Black Mama, White Mama
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2,8
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🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 848 abonnés 8 160 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 12 mars 2025
Lee Daniels est une prostituée incarcérée dans une prison pour femmes. Sur la place, elle fait la connaissance de Karen Brent, une révolutionnaire. A eux deux, elles vont commencer à s’attirer les foudres des dirigeants de la prison qui vont les transférer dans un autre pénitencier. Lors du transfert, enchaînées l’une à l’autre, elles vont en profiter pour s'enfuir…

Eddie Romero est le premier à s'atteler au remake (il en existe 4) de l’oeuvre culte de Stanley Kramer (La Chaîne - 1958) et transpose son histoire sur une île (inconnue) latino-américaine. Le film est l’archétype de la Série B "WIP" (Women in Prison), avec son ingrédient imparable : des scènes de nudité purement gratuites qui apparaissent dès la 4ème minute (scène de douche collective entre prisonnières qui se savonnent les seins plus que de raison).

Pour le reste, on retrouve l’élément principal du film de Kramer, à savoir deux prisonniers, un blanc et un noir, menottés l’un à l’autre et contraint de s’unir (alors qu’ils se détestent) s’ils veulent pouvoir sauver leur peau (mais aucun racisme entre eux). La principale originalité ici, vous l’aurez compris, c’est d’y retrouver deux actrices dans les rôles principaux, devant parfois user de leurs charmes pour trouver une issue alors qu’au même moment, l’armée, les guérilleros et les révolutionnaires sont à leur recherche.

Sans grande surprise, Black Mama, White Mama (1973) ne brille pas par l'originalité de son scénario, loin de là spoiler: (l’intrigue pourrait tenir sur la culotte de Karen, celle qu’elle attache autour du cou du chien blanc, pour tromper la meute de chiens à leurs trousses).
La traque s’éternise et semble même devenir répétitive par moment. En fin de compte, à part le plaisir d’y retrouver les ravissantes Pam Grier & Margaret Markov (qui s’étaient déjà donnés la réplique dans La Révolte des Vierges (1958), aussi appelée "La Révolte des Gladiatrices"), aux côtés de l’hilarant Sid Haig (le chef des guérilleros, avec son stetson), on ne peut pas vraiment dire que le film va nous marquer la rétine après le visionnage.

● http://bit.ly/CinephileNostalGeek ● http://twitter.com/B_Renger ●
Jean Ingalls
Jean Ingalls

4 abonnés 246 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 août 2007
Un film traitant de la condition des femmes en prison, voici un début prometteur mais une fois la demi-heure passée, l'action se déroule en dehors du pénitencier, on nous sert un concentré d'idées vaines qui n'aboutit en rien, excepté de provoquer un certain ennui, pourtant la présence de Pam Grier apporte comme à l'accoutumée une sympathie à l'entreprise, malheureusement insuffisante pour capter l'attention du public.
Il manque deux éléments accrocheurs pour suivre ces aventures comme il se doit, un minimum scénaristique et un rythme déterminé. Le film est assez lent, manquant cruellement de panache, toutefois à noter de légers débordements lors d'une torture aux électrodes ainsi qu'une légitime défense qui finira par un vilain coup de tourne-vis dans le bide.
Nous déplorons également une nudité utilisée dans le but de servir un public particulier (les petits coquins), ceci contribuera à céder au pessimisme quant à la suite des évènements. Malgré tout ses vilains défauts, il reste un petit divertissement sans grands intérêts à l'exception de sa première partie qui partait pour de meilleurs auspices, c'est aussi l'occasion de découvrir les débuts d'un acteur qu'affectionne particulièrement Rob Zombie, le beau Sid Haig.
Le produit est vendu tel un film de blaxploitation et pourtant il ne possède rien de représentatif de ce mouvement abstraction faite de son héroïne, Pam Grier (toujours aussi exquise) et de l'éclosion de sa violence finale. La pillule se révèle être amère à cause d'un manque de travail pour les dialogues, une réalisation négligée et d'une fin à la conclusion contestable. Les années ont eu raison de ce petit film qui n'est pas celui par lequel il faut se référer pour découvrir le genre.
BlindTheseus

347 abonnés 2 566 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 3 février 2025
Une forme grotesque et délirante comme ligne de conduite un film frais et divertissant dans le genre de la propagande Grindhouse.
Ladyshamble
Ladyshamble

10 abonnés 167 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 août 2007
Un bon petit film avec une Pam Grier magnifique.
landofshit0

314 abonnés 1 745 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 février 2025
Un woman in cage tourné au philippines ce qui donne des situations plutôt grotesque.Ainsi la leader de la révolution n'est autre qu'une grande blonde.Le scénario ne vole pas très haut,il est plutôt ficelé autour de scènes que l'inverse.Ça reste divertissant même si c'est un peu longuet.
Marc H
Marc H

74 abonnés 508 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 juillet 2007
chouette série B au charme très 70's, avec ce qu'il faut de plaisirs coupables et de jolies actrices, ca commence comme "chained heat" et se poursuit de façon agéable. pas génial mais plus que sympathique et cool a regarder.
Yannickcinéphile

2 879 abonnés 4 582 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 mars 2025
Eddie Romero, ce bon vieux faiseur de séries B philippines à deux francs six sous se retrouve embarqué ici dans une drôle d’équipe ! Imaginez, Jonathan Demme au scénario, Pam Grier devant la caméra, Sid Haig dans un coin, voir tant de noms connus autour de Romero ça fait bizarre ! D’autant que ce film est plus ou moins un women in prison vaguement amélioré ! Honnêtement, c’est sympathique si on aime le genre. C’est sexy (on trouve toujours une bonne raison de nous mettre des femmes à demie-nues), il y a plein de scènes lesbiennes, il y a de la violence graphique (mais pas trop), c’est complètement grindhouse et ça devrait plaire aux amateurs, d’autant que le film est un peu amélioré comme je disais. Oui le film se passe dans une prison pour partie, et l’on a tous les clichés du genre qui s’accumulent, mais on a aussi une partie hors de la prison, ce qui génère un peu plus de rebondissements et permet aussi de doper la complicité Pam Grier – Margaret Markov qui s’amusent visiblement beaucoup dans cette aventure sexy et violente. On se prend au jeu et le film arrive même à créer une touche d’émotion grâce à la sympathie évidente de ses deux interprètes. Globalement les acteurs européens sont bons, par contre il y a pas mal de seconds rôles philippins un peu douteux !
L’histoire est très classique comme je l’ai dit, mais elle remplit le cahier des charges du genre et s’avère plutôt dynamique et fun. Il y a quelques scènes qui sont sans doute de trop, mais le métrage est un peu plus malin qu’il n’y parait, et il arrive à créer de l’émotion avec un certain sens du tragique qui par moment perce la carapace de la série B d’exploitation. Demme à l’écriture ? Peut-être que cela a joué, et le final, notamment, est franchement bon.
Formellement c’est tourné en Philippines et on sent le côté « vrai » du cadre, des décors, de la figuration, toujours un vrai plus dans ce genre de cinéma. Alors oui, c’est un peu fauché, oui le sang est rose, oui on ne croit pas forcément à tout, mais la réalisation toujours alerte de Romero et le côté « en dur » de tout le film permet quand même de croire à l’essentiel !
En somme, une série B d’exploitation typique de l’époque et du cinéma de Romero. C’est très honnête, si tant est que l’on supporte les éléments parfois gênants du genre women in prison, en particulier le côté sexy racoleur ! Ca appartient au genre, pour ma part je donne 3 car c’est quand même de bonne tenue.
soulman
soulman

140 abonnés 1 399 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 février 2025
Tourné en décors naturels aux Philippines par un cinéaste du cru, ce film blaxploitation est reconnaissable à sa musique, qui fait le lien avec les autres pellicules du genre, mais aussi par son propos où une minorité opprimée se rebelle face aux puissants dirigeants et trafiquants d'une île accablée de chaleur. Que le scénario soit invraisemblable et parte dans tous les sens ne doit pas gâcher le plaisir de ce long-métrage musclé, sexy et indéniablement groovy.
Il faut reconnaître que tout cela s'adresse avant tout à une audience mâle mais la fièvre de la mise en scène et la représentation de ces tropiques moites et dangereuses atteignent leur objectif, créant un ovni improbable dont on ne peut se détacher. On comprend sans peine qu'il ait pu faire de l'effet sur le réalisateur de "Jackie Brown".
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