Quel dommage que la direction d'acteurs soit si inégale, car comme toujours en pareil cas s'en sortent ceux qui n'ont pas vraiment besoin d'être dirigés (Claude Rich, Jean Lefebvre, Sacha Pitoeff, l'étonnante Suzet Maïs…) alors que les autres vont du fade (Pascale Audret) au mauvais (Versini). Sinon le scénario signé Raymond Caillava est très inventif et séduit par son côté complètement foutraque. On remarquera la musique délirante de Gérard Calvi, le générique amusant; les trop courtes apparitions surréalistes de Pierre Dac et Francis Blanche et le final de folie.
Dans la grande tradition du nanar et du comique de boulevard, le film de Raoul André tient une place de choix. Même, l'extravagance du scénario et la stupidité des personnages forcent parfois notre sympathie. André met en scène avec tellement peu de rigueur d'incessants quiproquos -lesquels ne fonctionnent qu'à la condition de leur invraisemblance- que subit une inénarrable galerie de zozos. Les auteurs ne se refusent aucun jeu de mots atterrant et notamment ressassent avec un plaisir évident que l'homme qu'on a tué ici n'est autre que Charles Magne. Car l'intrigue tourne autour d'un présumé mort dont le cadavre a une fâcheuse tendance à disparaître et à réapparaître au gré des circonstances. Conformément au genre, le réalisateur et les acteurs ne prennent pas le temps d'être bons; ils sont les instruments dociles de situations tordues et grotesques et d'une intrigue qui s'emballe jusqu'à la confusion. Cette abnégation dans l'énormité et la sottise est tout un spectacle!
Un excellent scénario, propice au rire. Les acteurs sont par ailleurs en grande forme. Du coup, on se frotte d'avance les mains. Quelle illusion. En réalité, il n'y a guère que deux ou trois passages comiques, notamment lorsque l'on atteint le premier quart d'heure. Il s'agit d'un film juste divertissant. On nous sert vingt fois le même quiproquo, au cas où on se serait endormi lors des dix-neuf premiers, mais c'est vite lassant. M'enfin, le film baigne dans une bonne humeur assez agréable, c'est déjà ça...
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2,5
Publiée le 10 novembre 2025
Quel drôle de titre, avec « pour la première fois un film sans gènèrique » . Et parlons en quelle mise en bouche! Raoul Andrè vient de fournir un argument singulièrement prècieux aux cinèphiles! spoiler: Vraiment, nous sommes en plein foutoir vaudevillesque où tout se termine par une polka! spoiler: Pas mal de rebondissements dans l'histoire de cette jeune fille, de son paternel, d'un taxidermiste et d'un sans domicile fixe qui s'incriminent ou sont soupçonnès de la mort d'un inventeur farfelu (Mischa Auer). Le style est confus et très extravagant mais on ne s'y ennuie pas avec cette bande d'acteurs disparus et irremplaçables tels que Jean Lefebvre, Claude Rich ou Francis Blanche! Sacha Pitoeff a la même tronche que Patrick Puydebat! A voir...