"The King of New York" est considéré comme un film important d'Abel Ferrara, d'une part parce qu'il interroge de façon saisissante les limites de la justice et de la morale dans une ville rongée par la criminalité, d'autre part parce qu'il réalise un portrait singulier d'un truand condamné à la solitude, un roi intraitable et jusqu'au-boutiste qui ne laisse à personne le soin de dicter sa loi. Ce roi, c'est Christopher Walken, au visage blafard, tel un zombie qui reviendrait de l'enfer (la prison) pour en rejoindre un autre (des flics prêts à tout pour le coincer), accompagné de truands fous à lier avec en tête un Laurence Fishburne halluciné. Mais en face, la police est partagée entre la résignation et une offensive qui défie tout sens éthique, entre un respect des institutions et une transgression forte du métier brouillant ainsi la distinction entre le bien et le mal. Un film intime, traversé par de sublimes fulgurances esthétiques et porté par une pléiade de comédiens magistralement dirigés.
Un sacré policier qui s’apparente plutôt à un opéra ! C’est extravagant, un peu du pire côtoie beaucoup du meilleur, mais le film vous emmène dans une valse funèbre que l’on oublie pas. Par son côté esthétique – les tueries sont dignes de celles de Brian de Palma –, ses décors allant des palaces aux caves et terrains vagues et surtout par son équipe d’acteurs jouant des personnages totalement déjantés et psychopathes, tout aussi nombreux dans la pègre que dans la police ! Christopher Walken, splendide mort-vivant halluciné se prenant pour mère Thérésa – j’exagère à peine –, est époustouflant et admirablement filmé par Ferrara. Sur les écrans il y a 25 ans déjà et toujours le même punch !
Une vraie déception pour moi. Je dois dire que j'ai beaucoup de mal avec le style Ferrara. Malgré un C. Walken immense et un casting particulièrement brillant, le film se contente d'aligner les scènes de carnages, sans jamais vraiment développer ses personnages. Tourné avec un petit budget, le film offre tout de même quelques belles séquences, avec des lumières et des cadrages assez flamboyant qui donnent à voir un portrait complètement baroque de la ville. Visuellement, le film est indéniablement une grosse claque. Mais l'histoire ne m'a pas captivé, avec ce gangster qui veut construire un hôpital pour enfants mais qui tue sans vergogne tout ceux qui se dressent ou pas sur son chemin. Alors parce que ce tueur sans pitié veut sauver des enfants, ça le rend plus attachant. J'ai toujours trouvé ce genre de poncifs un peu stupide et paresseux, permettant ainsi de créer un lien empathique sans trop se forcer. Désolé, mais il me faut plus. Ferrara avait 30 minutes en plus sous le coude mais en l'état, cette version plus orientée vers les tueries et une déferlante de sexe et de sang sans aucune réflexion derrière est bien frustrante. D'autres critiques sur
Cette réalisation stylisé et efficace offre un des plus grand rôle de Chrsitopher Walken dans ce thriller nihiliste et violent. Un film culte, un pur chef d'oeuvre. Si je devais garder une seul film de Ferrera se serait celui là.
Il n'y a pas à dire, ce film est vraiment marquant, notamment avec la performance de Christopher Walken. The king of New York nous offre des scènes prenantes et maîtrisées, comme les fusillades ou les poursuites, dommage qu'il y ait parfois des temps morts. Il évoque très bien la mafia, et son esthétique est vraiment très marquée. A voir!
Des montagnes de coke, des fusillades à tout va, des litres de sang et de jolies femmes, The King of New-York est assurément un film de gangster! Mais pour que tout cela est un sens il faut un bon scénario et de ce côté la on est pas déçu avec une histoire prenante qui dès les premières minutes jusqu'à la scène finale ne nous laisse pas une seconde de répit. Les flingues sont très souvent de sorti et nous offre de superbes scènes ultra réalistes et sans concession, magnifié par un Abel Ferrara inspiré aux manettes. Les couleurs très sombres, les répliques savoureuses et la très bonne b.o. viennent sublimer le tout pour notre plus grand bonheur. Et que dire du casting cinq étoiles très variés avec en tête d'affiche un Christopher Walken au visage de dingue et effrayant qui possède un charisme de fou épaulé par une équipe de tarés avec comme bras droit un Laurence Fishburne brillant par sa folie. En plus viennent s'ajouter, Steve Buscemi (malheureusement pas assez exploité), David Caruso, Victor Argo et Wesley Snipes! Rien que ça! Autant dire que The King of New-York est un excellent film, violent, brutal et haletant qui plaira à tous ceux qui aiment les films du genre. A voir absolument!
Ce film s'appuie sur une réalisation de grande facture. Mise en scène, scénario, décors, dialogues, personnages, casting, tout est remarquable. L'ambiance et l'image générale du film, très sombre, très glauque, parsemée d'une bonne violence savamment dosée ne peut qu'être appréciée. Pourtant, il manque un truc et je ne saurais dire vraiment quoi. J'ai jamais réussi à me plonger totalement dans le film, dans l'histoire. Les acteurs sont fantastiques, leurs personnages aussi, mais l'histoire qui se tisse autour manque d'un peu de profondeur, d'un peu d'intérêt, et au final, j'ai trouvé quelques longueurs désobligeantes entre certaines scènes chocs. Quel dommage ! Car le travail est admirable, et je pense malgré tout que pour les raisons citées plus haut, ce film mérite d'être vu !
A travers le parcours d'un parrain de la drogue de retour aux affaires après un séjour à l'ombre, The King of New York se pose comme une déclinaison outrancière et violente d'un genre assez classique. Ne s'embarrassant pas d'une quelconque crédibilité, Abel Ferrara mise sur le charisme et les personnalités tranchées de ses protagonistes, à l'image d'un Christopher Walken plus charismatique que jamais. Gros plans appuyés, gunfights nerveux, vie nocturne débridée : le film possède une atmosphère décalée, proche d'une forme de folie, qui le rend assez plaisant.
Trois ans avant son immense "Bad Lieutenant", Abel Ferrara réalisait ce qui est considéré comme son premier film culte, "The King of New York". Film culte par excellence tant il fut dans un premier temps assassiné par la critique cannoise avant d'être sauvé in extremis par une poignée de fans qui depuis n'a cessé de grossir. Suivant le parcours d'un ancien parrain sorti de prison bien décidé à reconquérir le marché de la drogue, l'oeuvre est présentée à juste titre comme l'une des plus accessibles du réalisateur. En effet, on n'y retrouve pas encore la profondeur des enjeux liés à la rédemption ou au péché dont il se fera une spécialité par la suite. Ici au contraire, les références à la religion sont beaucoup plus clairsemées (sans pour autant être anecdotiques), le cinéaste préférant visiblement se concentrer davantage sur son histoire point par point, sans décalages. "The King of New York" est donc un opus qui globalement ne sort pas des grandes lignes du film de gangsters, mais s'avère pour autant un polar très efficace, ancré au coeur d'une cité crépusculaire, teintée même çà et là d'accents baroques mémorables. Avec en prime et sans surprise, un Christopher Walken impérial. Sans doute le film idéal pour aborder sereinement la filmographie du génial Ferrara.
La principale force du film est qu il est à l image de son personnage principal totalement désabusé. Les notions de bien et de mal ont complètement disparu et l ensemble du monde qu il décrit vit et agit plus en fonction des circonstances que de leur propre chef. La mise en scène est particulièrement bonne et démonstrative. Curieusement ce sont les scènes de violence qui sont loupées à l'image de la fusillade dans le quartier asiatique. L ambiance du New York début 90 à la fois crade et branchée est très bien retranscrite. Un des meilleur film de gangster de l époque.
Avec un casting de « gueules » comme Walken, Fishburne, Caruso, Snipes, Argo et Buscemi (tout petit rôle pour ce dernier), Abel Ferrara réalise un polar sombre et violent, dans le New-York ténébreux et crasseux de la fin des années 80. Mélangeant culture hip-hop et dandysme mafieux décadent, il dirige un Christopher Walken transcendé par ce rôle de crapule machiavélique aux ambitions presque louables mais méthodes entièrement condamnables. Une BO très travaillée, une réalisation très correcte quoique imparfaite, une photo sombre, des acteurs parfaitement dirigés et des scènes d'action et de violence froides et maîtrisées font de ce film une pépite noire à mettre à l'actif du controversé réalisateur de « Bad Lieutenant ». Comme quoi, il n'y a pas que Scorsese qui filme bien New York.
Très bon film et sans doute le plus accessible d’Abel Ferrara. Les performances d’acteurs sont bonnes, spécialement Christopher Walken qui crève littéralement l’écran. Pour moi, c’est un sans faute le concernant. Il y a aussi pas mal d’actions, de fusillades, de bonnes réflexions concernant le milieu du banditisme et tout cela vaut la peine d’être vu et revu. Faut dire aussi que le New-York filmé par Ferrara est toujours un régal au niveau des ambiances, on sent que le réalisateur connaît et affectionne principalement cette ville.
Sorte de condensé d'un film de Martin Scorsese, un film sombre, glauque, violent dans l'exacte lignée de "Bad lieutenant". Rythme rapide, riche en rebondissements. Interprétation presque géniale de Christopher Walken, légèrement dérangeante mais qui manque un peu de spontanéité.
Abel Ferrara nous plonge au coeur du milieu de la mafia de New York où règne la violence et l'excès. Parmi ces malfrats se trouve l'emblématique et charismatique Christopher Walken, qui trouve ici l'un de ses plus beaux rôle. La rue est ici sublimée, on peut faire le rapprochement avec le Bad Lieutenant qui sera tourné quelques années plus tard, cependant ce film me parait plus réussi car il ne souffre d'aucun manque de rythme.