Voici le père Verhoeven de retour au bercail. Il nous narre une sombre page des Pays-Bas : l'occupation et la collaboration avec le IIIème Reich. Le film dispose de réelles qualités : superbe reconstitution, beaux décors, riches costumes, la sublime Carice Van Houten, un scénario intéressant et un film réaliste, bien éloigné des blockbusters hollywoodiens en faisant des tonnes. Cependant, je n'ai pas réussit à partager quoique se soit avec les personnages, rien ne m'a ému (et pourtant j'ai chialé devant le Soldat Ryan), aucune tension, aucune action, aucun véritable suspense puisque le film commence par l'après-guerre... Comme toujours, les films Verhoeven buttent lamentablement sur la mise en scène, l'absence de développement psychologique des personnages, Et le fait que le film passe souvent du coq à l'âne, se contentant d'énumérer sommairement les différentes périodes de la Seconde Guerre Mondiale avec son côté "Putain, c'étaient vraiment des salauds à l'époque mais y'en avait quand même quelques-un de bien"... ça se laisse regarder mais pas plus.
Un bon film sur l'univers de la guerre. Il y a un bon scénario, des belles scènes d'action pour certaines, d'émotions pour d'autre et les deux acteurs principaux sont très bon.
Après un hollow man finalement décevant , verhoeven se reprend, et signe un film splendide , passionnant , sublimé par l'interprètation absolument magistrale de carice van houten. Retour au source réussi pour le réalisateur hollandais le plus doué de sa génération.
Le film n'est pas seulement une série d'évènements mal coordonnés et truffés d'improbables détails, mais aussi une insulte à la mémoire de ceux qui ont vécu ces vicissitudes sur leur peau. Si ce film est effectivement "inspiré par des évènements réels" réalisateur et producteur devraient avoir honte d'avoir traîné une mémoire historique dans le navet bancal, mais plein d'effets et de coups de théâtre. Que Venise ait approuvé en quelque sorte le produit me laisse sans voix et me conduit à me demander si l'on ne sera jamais remis de tant de vulgarité d'intention.
Film qui distrait. Le contexte historique est bien représenté. Il y a des scènes fortes en émotion et l'intrigue est captivante, même si par moment il y a des accélérations un peu brouillonne. Le jeu des acteurs manque un peu de profondeur et la musique d'ambiance est surfaite.
Après six longues années dabsence dans les salles obscures, Paul Verhoeven revient à ses origines avec un film dense, âpre et bouleversant. Le cinéaste explore une nouvelle fois le côté sombre de lêtre humain, à travers une histoire se déroulant pendant et après la seconde guerre mondiale. Ce thriller historique, appuyé par une mise en scène sobre et élégante, nous tient en haleine de bout en bout ; grâce notamment au rythme soutenu ainsi quà lintrigue comportant de multiples rebondissements. Les personnages ont une personnalité profonde et équivoque, bien loin de tout carcan manichéen. Dailleurs, les interprètes jouent très bien, mention spéciale pour Carice Van Houten, LA révélation du film. Pour conclure, Black Book nest probablement pas le meilleur long-métrage du hollandais violent, néanmoins cest une uvre réussie, marquante et digne dintérêt.
Wow, très bon film, Carice Van Houten est une superbe actrice, l'histoire est touchante et intéressante. Quelques scènes un peu durs qui rendent le film encore plus fort! J'ai adoré.
Maiq qu'est-il arrivé au grand metteur en scène hollandais, auteur de films originaux et percutants comme "Spetters" ou "le 4ème homme"? De retour dans son pays, il nous livre une oeuvre désuète, telle que plus personne aujourd'hui n'oserait en faire. Une histoire abracadabrante, des personnages manichéens et sans relief, des rebondissements téléphonés, une interprétation grimaçante (même l'excellent acteur -d'habitude- Thom Hoffmann parvient, à la fin, à être ridicule!), et une musique assourdissante et omniprésente, qui ponctue les nombreux épisodes clés, tels sont les ingrédients de ce film médiocre, à peine digne d'une mauvaise série B américaine des années 60. Tout cela est consternant!
Un film dur et poignant de réalisme et de froideur, le combat non pas au front mais derrière les lignes, par des inconnus, qui parfois et même souvent, firent basculer le conflit en faveur des alliés. Une tension présente tout le film et une réalisation magistrale.
(...) Si du strict point de vue de la mise en scène, on est pas devant le film de Verhoeven le plus inventif, force est de constater qu'en dépit d'une facture assez classique, le réalisateur néerlandais a bonifié son escapade américaine en ingurgitant l'efficacité narrative et formelle des américains pour retranscrire sur l'écran un résultat brillant et d'une fluidité incroyable pour un film de presque 2h20. Fluidité narrative d'abord qui, malgré la densité de l'intrigue, fait on ne s'ennuie pas tout au long du métrage, les scènes s'enchaînant à un rythme de fou sans jamais virer dans l'overdose même s'il y a quelques raccourcis ou facilités, les personnages sont bien exposés et bien développés, le scénario sait ménager ses rebondissements et puis bien sûr, derrière l'apparente simplicité d'un récit codifié, Verhoeven et Soetman dresse un portrait très contrasté de leur pays sous l'Occupation, le film étant rempli de personnages ambigus moralement, aux décisions parfois limites et guidés par des intérêts bien souvent plus personnels que patriotiques. Ensuite, si Rachel trouve régulièrement des gens pour l'aider, cette dernière n'est pas pour autant très bien considérée car le fait qu'elle soit juive n'est pas non plus très bien vue par les résistants, ce qui entraîne pas mal de moqueries et de brimades à son encontre (avant de vivre un calvaire lors de la Libération). (...) On est bien loin du manichéisme de bon ton, du politiquement correct et du jugement facile mais plutôt dans une réflexion profonde comme par exemple le fait que l'héroïne, le plus difficile dans sa mission n'est pas forcément de devoir coucher avec un SS au demeurant sympathique et touchant mais plutôt de devoir supporter les cris de douleurs de ses amis résistants emprisonnés ou bien de devoir côtoyer au quotidien le meurtrier de ses parents. A lire en intégralité sur
Après six longues années d’absence dans les salles obscures, Paul Verhoeven revient à ses origines avec un film dense, âpre et bouleversant. Le cinéaste explore une nouvelle fois le côté sombre de l’être humain, à travers une histoire se déroulant pendant et après la seconde guerre mondiale. Ce thriller historique, appuyé par une mise en scène sobre et élégante, nous tient en haleine de bout en bout ; grâce notamment au rythme soutenu ainsi qu’à l’intrigue comportant de multiples rebondissements. Les personnages ont une personnalité profonde et équivoque, bien loin de tout carcan manichéen. D’ailleurs, les interprètes jouent très bien, mention spéciale pour Carice Van Houten, LA révélation du film. Pour conclure, Black Book n’est probablement pas le meilleur long-métrage du hollandais violent, néanmoins, c’est une œuvre réussie, marquante et digne d’intérêt.