Alexandre Nevski
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Estonius

4 737 abonnés 5 466 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 mars 2013
Bien sûr que c'est un film de propagande (à force de l'entendre répéter, on va finir par le savoir !) et cela agace par moment, tout comme les scènes avec la jeune fille que l'on qualifiera suivant son humeur de mièvrerie ou de cucul la praline. Mais à côté de ça, c'est beau, c'est du grand art, c'est une leçon de cinéma, et la très longue scène de la bataille sur le lac Peïpous est grandiose par sa mise en scène, et son lyrisme. Ajoutons à cela la sublime musique d'Igor Prokofiev, on est pas passé loin du chef d'œuvre.
Florent Blenck
Florent Blenck

20 abonnés 42 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 février 2013
Un film qui souffre de tout point de vue de la comparaison avec Le cuirassé Potemkine: montage moins incisif et novateur (mention spéciale pour les interminables secondes où l'on voit un combattant faire semblant de frapper), personnages plus caricaturaux (encore), et certaines intrigues secondaires très discutables. On sent que le carcan de l'impératif de la propagande commence à peser plus lourdement sur les épaules d'Eisenstein, qui ne peut laisser libre cours à son imagination, tout en étant limité par les moyens techniques de l'époque dans une URSS de 1941 où le cinéma n'est plus franchement la priorité. Toutefois, on retrouve un souffle épique à certains moments de la bataille (la bataille entre le Grand Maître des Chevaliers Teutoniques et le prince de Novgorod) et certains plans audacieux (la glace se brisant sous le poids des chevaliers). Alexandre Nevski est donc moins bon que le Cuirassé Potemkine, et a surtout moins bien vieilli, mais n'en reste pas moins appréciable (mention spéciale pour les fans du Seigneur des Anneaux qui trouveront quelques éléments ayant inspirés Jackson pour les films).
real-disciple
real-disciple

114 abonnés 1 024 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 octobre 2012
Certes un film propagandiste, mais quelle maîtrise des plans, dont certains sont de vrais tableaux. Le film montre l'humanité du peuple russe, les scènes de bataille sont bien filmées. Un très bon film historique.
Acidus

872 abonnés 3 937 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 juillet 2012
Les films de propagande peuvent également se démarquer par leurs qualités. C'est le cas pour "Alexandre Nevski" qui malgré le message ultra-nationaliste et le propos clairement anti-allemand (en raison du contexte historique) est une réussite cinématographique. Le jeu théatral des acteurs colle parfaitement à cette fresque historique, relevée par l'excellente musique de Prokoviev (qui composra également la BO d' "Ivan le Terrible" du même réalisateur). Vu l'époque, on pardonnera aisément les armures, armes et décors en carton-pâte d'autant plus que d'un point de vue visuel, on n'en prend pleins les yeux.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 23 mars 2012
Cela se voit que c'est un film de propagande quand tu le regarde bien, mais il est plus stylisés. Dés les premières images d'eux, le réalisateur nous fait comprendre avec ses images le maléfices allemands, rien que en regardant leur tète, la façon dont ils sont habillés et les signes qu'ils portes (certains ressemble beaucoup à la croix gammés). C'est bel et bien un film anti- allemand, mais aussi anti-cléral et anti-bourgeois (bah oui on est en URSS). La musique de Prokofiev est sublime et s'adapte merveilleusement bien avec les images sublimes d'Eisenstein. Quand aux acteurs, Tcherkassov joue magnifiquement (comme quoi on peut ètre une ordure et avoir du talent), les deux Laurel et Hardy sont dans leur roles et quand au deux filles, elles donnent un peu plus de fraicheur.
Jipis
Jipis

44 abonnés 360 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 mars 2012
Une habile propagande dévoile la détermination d'un empire à conserver toutes époques confondues sa terre inviolée.

Pendant que le mongol trépigne d'impatience aux portes de l'empire des hordes germaniques sont anéantis par la volonté d'un seul homme décuplant la force défensive d'une masse conditionnée par la peur perpétuelle de l'invasion.

Un lyrisme sur fond blanc scrute l'avancée d'un ennemi métallique sans visages. La froideur des glaces sert de tapisserie à une terre régulièrement assiégée.

Le 5 Avril 1542 se projette dans le temps. En 1938 le potentiel Teuton devenu nazi menace tel une comète militairement ces plaines éternellement convoitées.

Le courage d'Alexandre voyage dans l'éternité répétitive de conflits aux aspects similaires. Sergei Mikhailovich Eisenstein en redonnant vie à l'histoire montre l'éternelle détermination d'un pays à sauvegarder ses terres.

La musique de Prokofiev accentue par des notes burinées la menace progressive d'un assaillant sans pitié. L'homme d'église pleutre calfeutre son courage dans des mimiques peureuses et fuyantes. Les vieillards et les enfants sont rayés des listes de l'existence.

La bestialité du teuton est chargée au maximum. Tout ce qui vient d'au delà de l'horizon n'est pas humain et se combat jusqu'a la mort. Un éternel schéma d'invasion reconduit déclenchant les mêmes gestes de bravoures sur de perpétuels assaillis.

Cette fresque nationaliste intemporelle anime une procédure ancestrale invitant toujours une force dévastatrice sur son terrain afin de mieux la décimer de l'intérieur. Le message est clair la bataille du lac Peïpous annonce la stratégie et la déroute de Stalingrad. Le russe expert dans l'art de comprimer dompte avec panache tous les assauts livrés régulièrement par le temps.

Sublime dans l'individualité des gestes sur lesquelles la caméra fait parfois son nid Alexandre Nevski sauvegarde la mère patrie en projetant dans l'avenir un courage façonné sur des doctrines répétitives.

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anonyme
Un visiteur
3,0
Publiée le 29 août 2011
Trop dans l'épique et pas assez dans le sentimentalisme de Ivan le terrible, on est bien loin de son chef d'oeuvre "Le cuirassé Potemkine". Cependant la beauté visuelle de la mise en scène de Eisenstein saura ravir les cinéphiles.
cylon86

2 834 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 mai 2011
Eisenstein s'est assagi dans son montage qui est plus subtil et permet de nous laisser respirer afin de profiter ce film épique au scénario simpliste métaphorisant la montée du nazisme et à la mise en scène sublime comportant un très gros morceau de bravoure avec de belles envolées lyriques grâce aux images et à la musique.
il_Ricordo
il_Ricordo

118 abonnés 407 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 février 2011
Le premier film parlant d'Eisenstein est l'un de ces films régulièrement cités par les esthètes du Cinéma. Cette œuvre de propagande possède une force visuelle incontestable, et une maîtrise de l'action surprenante, qui trouve son paroxysme lors de la bataille du lac Peïpous.
Alexandre Nevski est au-delà de sa visée politique, un cri de cœur national, un hymne à la liberté passionnant et émouvant.
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 11 février 2011
Commandé par Staline à Eisenstein, "Alexandre Nevski" est un film de propagande. Il s'agissait alors, d'un message destiné à l'Allemagne Hitlérienne qui menaçait le territoire russe par ses volontées expansionnistes. Quoi de mieux qu'un héros national, le Prince Alexandre Nevski, , pour dorer le blason national. Célèbre pour avoir défendu de manière admirable les territoires russes au XIIIème siècles, face aux chevaliers teutoniques après avoir conclu une alliance avec l'empire Mongol.
A priori maigre, le scénario du film tient en ces quelques lignes. L’épaisseur est à chercher ailleurs. En effet, une double lecture s’impose, les princes Teutons renvoyant à l ‘Allemagne Hitlérienne. Le teuton est représenté comme une force mécanique oppressante et sans pitié. En témoigne la scène d’exécution de prisonniers, femmes et enfants compris. Dans cette scène, le montage insiste bien sur la cruauté de l’ennemis, alternant gros plans sur le visage d’enfants et sur les bourreaux. Alexandre Nevski est alors l’homme en qui ( doivent) se remettent les habitants. L’union du peuple sous l’égide d’un seul homme-dont on ne montrera que les qualités de meneur d’homme et de bravoure- n’est pas sans rappeler une certaine idéologie. Le fond de l’œuvre se passe presque de commentaires. Pourtant, on ne peut s’empêcher de s’affliger de ce manichéisme total dont le simplisme pénètre jusque dans une bataille amoureuse on ne peut plus mièvre. En revanche, un rapport fusionnel bienvenu s’établit entre l’image et la musique. En effet, la symbolique de l’image est constamment décuplée par la très bonne partition de Prokofiev. A cela il faut ajouter, un réalisme étonnant pour l’époque notamment dans la représentation de la violence du conflit.
Malgré tout, le film peine à passionner. L’interprétation brutale des comédiens (certains imposés par le Parti) est douteuse. Il s’agit d’un film épique, on est donc en droit s’attendre un peu plus d’émotions que ce qu’il nous procures. Car si l’image est souvent belle, elle parvient bien moins souvent a toucher. Finalement, « Alexandre Nevski » est une beauté froide, trop froide.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 175 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 4 décembre 2010
Juste avant Ivan le Terrible (1945), Sergei Mikhailovich Eisenstein est autorisé à tourner un film mais avec des conditions bien précises de la part des autorités staliniennes ! Tout d'abord, on lui impose un sujet (historique et patriotique), ainsi que des collaborateurs chargés de surveiller de près son travail (cette "commande" imposé au cinéaste est dans le but de contrer l'expansionnisme nazi en Russie).
Ce qui frappe en premier lieu ici, c'est la simplicité scénaristique d'Alexandre Nevski (1938), le réalisateur ayant du faire face à un script imposé auquel il ne pouvait changer quoi que ce soit, il dut se rabattre uniquement sur la direction artistique et la mise en scène. Le film retrace un événement majeur de l'Histoire russe du XIIIème siècle, notamment lorsque le prince Alexandre Nevski lève une armée afin de se défendre de l'invasion des chevaliers Teutons.
Ici, l’invasion des chevaliers teutoniques représente l'invasion nazie en Russie, parfaitement représenté, le message est clair de la part du cinéaste, "ici les envahisseurs ne sont pas les bienvenus" ! Une oeuvre de propagande en bonne et due forme, dans la grande lignée de ce qu'a l'habitude de faire Sergei Mikhailovich Eisenstei pour le compte de Staline.
stebbins

563 abonnés 1 747 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 7 décembre 2011
Eisenstein réalise Alexandre Nevski à la fin des années 30, alors que le cinéma parlant fête son dixième anniversaire et que l'Allemagne s'apprête à envahir la Pologne... Film de propagande d'honorable facture, superbement accompagné de la musique célébrissime de Prokofiev, Alexandre Nevski n'a pourtant rien du chef d'oeuvre tant revendiqué par les amoureux du Septième Art. Certes le montage est une nouvelle fois passionnant, imprévisible, découpant l'espace afin de créer une scénographie atypique, complexe, jouxtant les visages des comédiens pour mieux les rendre indépendants en paradoxe... La vraie force stimulante du film d'Eisenstein réside moins dans son système comparatif de deux réalités historiques ( les teutons d'un côté, les nazis de l'autre ) que dans son découpage proprement théorique, parfois proche de la démonstration mais toujours intéressant. Sinon c'est assez mal joué, exécrable sur le plan idéologique ( argument maigre, il faut bien l'avouer...) mais c'est un film à voir pour sa forme et son rythme. Un classique tout à fait surestimé.
tomPSGcinema

880 abonnés 3 323 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 octobre 2010
Au XIII ème siècle, le prince Alexandre Nevski est nommé général par le peuple pour resister aux chevaliers teutoniques... Réalisé par Serguei M. Eisenstein en 1938, ce film historique s'avère une des plus belles réussite chez ce metteur en scène. La photographie de Edouard Tissé est tout bonnement magnifique, en particulier sur les séquences celle concernant les impressionnantes batailles qui sont magistralement filmées. Les scènes cultes ne manquent de toute façon pas dans cette oeuvre, et on ne peut être qu'épater par le talent du cinéaste, notamment sur les fameuses scènes se déroulant sur le lac glacé de Tchoudsk qui compte parmi les plus marquantes de cette époque du cinéma. En plus, le casting est véritablement excellent, surtout en ce qui concerne la performance mémorable de Nicolai Tcherkassov qui est d'une totale crédibilité par rapport à son personnage, tandis la partition musicale de Serge Prokofiev qui est par certain moment soit comiques, soit dramatiques, se trouve être d'une importance capitale à l'oeuvre . Il s'agit donc d'un long métrage vraiment admirable et que l'on visionne avec beaucoup de plaisir.
Plume231

4 406 abonnés 4 639 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 août 2010
"Qui viendra avec l'épée chez nous, périra par l'épée". Il est plus qu'évident que le message final est un avertissement adressé à Hitler et à ses nazis. Et vu sa véracité prophétique, ils auraient mieux faits d'en tenir compte. Les allemands sont ici représentés comme froids, cruels et totalement déshumanisés face à des russes joyeux, fiers et courageux. Propagance oblige encore, les membres du clergé sont présentés comme des traîtes puisque Staline détestait l'Eglise. Mais malgré son poids propagandiste, Eisenstein a su composer une oeuvre belle et teintée du beaucoup de lyrisme portée une grande puissance picturale et accompagnée par une composition intense de Serguei Prokofiev. La stature charismatique de Nikolai Tcherkassov et le point d'orgue qu'est la bataille sur le lac glacée achèvent de transformer "Alexandre Nevski" en une création qui a su magistralement utiliser tous les moyens cinématographiques possibles et qui montre encore une fois l'immense génie de son réalisateur qui trouvera son aboutissement dans son film suivant, le monumental "Ivan le Terrible".
teofoot29
teofoot29

109 abonnés 648 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 mai 2010
Film de propagande anti allemande encouragé par Stalline, Alexandre Nevski s'inscrit comme une oeuvre marquante de la filmographie d'Eisenstein. On y retiendra surtout la reconstitution et la mise en scène de la fameuse bataille de la glace.
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