Unique oeuvre d'Herk Harvey, "Carnival of Souls" est ce qu'on peut appeler film résolument culte, ne serait-ce que par son parcours. Tourné en quelques semaines avec un budget dérisoire, connu de par ses diffusions à la télévision, le film, devenu vite introuvable circula par la suite sous les manteaux en copies pirates. Prenant pour objet de départ un parc d'attractions hanté, le cinéaste nous emmène au sein d'un univers fascinant de poésie macabre. Ses fantômes distillent des images marquantes, voire inoubliables, renforcées par sa musique glaçante composée uniquement à l'orgue. Même si celle-ci se trouve aujourd'hui oubliée et quelque peu malmenée, le film a malgré tout laissé son empreinte dans le coeur des cinéphiles et des maîtres de l'horreur. Bon nombre, tels George Romero ou Wes Craven ont d'ailleurs avoué ce qu'il devaient à l'oeuvre d'Harvey. En définitive, ce que l'on peut regretter au sein de "Carnival of Souls", c'est l'absence d'un fond suffisamment étoffé ; le cinéaste aurait pu développer davantage sa mythologie horrifique autour du parc d'attraction ou creuser un peu plus certains personnages comme le voisin dragueur qui ne sert pas à grand chose au final. "Carnival of Souls" reste une petite curiosité à découvrir et dont on ne regrettera jamais la vision.
Classique de chez les classiques du cinéma fantastique/d'horreur, ce film tombé dans le domaine public et un relatif anonymat (du moins auprès du grand punlic) a inspiré bon nombre de metteurs en scène du genre dont George A. Romero. La mise en scène remarquable parvient à glacer le sang du spectateur sans que ne soit déployée une débauche d'effets, en particulier grâce à la qualité du maquillage.
Chaque image, chaque plan est inspiré. L'emploi envahissant de la musique, le montage, 1962 !!! C'est une oeuvre évidemment fondatrice du cinéma de David LYNCH. Un bijou !. On pense à un long épisode de la quatrième dimension, la poésie en plus, l'actrice est superbe. Le jeu des personnages secondaires parfois approximatif mais comme pouvait l'être le jeu d'un JEan Pierre Leaud. de nombreux plans absolument magnifiques, une ambiance unique. Rythme envoutant qui paraîtra interminable si l'on ne rentre pas dans l'esthétique et l'univers onirique du film. C'est superbe, inimitable. A ne manquer sous aucun prétexte. Oeuvre mystérieuse plus qu'angoissante. Magique !!!
Un bijou précieux qu'il ne faut pas laisser couler dans les eaux de l'oubli. Une merveille. L'actrice est formidable, l'histoire excellente, la réalisation fascinante. L'ambiance et l'univers où atterit le personnage principal sont truffés de lieux sombres et fantastiques, de personnes étranges et inquiétants, d'illusions effrayantes et étonnantes. Un monde magique où s'entremêle charme, suspens, magie, obscurité, beauté des paysages, hallucinations, et à la fin, admiration. Un petit film sans succès qui est en fait un pur chef-d'oeuvre.
Film culte du cinéma fantastique, œuvre fondatrice pour certains, ce "Carnival of souls" n'est hélas au final qu'un petit film d'horreur fauché, sans grand intérêt, insupportablement long sur la majorité de sa durée. Le montage fait amateur, le son est mal employé ou de mauvaise qualité, l'actrice principale n'est pas vraiment convaincante... Reste peut-être un certain charme, ou alors une ambiance étrange due à la particularité des décors et des personnages. Mais ça n'est clairement pas l'œuvre phare que certains proclament.
Le genre de film "bricolé avec trois trombones et deux bouts de ficelle et qui a pourtant révolutionné le genre du cinéma fantastique ayant un grand temps d'avance sur son époque", exactement comme "La Nuit des morts-vivants" de George A. Romero pour le film d'horreur. Sauf que contrairement à Romero, ce sera le premier et dernier long-métrage de son réalisateur. Budget de série Z ou presque, technique moyenne, acteurs qui ont certainement une expérience mais qui sont loin d'être grandioses, effets spéciaux très peu présents, etc... et c'est pourtant un des premiers films où on ne sait pas vraiment où le réel et où est l'imaginaire et qui s'achève sur une conclusion qui ne donne pas la moindre explication logique. L'oeuvre est loin d'être captivante et angoissante que je l'espérais mais il est indéniable que sans ce film, le cinéma fantastique aurait été tout autre par la suite.
Par quel bout prendre ce film? Le réalisateur nous balance une histoire à la mord moi le noeud sans aucun intérêt, avec quelques fantômes et un scénario incompréhsensible. Belle mise en scène mais .. pourquoi un tel film?
Trois jeunes femmes en voiture font la course contre des jeunes gars, l'auto tombe dans le fleuve. Mary finit par sortir de l'eau (plan magnifique). Elle quitte la ville car elle a trouvé un emploi dans une église pour jouer de l'orgue. Elle arrive dans ce lieu inconnu et est la proie d'apparitions terrifiantes. "Le carnaval des âmes" ressemble à un épisode de La quatrième dimension teinté de visages d'épouvante façon cinéma muet (yeux noirs, peau blanche). Il y a un décalage assez charmant entre certains plans qui frappent par la beauté de leur franc réalisme et d'autres par un certain amateurisme . On passe par divers phénomènes d'étrangeté, comme dans la série... à découvrir plus pour le plaisir des yeux, on est dans l'épouvante d'art, plus que pour l'intrigue elle-même qui souffre de quelques longueurs.
Carnival of Souls est un des chefs d'oeuvre du thriller: On ne sait pas si l'histoire est réelle ou se passe à l'intérieur de la tete de l'héroine. Quoique un peu long vers la fin, avec la foire aux monstres et une tension un peu toujours au paroxysme.
Un film d'horreur interéssant, premièrement par quelques scènes vraiment bien faites, qui ont inspiré beaucoup de films de genre postérieurs, et après par son thème bien exploité. L'idée de nous montrer le chemin d'une âme pendent qu'elle meurt est assez interéssant, et surtout très bien mise en scène dans le film. L'ambiance est bien faite, assez inquiétante pour nous maintenir en halaine. Une scène m'a particulièrement marqué, celle où Mary joue dans l'église, que j'ai trouvée vraiment géniale. Le Carnaval des âmes est donc un classique de l'horreur, qui a certes un peu vieilli, mais quon peut bien voir pour son thème interéssant, et pour enrichir sa culture cinématographique.
Bof... Pas de quoi crier au génie face à cette petite série B parfaitement cheap, certes bien réalisée mais bien pâlichonne quand on la compare à d'autres classiques du cinéma d'épouvante. L'intention de créer le malaise à partir d'un corps fantomatique - rappelant au passage l'allégorique faucheuse connue de tous - est a priori une idée plus qu'intéressante. Hélas le cinéaste ne parvient jamais a susciter l'effroi, ni même l'angoisse la plus modeste, peut-être en raison d'un scénario plus que prévisible cherchant pourtant à ménager les rebondissements. Cousue de fil blanc, le révélation finale enferme définitivement Le Carnaval des âmes dans la catégorie " film sympathique mais sans plus ", de ceux qui s'oublient vite à force de lassitude. Quant au jeu des comédiens il reste en général beaucoup trop standardisé voire même téléphoné. Il paraît que le remake de Wes Craven n'est qu'un vulgaire faire-valoir... J'attendrai pour le moment, préférant me replonger dans une bonne Nuit des Morts-Vivants. Bande-son désastreuse, qui plus est...
Film unique dans tous les sens du terme, unique pour son réalisateur, quasiment unique pour l'actrice principale, unique et totalment novateur à l'époque, on comprend en le voyant aujourd'hui comment il a pu inspiré des gtands cinéastes comme Romero ou David Lynch. Encore fascinant près de 50 ans plus tard.
Excellent film d'épouvante, qui repose sur un thème fantastique mené avec une grande cohérence et une parfaite économie de moyens dans l'angoisse et l'épouvante. On peut aussi spéculer sur la psychologie de l'héroïne, jeune femme solitaire, associable, qu'on peut penser victime d'une névrose. Au cinéma comme en littérature une oeuvre peut consister en un unique coup de génie et rien d'autre.
Véritable pionier du genre s'il s'agit de la version magnifique de 1962... A voir absolument pour tout cinéphile voulant découvrir une atmosphère pesante reposant quasiment que sur la musique et le visage de l'actrice. A voir absolument, un vraie classique du genre.