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Salim S
60 abonnés
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3,0
Publiée le 22 octobre 2012
L'oeuve est barbante à lire ! Mais la mise en scène donne de l'énergie. De bonnes idées de réalisation mais ils auraient du plus creuser le script ! Pas mal !
quel film jubilatoire ! dialogues qui volent haut, très haut, interprétation parfaite de brasseur et rich, ceux-ci ayant joués leurs rôles maintes fois dans la pièce éponyme incarnent littéralement leurs personnages. Quant à la réalisation, elle est à l'image de la musique de vladimir cozma : sobre et élégante. du grand cinéma !
"Le vice appuyé sur le bras du crime" Chateaubriand. Ah, et nous, spectateurs, convives à la table de ces deux monstres, témoins d'une joute aux reflets machiavéliques et aux révélations ciblées, utiles. Deux monstres interprétés par Rich et Brasseur, au sommet de leur art.
Excellent film, qui nous invite dans les arcanes de la politique pour un souper succulent de rhétorique, où l'on se retrouve au coeur du cynisme entre ses deux personnages ingrats et machiavéliques. Des acteurs très justes au service d'un scénario qui spécule une histoire passionnante au sein de la grande Histoire. A voir, entre autre, pour tous les amateurs de belles répliques.
Une interprétation parfaite de Joseph Fouché et charles Maurice Talleyrand, deux personnage qui ont marqué la période napoléonienne, successivement en tant que ministre de la police et ministre des relations extérieurs. On observe durant ce huit clos un magnifique combat où s'affronte le cynisme, la perfidie et l'hypocrisie de ces deux grands tribuns qui ont pour devoir lors de ce souper de donner à la France, et eux-mêmes, un avenir après la défaite de Waterloo. Le vice au bras du crime (Chateaubriand) allaient donc donner une légitimité à la France occupée par les anglais.
Les passionnés d'Histoire vont se régaler devant ce face-à-face ente Talleyrand et Fouché, les répliques vont mouche et sont aussi affûtées que le sabre d'un hussard. Bien mise en scène, les 2 acteurs (Claude Rich et Claude Brasseur) sont fabuleux.
Exceptionnel de finesse et de charme. Deux acteurs imprégnés de leur personnage vivent une soirée raffinée au cours de laquelle cependant planent au-dessus de leurs deux têtes les étranges fantômes qui les habitent : le meurtre, le jeu, la mort, l'Etat, le peuple, l'avenir, la peur, la colère, le fatalisme, l'histoire et la France ... Fouché et Talleyrand vivent, parlent, mangent et boivent sous nos yeux pendant que l'orage et le peuple grondent ! Inoubliable... et scandaleux de ne plus les voir figurer au catalogue des vendeurs.
Contrairement à l'idée recue, ce type de huis-clos opposant deux personnages s'engageant dans un duel verbal sied bien mieux au ciéma qu'au théâtre. Les acteurs sont magnifiques et juste un peu cabotins. La réalisation colle au dialogue qui sont très bien léchés. Et une belle leçon de philosophie pragmatique: "Cultivez la mélancolie, elle vous fait tout doucement à l'idée de la mort".
La pièce de JC Brisville était exceptionnelle ; son adaptation au cinéma par E.Molinaro ne déçoit pas. Entrés dans nos mémoires comme « le vice appuyé sur le bras du crime » sous la plume de Châteaubriand, Talleyrand et Fouché forment un de ces couples infernaux que notre Histoire a fait naître au gré des circonstances de la vie politique française et des chaos qui bouleversèrent notre pays à lépoque de la Révolution et du 1er Empire. Ayant su lun et lautre sattirer les bonnes grâces des gouvernements successifs qui employèrent leur talent, ils hantent tous les deux un quart de siècle de lHistoire de France, rivalisant dintelligence politicienne, de machiavélisme, de sournoiserie, de sens de la manipulation et du dévouement intéressé, sans cesse guidés par lobsession du pouvoir. Se haïssant courtoisement, ils incarnent la trahison, la corruption, la vénalité, la versatilité et lopportunisme maladif. Fouché est froid, brutal, impitoyable, obsédé par lordre à tout prix, et expéditif ; Talleyrand, surnommé « le diable boiteux », est un prévaricateur, concussionnaire, débauché, fervent adepte de la diplomatie fastueuse et perfide. Servis par 2 grands acteurs au sommet de leur art, les « amants maudits » ont été imaginés dans ce huis clos palpitant, tête-à-tête fictif mais vraisemblable, à lheure où la conjoncture politique les contraint à la négociation. Lauteur nous présente ces 2 êtres à un moment exceptionnel pour le destin de leur pays et leur avenir personnel. Au delà des personnages, tout auréolés des honneurs et des titres conquis, cest la vérité noire et sanglante de ces 2 hommes que lon voit ici ressortir. Lambiance pesante est palpable à chaque instant, accentué par le jeux des éclairages uniquement constitués de chandeliers. Les dialogues sont incisifs et les répliques sont toutes plus succulentes les unes que les autres. La mise en scène, irréprochable,nous fait passer un très agréable moment comme convive à la table de ces 2 monstres.