Ce film est une merveille. Il suit les points de vue des différents personnages, interprétés par des acteurs exceptionnels : Alexandra Maria Lara, dans le rôle de Traudl Junge, la dernière secrétaire personnelle d'Hitler ; Corinna Harfouch, dans le rôle de l'épouse de Jospeh Goebbels, et bien sûr, Bruno Ganz, dans le rôle d'Adolf Hitler. Celui-ci nous offre une performance effrayant de réalisme, se glissant dans la peau de cet homme, repréenté ici non pas comme un monstre, mais comme un humain. Et c'est cet absence de jugement qui crée une gêne insoutenable. Le témoignage de la vraie Traudl Junge nous ramène à la réalité, nous rappelle que tout ça est arrivé.
Bon ce film retrace la vie d'hitler okey. Mais jamais non jamais je ne vais pleurer devant un tel film ou les nazis ce font tuer. Ils assument ce qu'ils ont fait c'est tout !!!
Excellent travail historico-esthétique dans un III e Reich en ruine, un Berlin en proie aux feux soutenus de l' Armée rouge. Les derniers jours d' Hitler sont, à quelques exceptions près, fidèlement narrés, enveloppés d'une dimension dramatique idéalement introduite et parfaitement alimentée. Fanatisme, peur, folie, blessures et morts : une réalité poignante et véritablement pathétique, portée par une performance d'acteur globalement exceptionnelle. Un bien meilleur témoignage que l'insipide "Hitler, la naissance du mal".
Le film nous révèles plusieurs facettes de ce IIIème Reich. D'abord la société civile allemande qui continu de soutenir le régime (un dernier sursaut d'espoir) et de l'autre on voit une société victime d'abord des russes mais à cause des nazis. Ensuite dans le bunker. Les scènes accordées au suicide deviennent obsédantes et apparaissent comme la fin la plus honorable pour ceux qui se retrouvent devant des adversaires qui n'ont pas compris l'idéologie aryenne. Ils ne se tuent pas par peur mais parce qu'ils ne peuvent pas vivrent dans ce futur monde. Un dernier point qui est presque dérangeant, l'humanité que dégage bon nombre de personnage à commencer par Hitler. Il est malade, se marie in extremis, perd la tête, se sens trahis et ce suicide. Reste à voir de quels sources s'inspirent ce film ?
La chute est le film retrassant les dernières heures de l'homme responsable de millions de morts durant la seconde guerre mondiale. Ce film permet de voir la folie dans la folie déjà existante de cet homme et de son entourage.
Oliver Hirschbiegel orchestrait, en 2001, les dernières heures de la vie d'Hitler, alors retranché dans son bunker avec ses proches, dont sa secrétaire particulière. Pari osé, car Oliver humanise Hitler en nous montrant toutes ses facettes : antisémitisme, et surtout l'amitié (qu'il porte à sa toute jeune secrétaire) et l'amour de sa famille. En nous dévoilant cela, Hirschbiegel montre la fragilité extrême d'un Empire en déclin et s'approprie Hitler en lui "pardonnant" qu'il est malade... Ces dernières heures se passent mais ne se passent pas comme les proches d'Hitler le voudraient. Ce "chef" est toujours le chef mais va évoluer au fil de ces heures en une personne beaucoup plus taciturne que jamais : il n'a plus trôt confiance en "ses amis", se referme, et donc forcément, n'a plus aucun contact avec la vie de dehors, la guerre. Il croît la diriger mais reste reclus dans ce mensonge que même ses proches gardent. Le cercle de confiance est brisé. Hitler est tourmenté et une "sympathie" nous est ouverte, transmise. Oliver Hirschbiegel le retranscrit de manière documentaire et ne veut en aucun cas influencer la justice envers le régime nazi (on pense bien sûr au Procès de Nüremberg). Bruno Ganz en Hitler est brûlant de réalisme dans ce rôle (à contre-emploi pour Hitler) qui, je dirai, lui va comme un gant : il fait mouche, et cette performance exceptionnelle met d'applomb directement tout le film. Le casting (Juliane Kohler, Alexandra Maria Lara, Thomas Kretschmann, Ulrich Matthes...), indéfendable est miroitant de toutes parts. L'absence de musique accentue l'atmosphère voulue par le réalisateur. Les scènes de guerre sont admirablement bien filmées et maintiennent l'attention jusqu'au bout. Le cadrage, l'image, les plans sont très bien choisis et contribuent à maintenir cette ambiance noire, lourde, pesante sans être dérangeante pendant toute la durée du film. "La chute", c'est un brûlot et une claque sur l'Histoire de l'Humanité. GRANDIOSE. A ne manquer sous aucun prétexte. Accord parental souhaitable.
En-dehors du film en lui-même,je trouve que le message de "La chute" est très mais alors très dérangeant. L'idée du réalisateur est de nous mettre dans la peau des nazis à la fin du iii ème reich. Ce sur quoi les nazis représentent les pauvres gens sans défense et les russes qui débarquent représentent les méchants. Quelqu'un qui ne sait rien de la seconde guerre mondiale prendra plutôt du parti des nazis. Ce film est donc complètement insultant car il montre les nazis comme des héros et transforme le seul moment jouissif de la seconde guerre en moment tragique. Et je trouve que ce concept de montrer les nazis comme des pauvres gentils sans défense par rapport a toutes les choses infâmes qu'ils ont fait auparavant est tout simplement malsain. Certains trouveront sans doute le message intéressant mais pour moi le message n'est pas passé. Il m'a plus déranger qu'autre chose.
Ce huis-clos qui décrit les derniers jours d'Hitler dans son bunker est saisissant à divers points de vue. On est frappé par la dévotion des différents personnages envers le fürher, et par l'acharnement guerrier de celui-ci, en dépit du bon sens. Les acteurs s'illustrent tous : Bruno Ganz dans le rôle d'Hitler évidemment, mais pas seulement. Finalement toutes les petites histoires s'additionnent, et nous font comprendre la densité historique de ces quelques jours.
C'est un très bon film qui lève le voile sur des évènements assez méconnus finalement, notemment la détresse qui s'empare du camp nazi dans ses dernières heures, les diverses trahisons qui irritent Hitler (Himmler, Goring...), la volonté d'Hitler et d'Eva Brown de mettre fin à ses jours pour éviter l'humilation de la capitulation et cette terrible scène où la femme de Goebbles empoisonne tous ses enfants avant de se suicider avec son mari... des scènes toutes marquantes. Le rôle d'Hitler est superbement interprété, habité par un Bruno Ganz formidable. On ne voit pas le temps passé (2h20) grâce à l'histoire fort intéressante, des acteurs tous convaincants et une belle musique. Une réussite.
Le cinema allemand est très interessant quand il devient critique de la période nazi. Ici nous assistons à la fin du 3ème reich, plus précisément à la fin de la vie d'Hitler. On apprend à connaitre ce personnage aux multiples facettes, impitoyable, aimant, stratège. Mais le point le plus interessant du film est le pouvoir qu'avait Hitler d'attirer les gens, de les rendre complètement fanatique, une vrai superstar. A travers ce point le film tente de raisonner et invite à l'esprit critique, à la non-soumission à un pouvoir tel qu'il soit, à réfléchir aux conséquences de nos actes.
Un film qui se place d'un point de vue différent de celui dont on a l'habitude de voir, celui des nazis et particulièrement les dirigeants (Hitler et ses généraux) dans les derniers instants de la guerre. Le film accuse de nombreuses longueures mais montre très bien l'asservissement des gens à Hitler et s'en ai même effrayant (Mme Gobbels qui tue ses enfants car elle refuse qu'ils vivent dans un monde sans nazisme, ou les gens qui se tuent lorsqu'ils apprennent la mort du Führer!). On apprend donc comment Hitler a fini sa vie, ainsi que les derniers instants du 3ème Reich. Les acteurs sont très bon, notamment l'acteur jouant Hitler qui est criant de réalisme!
L'idée du scénario est bonne, bien que les films sur la seconde guerre on en mange une demi-douzaine par an... Les jeux d'acteurs sont par contre assez moyen (surtout Hitler et la secretaire...)