme pour La Vie est Belle, vraiment magnifique.
Roberto Benigni, avec une bonne foi confondante, essaye ici de renouveler le miracle de "La vie est belle" en plongeant son héros lunaire dans le conflit irakien. Fausse bonne idée puisque le conflit n'est jamais abordé frontalement : le but du comique est d'opposer les forces de l'amour et de la poésie à la guerre et à la barbarie. Si les scènes en Italie sont vraiment réussies, empruntant une esthétique toute droite sortie de l'univers de Fellini, Benigni finit par s'enliser dans les sables du désert. Son scénario, pas très intéressant, révèle ses failles et ne convainc pas. Toutes les séquences tournées en Tunisie sont longues, répétitives et n'apportent rien sinon quelques bons moments comiques. Le retour en Italie est de nouveau plus convaincant et la fin, franchement poétique est très belle (la séquence du tigre et de la neige est splendide). A vouloir trop se proclamer poète, le cinéaste finit par agacer, d'autant que sa fibre poétique est plutôt mièvre. Le pire venant d'une mise en scène tour à tour inspirée et pitoyable de platitude télévisuelle. Certes, la poésie passe par les mots, mais au cinéma, elle peut aussi s'exprimer par l'image, ce qui est rarement le cas dans cet opus ni totalement raté, ni franchement convaincant. Inégal.
Roberto Benigni crève une nouvelle fois l'écran. Il respire la joie de vivre et c'est communicatif. En revanche, Nicoletta Braschi et Jean Reno sont un ton en dessous. A noter deux répliques : "- Bonne nuit, Attilio. - A demain, Fouad." Symbolique. Une belle histoire, naïve et fascinante du fait même de son thème principal, qui comporte en plus quelques bonnes surprises, le tout emmené par une jolie B.O.
Qu'est-ce qu'il est fort ce Bénigni! Et quel poète! Sur un thème triste et dramatique (la mort, la guerre, le manque d'amour) il arrive à nous faire rire par son humour et nous ébahir par son lyrisme! Il y a quand même quelques scènes qui sont pourries, où les dialogues sont à chier, mais cela est très vite oublié par les innombrables autres qui sont toutes aussi captivantes les unes que les autres. Sans oublier la morale qui est un modèle de vérité et la fin qui est aussi surprenante qu'attendrissante. La vie est belle, le film est beau, Bénigni est fort.
Eh oui, Messieurs les amers, Benigni nest pas un cynique, Benigni est amoureux, de sa femme, de ses enfants, de ses amis, de la vie, malgré la haine, malgré la violence, malgré la laideur. Aussi le clame-t-il haut et fort, avec cette verve toute italienne quil revendique à lheure où tout un chacun a honte de tout et surtout de ses différences. Et finalement, non sans snobisme, on reproche à Roberto ce quil est de bon ton dadmirer chez Charlot. Ils ont en commun, hors le talent, une âme qui na pas oublié lenfant quelle a été, et si cest souvent la marque des plus grands cest avant tout la marque de lartiste véritable, la marque du poète. Cette marque, et ce nest pas là le moindre de leur exploit, ils trouvent à lexprimer en beauté au milieu de la boue dans laquelle traîne notre société dont lhomme nest plus le cur mais le simple portefeuille, il faut dire que lun comme lautre sont presque à la même place. Seuls les enfants, les femmes souvent, et les poètes de tout temps, ne les confondent pas. Mais Benigni nest pas un niais même sil peut être naïf, il a compris quaimer est la clef. La clef de quoi ? Si vous le savez, vous aimerez le tigre et la neige, sinon passez votre chemin, vous avez de la route à faire.
J'ai rapidement eu mal à la tête devant le flot ininterrompu de paroles et les incessantes gesticulations de Roberto Benigni. Celui qui a obtenu l'Oscar du meilleur acteur il y a quelques années en fait des tonnes et des tonnes pour aboutir à un bien piètre résultat. Certes, il y a quelques bonnes trouvailles et quelques bons gags; certes on trouve une petite pointe de poésie. Mais cela est loin d'être suffisant pour aboutir à un film intéressant. L'italien burlesque a voulu rééditer le coup de "La vie est belle" (on retrouve d'ailleurs un court instant le char gagné par son fils) en refaisant à nouveau l'Histoire : L'invasion de l'Irak ayant remplacé l'invasion nazie. La structure narrative y est la même : Une première partie insouciante, une deuxième partie tragique et une conclusion émouvante. Tout est malheureusement trop invraisemblable, décousu, voire grotesque. Ajoutons à cela une interprétation de Jean Réno quasi-inexpressive et le tout donne un film plutôt raté. Malgré de bonnes idées, un peu du n'importe quoi donc.
Comment aimer le vrai cinéma et pouvoir demeurer insensible face à tant de poésie, de justesse et de sincérité ? Une fois n'étant pas coutume, Benigni, le réalisateur, mais aussi l'acteur, se lâche complètement, et nous livre, après le mésestimé PINOCCHIO, un chef-d'oeuvre de plus. Poignant et authentique.
8/20. Comédie sentimentale un peu mièvre sur fond de guerre d'Irak. Cela ne suffit pas pour en faire un bon film. Le protagoniste est vite fatigant voire agaçant. Quelques rares bon moments cependant.
Un homme a eu un coup de génie il y a quelques années. Il a réalisé un petit chef duvre de poésie, d'humour et d'humanisme. On a découvert ce poète exubérant et tendre embrassant les pieds d'un Scorcese qui n'en demandait pas tant... Cet homme s'appelle Roberto Begnini et il jouit depuis "La Vie est Belle" d'une solide réputation qui me semble-t-il est assez usurpée concernant "Le Tigre et la Neige". Car enfin que voit-on ici à part un horripilant hyperactif qui vous donne la migraine en 10 minutes et qui n'aura de cesse de s'agiter dans une omnipotence de l'image qui tourne à la mégalomanie. L'histoire est désolante de mièvrerie et bourrée d'incohérence. Non on ne peut pas faire n'importe quoi au nom de la poésie !