Même si on sait que le scénario du Chacal est inspiré d’un roman de fiction et non pas d’une histoire vraie, le réalisme accordé à chaque détail de cette chasse à l’homme et le rythme continu auquel il est filmé lui donnent un suspense particulièrement efficace. Servie par un casting franco-britannique tout à fait convaincant, la chasse à l’homme à laquelle nous assistons réussi à rendre probable les méthodes avec lesquels ce tueur à gages international pour échapper aux forces de l’ordre et atteindre le chef de l’Etat français. Débutant sur une reconstitution de la véritable tentative d’assassinat du général De Gaulle au Petit-Clamart, l’intrigue va s’axer sur ce rôle-titre glaçant incarné par un Edward Fox plein de finesse tandis que la mise en scène prendra soin de rester fidèle de bout en bout aux notions de temps et d’espace qui donnent au film sa cohérence narrative haletante.
Cette version du "Chacal", est la première qui a été réalisée au sujet de ce tueur à gage imprenable. La mise en scène est très sobre, ce qui rajoute une touche de réalisme absente dans le remake avec Bruce Willis, dans lequel le tueur est représenté comme un Mr Gadgets échappant à la vigilance de l'armée, des flics, du FBI, de la CIA et du KGB, tel un fantôme, voire un sur-homme. Le remake est plus divertissant, certes, mais les cinéphiles préfèreront "Le chacal", de Fred Zinneman à celui de Michael Caton-Jones... Edward Fox est parfait dans le rôle du tueur, et n'en fait pas des tonnes, ce qui est d'autant plus impressionnant et crédible. Bruce Willis amène dans son jeu d'acteur, un style plus américain, arrogant, mais restant malgré tout sympathique sans être attachant pour autant. Fox n'a ni l'un ni l'autre. Simplement la grande classe et le flegme britannique compensant la froideur de son personnage.
1963: après l’attentat manqué du petit Clamart, l’OAS engage un tueur étranger pour assassiner le Général de Gaulle. Basé sur un roman qui fut un bestseller, le film suit en détail les préparatifs de ce nouvel attentat, et en parallèle, les efforts fait par les services officiels, anglais et français, pour identifier et neutraliser le meurtrier potentiel. Le scénario est bien pensé et mené, assurant son lot de suspens à chaque période, et montrant par incidence combien les méthodes policières de l’époque étaient laborieuses. La réalisation est correcte, avec une mention particulière pour la longue scène où le policier isolé dans la foule cherche à localiser le tueur ; distribution et jeu des acteurs conviennent. Le profil de l’assassin, très British gentleman, le rend plus inquiétant, renforçant l’intérêt. Malheureusement trop de séquences sont de type documentaire, surtout vers la fin, et cela conduit à une sensation de longueur nuisible. Ramenée à une durée standard, cette production serait remarquable.
Ce film m'avait marqué il y a 20 ans mais maintenant en le revoyant, je nage dans la nostalgie la plus totale : acteur gominés, manque de rythme, Citroën DS, Vespa et Fiat 500, que d'eau a coulé sous les ponts....
Les 1er images du film nous montreent la tentative d'assassinat de Charles De Gaule au: "Petit Clamart". Ce sera le seule fait véridique de ce film qui s'amusa à imaginer la suite des agissements de ces terroristes. Toujours motivé à éliminer De Gaule, ils engagent alors un tueur à gage sans nom qui se surnemera "Chacal". Le reste du film sera une succesion d'action, de suspense et d'enquête policière. Un superbe thriller se nourrissant des légendes qui tournent autour des tueurs à gages. Il s'agit du tueur froid, mystèrieux et dénué de tout scrupules. Le film se plait à décrire méticuleusement les faits (ou méfaits) de ce criminel jusque dans les moindres détails. Et ceux, pour tout les personnages, ce qui a pour effet de nous faire comprendre l'état d'esprit de chacun. Donc, une certaine humanité émane du film et c'est ce qui me plait, bien que ce soit un polar. Le film a su garder un equilibre entre vérité sentimentals, récits historiques, mythologique et traditionel réalisation du film d'action. Mais le réel talent de "Chacal" est de maîtriser parfaitement l'espace et le temps sans pour autant utiliser d'interstices. Se déroulant simultalément en Angleterre, à Paris et dans le Sud de la France, "Chacal" ne perd pas le spectateur en route et va même au contraire passioné celui-çi. Zinneman montre un souci de simplicité dans le scénario qui à un fil conducteur solide et peut se permettre quelques présicions et scènes survoltés. Même dans la mise en scène sobre et classique, la caméra se déplace rarement par contre les scènes s'enchaînent furieusement. Les acteurs qu'ils soient français ou américains sont en osmoses, un mélange intertional réussi. Edward Fox fait preuve d'une grande capacité de transformation physique et cela en devient fascinant de le voir se déguiser et ruser. A ne pas manquer!