Le Souper
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Alasky

454 abonnés 4 539 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 janvier 2026
Sorte de pièce de théâtre filmée, ce Souper est un beau condensé de répliques mordantes et assassines entre deux personnages historiques, tandis qu'au dehors grondent l'orage et le peuple. On suit dans ce huis-clos à la bougie leurs délicieux dialogues.
Kincaid
Kincaid

6 abonnés 544 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 17 février 2025
Un très beau théâtre filmé, imaginaire, mais historique, où s’affrontent, en un presque huis clos, deux monstres du cinéma français, Claude Rich et Claude Brasseur. L’un pour incarner l’ascendance orgueilleuse de la noblesse et l’autre la violence et la tyrannie, en un point charnière de l’histoire de la France : la défaite de Napoléon et de son empire. L’exiguïté de la scène (bien que les décors de l’hôtel Sagan, résidence de l’ambassadeur de Pologne à Paris, soient somptueux) et le manque d’actions physiques, sont tout à fait supportables. Car l’on est ici dans une passe d’arme tout en intellectualité, en finesse de manœuvres psychologiques, de manipulations verbales, pour savoir qui aura le plus peur de l’autre, qui dominera l’autre. Un superbe exercice de style !
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 307 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 janvier 2024
Alors que l'Armée de Bonaparte vient d'être mise en déroute à Waterloo, que Paris est occupée et que le peuple Français est en colère dans la rue avec la torche en main, Talleyrand et Fouché se retrouvent pour dîner et éventuellement pour discuter de l'avenir du pays. S'il est vrai que certaines connaissances historiques ne sont pas du luxe, elles ne sont pas non plus nécessaires pour aimer ce "Souper". Car bien plus qu'un film historique ou politique, il s'agit là très clairement d'un film de règlements de comptes, assaisonnés de dialogues percutants (et dits par deux acteurs tous deux remarquables, même si, en ce qui me concerne, j'ai une préférence pour Brasseur). Cela dit, à la fin, il en sera toujours de même : les soi-disant rivaux font des petits arrangements entre eux dans leurs intérêts respectifs et les choses n'évoluent pas et c'est toujours le peuple qui doit payer l'addition.
LAvisDuNeophyte
LAvisDuNeophyte

4 abonnés 656 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 août 2023
Excellents dialogues et interprétations. Le film fait réviser ses connaissances historiques. Il vaut mieux connaitre un minimum l'histoire de la France de cette époque pour apprécier le film.
Felipe
Felipe

13 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 18 octobre 2022
Mais c'est presque du théâtre filmé ! Et alors ? Toutes les critiques tombent devant la qualité du dialogue et la finesse d'interprétation de nos deux acteurs. (On passe sur les quelques libertés que l'auteur prend avec l'histoire.) Et puis, quand du "théâtre" est filmé comme cela, on en redemande.
pierrelegrand
pierrelegrand

10 abonnés 91 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 juillet 2022
Une pièce de théâtre à l'écran dans un tête à tête entre le vice et le crime. Dialogues enlevés et ciselés. Du grand art. Deux grands acteurs. Un peu lent. A voir.
Ovidius Publius Naso
Ovidius Publius Naso

1 abonné 13 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 19 mai 2022
Chef-d'œuvre du cinéma français. Tout est dans le dialogue. Le film est très proche de la pièce. Ce sont les mêmes acteurs et quels acteurs ! Rich et Brasseur. La finesse de Claude Rich face à la bougonnerie de Brasseur. L'aristocratie face à la plèbe. Superbe.
Xavier D
Xavier D

82 abonnés 1 146 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 23 mai 2021
Les deux têtes d'affiche aussi important que ce huit clos et son scénario sur un évènement historique et politique, aux verbes acidulés et dialogues parfois loud, joue leur rôles au sommet de leur art. Le décors se tiens sur quelques scènes en extérieur et le salle à manger, où se déroule la discutions du futur régime de France après la bataille de Waterloo. Difficile, souvent, de suivre avec ce langage de vieux français. J'en arrive même à décrocher. Mais le jeu en vaut la chandelle !
rocky6
rocky6

46 abonnés 1 867 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 mai 2021
Bof bof je m'attendais à mieux. J'espérais de grandes joutes verbales entre ces grands acteurs mais finalement ça ne s'envole jamais et le film devient même un peu ennuyant au bout d'un moment.
lhomme-grenouille

3 615 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 mai 2021
"Adaptation d'une pièce de théâtre."
"Deux acteurs face-à-face pendant une heure et demie."
"Cadre historique ancré dans l'époque moderne."
"Musique savante en guise de bande-originale..."
...Moi d'habitude toutes ces informations suffisent à me faire prendre mes jambes à mon cou et à fuir.

Mais bon, d'un autre côté difficile d'ignorer le sujet : Talleyrand et Fouché discutant du destin de la France juste après Waterloo.
Difficile aussi d'ignorer la distribution : Claude Rich pour jouer le faiseur de roi d'un côté et Claude Brasseur pour jouer le faiseur de veuve de l'autre.
Et pour mettre en scène tout cela : Édouard Molinaro.

Aussi me suis-je tout de même laissé tenter.
Au départ peu convaincu pour les raisons citées en premier (auxquelles s'est ajouté l'accent imcompréhensible de Ticky Holgado), j'ai fini par me laisser séduire au fil des minutes.
Et si les talents conjugués de Rich et Brasseur y sont pour beaucoup - c'est évident - il serait bien sot de ma part de ne pas y voir aussi la maîtrise évidente qu'a eu Édouard Molinaro pour éviter le piège dans lequel nombre d'autres auteurs seraient tombés : le théâtre filmé.

Pourtant on serait en droit de se poser cette question : qu'est-ce que ce film a de plus qu'une simple représentation filmée ?
Ce long-métrage ne se résume-t-il pas qu'à la seule déclamation des dialogues écrits par Jean-Claude Blisville, auteur de la pièce originale ?

Alors certes, sur bien des aspects ce "Souper" peut s'appuyer sur les qualités initiales de son modèle, c'est incontestable.
Il ne s'agira pas ici de renier la finesse des échanges, l'esprit de la répartie, et surtout la compréhension aiguë (et documentée) que le script révèle de ces deux personnages cardinaux de la Révolution française.
Pas plus d'ailleurs qu'il ne s'agira de contester le délectable plaisir qu'on peut prendre à voir ces deux monstres sacrés du théâtre et du cinéma leur redonner vie le temps d'une heure et demie.

Mais si ce "Souper" parvient à dépasser le statut de simple théâtre filmé c'est qu'il sait justement jouer de la technique qui est propre au septième art.
Plans rapprochés tirant profit de la finesse de jeu de corps de chacun des deux acteurs.
Photographie magnifique creusant les visages et ténébrant les lieux.
Ingénérie du son sachant jouer tantôt de la foule, des silences ou d'orchestres incongrus.
Er surtout ce sens du montage qui parvient à épouser au mieux le tempo si caractéristique de cette drôle de danse politique.
Parfois ça monte. Parfois ça rompt. Ça se rend coup pour coup, chacun ayant son moment.
On a beau connaître l'issue du combat c'est la passe d'arme qui est belle.
Dans les mains de Molinaro, ce "Souper" va bien au-delà du théâtre filmé. Il est un film à part entière. Un film se risquant au genre le plus difficile et délicat à mettre en scène : le huis-clos.

Et même si sur son dernier tiers ce long "Souper" s'égare et s'épuise un peu - la faute à des répétitions dommageables mais presque inévitables pour un film qui a cherché (peut-être à tort) à tenir l'heure et demie, celui-ci trouve malgré dans ses errements finaux une certaine justification.
Car ce combat dantesque que se livrent ces deux politiciens acharnés est aussi un combat d'usure qui se sent dans les corps.
Ainsi, par ce dernier tiers éprouvant, ce "Souper" parvient-il à traduire les esprits éprouvés.
Et preuve de la maîtrise, l'égarement n'est finalement pas si long et la conclusion arrive suffisamment promptement pour sauver l'essentiel.

Alors oui - j'en conviens - ce "Souper" n'est pas ce genre de film qu'on consomme sans effort - et c'est ce qui lui fait perdre chez moi quelques points - mais force est de constater que ce cinéma sait laisser sa trace dans les esprits, comme les manigances d'un Fouché et d'un Talleyrand ont su laisser leur marque dans l'Histoire.
Nath4217
Nath4217

5 abonnés 8 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 avril 2021
Une belle reconstitution avec de jolis décors et costumes. Le duel verbal entre Talleyrand et Fouché est brillament interprété par le duo Rich/Brasseur et les répliques sont excellentes. À voir.
ManoCornuta

359 abonnés 3 067 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 avril 2021
Évidemment, cela reste du théâtre filmé, impression d'autant plus forte vu le sujet qui se réduit à un huis-clos et à l'affrontement de deux hommes. Ce n'est donc pas tant la mise en scène qui va faire le sel de ce Souper, mais bien l'opposition des deux Claude (Rich s'en tirant mieux que Brasseur) avec un texte affûté au couteau et nécessitant une grande attention aux détails. C'est un peu le fantasme d'une page d'histoire qui aurait façonné la France à venir, mais qui permet de tracer en creux et à mots incisifs le bilan d'une période souvent mythifiée, à tort comme à raison, qui va de 1789 à 1815.
Hotinhere

790 abonnés 5 464 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 avril 2021
Je te tiens, tu me tiens par la barbichette...
En 1815, suite à la défaite de Napoléon à Waterloo, un dîner entre Fouché, ministre de la police et Talleyrand, ministre des affaires étrangères, va décider du sort de la Nation. Adapté fidèlement de la pièce de théâtre, un sublime duel de joutes verbales cinglantes porté par l’interprétation remarquable du duo Claude Brasseur et Claude Rich qui gagna un César pour le rôle.
Michael78420
Michael78420

63 abonnés 1 903 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 avril 2021
Je te tiens, tu me tiens... Sous les traits de Claude Brasseur et de Claude Riche, Fouché et Talleyrand se livrent ici à une démonstration de l'art de négocier. Négocier pour eux-mêmes bien-sûr, suite à la chute définitive de Napoléon juste après Waterloo. Les deux hommes en savent long l'un sur l'autre, se connaissent, se méfient, se dévoilent, se complimentent, se violentent. Dans une séquence intimiste Edouard Molinaro fait dire à Talleyrand parlant de son enfance à Fouché : "quand un enfant a été trahi par sa mère, il n'a plus de parole". Les acteurs sont exceptionnels, captivants, maniant le français à merveille dans ce qui s'apparente à un combat de mots, entrechoqués de bonnes manières et d'autres plus rustres, reflets d'une époque en mutation. Un film qui, 29 ans après sa sortie, n'a pas vieilli. Les passionnés d'Histoire se régalent ! Les amateurs de bons mots aussi.
labadens
labadens

27 abonnés 253 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 8 avril 2021
Un soir dans Paris sous l’occupation de la coalition étrangère ; un souper entre le chef de la diplomatie, Talleyrand, tordu éthéré et boiteux, et le chef de la police, Fouché, vieux renard impulsif et impitoyable ; et une discussion dans laquelle se joue l’avenir de la France.

Le Souper n'est pas un film académique et ennuyeux, contrairement à ce que ce résumé peut laisser présager.
Je l 'ai trouvé excellent !
Soyons bien clair : pas pour sa réalisation, qui, si elle est assez efficace pour ne pas ennuyer le spectateur devant un film qui se déroule quasi-intégralement dans une salle à manger, ne se permet pas des audaces folles - quoique, y a quelques plans franchement sympa, et l'ambiance de plus en plus oppressante et délétère est bien posée. Non, c'est pour son histoire, et ses thèmes.

Son scénario se paie le luxe d’être riche et complexe et ce , à de multiples niveaux. Historiquement, c’est un vrai régal pour celui qui s’intéresse à la période, ne serait-ce qu’à travers la peinture des personnages et les sarcasmes qu'ils s'envoient sur leurs exactions réciproques (et quelles répliques !). Après, certes, il vaut quand même mieux avoir quelques bases si l' on ne veut pas se retrouver perdu, le film ne s ' étalant pas franchement en exposition ; je ne saurais que trop recommander la lecture de la biographie de Fouché par Stefan Zweig, absolument géniale. Mais , surtout, derrière le contexte historique, derrière même la formidable étude de personnages, c’est la fin d’une époque qui se ressent.

Parce qu’au fond, derrière les fastes, le cognac, les gâteaux, tout ce jeu politique est d’une inénarrable vacuité. Taraudés par un ennui profond ou un désir d’oublier leur condition d’infirme méprisé ou de fonctionnaire parvenu, Talleyrand et Fouché se jettent à corps perdu dans une mécanique qui finira, et ils le savent pertinemment, par les broyer. Ils font et défont des empires, plaisantent mais lorsqu’ils trinquent, c’est au néant. Néant dans lequel tout un siècle s’enfonce, pour laisser place à l’idéal bourgeois et autoritaire de Fouché. Et ce qui est magique, c’est que ces thèmes graves et profonds sont évoqués dans une impressionnante légèreté de façade, avec saillies truculentes et asperges en petit pois, le tout enveloppé d’une musique classique ma fois tout à fait charmante. D’où un double effet Kiss Cool qui fait tout le charme du film. Parce que c'est un film charmant, malgré tout, et un film focalisé sur l'humain, sur les souffrances , les doutes et les interrogations de ceux qui sont peut-être plus qu'hommes :les politiciens.

Il y a vraiment quelque chose de fort moderne, et de puissant dans ce film, et dans la peinture qu'il fait de la politique. Des hommes qui , au fond, qu'ils soient issus de l'Ancien Régime ou qu'ils annoncent les époques à venir, sont abjects, méprisables, sans aucun principe, honneur ou décence - mais qui, involontairement peut-être, se retrouvent être les réceptacles, les agents, les catalyseurs de l'Histoire en marche. Ils se retrouvent à un point crucial, à un moment de basculement où il semble que la trame entière de la civilisation peut se détruire, pendant une nuit d'orage silencieuse, et c'est à eux de rétablir l'ordre, de recoudre les choses : même si le raccommodage est mal fait, il est fait, et cette nuit qui semble sans fin peut s'achever pour laisser place à une nouvelle aube. Les passions les plus basses finissent par aboutir à une synthèse acceptable, et le film de proposer une double interrogation : est-ce que la France (et, vraiment, n'importe quel pays) n'a pas été construite par "le vice appuyé sur le bras du crime" ? Et est-ce un état de fait acceptable ?
Il n'y a pas de réponses, bien sûr. Ce n'est ni un film anarchiste, ni un film réactionnaire. Mais c'est un film clairvoyant, voire visionnaire. Et un chef-d’œuvre, aussi ...
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