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3,0
Publiée le 2 février 2015
Le fameux tandem Bud Spencer-Terence Hill a donné lieu à plusieurs comédies dans les années 70/80 que je ne vais pas énumérer ici tant elles sont connues de tous bien qu'elles soient moins diffusées aujourd'hui. Plus particulièrement, ils excellaient dans le registre du film de baston familial qu'a repris plus tard Jackie Chan. Mais ce que l'on sait moins, c'est qu'à l'instar de son copain blondinet aux yeux bleus, il a continué parallèlement une carrière en solo. On lui doit la série des Piedone où il incarne l'inspecteur Rizzo, série de quatre films réalisés par Steno et il est tout naturel de le voir dans Banana Joe réalisé par ce même Steno en 1982. Un Bud Spencer pleinement investi puisqu'il est à l'origine du projet sous son vrai nom : Carlo Pedersoli. Il est Banana Joe, une sorte de marchand qui fait vivre tout un village sur une île grâce à son commerce de bananes. Quand un vil industriel vient l'enquiquiner pour monter une usine de bananes, il est contraint d'émigrer en ville à la recherche d'un certificat lui permettant de prouver qu'il peut bien vendre ses bananes. Banana Joe est vraiment à l'image de Bud Spencer. Déjà le côté exotique, il a pu l'explorer dans d'autres films comme Salut l'ami adieu le trésor ou Attention les dégâts ou dans sa propre vie, après sa carrière de nageur, il a beaucoup voyagé en Amérique du Sud. Et ce rôle de gros dur au cœur tendre, il l'a déjà joué cent fois avec Terence Hill. Dans ses différents films, il veillait bien à ce que les bagarres notamment ne soient pas trop violentes pour justement qu'elles puissent être regardables pour des enfants. Et Bud Spencer adore les enfants. Les blagues sont gentillettes, les méchants plus bêtes que réellement méchants et Bud Spencer, bien qu'étant un acteur limité quoi qu'on en dise, arrive à faire sourire. Cet indigène illettré qui arrive dans une autre "jungle", urbaine celle-là, noyée sous la bureaucratie et la corruption est un contraste qu'il voulait évoquer dans le scénario. Il voulait montrer d'un côté l'île où on ne va pas à l'école mais à la pêche, et d'un autre côté, la ville où on nous demande de consommer même en pleine rue, où il faut naviguer de guichet en guichet pour obtenir une carte d'identité puis un certificat de naissance. Bien sûr que le trait est exagéré mais c'est de là que vient le rire car quand on connaît le caractère de Bud Spencer, on sait qu'il n'est pas spécialement patient. Ce n'est pas du Fellini, on est d'accord, et ça ne vaut pas non plus Deux Super-flics ou Pair et Impair dont les musiques apparaissent dans le film. En fait, Banana Joe souffre de l'absence de Terence Hill, meilleur acteur, car Bud Spencer a peut-être la carrure un peu juste (sans jeu de mot) pour porter un film sur ses épaules. J'ai plus l'impression qu'en raison également du cabotinage excessif des méchants, en particulier le lieutenant quand Spencer est enrôlé dans l'armée, Banana Joe se destine plutôt aux enfants. Et moins aux admirateurs du duo.
Je commence à regarder le film, et première déception : Terrence Hill n'est pas de la partie... Un Bud Spencer sans Terrence Hill c'est un peu comme un Laurel sans Hardy. Objectivement, je ne peux pas faire un tel reproche au film, car il n'est pas écrit dans "le livre des vérités absolues" que Terrence Hill devra toujours joué avec Bud Spencer, mais contre mon gré, ça m'a tout de même un peu refroidit.
En dehors de ce petit accroc, le film est distrayant, en aucun cas rébarbatif, toutefois, les blagues sont assez limites, surjouées pour donner un espèce de cataplasme dénué d'un quelconque sens de l'humour qui finit par nous faire rire par sa nullité.
Bud Spencer a beau être ici orphelin de son habituel acolyte Terence Hill, l'esprit des films qui a fait le (malheureusement trop relatif) succès de sa carrière d'acteur se retrouve tout au long de Banana Joe, même si malheureusement le scénario est simpliste, un pu trop à mon goût, même pour ce genre de film.
Un film plutôt interressant avec un acteur que je trouve toujours très sympathique. Bud Spencer est un peu orphelin de Terrence Hill mais cela fonctionne plutôt bien. Le film véhicule en plus un joli petit message sans pour autant être moralisateur: c'est juste agréable.
Une aventure pour tout public avec des gags à la Claude Zidi et à l'humour potache, où l'on suit Banana Joe un illettré qui fait vivre un petit village d'Amérique du Sud grâce à son commerce de bananes. Certaines scènes sont de vraies caricatures de la bureaucratie et ses galères, encore dans l'air du temps plus de 40 ans plus tard. Coup de coeur pour la chanson du générique, joyeuse et entraînante.
Ce film penche indéniablement du côté du burlesque. Alors dans le burlesque, il y a des cascades impossible, genre dessins animés, des méchants mais qui sont peureux, des rebondissements improbables et en plus, ici, grâce à la présence de Bud Spencer, a des distributions de grosses baffes. On y écorche au passage l'administration, bien tatillonne et on administre une bonne leçon de vie : un homme doit savoir lire et écrire. Les acteurs ne sont pas tous excellents mais Bud nous porte ce film sur ces immenses épaules. On signale aussi quelques gags qui feront rire ou sourire. On passe un moment pas trop désagréable. A voir par les amateurs de burlesque et les fans de Bud.
Un nanar baston-comédie avec tous les ingrédients du genre: cascades à deux balles, gags nuls, histoire invraisemblable et rebondissements improbables... mais l'ensemble est sympathique.
Bud Spencer en grande forme. Le scénario est un peu juste, mais cela divertit. Ma note est un peu généreuse car l'ensemble est parfois moyen, mais la musique est gentille et j'aime bien le cadre Amérique latine. Et puis c'est une aventure pour tout public. Bud Spencer en protecteur des enfants, cela peut se voir en jeune famille. Ses personnages sont souvent des héros aussi pour les enfants.
Bud Spencer est délirant en cultivateur de bananes qui découvre le monde moderne. J'ai bien aimé les scènes où il fait le videur en boîte ou quand il fait son service militaire. Les gags et la castagne sont au rendez-vous. UN INDIEN DANS LA VILLE version italienne !