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Conversation(s) avec une femme
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fredhiver
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0,5
Publiée le 9 octobre 2006
Tout dabord je rassure un internaute : oui, ce film passe en province ! Mais pour ma part je men serais bien passée. Attirée par les deux acteurs principaux je me demande maintenant ce quAaron Eckhart que jai vu si éblouissant dans Thank you for smoking venait faire dans ce huis-clos étouffant qui na même pas le mérite de nous offrir des surprises. Le seul sursaut daction cest quand « lhomme » écoute le message destiné à « la femme » (merci de ne pas rire) à qui il vient de faire lamour (enfin si on peut appeler ainsi ces galipettes très mal filmées) et quand celle-ci se trompe ou prétend se tromper de téléphone portable (ficelle énorme aussi crédible quun martien débarquant dans la chambre). Un sous-humour tente de nous faire sourire de pitié : les deux personnages aussi fourbes et menteurs lun que lautre tentent de compromettre le partenaire à laide de ce fichu téléphone. Fausse romance inepte et languissante, deux paumés se demandent pendant des plombes si cest bien ou pas bien de tromper leur conjoint puis finalement le font comme à regret et en dégageant un ennui si grand quon se demande sils naccomplissent pas une corvée. Finalement cest un beau plaidoyer contre ladultère mais je me demande si cétait le but du film. Au bout de deux minutes on a compris que le réal veut nous dire que ces personnes ne sont pas celles que lon croit, veut que nous soyons fiers de nous davoir découvert ce prétendu mystère pour nous attacher à une histoire quil tente de rendre plus piquante par lusage systématique dun split-screen très rapidement insupportable. Car cet effet ne remplace pas une narration simpliste et téléphonée ! La seule qualité du film pour moi est de lavoir vu en V.O. et davoir appris que les « vieux jours » se disent « golden years » en anglais ! Une agréable consolation pour ma perte de temps et dargent!
Ce qui dérange au premier abord c'est cette césure de l'image, un split screen omniprésent durant 1h30. Il faut en effet un certain temps d'adaptation pour que le regard puisse jongler d'un côté de l'écran à l'autre sans perdre le fil de cet incessant dialogue. Et puis on se laisse prendre au jeu de cet échange entre un homme et une femme qui n'est pas sans rappeler celui ininterrompu du bijou réalisé par Richard Linklater, Before sunset. On pourrait penser que le split screen n'est qu'un gadget masquant en fait la banalité du synopsis mais à bien y réfléchir ultérieurement on se dit que l'écran divisé en deux parties est peut-être une symbolique du couple du film. Ils sont à la fois ensemble et pas ensemble, prêts l'un de l'autre mais pourtant séparés...ce qui explique forcément l'image finale d'une étonnante fluidité. Tourné en 13 jours, le film repose entièrement sur les épaules de son couple vedette, Helena Bonham Carter et Aaron Eckhart. La comédienne bouffe l'écran et illumine le film de son naturel, de sa beauté, de son immense talent et éclipse souvent son partenaire. Les dialogues sont bien écrits et les thèmes abordés sont d'une belle justesse et souvent réalistes. A l'aube de la quarantaine, les deux protagonistes se questionnent sur les occasions manquées, sur les souvenirs. Hans Canosa parvient par sa réalisation originale à se démarquer du théâtre filmé et créé une intimité palpable. Le spectateur devient le témoin privilégié des retrouvailles de ce couple qui s'est aimé puis séparé brutalement. Les acteurs sont constamment sur le fil de l'improvisation (leurs réactions) et offrent au spectateur une prestation confondante de spontanéité à la fois drôle, émouvante, presque mélancolique mais ne tombant jamais dans le simple mélo. Je n'ai pas vraiment aimé l'utilisation de flash backs qui cassent un peu l'émotion à défaut d'enrichir la psychologie des personnages. Conversation(s) avec une femme est un film qui reste en tête bien après sa vision.
Helena Bonham Carter est vraiment une belle actrice, une bonne actrice (en plus dêtre la femme de Tim Burton) qui nous dévoile à chacun de ses films son talent hors pair.
Lhistoire nous amène au beau milieu dune conversation entre un homme et une femme (les prénoms ne sont jamais dévoilés ). Ce duo se retrouve, lors dun mariage, au bout de 9 ans de séparations. Effectivement, ceux-ci fur jadis mariés Et ont vécu une belle histoire damour Lamour, le seul, lunique.
Ils vont discuter de leur vie présente, qui nest quune sombre illusion, sans passion Le passé finira par ressurgir. Ce passé heureux quils ont partagés.
Ce film, tourné en « split-screen », c'est-à-dire en double image (lécran est séparé en deux) est vraiment très émouvant. Troublant de réalisme. On se sent proche deux, on a envi de les écouter On sait la finalité de lhistoire, pourtant on veut vivre, en voyeurisme, avec eux cet instant. Lirréparable pourra t il se réparer ?
Helena Bonham Carter est sublime dans son rôle, il nen est pas moins d Aaron Eckhart. Lui aussi est touchant, rayonnant.
De cet admirable film intimiste il faut sattacher beaucoup plus au fond quà la forme En effet, son principal défaut tient, pour beaucoup, à lutilisation permanente du « Split-sreen », procédé inventé par Richard Fleisher consistant à diviser laction à lécran en plusieurs fenêtres. Récemment, Muncih de Spielberg ou Keane de Kerrigan faisaient des incursions de ce type pour intensifier certaines scènes. Ici, il est vrai que trop deffets, semble tuer leffet Au moins au départ, car cette forme de découpage, dilue lattention du spectateur et lempêche de se concentrer.
Mais très vitre notre côté voyeur prend le dessus, pas de façon malsaine, mais tout simplement parce que les personnalités de ce couple nous interpelle. On veut très vite en savoir plus sur eux, et détecter le vrai du faux.
Découle alors, une magnifique partition aux sonorités douces et amères dun passé qui dévoile peu à peu que le présent nest en fait quune illusion de bonheur déséquilibré par un manque de tristesse esquivant toute passion possible.
Dune cruauté infinie, ladmirable conversation qui sinstaure entre ces « vieux amants » de toujours nous envoûte. Le scénario de Gabrielle Zevin, très acéré dans ses dialogues brillants nest pas sans nous évoquer Harold Pinter, maître en la matière.
Le choix et le jeu des acteurs viennent étayer avec force cette histoire. Aaron Eckhart, dont la filmographie jusquà présent na laissé que peu de trace, est très juste en quadra vieux beau un peu largué. Quant à Helena Bonham Carter, on la rarement vue aussi investie et si belle. Elle couvre le film dune aura unique, lui conférant une dimension nostalgique, vénéneuse et bouleversante.
A partir d'un postulat de départ assez mince, le réalisateur réussit un petit miracle : tout d'abord, le film est étonnamment bien écrit avec de nombreuses phrases qui font mouche, ensuite, le procédé du split screen (division de l'écran en plusieurs parties, ici deux), d'habitude franchement énervant, passe très bien et sert même avantageusement le propos des auteurs. Finalement, ces retrouvailles d'un ancien couple se teintent à la fois d'amertume et surtout de beaucoup de nostalgie. Comme un sentiment de passer à côté de son existence et d'un bonheur pourtant accessible. Au lieu de tomber dans le piège du verbiage inutile, cette conversation est intéressante de bout en bout et nous fait partager les sentiments de ses deux protagonistes. Un vrai bon film.
Film abouti et touchant qui met en scène avec justesse et habilité une femme, un homme, une rencontre, une conversation, deux points de vue, deux vies, et toutes ses différences qui peuvent séparer ou unir ces deux êtres. Jamais les rapports humains ne mont semblé être si bien décrits quà travers les mots sincères et captivants de ses personnages (auxquels on sidentifie dailleurs sans peine). Lutilisation du « split screen » peut dérouter au premier abord, mais on se rend compte rapidement que cela donne au film une nouvelle dimension et invite à des interprétations plus poussées. Il est en fait intelligemment utilisé, mêlant souvenirs, réalité et rêve, et donnant lieu à des scènes qui ne manquent pas doriginalité ou de beauté visuelle, pour atteindre son apogée quand le réalisateur décide enfin de réunir les deux écrans et les deux personnages (alors que ceux ci viennent justement de se séparer). Pour un pari relativement risqué, on peut dire que cest un pari gagné. Le film na certes rien de particulièrement transcendant, mais demeure plaisant et réussi, et brille par son originalité et par la justesse de son propos.
Un des meilleurs films de cette année, qui me semble être passé un peu inaperçu. Quel dommage! E. Bonham-Carter y est carrément divine, dans son imperfection, dans son cynisme et ses désillusion. Aaron Eckart est majestueux de simplicité, de force et de tendresse. La technique utilisée (dont j'ai oublié le nom) de filmer les deux personnage en même temps laisse perplexe au début, mais l'oeil s'y fait et apprend à passer de l'un à l'autre sans difficultés. Une merveille de justesse, de tendresse, de douleurs, de vie. Un moment volé dont on ne ressort pas tout à fait indemne.
a question qui se pose, c'est bien sûr pourquoi un split screen (écran coupé en deux dans le sens vertical) pendant toute la durée du film ? Plusieurs explications possibles et crédibles. Deux personnages, parfois deux points de vue, deux histoires à deux périodes différentes, deux absents, et puis la possibilité d'élargir, de s'échapper parfois de ce huis-clos, tout en restant continuellement avec le couple d'acteurs. Et quels acteurs ! Tous les deux sont sublimes dans les non-dits, les regards, leur naturel stupéfiant pour jouer un dialogue pourtant très écrit. Ils ont tous les deux énormément de charme, de tristesse joyeuse, de cynisme rentré... L'histoire de ce couple est belle, banale peut-être mais profondément humaine, il est difficile de ne pas être touché par leurs blessures, leurs souvenirs, leurs instants de bonheur. Mais il y a ce split screen, qui ne s'oublie jamais, et qui au bout du compte, devient un peu lourd, tend vers le procédé sans signification. L'émotion qui devrait envahir le spectateur reste diffuse, masquée par l'intérêt purement intellectuel des différentes prises de vue, des audaces du montage. Alors oui, plaisir il y a, mais trop peu de cur, alors que nous sommes devant une histoire d'amour. Comme si la technique et l'intelligence avaient pris le pas sur la passion. A voir tout de même !!!
Un homme, une femme, et un split screen permanent. Si ce parti-pris n'est pas plus gênant que ça, on peut se questionner sur son but : techniquement, on a déjà fait plus ambitieux (se souvenir de l'impressionnant Timecode), artistiquement, certains se sont fait une spécialité de cette figure de style (De Palma en particulier), alors on se demande bien ce que l'auteur a voulu faire en montant l'intégralité du métrage avec ses deux parties d'écran, d'autant plus que la plupart du temps, les cadres ne sont qu'en léger décalage. Si c'est pour surligner les différences entre les deux personnages, c'est un procédé un peu lourdingue... Toujours est-il que, malgré un concept scénaristique minimaliste : deux anciens amants se rencontrent dans un mariage et passent la nuit à tailler le bout de gras, on suit tout ça sans s'endormir, avec pour tout suspense la fameuse question, baiseront-baiseront pas ? Pas mal à voir une fois par curiosité, mais je doute fort qu'un second visionnage soit envisageable.
ce film est véritablement exceptionnel! Se basant sur une histoire d'une banalité affligeante (une homme et une femme qui se sont aimés il y a quinze 15 ans se rencontrent lors d'un un mariage), le film surprend par sa mise en scène et par le réalisme qu'il réussit à instaurer. En effet, porté par des acteurs exceptionnels (helena bonham carter comme à son habitude et aaron eckhart que je ne connaissais pas), ce huis-clos plein d'humour, d'ironie et de nostalgie portant sur la notion d'évolution et de contradiction des sentiments passés et présents nous renvoie vers notre propre expèrience. De plus, l'originalité du split-screen permanent (processus pourtant très risqué) permet d'enrichir ce film en cadrant simultanément les deux acteurs (voire leurs pensées), donnant ainsi presque l'impression d'être au théatre. Bref, ce film est incontestablement un des meilleurs films que j'aurais vu en salle cette année.
Un film sombre et divertissant. Peu d'optimisme, un peu d'humour, juste ce qu'il faut, du bon humour. Un film froid, posé, assis même, mais sans que le propos le soit. Violent dans le fond, léger dans la forme. Qu'est-ce que c'est bien fait ! Il rappelle par moments "Lost in translation".
C'est un film surprenant. En sortant de la salle je me demandais ce que finalement j'en penserai ; l'écran divisé en deux m'a beaucoup gêné par moment (ce qui explique seulement mes trois étoiles). Des dialogues parfois savoureux, mais le plus souvent douloureux. Comment se remettre d'une histoire d'amour qui finit mal: apparemment il est difficile de tourner la page, et même si chacun refait sa vie, il lui reste un goût d'amertume parce qu'on a râté l'essentiel alors que tous les ingrédients étaient réunis pour la réussite d'une vie à deux. Alors pourquoi ça dérape ? Nos deux acteurs -dont le jeu est admirable- vont s'efforcer de nous le démontrer : un peu trop jeune, encore immature ou tout simplement trop égoïste pour préserver l'autre ? Une mention pour la musique qui rythme parfaitement les dialogues ; bravo aussi pour les petits moments qui ne manquent pas de piquant "la bonne copine dans l'ascenseur" et l'histoire des portables sont là pour nous faire reprendre souffle dans les souvenirs qui font mal. Au final c'est une belle leçon pour apprendre à être heureux au moment où l'amour frappe à sa porte la question étant de savoir si nous en sommes capables ?
Excellent ! Si vous cherchez une définition du romantisme, ce film vous en offre une belle version. Ce n'est pas désespéré, ce n'est pas happy end, c'est humain, c'est frais, c'est beau, c'est grandiose. Les acteurs y sont magnifiques de vérité et de réalisme.
Une subtilité et une intelligence des dialogues assez rares. Les acteurs sont beaux et sensuels. La présentation du film est originale, et en contraste avec la simplicité du scénario qui n'en reste pas moins attrayant.