Regardé sur un coup de tête comme ça sur Disney+ et sans voir le temps passer. C'est ultra impressionnant comment ce film passe à une vitesse. Il dure quand même 3h14. C'est peut être le seul film avec Ben-Hur de 1959 (3h23), Padre Pio de 2000 (3h22) et Jésus de Nazareth de 1977 (6h11) où on se rend compte que le film est long, seulement en voyant sa description sur AlloCiné ou Letterboxd mais lors du visionnage, cela passe aussi vite qu'un film de 1h45.
"Titanic" a quand même une caractéristique assez spécial. À sa sortie tout le monde connaissait la fin du film. Évidemment, on parle d'un événement dont tout le monde a entendu parler et qui a bouleversé le monde maritime au début du XXeme siècle. Mais James Cameron nous raconte beaucoup plus que l'histoire de ce bateau dit "insubmersible". Il nous raconte une histoire d'amour comme on en a jamais vu. Une histoire d'amour impossible entre Jack et Rose, deux personnes dont tout les sépare et c'est quelque chose de très marqué au début du XXeme siècle avec les différentes classe. Rose est en première classe au sein de ce bateau et Jack est en troisième classe. Il n'a aucun sous en poche, aucun patrimoine, aucun business et aucun ami riche.
Mais tout ça, il s'en moque, il a gagné son voyage avec une main chanceuse au Poker et peut vivre la première et dernière traversée de l'Atlantique à bord de ce nouvel immense bateau.
C'est peut être ça qui est le plus marqué dans le film, c'est cette différence des classes et Cameron nous fait une critique de la société durant tout le film. Avec les personnes riches complètement déconnecté, complètement égoïste, inconscient et prêt à tout pour de l'argent. Alors que de l'autre côté, on a les personnes plus pauvres, qui n'ont pas les même droits, qui ne peuvent parler aux riches, mais qui sont simple à l'image de Jack.
La scène qui est probablement la mieux écrite et réalisé pour montrer cette différence est celle du repas où Jack est invité par le fiancé de Rose. Jack lâche des punchline sur sa vie, sur ses valeurs et ce qu'il a comme vision de la vie.
James Horner nous offre une BO tout simplement culte, rien à dire, c'est parfait, c'était exactement ce qu'il fallait pour ce film. Je voudrais parler de la scène qui pour moi est la mieux rythmé du film.
C'est le moment où l'iceberg est enfin vu. On a les deux hommes sur leur perchoir qui le voient, qui sonnent la cloche, puis qui appellent pour donner l'alerte. On a un plan de vice capitaine du bateau qui regarde l'horizon et à partir du moment où il se rend compte du danger, pour moi c'est tout simplement parfait. La tension monte d'un coup sec et on est tout simplement captivé. La musique très lente jusque là s'enflamme aussi d'un coup et tout suit. Les mouvements de caméras sont maintenant très rapide, en caméra épaules... Bref un bijou de réalisation.
Sorti donc en 1997, on a les débuts de la 3D. Elle est utilisée pour des plans en mer du bateau et surtout les feux plans au drone. Ce qui est très impressionnant c'est de voir l'évolution qu'on a eu jusqu'à aujourd'hui. Dans tous les plans au drone, on voit clairement que les personnages sur le bateau sont en 3D et sont assez mal texturés et animés. Mais pour l'époque, c'était ce qu'on faisait de mieux. Même l'iceberg, on voit qu'il a une tronche bien bizarre.
Je conclurai en disant tout simplement que c'est un film parfait, un peu tire larmes mais c'est l'histoire qui veut ça. C'est un drame absolument magnifique et horrible auquel on assiste du début jusqu'à la fin sans jamais s'ennuyer une seule seconde.