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Un visiteur
0,5
Publiée le 29 septembre 2006
Je ne fais pas partie de ceux qui détestent Ozon. J'avais adoré "Sous le sable" pour sa délicatesse et son étonnante maturité. Là, je suis consterné. C'est lacrymal, facile, cliché (ah ! Poupaud se regardant dans la glace et se revoyant enfant). Ce film est nombriliste, égoïste. La presse est hypocrite. Ozon n'est pas Douglas Sirk !!!
Film très dur qui nous raconte les derniers jours dun homme de 30 ans atteint du cancer Plutôt que de se battre, et de subir un traitement violent, il décide de partir en quète de lui-même, loin de la pitié de ses proches. Il va dabord commencer par éloigner son petit ami, puis sa sur en la rabaissant très cyniquement lors dun repas qui se termine en catastrophe Il vit alors ses derniers instants en prenant en photos ceux quil aime. Il se revoit enfant et préfère un face à face et seul avec cet enfant quil était Le film nous montre comment il est difficile dappréhender le temps qui reste, de voir chaque individus que lon a aimé une dernière fois, de vivre les choses que lon aime pour une dernière fois Lacteur principal, Melvil Poupaud est sublime, touchant Le film mérite vraiment dêtre vu.
Quand lémotion vous saisit à ce point vous ne pouvez sortir de la salle tout à fait indemne. François Ozon réalise la une uvre infiniment troublante et personnelle. Le sujet nest pas des plus originaux ; les derniers jours dun homme et la manière dappréhender sa mort. On pourrait même faire un parallèle avec les nuits fauves de Collard. Mais là où ce dernier voulait un héros dévoreur de vie, inconscient et jouissant dexcès, Ozon lui, nous raconte lhistoire simple de Romain. Lui aussi est beau, lui aussi jouit dune belle prestance dans la vie, lui aussi apparaît comme un monstre dégoïsme. Ces deux héros ont tout pour eux et il y a comme une injustice de les voir frappés si jeune par la mort. Mais la comparaison sarrête là. Les dernières heures de Romain sont empreintes dune spiritualité et se fondent sur le pourquoi de lexistence. Faire table rase du présent qui ne répondra plus au futur, et se pencher solitairement sur le passé. Non avec regrets mais avec un certain fatalisme pour trouver enfin la sérénité de dire oui à la mort. Aux couleurs bigarrées et au brouhaha, Ozon préfère distiller des petites tranches de vie. La maladie nest pas le sujet, il pourrait sagir tout autant du sida que du cancer, moins encore la mort. Ici cest la vie qui est exposée dans toute sa puissance avec la pudeur et le respect que ressent chaque individu dans ces moments là. Interprété par un Melvil Poupaud plus enchanteur que jamais et une admirable Jeanne Moreau ce film est sans aucun doute lune des plus belles surprises de lannée.
Film ni bon ni mauvais, le personnage central est trop antipathique, on reste peu imprégné par ces problèmes. mais rien à dire sur la mise en scéne et le travail d'acteurs.
Un jeune homme apprenant qu'il va mourir, voilà un sujet très cinématographique ! Mais qu'a voulu faire Ozon ? Ses films sont souvent très léchés, ce sont des splendeurs visuelles avec une recherche de cadre à chaque plan, et pourtant ce "temps qui reste" ressemble à un téléfilm, il n'y a aucun parti pris de mise en scène, c'est plat, froid, terne. Les scènes attendues défilent, avec la grand-mère, avec l'amant, avec les parents, à l'église, avec le médecin à l'hôpital, et puis tiens, un petit coup de souvenirs d'enfance, tout ça pourrait être très émouvant, c'est juste anecdotique, dialogué sans crédibilité. Le personnage principal est très antipathique (Melvil Poupaud, pas de charme, pas drôle, juste un peu beau), et son adoucissement progressif est artificiel. La seule surprise, c'est la rencontre avec le personnage de la serveuse (Valeria Bruni-Tedeschi), mais à la réflexion, elle apparaît comme une balise un peu facile du cheminement du héros. Après un 5X2 pas très réussi, François Ozon déçoit, encore. Peut-être a-t-il besoin de légèreté (Huit femmes, Swimming pool) pour être convaincant...
Ce film permet à François Ozon de nous livrer un film simple mais sincère, souvent très juste et plein démotion. Aucun autre réalisateur naurait pu traiter ce thème aussi brillamment que lui. Dautant plus que ce film lui permet de traiter également dautres sujets qui lui tiennent particulièrement à coeur tel que la paternité des homosexuels. A travers ce film Ozon suit le personnage de Romain, 30 ans interpreté par Melvil Poupeau.Lacteur incarne ce personnage avec une justesse extraordinaire. Sa dégradation physique tout au long du film est à la fois saisissante mais aussi très bouleversante. Sa faiblesse en devient presque palpable, on voudrait tant le sortir de cette impasse tellement on est transporté dés le début jusquà la scène finale, une scène très simple, lourde de sens mais pleine profondeur. On doit alors se résoudre à abandonner pour de bon Romain, un personnage captivant pour un film inoubliable Encore une fois mercis Mr Ozon!
Il y'a des oeuvres qui vous touchent profondemment et qui vous hantent pendant longtemps. "Le temps qui reste" fait parti de celles là. Je ne me souviens pas avoir autant pleuré devant un film, sauf peut être "Elephant Man". Melvil Poupaud est incroyable de justesse et de retenue dans ce rôle de trentenaire homosexuel qui apprend qu'il va mourir (et non pas du sida, d'un cancer). Que ferions-nous à sa place ? Cette question revient sans cesse. Chaque scène de ce film est d'une beauté sidérante et ravive souvent des souvenirs d'enfance. Que faire lorsque l'émotion vous envahie ? Rien, si ce n'est se laisser aller. Que dire de plus ? Rien, si ce n'est remercier Monsieur François Ozon d'avoir réalisé cette oeuvre si simple et délicate mais tellement bouleversante et essentielle.
Ozon c'est pour moi un des plus grands realisateurs français même si ces derniers temps il a un peu baissé de niveau ces derniers temps c'est pourqoi je me devais de voir ce film. C'est donc un vrai drame que nous sert le realisteur de 8 femmes. Un type apprend qu'il ne lui reste que quelques mois à vivre. Il a 30 ans il est pas très sympathique et est photographe homosexuel (l'homsexualité qui est la seule vraie patte Ozon dans ce film). Le début est très interressant. Les relations familiales qu'il tisse avec ses parents et sa soeur et surtout avec sa grand mère magnificié par Jeanne Moreau donne au film un début passionant.La suite confirme. Il ya un enchainement de tres belles scénes. L'homosexualité propre à Ozon, la famille, les enfants, le desir de paternité,tous ses thèmes se retrouvent dans ce film petit par sa durée mais grand par son propos qui s'avère passionant. Melvil Poupaud que je n'aimais pas trop reussit à merveille son interprétation. Malgré une simplicité de façade et quelques longeurs Ozon signe un film profond sublimé par un final somptueux. Tout en nuance, c'est une metaphore de la vie, un film qui fait reflechir, un film qui fait du bien.
François Ozon nous confronte ici à une histoire d'une banalité déconcertante et que d'aucun ont vécu ou vivront, malheureusement pour eux. Il ose de surcroît mettre en scène un personnage pas très sympathique, capricieux et immature qui va devoir en quelques secondes prendre la décision de toute une vie, de toute sa vie, de celle qui lui reste. Ceci est fait sans aucune concession au spectateur, au pathos ou à la mièvrerie. C'est tourné avec un réalisme exacerbé à l'extrême et l'émotion réelle qui enveloppe les acteurs dans leurs personnages nous renvoie à notre propre souffrance face à l'inéluctable. Melvil Poupaud, d'ordinaire si transparent (et là encore il faut reconnaître le talent de Ozon pour filmer d(es acteurs quil transcende), est d'une acuité parfois difficile à supporter dans ce rôle qui l'a visiblement mangé de l'intérieur, tout comme ce foutu crabe qui dévore peu à peu Romain. C'est un travail de deuil, pas pour ceux qui restent mais pour celui qui part . Ces vivants qui d'ailleurs ne comprendraient pas, sauf peut-être une grand-mère si vivante et pourtant mathématiquement au seuil de la mort elle aussi. Ce sont également les flash back récurrents qui hante limaginaire à la recherche de tous ces moments dhumanité à jamais perdus, les plaisirs simples de lenfance, les douces sensations, tous ces instantanés de la vie que lon stocke dans un appareil numérique bientôt inutile, lamour quon veut faire encore une dernière fois et lespoir de la vie quon veut quand même laisser au bout du compte. Le tout forme un film bouleversant, au ton très juste et où tous les acteurs sont magnifiques de retenue et de pudeur. Décidément François Ozon est le tout meilleur de sa génération, et mis à part le très cucul
Le temps qui reste m'a paru extrêmement sobre et vide, presque dénudé. Cette sensation de vide est de plus en plus intense, et je me suis rendue compte que c'était très juste : on doit ressentir un grand vide quand on se retrouve face à la mort. En peu de mots, peu de scènes, le réalisateur met en évidence à quel point la vie est absurde parce qu'absolument tout est pensé à long terme, même les plus simples plaisirs. Comment vivre alors que cette dimension du futur s'estompe ? François Ozon pose de bonnes questions et y répond sans une once de naïveté.
On est pas loin d'un chef-d'oeuvre! Emouvant, poignant, réaliste, excellement porté par le magnifique Melvil Poupaud ! Est-ce le réel début de sa carriere ? Petit bémol pour le rôle de Jeanne Moreau ! Je ne souhaite à personne d'avoir un membre de son entourage aussi peu psychologue ! De plus, la performance de Mme Moreau est très plate ! A part ça, Dieu que Marie Rivière a vieilli ! On peut à présent dire que Mr Ozon fait partie des grands du cinéma ! Son style est sublimissime ! Bravo ! Un grand moment... A ne pourtant pas conseiller aux dépressifs !
Quelle grosse déception ! Chauffée à blanc (et, au bout du compte, exaspérée) par une certaiune presse annonçant un chef-d'oeuvre, décontenancée par une promo télé ciblée et attrape-gogo (évocation des bakrooms avec Ardisson, surmultiplication des apparitions dans un ou deux talk-shows improbables), je m'étais efforcée de rentrer dans la salle sans aucun a-priori à part le fait que j'aime bien les films d'ozon en général. Au bout d'une heure et demie, très grosse déception et beaucoup de colère. Mais où est donc passée l'émotion ? Où sont donc ces moments de grâce et de subtilité qui ont toujours émaillé les autres films d'Ozon ? Oui, Melvil Poupeaud est un peu mieux mis en valeur que dans ses précédents films, mais il ne m'a touchée à presque aucun moment. Bien sûr, il est touchant face à Jeanne Moreau, mais qui ne le serait pas ? Seul, il convainc moins (j'ai failli rigoler lors de la scène où chaussé d'immenses lunettes noires, il titube dans la rue, ses courses à la main, dans ce qui se voudrait être une preuve de l'avancée de sa maladie). Quand aux scènes supposées "épater le bourgeois" (scène de sexe entre Romain et son petit ami, scène dans la bakroom), elles ne veulent plus rien dire tant on a l'impression qu'elles ont été allégées de peur de choquer. Du coup, elles en deviennent gratuites , un comble chez Ozon qui, d'habitude, filme si bien les corps ! J'attends le DVD pour voir ce qui manquait tant à ce film pour qu'il soit vraiment convaincant.
Sentiment assez étrange à la sortie du film ... est ce que j'ai aimé ou non. Difficile à dire. Bon alors les points négatifs : Jeanne Moreau on doit la voir 15minutes dans le film alors qu'elle en fait la promo partout, l'absence quasi-totale de scénario, les gros clichés sur les homos ... ( je me demande toujours qui sera le premier réalisateur qui osera mettre un homo en acteur principal sans pour autant que ce mec soit une nympho ... ) . Mais à coté de ça, malgrès tout le film passe très vite, les acteurs sont excellents et on ne s'ennuiee pas vraiment... Enfin un film bien, mais à louer en dvd car bon 7€ pour ça c'est trop.
Les films dOzon, je les ai tous vus. Jaime la grande originalité quil a su insuffler à ses toutes premières réalisations (« Sitcom » et les « Amants criminels » en particulier.) Il y avait là tout un univers intense, drôle, intelligemment impudique et nayant surtout pas peur dune certaine autodérision Mais (parce quil y a évidemment un « MAIS »), les moyens sont rapidement arrivés comme on pouvait le prévoir. On devrait plutôt sen réjouir, mais dans certains univers artistiques, cela annonce une période dembourgeoisement et donc à 90% le début dune fin. Les rêves de jeunesse devenant donc réalité (et les stars abordables), son cinéma a commencé à se construire « Autour » mais plus « Avec ». On imagine donc lavalanche de petits fours (à l'Aspartam of course) engloutis par nos stars locales, valeurs (trop) sûres, heureuses de « dépasser » et sencanailler auprès dune valeur montante. Mais lorsque la valeur monte le magnétisme lui diminue souvent. Cest alors qu'il faut prouver que lon est encore capable dêtre vrai, profond, authentique, et donc capable daborder de vrais sujets Et nous voilà parti sur lhistoire (plus que casse gueule) de linexorable compte à rebours. Et durant ce décompte, les clichés défilent sans sinterroger une seule fois de leur crédibilité. Alors bien évidemment on « transgresse » un peu par-ci par-là car on ne veut pas décevoir son public un peu voyeur ; mais où est le discours ? où est le fond ? où est lémotion ? où sont les TRIPES ???? Ozon a t-il connu une telle expérience ? Et dans la négative, ne serait-ce pas une chose nécessaire à éprouver pour que la narration senrichisse des ces milliers de petits détails qui transpirent la grâce et la renonciation...
C'est un film bouleversant et magnifique qui vous prend et ne vous lâche plus d'un bout à l'autre. Melvil Poupaud est superbe. François Ozon filme avec une retenue et une grâce remarquables. Malgré le sujet, il évite complètement le pathos et saisit l'étrangeté de l'humaine condition entre enfance, mort et sexualité. Le meilleur film que j'aie vu depuis de longs mois.