Zodiac, c’est le pseudo sous lequel sévit un tueur en série en Californie fin des années 60. Tiré de faits réels, ce tueur en série a totalement affolé la population en exigeant que des pictogrammes soient publiés dans la presse, que certaines menaces soient diffusées à la télé à heure de grande écoute. Il prit en otage la presse qui joua un double rôle : servir le tueur pour protéger la population mais aussi profiter de l’aubaine financière dû à la publication des messages. Dans ce film, on va suivre 3 hommes ayant touché à cette affaire sur plusieurs décennies : un journaliste, un dessinateur de presse et un enquêteur. Là où on pensait que David Fincher allait effectuer un « Se7ven » bis (1995), il prit tout le monde à revers. Oui, il s’agit d’une histoire de serial killer, mais c’est le seul point commun. Le côté manipulateur, thriller et suspense à outrance de Seven est ici relégué au second plan pour donner une place de choix à des histoires humaines. Fincher décrit surtout comment ces 3 hommes vont être hantés pendant 30 ans par cette histoire essayant de résoudre ces meurtres ou de les oublier. Fincher décortique déjà de manière très documentée cette histoire sordide et l’enquête, mais surtout il y adjoint avec talent une description méticuleuse de la spirale psychotique dans laquelle se sont engouffrés tous ceux qui ont touchés à cette enquête. Donc c’est bien un film complémentaire à « Se7ven » et non une redite d’un film ayant fait un carton. Même si le film démarre comme un classique du thriller : deux très jeunes gens, amants illégitimes (elle est mariée), cherchent en voiture un endroit à l'abri des regards. Un homme approche et sort une arme. Le garçon en réchappera, pas la fille. Le film prendra vite un autre tour, la majeure partie des scènes se déroulant dans des bureaux. Il décrit très bien aussi la difficulté à mener une telle enquête se déroulant dans plusieurs comtés et monopolisant différentes équipes à une époque où l’informatique n’existait pas. Un vrai travail de souris avec en plus des tonnes d’infos et de suspects à traiter. Fincher arrive bien à restituer le temps qui passe et l’enquête qui balbutie. Mais que c’est touffu. Il fait de ce film un « Se7ven » sans artifice et plus adulte centré sur son récit ; en cela il ressemble à certains grands films US des 70’s. Mais voilà il manque un peu d’âme tout de même à son film et un grain de folie, trop proche des grands classiques, trop sage à mon goût. 2 scènes très intéressantes pour incarner le temps qui s’étire : la tour que l’on voit se construire en accéléré pour symboliser le temps qui passe mais surtout un long fondu au noir durant lequel s’enchaine les tubes des années concernées. Stéphanie Belpêche dans le Journal du Dimanche : « David Fincher (...) préfère sacrifier le suspense pour filmer une chronique sur trois décennies, avec un souci du détail qui relève du documentaire (...) Pas de sensationnalisme, mais le parti pris, assumé, de l'ultraréalisme, de la densité. » Mérite grandement d’être vu comme tous les films de David Fincher.
Long, mais hyper intéressant, Zodiac avec un réalisateur aux multiples étoiles s'en prend à un thriller hyper prenant. Au départ, c'est du classique, mais plus on avance, plus on doit tenir face à une concordance d'idées fausses, mais au final, on ne saura jamais si elles s'avéraient vraies. Une chose est sûre, le casting est hyper starifié, et on ne peut que se féliciter de cela. Au final, même si je l'ai coupé sur 3 parties, il s'agit d'un film au combien captivant, par une image et une mise en scène excellente. Malheureusement, peut être le fait que ce film soit totalement impersonnel, ne me permettrait pas de donner les étoiles maximums.
Très bon film, l'affaire du Zodiac est parfaitement reconstitué avec beaucoup de détails, de bons acteurs en particulier Jake Gyllenhaal qui est sans conteste mis au premier plan dans ce film, dans le rôle du dessinateur de caricature qui pour briser la monotonie du quotidien va s'intéresser de plus prés a l'affaire sans que personne ne le prenne vraiment au sérieux au début en tout cas ^^ On notera également la présence de Rober Downey Jr dans le rôle du journaliste alcoolique. Cependant même si ce film reste bien, il est aussi très long, car l'histoire du Zodiac s'étale sur prés de dix ans et l'auteur a voulu montrer cette évolution de l'affaire au cours des années. J'avoue avoir commencer a m'impatienter vers la fin ! XD A voir quand même.
J'ai hésité à mettre 4 étoiles ou 3,5. Le film est bon, bien mis en scène et bien interprété. Seulement il est un poil trop long (donc quelques longueurs), je pense qu'il y avait moyen de rédiger toute cette histoire pour un métrage de 2h.
David Lyncher, papa du très célèbre Seven, livre ici une nouvelle version du thriller. Il réussit le tour de force de narrer en un film, une enquête qui dura 10 ans. On suit avec passion les pas d'un dessinateur qui s'improvise enquêteur en marge de la police . Malheureusement on ressent des longueurs, jusque dans la narration de la voix off, et puis la non résolution finale de l'enquête laisse un sentiment final de vide quoiqu'on en dise.
Un très bon film de David Fincher, qui nous fait traverser les décennies à la recherche du mystérieux tueur en série qui a fait trembler la Californie à la fin des années 60. On suit principalement un dessinateur qui a développé une obsession pour cet insaisissable Zodiac, et qui fait progresser l'enquête parallèlement à la police. Alors, le film est long, car il y a beaucoup d'années et d'événements à décrire, d'où un léger ennui à mi-parcours, mais on reste tout de même captivé.
Fincher revient au polar sombre avec la traque sur plusieurs années d'un tueur en série qui a secoué l’Amérique. Le fait qu'il soit tiré de vrais événements rend le film plus effrayant. Dans cette reconstitution fidèle de l'époque, se dégage une sensation d’enquête qui piétine, mêlée à une certaine mélancolie et un ton désabusé, déjà présents dans ses œuvres précédentes. (Bien)
David Fincher signe un film moins rythmé et moins chargé visuellement qu'à l'accoutumé tout en gardant son sens de l'esthétique. Plus introverti, très contemplatif telle une grande épopée criminelle qui se transforme en quête psychologique, ce Zodiac est un grand film, porté par des acteurs exceptionnels à travers le trio Gyllenhaal/Downey Jr/Ruffalo hypnotiques et reflétant chacun une facette de la manière dont une enquête criminelle peut changer et influencer des vies. Parfois un peu lent mais extrêmement original car il ne traite pas du tout d'une enquête comme un pur thriller qui se résout, Zodiac est une oeuvre mature pour Fincher, qui montre qu'il n'a pas seulement un immense talent mais désormais une immense maitrise du cinéma.
Polar de David Fincher qui renonce brutalement au style très sophistiqué et sanglant qui a fait sa renommée depuis le choc que fut « Seven ». Fincher choisit de replonger dans l’ambiance polar des années 70, style « les hommes du président ». Cela tombe bien car l’histoire vraie qu’il traite se passe justement à cette époque où aux States un tueur en série jamais pris en défaut se fait appeler le Zodiac. L’histoire classique n’est pas ce que l’on retient en premier du film surtout qu’elle est complexe à souhait. Non, ce qui ressort c’est la volonté farouche du jeune journaliste de suivre la trace de ce tueur insaisissable qui le pousse à tout sacrifier y compris son couple. C’est sous cet angle que le film ressemble au film de Pakula qui rapproche Jack Gyleenhall de Hoffman et Redford à la poursuite du Watergate. Qu’est-ce qui pousse un homme aussi loin dans une quête du Graal si ce n’est la recherche de lui-même. Les prestations de Robert Downey Jr et de Mark Ruffalo sont au diapason. Pour Downey Jr il n’a sans doute pas eu de mal à rentrer de la peau de ce journaliste junkie. Un bon film sans aucun doute qui méritera une seconde vision pour démêler un peu ce scénario touffu qui nuit un peu au plaisir que l’on prend à cette poursuite.
Le champion du thriller Américain est de retour. Après nous avoir laissé avec le sympathique huis-clos « Panic Room », innovant sur le plan technique, il revient à la charge avec une enquête qui sème autant de doute qu’il existe de pistes. Alors que « Memories Of Murder » se prête plus ou moins au même jeu, le caractère temporel est bien plus prononcé et décortiqué dans « Zodiac ».
David Fincher propose alors une lecture de l’homme et de son reflet, à travers un fait réel qui a secoué la région de San Francisco. Le serial-killer est une bête sauvage, mais il reste humain avant tout. Ceux qui le pourchassent font parties des cellules dont leur implication les rapprochait de la vérité. Mais quel est le véritable but ici ? On multiplie les victimes et suspects pour étudier ce que la nature humaine réagir avec le temps. Effet miroir aux 158 minutes du film, le brouillard s’épaissit au fur et à mesure que l’on avance. Les enquêteurs, tout comme le tueur, sont dépassé par le temps qui les nargue, les oblige à tenir une ligne de conduite stricte. Bien que ce ne soit pas le cas pour tous, des cicatrices évidentes apparaissent pour appuyer cette observation.
On retrouve ainsi les inspecteurs David Toschi (Mark Ruffalo) et William Armstrong (Anthony Edwards) pour la faction policière. Et pour les journalistes, Robert Graysmith (Jake Gyllenhaal) et Paul Avery (Robert Downey Jr.) supervisent l’actualité des drames. Ensemble, dans un mélimélo d’une chasse à la souris, ils génèrent des motivations différentes. Le seul profit que nous autres spectateurs attendons impatiemment n’est autre que l’identité du coupable… Fincher joue donc sur des séquences lourdes, silencieuses où la mise en scène parvient à insuffler le sentiment de peur et de danger. Les protagonistes principaux piétinent donc face à cette torture psychologique que le tueur impose, à la fois aux enquêteurs qu’au public. Tout tourne autour de la médiatisation. Le visage du tueur n’a donc plus d’intérêt, car il se dévoile sur les chaines d’informations. Par ce biais, il parvient tout de même à obtenir une figure qui lui rendra service, en le rendant plus humain et plus commun.
Au final, il n’en reste plus qu’un, Graysmith perturbé qui hérite de la nervosité et de l’obsession du criminel, en un sens. Montant petit à petit en puissance, il y verra une mission personnelle, où les sacrifices seront difficiles à encaisser. On pourrait d’ailleurs être gêné et se sentir mal à l’aise, par sa motivation et son adversité. Or, il s’agit de la personne la plus intuitive et la plus déterminée, après Toschi.
S’il fallait poser le pour et le contre dans ce débat, on trouvera de tout. Mais tout notre intérêt devrait cependant se tourner vers la démarche de cette enquête. On opte intentionnellement pour un décor dans les locaux administratifs, là où les informations se centralisent pour que l’on puisse en profiter. Fincher nous invite à participer, sans toutefois céder une piste sérieuse qui nous rapprocherait de la lumière. La réflexion est à son comble et on ne peut qu’être inspiré par ce récit, malgré des ellipses parfois brusques, donnant davantage raison au style documentaire que le film évite d’endosser.
ca me fait mal de mettre 2 étoiles à un fincher .là je crois qu'il s'est planté rien que sur le scénario .vouloir adapter un film sur une histoire de plus de 10 ans c'était casse gueule ,même si on sent qu'on a un très grand réalisateur derrière la caméra ,on est quand même loin de son fight club ,qui reste un des meilleurs films jamais faits.c'est long ,très long ,c'était impossible de faire un film d'1h 20 sur un tel sujet mais bon...la 1e heure est assez agitée grace aux meurtres du zodiac ,mais ensuite on s'endort un peu. on s'endort pas complètement comme dans des navets genre twilight mais pour un fincher ,c'est gênant quand on commence à regarder l'heure.
J'ai apprécié ce film qui m'a fait frissonner. L'histoire est bien foutu, l'enquête est intéressante, juste un bémol parce qu'il aurait mérité d'être un peu plus rythmé. Non pas que l'on trouve le temps de s'ennuyer mais à certains moments, on ne peux s'empêcher de regarder l'heure qu'il est.