Bon, malgré le casting prestigieux et mon intérêt en général pour McTiernan (même s’il a des ratés !), A la poursuite d’octobre rouge est sûrement ma déception la plus significative de la part de ce réalisateur. Non parce que sur un film comme Rollerball par exemple on ne peut pas avoir d’attentes, mais là c’est quand même un film très réputé du réalisateur, et je n’ai pas été convaincu. Pour moi c’est un film de plus de 2 heures qui ne parvient jamais à justifier ce temps ! Il ne se passe presque rien, un peu sur la fin, et encore, c’est téléphoné (qui croyait que le sous-marin était vide ?). Il faudra aller se rhabiller pour voir de l’action dans ce film, McTiernan ayant visiblement voulu se mettre en grève. Si seulement l’histoire avait vraiment suivi, avec un suspens intense, des dialogues affutés, de la tension, mais en fait non, rien de tout cela ! C’est sans doute en grande partie lié à l’excès de patriotisme du métrage, qui fait qu’on ne croit pas une seconde que les Américains vont merder et faire n’importe quoi ! C’est tellement énorme que ça casse absolument toute surprise, surtout vers la fin ! A la poursuite d’octobre rouge est donc un film peu passionnant, se déroulant en plus essentiellement dans le huis-clos de l’appareil. En plus McTiernan ne semble pas super à l’aise dans cet espace. Son film est très loin d’être le meilleur du genre ! J’ai bien plus adhéré dans le genre à K-19 ou bien sûr, en termes de réalisme à Das Boot. Ici on est loin d’avoir des décors si bons que cela, et la mise en scène n’est pas décapante (j’en veux pour preuve une scène d’action vers la fin qui est loin d’être très bien filmé, je n’en dirai pas davantage pour ne pas casser le suspens). On sent un certain budget, mais dans les faits hormis la superbe ouverture du film dans les glaces de Mourmansk c’est somme toute banal et sans le relief épique qu’on était en droit d’attendre. A noter musicalement la présence de musique soviétique, avec notamment l’hymne national ! Ça met dans l’ambiance ! Le casting est impressionnant ! Connery, Baldwin, Glenn, Neill… que du bon sur le papier ! Franchement, le film repose essentiellement sur Baldwin et Connery, les autres sont là pour faire une honorable figuration mais sans plus (on reconnaitra ce bon vieux roublard de Tim Curry d’ailleurs). Connery est très bon, il reste le pilier du film, face à un Baldwin qui ne se débrouille pas mal, mais qui campe un Jack Ryan un peu trop propret. Baldwin a un style bondien, c’est évident, du coup ici il nous offre un Jack Ryan pas assez ancré dans le terre à terre, et on a du mal à croire qu’il est un homme de terrain ! En clair, McTiernan ne signe pas ici un film mémorable. C’est long pour pas grand-chose, sachant que le final est téléphoné malheureusement par la tonalité outrageusement patriotique du film. Peut-être est-ce fidèle au roman, il n’en reste pas moins que passer 2 heures 10 devant ce métrage c’est à mon sens perdre son temps. Reste un très bon Connery, un beau casting, quelques scènes de qualité, mais cela ne m’a pas convaincu. 1.5
Mettant cap sur les Etats-Unis à bord d’un sous-marin soviétique d’une nouvelle génération, le Capitaine Ramius met en émoi les dirigeants américains. Mis en scène par John McTiernan, ce techno-thriller d’espionnage peu crédible est apprêté d’une belle tension qui nous tient durablement en haleine. Bien que cette adaptation du roman de Tom Clancy est supposée mettre en avant le personnage de Jack Ryan, joué ici par un très bon Alec Baldwin, c’est bel et bien l’immense Sean Connery qui domine de la tête et des épaules « à la Poursuite d’Octobre Rouge ». Immersion assurée pour l'un des champions de sa catégorie.
Sur fond de guerre froide un commandant du dernier fleuron des sous marins russes spoiler: futur deserteur cache bien son jeu, avant de faire défection
La présence et le charisme de Sean Connery sauve ce film.
Pas mal de bonnes choses dans ce film sans femmes qui arrive à maintenir une tension pendant plus de deux heures et où Sean Connery montre une fois de plus l'étendue de son talent. Le film est quand même gâché par le rôle absurde d'Alec Baldwin, par le dernier quart d'heure où ça devient n'importe quoi et par ce qui voudrait être un happy-end et qui n'est que de la très mauvaise propagande américaine. Mais le spectacle valait le coup.
Mon film préféré, tout simplement, un film qui raconte une époque de guerre froide via une fiction, qui redonne bien les sensations donnée par un sous marin a plus de 300m de profondeur. Un film naval, pas un film d'action.
Suspense en pleine mer avec cette adaptation du premier grand succès de Tom Clancy. Le livre en lui-même était extrêmement technique et foisonnant de détails, McTiernan parvient à en tirer un thriller sous-marin très bien articulé autour de quelques figures d'hommes de caractère, mettant en lumière avec une belle efficacité les enjeux de cette chasse improbable, entre géopolitique et rapports humains. Le casting est impeccable (peut-être Alec Baldwin un peu trop en retrait), la tension palpable d'un bout à l'autre, en dépit d'une trame assez évidente. Du bon suspense bien calibré.
Un film d'espionnage jouant habilement sur l'ambiguïté du comandant russe félon au suspense et à la tension psychologique particulièrement efficaces à défaut de proposer un scénario à la fois novateur et crédible. Alec Baldwin s'avère plutôt bon en boy-scout idéaliste et légèrement naïf de la CIA face à un Sean Connery toujours aussi charismatique. Rien d'exceptionnel dans ce film mais rien non plus de foncièrement mauvais. Satisfaisant.
Très bon film de poursuite sous-marine qui débute avec l'hymne russe. On suit le cheminement du nouveau sous-marin silencieux russe qui rejoint les lignes américaines pour passer à l'ennemi et va être poursuivi par ses compatriotes au risque de se faire couler. Un excellent divertissement quand on aime la marine. De superbes images, de l'action monumentale entre sous-marin, de la stratégie, diplomatie, manoeuvre... "A la poursuite d'Octobre Rouge" est un grand film des années fin 90 toujours aussi prenant aujourd'hui avec les rivalités flagrantes entre russes et américains.
A la poursuite d'Octobre Rouge ou l'infernale partie d'échecs entre un sous-marin soviétique voulant "passant à l'ouest" (càd littéralement changer de bord et trahir la Russie), les Américains se battant pour comprendre les motivations réélles d'Octobre Rouge, et la flotte soviétique dont le but est d'empêcher le changement de bord d'Octobre Rouge. Octobre Rouge est une sorte de super sous-marin, valant des milliards, d'où son importance capitale au creux de ce conflit. Son capitaine, magistralement interpreté par l'innégalable Sean Connery, espère obtenir l'asile politique aux Etats-Unis en échange du sous-marin. Au début, le rapprochement d'O-R vers les Etats-Unis est suspicieux, c'est pourquoi les militaires le verront davantage comme un adversaire à éliminer. Il n'y aura qu'Alec Baldwin pour emettre l'hypothèse d'un changement de camp. Alors commence une partie d'échecs stressante et endiablée, ou le sang-froid du capitaine sera mis à l'épreuve pour parvenir à l'objectif de la mission. Des évènements imprévisibles viendront complexifier davantage la situation, comme des sabotages à bord du sous-marin, traduisant la présence d'un traitre (spoiler: le cuisinier ! ). Les décors sont superbes; les intérieurs des sous-marins sont immersifs, ils sont à la fois sombres et brillants, et foisonnent de détails. Aussi, je garde en tête l'ouverture du film, très jouissive, sur " Hymn To Red October " de Basil Poledouris; qui m'avait déjà émue dans la bande-annonce de l'HIStory tour de Michael Jackson. Ici en tout cas, elle met bien le spectateur en condition. On entendra deux autres fois ce thème vers la fin, qui me fera toujours ressentir des frissons. La course-poursuite, objet principale du film, évolue dans une amtosphère oppressante, stressante, confinée. Concernant la tension psychologique, elle monte surtout vers la dernière demi-heure du film, où la flotte soviétique s'est suffisament rapprocher d'O-R pour lui tirer dessus. Alors se mettent en places des tactiques, stratagèmes, et coups de bluff multiples. Pourquoi pas plus que 4 étoiles alors ? Et bien, ça reste un film d'espionnage, qui s'avance dans de nombreux détails techniques que je qualifierai d'"ennuyants" pour le néophyte. En effet, une légère baisse de concentration suffit à perdre le fil des dialogues, et donc à ne plus comprendre telle ou telle situation dans toute sa complexité. Effectivement, j'estime que ce film reste complexe pour le comprendre dans toute son entierté. Et oui, on reste dans du Tom Clancy qui est réputé pour ses oeuvres très "technologiquement documentées". Je dis ça car ça reste relativement frustrant de pas maîtriser l'histoire d'un film et de toutes ses références politico-historiques ou technologiques. Ainsi, pendant le visionnage du film, le néophyte n'est pas en mesure de distinguer le vrai de la fiction, ni les éventuelles incohérences. C'est pour cette raison que je ne peux juger la qualité du film au point de vue de le vraissemblance historique. Quoi qu'il en soit, fan ou pas d'espionnage, ce film se destine à tout public, ne serait-ce que pour la prestation de Sean Connery, les performances d'Alec Baldwin et Sam Neil restant aussi sympathiques.
Ambiance remarquable, immersion totale, stratégie navale font la force de ce film tout comme le casting grandiose. La réalisation est solide, le rythme attrayant. Une très bon divertissement.
La première partie du film, je l'ai trouvé un peu ennuyeuse. La deuxième partie un peu plus intéressante, quoique mal rythmé à mon goût. Les acteurs sont bons mais ça n'a pas suffit pour améliorer mon avis. 8/20
A part une patine bien naturelle, ce film n'a pas vieilli. Les effets de réalisme sont impressionnants (intérieurs et extérieurs des sous-marins) et le jeu des acteurs est convaincant. Le suspens est bien porté jusqu'au bout. J'ai particulièrement apprécié la dernière partie du film, qui permet un face à face coopératif assez inédit entre les deux camps.
Un excellent film d'espionnage centré sur la guerre froide. Une excellente adaptation du best-seller de Tom Clancy. Un huit-clos efficace, prenant. Sean Connery est un très grand acteur. Alec Baldwin joue le rôle de Jack Ryan repris par Harrison Ford, Ben Affleck et Chris Pine.
L'apogée des batailles sous marines au cinéma a été atteinte notamment avec ce film, sortit en 1990. A la poursuite d'Octobre rouge bénéficie d'une mise en scène bien ficelée et soignée. Une intrigue déroutante au cœur de la guerre froide entre USA et URSS. Même si certains éléments paraissent difficile à assimiler, le résultat est plutôt excellent. Un huis clos de 2h, parfois longuet, mais tout à fait saisissant. Les effets spéciaux n'ont absolument pas vieillit et le casting de prestige reste un réel plaisir nostalgique. On retrouve un Sean Connery charismatique et calculateur au côté d'un Alec Baldwin en retrait mais brillant. Hormis quelques sirènes de sonars, torpilles, explosions et silences oppressants, ce film aurait gagné d'avantage en intérêt par le biais d'un rythme plus soutenu. Mais le véritable enjeu prend rapidement le relais de manière efficace et l'addiction tactique opère. Culte et recommandable. 4/5