J'ai vraiment l'impression que Abel Ferrara est un réalisateur surestimé, son remake de Body snatchers, était raté, il a peut-être apporté quelque chose au cinéma des années 80 / 90, mais si je prends ce film, qui est soit disant un master piece, avec une distribution de dingue, outre Christopher Walken, on retrouve Lawrence Fishburne, Wesley Snipes, David Caruso, que l'on retrouvera 4 ans plus tard dans le meilleur Kiss of Death. Bref tout est réuni pour faire un grand film de gangsters, mais ce n'est que poncifs, sur clichés, rien n'est original, les voyous sont montrés de la plus basses des manières, ne pensant qu'à snifer de la drogue, s'envoyer en l'air et tuer à l'occasion ceux qui se mettent en travers de leur chemin, et si on parle de cheminement, le film prend des raccourcis pour essayer de dynamiser son propos, mais cela le rend encore moins crédible. On dit que Walken est dans l'un de ces plus grand rôle, mais il est tout juste regardable, aucune tension, c'est comme si, il ne voulait pas être là, mais qu'il a signé, alors il fait le job, le regarder s'exercer à quelques pas de danse, le rend encore moins crédible, étant donné les ambitions qu'il a, rien dans le comportement de son personnage n'est crédible.
Ceux qui s'en sorte le mieux, se sont les flics, mention spécial pour Caruso, jeu tendu et nerveux comme un pitbull prêt à mordre, même si encore une fois, on est dans la caricature. Encore une belle déception au visionnage de ce King of New York, je ne vais pas m'amuser à le comparer à d'autres réalisateurs, ou d'autres films du genre, ce serait peine perdue. Il me reste donc la possibilité de revoir New York, deux heures du matin du même Ferrara, le seul jusqu'à lors, qui trouve grâce à mes yeux.