Note moyenne
2,7
3252 notes
En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
5
51 critiques
4
83 critiques
3
66 critiques
2
41 critiques
1
31 critiques
0
19 critiques
Trier par :
Filtrer par :
Toutes les notes
Alors je suis vraiment étonnée de la "mauvaise" note de ce film que j'ai trouvé, pour ma part, vraiment intéressant. Je n'ai pas creusé l'histoire vraie dont il s'inspire donc j'ignore à quel point il s'en éloigne ou pas, mais cet aspect juridique d'une histoire d'exorcisme sort de l'ordinaire et ça m'a littéralement happée. Contrairement à ce que j'ai pu lire, même si oui, il y a évidemment un sous-niveau dans l'horreur de par les nombreuses scènes au tribunal, "L'Exorcisme d'Emily Rose" ne nous prive malgré tout pas d'images bien choquantes et effrayantes à souhait! Mention spéciale à l'actrice (je ne sais plus quoi Carpenter) qui a dû être dans un état terrible après le tournage! On n'atteint pas le niveau de Friedkin, mais "L'Exorcisme d'Emily Rose" est pourtant, pour moi, le film de ce genre qui s'en rapproche le plus!
Quant au jugement rendu, il est "parfait". J'ignore donc s'il s'agit du vrai jugement pour cette "histoire vraie", mais si c'est le cas, c'est un sacré frisson supplémentaire... Très bon film d'exorcisme. Je dirais même film intelligent. Et ça, c'est rare.
Quant au jugement rendu, il est "parfait". J'ignore donc s'il s'agit du vrai jugement pour cette "histoire vraie", mais si c'est le cas, c'est un sacré frisson supplémentaire... Très bon film d'exorcisme. Je dirais même film intelligent. Et ça, c'est rare.
Découverte de L'exorcisme d'Emily Rose. Et grosse claque pour ma part. L'opposition entre religion et science, entre croyance et médecine est ultra intéressante. La dimension "réelle" du métrage lui donne encore plus d'impact. Et Scott Derrickson sait imposer sa mise en scène.
Waou. Je viens de découvrir ce film hier, et moi qui suis accro aux films d'horreur, je me demande comment j'ai pu passer à côté. Je m'attendais à voir un énième popcorn movie pompé sur "l'Exorciste" de 73, et en fait pas du tout, il est vraiment pas mal ce film.
Les acteurs sont crédibles, les scènes de possessions sont d'un rare réalisme, et le procès est passionnant. La fille "malade" joue vraiment très bien, il n'y a pas d'incohérences ou de réactions illogiques, et le peu de scènes flippantes sont vraiment flippantes. On est vraiment vraiment loin des films de possessions qui circulent à foison risibles et débiles.
Malheureusement je trouve que le titre du film n'aide pas à s'y intéresser, parce que des "exorcisme de...." il y en a 50...donc on pense que ça va encore être un nanar de plus.
Le film est basé sur une histoire vraie qui s'est déroulé dans les années 70 en y rajoutant des éléments surnaturels, mais le résultat à été à la hauteur de ma surprise en le visionnant, n’hésitez donc pas à le voir si ce n'est pas encore le cas .
A savoir que le film est plutôt lent et ça parle beaucoup (forcément quand il y a procès...), donc si vous préférez les jumpscares et l'action, ce film n'est pas fait pour vous.
Les acteurs sont crédibles, les scènes de possessions sont d'un rare réalisme, et le procès est passionnant. La fille "malade" joue vraiment très bien, il n'y a pas d'incohérences ou de réactions illogiques, et le peu de scènes flippantes sont vraiment flippantes. On est vraiment vraiment loin des films de possessions qui circulent à foison risibles et débiles.
Malheureusement je trouve que le titre du film n'aide pas à s'y intéresser, parce que des "exorcisme de...." il y en a 50...donc on pense que ça va encore être un nanar de plus.
Le film est basé sur une histoire vraie qui s'est déroulé dans les années 70 en y rajoutant des éléments surnaturels, mais le résultat à été à la hauteur de ma surprise en le visionnant, n’hésitez donc pas à le voir si ce n'est pas encore le cas .
A savoir que le film est plutôt lent et ça parle beaucoup (forcément quand il y a procès...), donc si vous préférez les jumpscares et l'action, ce film n'est pas fait pour vous.
L'Exorcisme d'Emily Rose n'est pas un film d'exorcisme habituel comme nous avons pu le voir des dizaines de fois.
Le scénario, se basant sur des faits réels, nous raconte l'histoire du Père Moore inculpé de la mort de la jeune Emily Rose. Nous suivrons donc dans ce long métrage, le jugement au tribunal de cette homme. Hors.. Est-ce que le Père Moore est vraiment le responsable ?
Dans ce film, la peur n'est pas si présente que ça. Ce film ne fait pas peur en soit. Cependant les scènes d'exorcisme sont glaçantes et ne laissent pas indifférent.
L'intérêt du film porte surtout sur le fait de savoir si le Père Moore aidé de son avocate (qui aura le premier rôle dans ce film) va réussir à rendre possible et réaliste ce que semble idiot pour la cour.
Le scénario est donc très très bon, on est plongé dedans et on prends plaisir à en apprendre plus entre chaque audience.
Le côté angoissant du film comme dis avant n'est pas le plus mis en avant mais à certaines scènes plutôt frissonnante !
Les musiques sont typiques des films d'horreur de cette génération et sont donc bonne mais sans sortir du lot.
Le jeu d'acteur est irréprochable. Tout les rôles sont crédibles.
On pourra lui reprocher d'être un film plutôt lent avec peu "d'action" mais venant d'un film se rapprochant plus d'un "horreur/policier" cela est tout à fait normal et crédible encore une fois.
Il vous faut regarder ce film au moins une fois, ne serait ce que pour avoir une petite bouchée d'air frais dans le genre.
Le scénario, se basant sur des faits réels, nous raconte l'histoire du Père Moore inculpé de la mort de la jeune Emily Rose. Nous suivrons donc dans ce long métrage, le jugement au tribunal de cette homme. Hors.. Est-ce que le Père Moore est vraiment le responsable ?
Dans ce film, la peur n'est pas si présente que ça. Ce film ne fait pas peur en soit. Cependant les scènes d'exorcisme sont glaçantes et ne laissent pas indifférent.
L'intérêt du film porte surtout sur le fait de savoir si le Père Moore aidé de son avocate (qui aura le premier rôle dans ce film) va réussir à rendre possible et réaliste ce que semble idiot pour la cour.
Le scénario est donc très très bon, on est plongé dedans et on prends plaisir à en apprendre plus entre chaque audience.
Le côté angoissant du film comme dis avant n'est pas le plus mis en avant mais à certaines scènes plutôt frissonnante !
Les musiques sont typiques des films d'horreur de cette génération et sont donc bonne mais sans sortir du lot.
Le jeu d'acteur est irréprochable. Tout les rôles sont crédibles.
On pourra lui reprocher d'être un film plutôt lent avec peu "d'action" mais venant d'un film se rapprochant plus d'un "horreur/policier" cela est tout à fait normal et crédible encore une fois.
Il vous faut regarder ce film au moins une fois, ne serait ce que pour avoir une petite bouchée d'air frais dans le genre.
pas mal... film axé sur le procès de la mort d Emily Rose... basé sur une histoire vraie celle de Anneliese Michel... l histoire est intéressante... Elle nous permet d avoir un point de vue rationnel et un point de vue spirituel concernant cette affaire... en effet soit la victime était malade mentalement ou soit elle était possédée par un ou plusieurs démons... la mise en scène est sobre... les acteurs sont bons... par contre pas beaucoup de scènes d horreur... bref dans l ensemble c est bien mais sans plus...
Un début un peu timide, au fil des minutes l'histoire monte en puissance. Quelques bonne scènes qui mettent les frissons. L'actrice principale joue à merveille son rôle.
En principe, ce genre de film ne me plait pas trop car je ne crois pas du tout au surnaturel, à Dieu ou au diable mais là je dois reconnaître que la réalisation m’a tenu en haleine jusqu’au bout. Des faits inspirés d’une histoire vraie nous sont présentés et nous devons, comme les jurés nous décider de la culpabilité ou pas du prêtre…Les acteurs sont bons, leurs personnages attachants et jusqu’au verdict nous sommes dans l’émotion suscitée par la situation
vu à sa sortie et redécouvert sur la plateforme. Un film different plus un thriller horrifique qu un film classique d epouvante comme L Exorcisme. Intéressant dans son contenu la forme de récit sous forme de procès est originale. Les comédiens parfaits.
Les amateurs de jeune fille usant de la lévitation comme nous du bus ou du métro, de jus de tomate maculant les murs, de vomissures de purée de pois cassé giclant de tous les trous, ou autres exploits du genre, seront terriblement déçus. Mais ils ne le seront pas, ceux qui voudront voir un film sérieux dont l’objet est de tenter de nous présenter un solide, mais réel, cas de possession par le truchement judiciaire. Le suspense est maintenu par Scott Derrickson jusqu’au bout de façon parfaite. Reste que le pari le plus intéressant du film ne semble que partiellement réussi. Le réalisateur voulait manifestement nous montrer les deux manières d’interpréter les faits relatés. La vision pragmatique, et la vision paranormale. L’abondance des flash-back, certes souvent impressionnants, et jamais ostentatoires, semble révéler un peu démesurément la préférence de l’auteur pour la vision paranormale. Compte tenu du succès mitigé du film, prions frères et soeurs cinéphiles encore réfractaires à l’orgie d’effets spéciaux lobotomisants de la production hollywoodienne, que Derrickson continue à résister aux démons de la facilité, et maintienne le cap actuel de l’intelligence. A part le pénible « Le Jour Où La Terre S’Arrêta », il semble bien que nos prières aient été exaucées jusqu’ici.
Un très bon film d'exorcisme et honnêtement il y en a très très peu.
Je pensais que l'avocate serait plus pris à partie par les forces du mal ce qui auraient pu être sympa.
Là on oscille beaucoup entre les flash-back d'emily qui sont vraiment super. On a de l'horreur de la tension et de la possession. Puis les phases de justice où le rythme est un peu mou, les enjeux pas assez fort et le soufflet retombe jusqu'au prochain flash-back.
Je pensais que l'avocate serait plus pris à partie par les forces du mal ce qui auraient pu être sympa.
Là on oscille beaucoup entre les flash-back d'emily qui sont vraiment super. On a de l'horreur de la tension et de la possession. Puis les phases de justice où le rythme est un peu mou, les enjeux pas assez fort et le soufflet retombe jusqu'au prochain flash-back.
Un enieme film américain dE propagande religieuse, long et mou, avec la sœur de Dexter qui hurle pendant 2 heures.
Basé sur un fait réel ce déroulant au début des années 70, en Allemagne
C'est une réalisation dont le fil conducteur est bien le procès qui malgré quelques séquences glauques, n'est pas un film d'horreur
Ce film relate le procès qui suis l'apres exorcisme de Emily Rose
Pas vraiment de comparaison a faire avec "L'exorciste" de W. Friedkin.
Cela synthèse l'histoire réelle de Anneliese Michel , je conseille de d'abord de ce renseigner sur la vraie histoire pour mieux apprécier le film par la suite
C'est une réalisation dont le fil conducteur est bien le procès qui malgré quelques séquences glauques, n'est pas un film d'horreur
Ce film relate le procès qui suis l'apres exorcisme de Emily Rose
Pas vraiment de comparaison a faire avec "L'exorciste" de W. Friedkin.
Cela synthèse l'histoire réelle de Anneliese Michel , je conseille de d'abord de ce renseigner sur la vraie histoire pour mieux apprécier le film par la suite
L'originalité de L'Exorcisme d'Emily Rose semblerait, à première vue, tenir en tout et pour tout dans la construction de son intrigue : débutant après que l'exorcisme ait été réalisé (tout comme Reservoir Dogs s'ouvrait sur l'avant puis l'après braquage, sans jamais montrer l'évènement en question), il s'attachera à contrario à révéler, étape par étape, comment s'est déroulé le combat contre le démon et le décès, à l'issue, de la jeune et belle Emily Rose (c'est à peu près tout ce qui la caractérisera). Pour ce faire, il emploiera une narration non-linéaire composée de séquences présentes vécues et de flashbacks narrés.
Narrés au cours du procès du prêtre qui a vaincu le démon : il s'agira donc de déterminer, de toute sa longueur, s'il ment ou non. Intéressant, d'inverser les rôles : celui qu'on est censés suivre aveuglément, puisqu'il incarne le dernier rempart du bien contre le mal, est ici remis en question jusque dans son honnêteté profonde : L'Exorcisme d'Emily Rose se permet de partir sur une vision proche du réel, où l'on douterait, en tant que spectateur du procès, de la véracité de tels témoignages.
Il apporte enfin ce que Conjuring : Le Cas Enfield touchera maigrement du doigt une décennie plus tard : quelle serait notre réaction, et qui déciderait-on de croire, si les évènements d'un film d'horreur dépassaient le cadre du cinéma en basculant dans notre monde? En s'inspirant d'une affaire réelle (le décès en 1975, suite à 70 exorcismes, de la jeune allemande Anneliese Michel), L'Exorcisme d'Emily Rose retransmet une fidélité de recomposition d'une scène de jugement occultant totalement la banalité de son horreur, trop typée série b pour marquer.
C'est qu'elle va à l'encontre de son intrigue : la partie épouvante, incapable de repenser les effets de l'époque, rabat les mêmes codes éculés d'une façon à peine renouvelée par son contexte de flashbacks. Datées et sans grand impact, ces scènes pensées comme horrifiques témoignent d'un film incapable de s'extirper du cadre des oeuvres passables mais peu marquantes du genre, principalement du fait de son esthétique téléfilm de luxe des années 2000 aux effets tous attendus : les hurlements en gros plan, les maquillages inconstants complètent les modifications du cadre de l'image bien kitschs (la distorsion au ralenti se comptant parmi les pires à employer, il l'emploie à de multiples reprises).
A l'instar de sa photographie (qui laisse entrevoir ce à quoi ressemblera le reste de la carrière de Scott Derrickson dans l'horreur, notamment lorsqu'il réalisera Délivre nous du mal), encore trop sombre aux séquences horrifiques, la mise en scène se montre beaucoup plus à l'aise lorsqu'il s'agit de filmer le déroulé du procès. Elle organise mieux les sentiments, les émotions, présente des personnages solides qui interagissent entre eux avec justesse; comme si Derrickson était plus intéressé par le fait de mêler deux films cultes (L'Exorciste et Philadelphia) que de filmer des scènes d'horreur peu inspirées.
Lui qui accoupla une nouvelle fois l'exorcisme avec un autre registre, le thriller cette fois, avec le sympathique Délivre nous du mal déjà cité, invite le spectateur à l'interprétation. Si l'on pouvait croire au départ que le seul point original du film résidait dans son intrigue à la construction particulière, il suffit de terminer L'Exorcisme d'Emily Rose pour se rendre compte de l'intelligence de ce qu'il apporte au genre : la subjectivité.
Film interactif s'il en est, il a le talent malin de laisser tout un tas d'indices pour tromper son spectateur : les uns, dont je fais partie, seront tout aussi légitimes (et paradoxalement illégitimes) lorsqu'ils avancent que le prêtre ne ment pas que ceux qui pensent le contraire. La faute aux arguments crédibles et logiques proposés par l'opposition au procès, et la présence inattendue mais essentielle de manifestations étranges dans le présent : à l'image de ce qui s'est passé dans la maison des Rose, tient-on ici un danger imminent ou une preuve supplémentaire de la superstition proche de la paranoïa de ceux qui sont touchés, de près comme de loin, par l'affaire?
C'est en effet là que réside, au final, l'intérêt rafraîchissant de ce petit film d'esprit démoniaque (qui ne vaut pas grand chose pour ses scènes d'épouvante) : en ne confirmant ni n'infirmant jamais, pas même dans sa dernière image, la véracité du témoignage du prêtre, il entre dans une relation unique avec son public : celle d'un cinéma qui n'impose pas mais propose des pistes d'analyse et d'interprétation, et qui dépasse le simple stade du divertissement. En laissant la place au doute, il évite d'être rangé dans la case des variantes simplistes du cinéma d'épouvante porté sur la possession, et parvient à questionner la vision que le spectateur porte sur le sujet, ainsi que sur les éléments clés que doit proposer un film de genre pour amener du neuf à son public : à défaut de choquer, il fait ce que peu d'oeuvres d'épouvante font, remettre en cause l'idée que le public se fait d'un film avant d'y entrer, puis modifier entièrement son jugement et son implication au moment de le laisser s'en aller.
Narrés au cours du procès du prêtre qui a vaincu le démon : il s'agira donc de déterminer, de toute sa longueur, s'il ment ou non. Intéressant, d'inverser les rôles : celui qu'on est censés suivre aveuglément, puisqu'il incarne le dernier rempart du bien contre le mal, est ici remis en question jusque dans son honnêteté profonde : L'Exorcisme d'Emily Rose se permet de partir sur une vision proche du réel, où l'on douterait, en tant que spectateur du procès, de la véracité de tels témoignages.
Il apporte enfin ce que Conjuring : Le Cas Enfield touchera maigrement du doigt une décennie plus tard : quelle serait notre réaction, et qui déciderait-on de croire, si les évènements d'un film d'horreur dépassaient le cadre du cinéma en basculant dans notre monde? En s'inspirant d'une affaire réelle (le décès en 1975, suite à 70 exorcismes, de la jeune allemande Anneliese Michel), L'Exorcisme d'Emily Rose retransmet une fidélité de recomposition d'une scène de jugement occultant totalement la banalité de son horreur, trop typée série b pour marquer.
C'est qu'elle va à l'encontre de son intrigue : la partie épouvante, incapable de repenser les effets de l'époque, rabat les mêmes codes éculés d'une façon à peine renouvelée par son contexte de flashbacks. Datées et sans grand impact, ces scènes pensées comme horrifiques témoignent d'un film incapable de s'extirper du cadre des oeuvres passables mais peu marquantes du genre, principalement du fait de son esthétique téléfilm de luxe des années 2000 aux effets tous attendus : les hurlements en gros plan, les maquillages inconstants complètent les modifications du cadre de l'image bien kitschs (la distorsion au ralenti se comptant parmi les pires à employer, il l'emploie à de multiples reprises).
A l'instar de sa photographie (qui laisse entrevoir ce à quoi ressemblera le reste de la carrière de Scott Derrickson dans l'horreur, notamment lorsqu'il réalisera Délivre nous du mal), encore trop sombre aux séquences horrifiques, la mise en scène se montre beaucoup plus à l'aise lorsqu'il s'agit de filmer le déroulé du procès. Elle organise mieux les sentiments, les émotions, présente des personnages solides qui interagissent entre eux avec justesse; comme si Derrickson était plus intéressé par le fait de mêler deux films cultes (L'Exorciste et Philadelphia) que de filmer des scènes d'horreur peu inspirées.
Lui qui accoupla une nouvelle fois l'exorcisme avec un autre registre, le thriller cette fois, avec le sympathique Délivre nous du mal déjà cité, invite le spectateur à l'interprétation. Si l'on pouvait croire au départ que le seul point original du film résidait dans son intrigue à la construction particulière, il suffit de terminer L'Exorcisme d'Emily Rose pour se rendre compte de l'intelligence de ce qu'il apporte au genre : la subjectivité.
Film interactif s'il en est, il a le talent malin de laisser tout un tas d'indices pour tromper son spectateur : les uns, dont je fais partie, seront tout aussi légitimes (et paradoxalement illégitimes) lorsqu'ils avancent que le prêtre ne ment pas que ceux qui pensent le contraire. La faute aux arguments crédibles et logiques proposés par l'opposition au procès, et la présence inattendue mais essentielle de manifestations étranges dans le présent : à l'image de ce qui s'est passé dans la maison des Rose, tient-on ici un danger imminent ou une preuve supplémentaire de la superstition proche de la paranoïa de ceux qui sont touchés, de près comme de loin, par l'affaire?
C'est en effet là que réside, au final, l'intérêt rafraîchissant de ce petit film d'esprit démoniaque (qui ne vaut pas grand chose pour ses scènes d'épouvante) : en ne confirmant ni n'infirmant jamais, pas même dans sa dernière image, la véracité du témoignage du prêtre, il entre dans une relation unique avec son public : celle d'un cinéma qui n'impose pas mais propose des pistes d'analyse et d'interprétation, et qui dépasse le simple stade du divertissement. En laissant la place au doute, il évite d'être rangé dans la case des variantes simplistes du cinéma d'épouvante porté sur la possession, et parvient à questionner la vision que le spectateur porte sur le sujet, ainsi que sur les éléments clés que doit proposer un film de genre pour amener du neuf à son public : à défaut de choquer, il fait ce que peu d'oeuvres d'épouvante font, remettre en cause l'idée que le public se fait d'un film avant d'y entrer, puis modifier entièrement son jugement et son implication au moment de le laisser s'en aller.
film très décevant, aucun moment de terreur, au contraire on a des scènes assez grotesques qui n'ajoute rien au film
C'est bien ficelé, mêler une enquête paranormale et un procès en même temps c'est assez intéressant pour traiter le sujet de la possession démoniaque. voir les différents points de vue à travers la défense et l'accusation nous laisse libres spectateurs de choisir celui que l'on préfère. Je regrette les quelques détails trop gros pour moi comme le collier dans la neige, le choix final sacrificiel d'Emily, un peu trop faciles et qui au final annulent ce parti pris pour faire au final pas mal pencher la balance d'un côté pour influencer l'opinion. Un film qui se contredit un peu du coup. Sinon bon choix d'acteurs, on s'y croirait vraiment parfois grâce à eux. La scène de l'exorcisme dégénère petit à petit et les acteurs eux-mêmes paraissent effarés devant la performance de Jennifer Carpenter.
- Meilleurs films
- Meilleurs films selon la presse